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    <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Colonialisme)]]></title>
    <link>http://www.internationalistes13.org/categorie-152082.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Colonialisme&quot; du blog &quot;Internationalistes 13&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Colonialisme)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 22:49:05 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 15 Feb 2012 22:49:05 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.internationalistes13.org</copyright>            <category>Colonialisme</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[5 décembre 1952 : Assassinat de Ferhat Hached]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-5-decembre-1952-assassinat-de-ferhat-hached-91093619.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/08/24/30/Tunisie/image001.jpg" class="GcheTexte" alt="image001" height="175" width="135"><span style=
    "font-size: 12pt;">Le 5&nbsp; décembre 1952 Ferhat Hached, fondateur et leader de l'UGTT, est assassiné par la Main rouge, organisation armée secrète, exécuteur des basses œuvres des
    colonialistes et du gouvernement français.</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em>Encore aujourd'hui la france refuse de reconnaître sa responsabilté alors que les témoignages se sont accumulés.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 03 Dec 2011 22:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">77b5c0a490d423a168a5f95903af0b52</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-5-decembre-1952-assassinat-de-ferhat-hached-91093619-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jean Tabet, infatigable militant anticolonialiste, nous a quitté]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-jean-tabet-infatigable-militant-anticolonialiste-nous-a-quitte-88163095.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">J<em>ean Tabet était un combattant de toutes les luttes anticolonialistes, un antifasciste efficace, grand initiateur des Salons du livre antifasciste de
    &gt;Gardanne et de Port de Bouc, un ardent défenseur du mouvement de la lecture publique ayant marqué la trajectoire de nombreux bibliothécaires ou travailleurs du livre.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 10pt;">Il fut aussi pour nombre d'entre nous un ami, une référence chaleureuse, attentive mais exigeant et sans concession.</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    Alain Castan<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le journal algérien le Matin lui a rendu un bel hommage que nous publions ci-dessous :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x204/0/08/24/30/Anticolonialisme/VOICESJeanTabetUneLueurd__espoir_589314953.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "VOICESJeanTabetUneLueurd espoir 589314953" height="204" width="300">Du FLN à Curiel en passant par Ben Barka, il fut de tous les combats de l'anticolonialisme. Récemment encore, il a décliné une
    invitation à la commémoration du cinquantième anniversaire du 1er Novembre ne voulant pas cautionner un "pouvoir qui avait emprisonné Benchicou et Hafnaoui Ghoul"...Jean laisse un vide impossible
    à combler. Son portrait par M. Kaouah.</span></strong><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L'anticolonialisme a ses Justes. Certes moins connus et honorés que leurs homologues, femmes et hommes qui sauvèrent d'une mort certaine des juifs durant la
    déferlante nazie sur le monde. Les Justes de l'anticolonialisme ont pris fait et cause pour "les damnés de la terre", les colonisés qui aspiraient à vivre dans la dignité et la
    liberté.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les Maghrébins, les Algériens, plus particulièrement, ont trouvé à leurs côtés, cette avant-garde, certes réduite mais exemplaire. Ces militants européens, français
    singulièrement, ont dû lutter à contre-courant de leur propre société, vivre parfois douloureusement des ruptures avec leur propre famille, prendre leurs distances avec leur parti, leur église,
    leur communauté et vivre dans le danger, subir l'excommunication et la prison. Et parfois, au bout du chemin, se retrouver seuls, leur héroïsme ignoré quant à l'hostilité et l'incompréhension des
    leurs pouvaient s'ajouter le manque de reconnaissance, sinon l'ingratitude. Ils ont accompagné activement les pays colonisés dans leur mouvement de libération, soutenu généralement leurs options
    progressistes ou considéré qu'ils n'étaient pas dans leur vocation de peser sur leurs choix post-indépendances. Mais ils ne sont jamais restés indifférents au sort des peuples anciennement
    colonisés. Ils sont restés solidaires de manière ou d'une autre, quitte à susciter l'agacement, voire l'ire des gouvernants de ces peuples, à travers les avatars des indépendances.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En ce mois de mars, 45e anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d'Algérie aux termes des Accords d'Evian, Jour de la Victoire, Youm Annasr pour les Algériens, il
    est hautement pertinent de retracer le parcours emblématique de l'un de ces Justes de l'anticolonialisme : Jean Tabet. Pour ce dernier les images les plus prégnantes s'ancrent à partir de juillet
    62. "J'ai un souvenir extraordinaire de cette période. J'ai l'impression, je me trompe peut-être mais quand je vois les images et les joies de la Libération de la France, j'ai l'impression de
    joie de ce type. C'est-à-dire un peuple cherchant à se faire lui-même pour la première fois. Par exemple, j'ai assisté à la journée de l'arbre, c'était extraordinaire, beaucoup d'élan populaire.
    Il y avait beaucoup de gens qui apprenaient à lire, qui apprenaient à d'autres à lire. J'ai été dans une école de La Casbah où j'ai enseigné à mi-temps, j'ai pu voir la soif d'apprendre, de
    s'instruire. On dit que la révolution mange ses enfants. Avant qu'elle ne le fasse, il y a de sacrés bons moments quand même ! Un peu à l'assaut du ciel pour reprendre la vieille
    expression".</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Mais comment lui est-elle venue cette conscience des damnés de la terre, lui qui appartenait à un milieu relativement aisé ? Pour Jean Tabet, cette sensibilité au
    drame des laissés-pour-compte remonte à sa prime jeunesse. : "Dès mon jeune âge, j'ai été fasciné par les plus grandes aventures humaines du XXe siècle, des Brigades Internationales de la guerre
    d'Espagne, de la Résistance. Deux références utiles et justes. J'ai très mal vécu la guerre d'Algérie, je l'ai vécue comme une agression contre un peuple qui voulait être libre. Pour moi, j'avais
    le sentiment qu'on jouait le rôle de nos ennemis la Gestapo, la dureté du fascisme. Donc, j'ai glissé comme ça de l'antifascisme à l'anti-colonialisme. Ce qui est au fond assez
    logique.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">De Ben Barka au FLN</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La façon dont se comportait l'armée française en Algérie était totalement inadmissible. Je sais que ce n'était pas le cas de tout le monde. Il fallait trouver les
    moyens d'aider les gens qui luttaient pour leur liberté, qui luttaient pour leur indépendance. Et cette vieille phrase m'a toujours frappé : un peuple qui asservit un autre peuple est lui-même
    asservi. C'est vrai, c'est évident. En plus je savais que moi-même j'allais être appelé au service militaire. Il n'en était pas question. Je n'allais pas accepter d'aller servir en Algérie pour
    massacrer les gens en lutte pour leur liberté". Né au Maroc, Jean Tabet était par ailleurs déjà engagé aux côtés du Mouvement de libération nationale marocain dont il fit connaissance de sa
    figure phare, Mehdi Ben Barka. Jean Tabet parle de ce dernier comme avec l'émotion de la première rencontre : Je le rencontrais souvent. La première fois c'était dans un café que nous nous sommes
    parlé sérieusement, "Une vieille phrase m'a toujours frappé : un peuple qui asservit un autre peuple est lui-même asservi." Il m'a dit : “Si tu veux je te fais découvrir un Maroc autre que celui
    que tu connais. Or, j'avais quitté enfant le Maroc et j'avais une vision, une impression du Maroc. Il m'a envoyé à plusieurs reprises en mission au Maroc parmi les gens de son parti. La misère,
    je l'avais vue mais grâce aux militants de son parti, j'ai vu l'analyse, si on peut dire, de la misère. La guerre d'Algérie était en cours. Et je lui ai dit que je voulais être mis en contact
    avec le FLN pour aider ce dernier". Avant de poursuivre, nous lui demandons de revenir de nous évoquer son initiative d'interviewer Ben Barka.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Jean Tabet aime être précis : "C'est un peu plus compliqué que cela. D'abord, j'ai apporté mon aide au FLN. Vu que Ben Barka ne m'avait pas encore donné de contact
    avec le FLN, j'ai été au procès Jeanson. Il y avait une femme enceinte de l'un des condamnés algériens du procès Jeanson. Il y avait des parachutistes qui voulaient tabasser tout le monde, et en
    particulier cette femme enceinte. On l'a protégée. Elle aurait pu croire que j'étais un flic quand même mais je lui ai dit que je voulais avoir un contact avec le FLN. Et deux jours après,
    quelqu'un est venu me recruter dans les réseaux de soutien au FLN, réseau Curiel. Donc vers la fin 1961, début 62, j'ai interviewé Ben Barka dans une publication clandestine, Vérité
    anticolonialiste. Et Ben Barka m'a dit : il faut maintenant que tous ceux qui ont aidé le FLN réfléchissent à aider d'autres mouvements de libération nationale." Nécessairement en Afrique
    ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Jean Tabet poursuit : "Quand je suis parti au Maroc parce que j'étais grillé dans le cadre du réseau parce que les Algériens avec lesquels j'étais en rapport
    avaient été arrêtés tous et que j'étais appelé au service militaire, au lieu de partir comme la plupart en Suisse ou en Belgique pour me réfugier, je suis parti au Maroc et Ben Barka m'a ouvert
    les contacts avec tous les autres mouvements nationaux de libération, ceux des colonies africaines, l'Union des populations du Cameroun, les mouvements des colonies portugaises, le CNOCP,(Comité
    de coordination des organisations nationalistes des colonies portugaises présidé par Aquino de Braganca, Amilcar Cabral qui passait régulièrement)…. Rabat était un pays pourri mais qui était
    obligé quand même de donner le change et d'accueillir quelques mouvements de libération. Ce qui préfigure ce qui se fera plus tard en Algérie indépendante à une échelle plus large. Il y avait
    aussi l'ANC d'Afrique du Sud, le Sawaba du Niger …". Revenant à son destin personnel, il cite ces lignes tirées du livre Un homme à part de Gilles Perrault consacré à Henri Curiel : "Je voulais
    être un révolutionnaire professionnel selon la définition de Lénine".</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Rencontre d'Henri Curiel</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Aujourd'hui, une telle définition définit un bureaucrate de la politique. Que faut-il entendre par cela ? Jean Tabet met en perspective sa profession de foi : "Dans
    les partis français, on appelle cela permanent. Je distingue cette notion l'une de l'autre. Dans un projet révolutionnaire cela ne veut pas dire permanent ou carriériste d'un parti. Le fait de
    penser d'avoir sauvé quelques vies du FLN qui étaient pourchassées, d'avoir fait évader de prison d'autres m'a démontré directement qu'en militantisme, il est toujours difficile de se rendre
    compte dans l'immédiat de son utilité. Or, là je me rends compte très vite d'avoir été utile.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Quand je rencontre ces peuples d'Afrique qui luttent pour leur indépendance, qu'ils sont isolés du point de vue des forces démocratiques européennes, je me dit
    qu'il faut établir le lien avec eux. C'est un chantier extraordinaire. Henri Curiel, qui était en prison à la même époque, était en train de penser comment les réseaux d'aide au FLN devaient se
    transformer en réseaux d'aide à l'ensemble des Mouvements de libération en lutte. Cela convergeait parfaitement avec l'idée de Ben Barka. Je rencontre enfin Henri (Curiel) qui sort de
    prison.C'est le choc, je comprends que ce qui chez moi était spontané, un peu fou, est chez lui argumenté, ossaturé, théorisé. Il me touche énormément avec sa façon de mettre en valeur ses
    interlocuteurs, sa simplicité, son immense rayonnement humain. J'avais l'impression de ne rien pouvoir lui refuser. C'est ainsi que je me retrouve à Alger avec Didar dirigeant un groupe de
    l'organisation Solidarité en Algérie. Les liens vont s'étendre avec Saint- Domingue, le Venezuela, Cuba."</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Henri Curiel, Ben Barka, deux destins révolutionnaires tragiques. En ce qui concerne le premier, on connaît davantage son combat mais on sait peu sur les tenants et
    aboutissants de son assassinat ? Comment Jean Tabet voit-il la postérité de Curiel ? "Je crois que lui a été vraiment un révolutionnaire au sens qu'il a épousé un certain nombre de causes
    importantes dans le monde, qu'elles soient anti-colonialistes ou anti-fascistes"… Nous lui faisons remarquer qu'il venait d'Egypte. Jean Tabet nous reprend : "Oui. Mais on ne peut pas dire en ce
    sens qu'il était un tiers-mondiste. Mais il vient, comme nous Français, du Tiers-monde. C'est un grand bourgeois qui a pris conscience très jeune de la misère qui régnait en Egypte, qui a
    d'ailleurs donné sa très belle demeure à l'ambassade d'Algérie en Egypte.C'est le&nbsp; don de toute sa fortune". Il en avait héritée sans doute, car il ne devait pas être très fort en affaires,
    faisons-nous remarquer.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">"Pas du tout. C'est vraiment donner un sens à sa vie que de travailler avec des gens comme ça … Mehdi Ben Barka était quelqu'un d'extraordinaire. Une énergie, une
    vitalité comme je n'en ai vu chez personne d'autre. Il n'arrêtait jamais de travailler. Une vraie mitrailleuse. Il recevait dix personnes à la fois, menait quatre conversations en même temps.
    Pour aller plus vite, il organisait des rendez-vous dans sa voiture ! Un phénomène! Après, quand j'ai connu Henri (Curiel) je n'ai eu de cesse de les faire se rencontrer, ce qui se fera plus
    tard…. Vous aidez pour des faux-papiers, des passages de frontières ou des stages de formation. Tout ce qui peut être utile à des Mouvements en lutte pour leur émancipation.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce qu'on appelle très simplement la solidarité internationale. Il faut savoir qu'en cette période-là, plein de leaders progressistes, je ne vais pas les citer, ont
    été assassinés par l'impérialisme, soit américain, soit français. Ce sont les leaders de l'union des populations du Cameroun, tel Félix Moumié ; Amilcar Cabral de Guinée-Bissau, de Lumumba au
    Congo…C'était une politique radicale pour éliminer les leaders importants. Curiel, finalement, qui aidait ces Mouvements finira de la même façon. Eliminé par les mêmes forces". Nous lui faisons
    remarquer que l'on pouvait penser que ce type de liquidation était terminé à la fin des années soixante dix ? Jean Tabet explique : "Ce n'était pas du tout terminé, à l'époque de Giscard
    d'Estaing, bien au contraire. D'abord énormément de Palestiniens sont tombés. Mon ami Mohamed Boudia a été assassiné à Paris. Un Algérien qui avait épousé la cause palestinienne. Il avait été tué
    par le Mossad". Est-ce vraiment confirmé ? Pour l'ami de Boudia : "C'est évident. Il y a eu le représentant de l'OLP qui a été tué. Mais aussi des antifascistes espagnols ont été
    liquidés.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">J'avais un ami imprimeur, son ouvrier espagnol avait été liquidé. Il y a eu en fait des dizaines d'assassinats politiques en plein Paris.Mais les Français ont
    tendance à l'oublier. Comme l'a dit quelqu'un, Henri Curiel était un mutant en avance sur son temps. Je dirais qu'Henri et Ben Barka étaient des mutants. Nous avons tellement besoin de mutants
    aujourd'hui". Pour Jean Tabet, la plongée dans l'histoire n'a pour but une quelconque autosatisfaction personnelle, c'est plutôt une exigence dialectique pour affronter les enjeux du présent et
    du futur. Pour cela, il cite souvent la phrase d'Antonio Gramsci : "Pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient".</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Durant "la décennie rouge", Jean Tabet fut aux premières lignes de la solidarité avec le peuple algérien martyrisé par le terrorisme intégriste. Intraitable
    visà-vis de l'impérialisme, il l'est autant à l'égard de ce qu'il qualifie de "néo-fascisme" et dont il décèle et dénonce les funestes connections. Toujours confiant dans les nouvelles "formes de
    regroupement ou de résistance" qui intègrent "le combat des femmes, l'écologie, l'action contre le travail des enfants, les associations antiracistes et pour la démocratie et antifascistes, les
    forces qui s'engagent contre la dictature et pour la démocratie, l'action des sans-papiers".</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Parmi ses divers engagements, il fait partie du Comité de rédaction de la revue Recherches internationales dirigée par l'économiste Michel Rogalski. Ami de longue
    date du peuple algérien, dont le combat mérite entière justice et satisfaction de ses aspirations sociales et démocratiques à ses yeux, de Jean Tabet lequel ne fait pas dans la complaisance. En
    témoigne sa solidarité avec les journalistes algériens, particulièrement "bouleversé par le sort réservé à MM. Benchicou et Hafnaoui Ghoul" qui le fit décliner en 2004 une invitation à la
    commémoration du cinquantième anniversaire du 1er Novembre. .. Jean Tabet cite rarement, nous semble-t-il, les poètes. Mais quand il le fait, c'est à bon escient, et avec une éclairante
    concision.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">C'est le cas d'Hölderlin dont il cite ce vers : "Là où croît le danger, croît aussi ce qui sauve". Belle devise pour Jean Tabet, ce compagnon de Curiel et de Ben
    Barka ! En arabe, Tabet, peut signifier : debout, constant. Un mutant, somme toute, dans ce monde où le reniement est fréquent.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Propos recueillis par Abdelmadjid Kaouah</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.lematindz.net/news/6064-la-mort-dun-grand.html">http://www.lematindz.net/news/6064-la-mort-dun-grand.html</a><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Nov 2011 22:29:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f93e82f4bf82a7fb5fe812541e97c8e3</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-jean-tabet-infatigable-militant-anticolonialiste-nous-a-quitte-88163095-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[UJFP. Pour honorer les Algériens du 17 octobre 1961]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-ujfp-pour-honorer-les-algeriens-du-17-octobre-1961-86439034.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">Il y a cinquante ans, le 17 octobre 1961, à l’appel du Front de Libération Nationale algérien (FLN), 20 000 à 30&nbsp;000 Algériens de
    Paris manifestent contre la terreur d'Etat et le couvre-feu qui leur est imposé, contre les violences policières qu’ils subissent quotidiennement et pour affirmer la revendication d’indépendance
    nationale de l’Algérie, à cette époque acquise de manière certaine. Disposant d’un permis de tuer, la police se déchaîne sur les manifestants, les arrête, les tabasse, les tue, jette leurs corps
    dans la Seine. Aucun chiffre précis ne peut être avancé à ce jour, du fait de l’opacité et des négations de l’État français, mais <span style="color: black;">il est admis par les études les plus
    sérieuses que, en septembre et octobre 1961,</span> plusieurs centaines d’Algériens ont été tués par la police parisienne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times; color: black;" lang="FR">Si les finalités n’étaient pas les mêmes,</span> <span style="font-size: 16pt; font-family: Times; color: black;" lang=
    "FR">comment ne pas établir un parallèle entre les techniques de police utilisées par Vichy et celles utilisées pour traquer les militants algériens</span> <span style=
    "font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR"><span>&nbsp;&nbsp;</span>de Paris dans les années 1950 et au début des années 1960&nbsp;? <span style="color: black;">Les deux systèmes ont en
    effet</span> <span style="color: black;">plusieurs points communs.</span> Soumis à une législation d’exception, traqués, raflés, transportés dans des véhicules mis à disposition de la police par
    la RATP, les Algériens étaient conduits dans des camps et des «&nbsp;centres de tri&nbsp;». Ils y étaient parfois détenus de longues semaines, recensés, questionnés, passés à tabac, torturés,
    quand ils n’étaient pas tués à la sauvette, le tout sous la direction de Maurice Papon, passé de la traque des Juifs et des résistants en France à celle des anticolonialistes <span style=
    "color: black;">dès 1945</span> en Algérie <span style="color: black;">et au Maroc.</span> Papon a dirigé, <span style="color: black;">à partir de</span> <span style="color: black;">mars
    1958,</span> une Préfecture de Police de Paris <span style="color: black;">rapidement</span> transformée en machine de guerre contre le FLN et l'ensemble des Algériens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">Comment ne pas voir que ce qui se joue dans le souvenir d’octobre 1961 a des résonances profondes aujourd’hui ?</span><span style=
    "font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">En Palestine, soumise au joug colonialiste, l'armée israélienne recycle et perfectionne les méthodes répressives
    «&nbsp;contre-insurrectionnelles&nbsp;» inventées par les militaires français <span style="color: black;">après leur cinglante défaite</span> à Diên Biên Phu, <span style="color: black;">mises en
    oeuvre</span><span>&nbsp;</span> en Algérie et transposées à Paris à la fin des années 1950.</span>
  </p>
  <p style="text-indent: 35.4pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">En France, si les conditions ne sont pas les mêmes, la police semble souvent continuer à jouir d’une impunité lorsqu’elle cause la
    mort de jeunes hommes, le plus souvent basanés, le plus souvent habitants des quartiers populaires, au nom du prétendu combat de l'Etat contre «&nbsp;l'ennemi intérieur&nbsp;».<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">À l’heure où l'Etat organise la réhabilitation du colonialisme, l’UJFP - <span style="color: black;">qui compte dans ses rangs de
    nombreux camarades qui ont lutté dans ou avec le mouvement de libération algérien</span> – soutient <span style="color: black;">toutes</span> les manifestations organisées <span style=
    "color: black;">en</span> <span style="color: black;">France</span> à l’occasion du cinquantième anniversaire du 17 octobre 1961. Que ce soit pour l'histoire de la destruction des Juifs en Europe
    ou celle de la guerre d'Algérie, nous préférons la vérité des faits et la compréhension des engrenages qui ont conduit à ces crimes, aux reconnaissances étatiques derrière lesquelles se cachent
    des instrumentalisations malhonnêtes de nos histoires.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">Octobre 1961 est la date <span style="color: black;">d’un massacre d’Etat faisant suite à un long cycle de</span><span style=
    "color: black;">violences et d'assassinats qui s'est étendu sur plusieurs semaines. Mais le 17</span> octobre 1961 est aussi la date d’un combat: celui de femmes et d’hommes dressés dans les rues
    contre <span style="color: black;">le racisme, contre</span> les violences policières et contre le colonialisme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">À nous de continuer <span style="color: black;">dignement</span> leur combat.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center; text-indent: 35.4pt;">
    <span style="font-size: 16pt; font-family: Times;" lang="FR">Le BN de l’UJFP le 10 octobre 2011</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 12 Oct 2011 21:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2c1943dc027ecd96bb3246f8f0a15271</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-ujfp-pour-honorer-les-algeriens-du-17-octobre-1961-86439034-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Communiqué du Collectif Provençal Sortir du colonialisme]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-communique-du-collectif-proven-al-sortir-du-colonialisme-86438697.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 18pt; font-family: Tahoma; color: red;" lang="FR">&nbsp;</span><span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">Le 17 octobre 1961, il y a tout juste cinquante ans, répondant au couvre-feu imposé par la police aux Algériens de Paris, la fédération de France du
    Fln avait appelé à une grande manifestation pacifique. Sous les ordres de Papon, la police parisienne a réagi avec une violence et une sauvagerie typiquement coloniale. Ce jour-là, il y eut un
    grand nombre de morts et plus encore de blessés. Les corps étaient jetés dans la Seine par les policiers en furie. Les historiens ont dénombré près de 200 morts et disparus. Pourtant, ce crime
    resta sous silence ou presque pendant plus de vingt ans. Et, alors que Maurice Papon a été condamné pour les crimes qu’il a commis sous l’occupation nazie, il n’a jamais été inquiété par la
    Justice pour celui-là.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">Le Collectif provençal</span> <span style="font-size: 12.5pt; font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">Sortir du
    Colonialisme</span> <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">demande la reconnaissance de ce crime comme crime d’Etat. Il exige aussi pour aujourd’hui une autre politique
    d’accueil face aux dérapages à répétitions du couple Guéant – Hortefeux et à la chasse aux sans-papiers et aux roms, qui sapent un peu plus chaque jour la devise de notre république : Liberté,
    égalité fraternité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: #ff0000; font-size: 14pt;" lang="FR"><strong>Le Collectif appelle à un rassemblement le 17 octobre 2011, à 18h30, aux pieds des escaliers de la Gare
    Saint-Charles, en haut du boulevard d’Athènes. La manifestation défilera sur la Canebière jusqu’au Vieux Port.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.5pt; font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">Organisation partie prenante de cette initiative :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">Association nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA) - Fédération tunisienne des citoyens des deux rives
    (FTCR) - Comité solidarité Maghreb (CSM) - Comité Frantz Fanon - Forum Mediterraneo 2013 - Ligue des droits de l’Homme (LDH) - Association Ancrages - Association l’Arche - LDH Toulon - Afriki
    Théâtri - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Espace Franco Algérien Paca - Parti de Gauche (PG) - Parti Communiste (PCF) – Survie 13 - Rouge Vif 13 - France Algérie Aix - Femmes
    méditerranéennes et citoyennes du Pays d’Aix - Association des Comoriens de Marseille - Association des Femmes Comoriennes - Europe Ecologie les Verts (EELV) - Association Harahouna - Parti des
    Indigènes de la République (PIR) - L’Ecomotive – Réseau France Orient Culture - Union juive française pour la paix (Ujfp) - Femmes de la Méditerranée -</span></em> <em><span style=
    "font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">Union de la communauté algérienne - AFASPA 13 - Mrap 13 - Gauche Unitaire - Parti Occitan - Régions et peuples solidaires – ATTAC
    Marseille.</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.5pt; font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR"><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12.5pt; font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR"><strong>Agenda des initiatives autour du 17 octobre</strong></span> <span style="font-family: Tahoma; color: black;"
    lang="FR">:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">· Dimanche 16 octobre : L’Union des universitaires algériens et franco algériens (UFAC)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">organise une rencontre débat à partir de 14 h au CRDP, 31 bd d’Athènes à Marseille.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">· Dimanche 16 octobre : de 16h à 21 h aux Mobiles, en haut de la Canebière « Paris – 17 octobre 1961 – amnésie à la française » Plus
    d’infos sur</span> <span style="font-family: Tahoma; color: blue;" lang="FR">http://www.primitivi.org</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">· Lundi 17 octobre à 19h : projection du film de Mehdi Lallaoui « Le silence du fleuve » suivi d’une conférence de Radoine Bengriche
    (historien). Association Ancrage, 42 bd d’Annam 13016 Marseille.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">· Lundi 17 octobre à 20h30 : projection du film « Hors la loi » de Rachid Bouchared à</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">l’Ecomotive (en bas des escaliers de la gare Saint-Charles).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">· Jeudi 20 octobre à 20 h au cinéma Le Royal, à Toulon, diffusion du film documentaire « Ici on noie les Algériens – 17 octobre 1961 »
    de Yasmina Adi, organisée par la LDH Toulon.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">Contact pour le Collectif Provençal Sortir du Colonialisme,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">Jacques Soncin</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: blue;" lang="FR">Jacques.soncin@sfr.fr</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Tahoma; color: black;" lang="FR">06 08 24 57 76</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 12 Oct 2011 21:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">966927c4751186c2e4a69147c02575bd</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-communique-du-collectif-proven-al-sortir-du-colonialisme-86438697-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[JEAN TABET Une lueur d'espoir. Un film de Rina Sherman]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-jean-tabet-une-lueur-d-espoir-un-film-de-rina-sherman-85957852.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous sommes nombreux à connaître Jean Tabet, militant anticolonialiste et antifascistes, un acteur incontournable du mouvement de la lecture publique. Pour les
    bibliothécaires il a été un formateur exigeant et passionné, pour les militants un compagon de lutte tout aussi exigeant, passionné et fraternel. Dans une conversation avec Rina Sherman, Jean
    Tabet, bibliothécaire parle de sa vie, de son parcours, de ses rencontres avec Henri Curiel, Mehdi Ben Barka, entre autres. "Un homme hors du commun"…&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alain Castan</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/500x341/0/08/24/30/Solidarite-internationale/VOICESJeanTabetUneLueurd-espoir.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "VOICESJeanTabetUneLueurd-espoir.jpg" height="341" width="500"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour commander le film :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">http://www.rinasherman.com/Film%20Video/VOICES/JeanTabet/Lueurdespoir.html</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">VidéoHD, 1h30', 2011, Production: ACA LTFA Distribution: LabelKantoor</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 23:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">04f7779e969d55fd7a7d2ccef39450bb</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-jean-tabet-une-lueur-d-espoir-un-film-de-rina-sherman-85957852-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[17 Octobre 1961. Montpellier : Non au racisme d’État d'hier et d'aujourd'hui !]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-17-octobre-6-montpellier-non-au-racisme-d-etat-d-hier-et-d-aujourd-hui-85914447.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette année nous commémorerons le 50ème anniversaire du 17 octobre 1961.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce jour-là, 30 000 Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu que leur avait</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">imposé Maurice Papon, vichyste préfet de la police de Paris ; couvre-feu raciste dont l'application</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">reposait sur le contrôle au faciès des passants.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ces Algériens défendaient leur droit à l’égalité, à l’indépendance et le droit des peuples à disposer</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">d’eux-mêmes. 7000 policiers furent envoyés et 12 000 personnes arrêtées. Certains furent</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">emprisonnés, torturés, nombre d’entre eux refoulés en Algérie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Bilan officiel : 3 morts, mais des centaines de corps ligotés et portant des traces de coups furent</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">pourtant retrouvés flottant dans la Seine.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cinquante ans après, où en sommes nous ? La France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">dans ce crime d’État.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Bien plus, ce triste anniversaire intervient dans un contexte d'exacerbation du racisme d’État, par</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">des tentatives répétées de réhabilitation de la mémoire de la colonisation :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">- la loi du 23 février 2005 proposait d'imposer à l’Éducation nationale d'enseigner aux élèves</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">le « rôle positif de la présence française en Afrique du Nord » ;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">- les déclarations sur la nécessaire « rupture avec la repentance » se succèdent ;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">- à Béziers on inaugure une stèle en l'honneur des combattants de l'OAS ;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">- à Montpellier le musée de « l'histoire de la France en Algérie, 1830-1962 » s'apprête à</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">ouvrir ses portes avec le soutien des autorités publiques.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Malgré les demandes réitérées de nombreuses associations, ce musée à Montpellier se fait sans la</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">moindre transparence quant à son contenu. Pour nous, l'opacité et le contexte de sa création</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">suffisent à nous convaincre que ce projet est inquiétant.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Un musée digne de ce nom se doit de rétablir la vérité sur le système colonial en Algérie et seul un</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">lieu conçu sur cette vision de l’histoire, commune à la France et à l’Algérie, pourra présenter un</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">intérêt.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Aujourd’hui, en France, cinquante ans après pourtant, force est de constater que les projets de loi et</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">réalisations ne visent pas simplement à réhabiliter la colonisation, mais participent ouvertement</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">d'une offensive raciste, s'appuyant sur la réactualisation de stéréotypes coloniaux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ainsi la réponse du gouvernement aux révoltes des banlieues de 2005 a-t-elle été l'imposition du</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">même couvre-feu qu'en octobre 1961. Symbole, s'il en fallait, des liens entre le colonialisme du</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">passé et le racisme d'état actuel.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">S'il est fini le temps des colonies, la colonisation, elle, n'en finit pas de hanter les esprits et les</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">pratiques de l’État. Il est plus que temps que la vérité soit faite et que justice et dignité soient</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">rendues aux victimes. L’État doit reconnaître son crime et envisager des réparations. Ce sont les</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">premières étapes indispensables pour s’opposer au racisme persistant dont sont victimes aujourd’hui</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">nombre de citoyens ou de ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, sous la</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">forme de stigmatisations, de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ainsi nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel à se retrouver le</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">samedi 15 Octobre 2011 à 14h devant la préfecture de Montpellier pour exiger :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">- que la France reconnaisse enfin sa responsabilité dans les crimes du 17 octobre 1961 ainsi</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">que dans l’ensemble des crimes coloniaux;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">- que toute la transparence soit faite sur le contenu du musée de Montpellier de « l'histoire de</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">la France en Algérie », que ce musée soit d’abord débaptisé et qu'il devienne un lieu de</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">rétablissement de la vérité historique sur l’histoire coloniale française, en Algérie et ailleurs</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">dans le monde,</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">- l’arrêt des politiques racistes d’aujourd’hui.</span><br>
    <br>
    &nbsp;<span style="font-size: 10pt;">Ni charter, ni kärcher !</span><br>
    <br>
    &nbsp;<span style="font-size: 10pt;">Pour signer cet appel écrivez à : <a href="mailto:dailleursnoussommesdici34@gmail.com">dailleursnoussommesdici34@gmail.com</a> La manifestation partira à 14h
    de la place de la préfecture pour se diriger vers le musée de l'histoire de la France en Algérie, devant lequel il y aura des prises de parole. Elle sera suivie, dans la soirée (heure et lieu à
    préciser) par un débat où interviendra le sociologue et militant pour l'égalité Saïd Bouamama intitulé:</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Non au racisme d’Etat d’hier et d’aujourd’hui ! Où en sommes-nous cinquante ans après les massacres du 17 octobre 1961 à Paris ?</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 15:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4e2dba6faa806ed8e33ed91a571dd431</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-17-octobre-6-montpellier-non-au-racisme-d-etat-d-hier-et-d-aujourd-hui-85914447-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La guerre coloniale du Cameroun a bien eu lieu]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-la-guerre-coloniale-du-cameroun-a-bien-eu-lieu-85911918.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A moins d'un improbable coup de théâtre, Paul Biya, 78 ans, président du Cameroun depuis 1982, sera "réélu" pour un nouveau septennat le 9 octobre prochain. Malgré
    les fraudes électorales, les journalistes emprisonnés, les opposants menacés et une corruption omniprésente, il aura droit aux félicitations de Paris, comme cela a toujours été le cas depuis
    trente ans.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Paul Biya est arrivé au pouvoir sans jamais avoir été élu, ni s'être jamais présenté à la moindre élection. Il a simplement été désigné par son prédécesseur Ahmadou
    Ahidjo, qui gouverna lui aussi son pays d'une main de fer. A l'origine de ce demi-siècle de dictature, on trouve une guerre. Une terrible guerre coloniale menée par l'armée française, une guerre
    cachée et encore taboue aujourd'hui, qu'il nous appartient à nous, Camerounais comme Français, de regarder en face.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Avant et après la proclamation officielle de l'indépendance de ce pays, le 1er janvier 1960, Paris a tout essayé pour briser les mouvements qui, portés
    principalement par l'Union des populations du Cameroun (UPC), réclamaient une indépendance réelle respectant la souveraineté populaire. Dans ce territoire placé sous la tutelle de l'ONU en 1946 -
    mais administré par la France et le Royaume-Uni -, la IVe République, sous les ordres de François Mitterrand, Gaston Defferre ou Pierre Messmer, a déclenché une véritable guerre au milieu des
    années 1950. Bâillonnement de l'opposition, création de milices sanguinaires, torture à grande échelle, déplacement des populations, guerre psychologique, assassinats : les méthodes de la "guerre
    révolutionnaire" - et parfois les hommes chargés de les appliquer - sont les mêmes que celles mises en oeuvre au même moment en Algérie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La Ve République du général de Gaulle a poursuivi la même politique de répression après l'"indépendance" confiée au candidat choisi par Paris, le président Ahmadou
    Ahidjo. En accentuant encore la guerre à l'ouest du pays à l'aide de bombardements intensifs, qui mirent à feu et à sang toute la région "bamiléké". Combien de morts ce terrible conflit a-t-il
    provoquées ? De 61 000 à 76 000, comme l'estimait l'ambassade du Royaume-Uni en 1964 ? 120 000, comme le rapportait deux ans plus tôt André Blanchet, alors journaliste au Monde ?Davantage, comme
    l'affirment certains commentateurs ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Dénoncée depuis des décennies et aujourd'hui largement documentée, cette guerre reste un tabou français. Le mot lui-même, pourtant utilisé à l'époque par les
    militaires pour décrire leur action, est banni du vocabulaire officiel, qui ne retient que les mots de"troubles", d'"émeutes", de"guerre civile" et, parfois, d'affrontements "ethniques". En 1972,
    la France de Pompidou interdisait Main basse sur le Cameroun (éd. Maspero), l'essai de l'écrivain camerounais Mongo Beti, qui dénonçait déjà ces atrocités et la responsabilité de
    Paris.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">On retrouve cette négation, officiellement exprimée, dans la bouche de François Fillon en mai 2009. Interrogé sur ces"événements" et, notamment, sur l'"assassinat
    par l'armée française de certains nationalistes camerounais", le premier ministre osa dire que "tout cela" relevait"de la pure invention". L'armée française a pourtant, d'après ses propres
    archives, assassiné Ruben Um Nyobé, secrétaire général et leader charismatique de l'UPC, en septembre 1958. Ses services secrets ont, comme l'ont avoué plusieurs de leurs responsables, fait
    empoisonner à Genève Félix-Roland Moumié, président de l'UPC, en octobre 1960. L'aviation française a, toujours d'après les archives françaises, tiré à l'ouest du Cameroun des centaines de
    milliers de cartouches entre décembre 1959 et septembre 1960... Que M. Fillon aille vérifier par lui-même : les archives françaises regorgent de "pures inventions" de ce type.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Si, encore aujourd'hui, le gouvernement français ment aussi effrontément, c'est parce que ce passé reste d'une actualité brûlante. M. Biya, formé à l'Ecole
    nationale de la France d'outre-mer au moment où la répression battait son plein au Cameroun, avant d'entrer au cabinet d'Ahidjo, de devenir son secrétaire général puis son premier ministre, est
    toujours au pouvoir aujourd'hui.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Soutenu à bout de bras par la France malgré une répression aussi sournoise que permanente des mouvements populaires, il a autoritairement modifié la Constitution
    camerounaise en 2008 pour briguer un nouveau septennat. Au même moment, alors que la jeunesse camerounaise se soulevait contre ce coup d'Etat constitutionnel et contre la misère entretenue par le
    régime, son armée et sa police noyaient la révolte dans le sang, faisant plus d'une centaine de morts. Sans aucune réaction ou presque de la communauté internationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Nicolas Sarkozy martèle depuis des années que la France ne doit plus se "repentir". "Nul, affirmait-il dans son fameux discours de Dakar en 2007, ne peut demander
    aux fils de se repentir des fautes de leurs pères." Mais personne ne demande cela. Ce dont il s'agit, c'est d'en finir avec la falsification de l'Histoire : la France de 2011 doit admettre
    qu'elle a mené une guerre au Cameroun. Elle doit ouvrir entièrement ses archives, soutenir les travaux des chercheurs français et camerounais qui veulent connaître leur histoire, et participer,
    avec les autorités camerounaises, à la sauvegarde des archives de ce conflit, qui pourrissent à grande vitesse au Cameroun.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En février 2005, l'ambassadeur de France en Algérie a reconnu la"tragédie inexcusable" des massacres de Sétif et Guelma en 1945. La même année, Jacques Chirac est
    allé à Madagascar reconnaître la responsabilité de la France dans la terrible répression de 1947. Qui ira au Cameroun pour dire - simplement dire - une réalité historique : la France y a mené une
    guerre ? Cette démarche impliquera sans doute de reconnaître que cette guerre a enfanté une dictature implacable, c'est-à-dire une autre forme de guerre, permanente, contre un peuple entier. Mais
    à l'heure où les dirigeants français prétendent promouvoir la démocratie dans le monde arabe, ne serait-il pas cohérent de reconnaître la responsabilité majeure de la "patrie des droits de
    l'homme" dans la guerre qui a embrasé le Cameroun et y a installé depuis cinq décennies une dictature sanglante typique de la Françafrique ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, auteurs de "Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971)" (La Découverte, 2001)
    ;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">François Gèze, PDG des Editions La Découverte ;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ambroise Kom, professeur des universités ;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Achille Mbembe, professeur de science politique à l'université du Witwatersrand (Johannesburg) ;</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Odile Tobner, écrivain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Source : <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/04/la-guerre-coloniale-du-cameroun-a-bien-eu-lieu_1581974_3232.html">Le Monde</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 14:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5780d807ca7bb4b35644e0d8cb60cec5</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-la-guerre-coloniale-du-cameroun-a-bien-eu-lieu-85911918-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[17 octobre 1961. Le MRAP demande la reconnaissance de ce Crime d'Etat]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-17-octobre-1961-le-mrap-demande-la-reconnaissance-de-ce-crime-d-etat-85895413.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">A la suite du couvre-feu raciste décrété par le Préfet de Police Maurice Papon à l'encontre des Algériens travaillant en
    Région Parisienne, le FLN organisa le 17 octobre 1961 &nbsp;une manifestation pacifique pour marquer son refus de cette mesure discriminatoire et pour l'indépendance de l’Algérie. Cette
    manifestation fut férocement réprimée : des centaines d'Algériens furent tués, noyés dans la Seine, en particulier au pont Saint-Michel.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Le 50ème anniversaire du massacre du 17 octobre 1961 se doit de revêtir un caractère particulier.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Ce Crime d'Etat n'a toujours pas été reconnu comme tel, ni condamné par les plus hautes autorités de la France. Nos
    gouvernants n'hésitent pourtant pas à donner, à travers le monde, des leçons de droits de l'homme, comme si la France constituait un modèle en la matière. Il serait grand temps que le Président
    de la République, son Premier Ministre, s'expriment enfin sur ces sombres événements de notre histoire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Dès la publication du couvre-feu raciste, le 5 octobre 1961, puis le lendemain même du massacre, le 18 octobre, &nbsp;le MRAP
    réagissait, notamment par la diffusion de tracts, et s’élevait contre les discriminations à l'encontre des « Français musulmans » (selon les termes de l'époque) et contre la répression.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Face à l'amnésie générale, le MRAP a été et demeure l'une des organisations moteur pour que ce crime d'Etat ne soit pas
    oublié. Depuis 20 ans, ses militants sont présents, chaque 17 octobre, au Pont Saint Michel à Paris. Cette année 2011 ne sera pas seulement marquée par un rassemblement. &nbsp;Le lundi 17 octobre
    à 18h00, une manifestation partira du REX, sur les Grands Boulevards, là où s’abattit une répression particulièrement féroce, puis le cortège se rendra au Pont Saint Michel.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Le MRAP prend une part active dans la nécessaire mobilisation en proposant un autocollant et une affiche disponibles à son
    siège. Dans le livre "Le 17 octobre 1961 par les textes de l'époque" publié en septembre dernier par l’Edition "Les Petits Matins", la post-face signée de notre Camarade Henri Pouillot en tire
    les conclusions et les enjeux pour aujourd'hui.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Le MRAP, pleinement engagé dans cette campagne du 50ème anniversaire, se réjouit de l'écho qu'elle suscite. Il soutient les
    nombreuses initiatives qui se multiplient tant à Paris qu'en Région Parisienne ainsi qu'en Régions (voir le site <a href="http://www.17octobre61.org/"><span style=
    "color: #0050ae;">http://www.17octobre61.org</span></a>).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">A l'heure où un vent mauvais souffle sur la France et l'Europe, entretenant le racisme, la xénophobie et le rejet de l'Autre,
    le devoir de mémoire s'impose plus que jamais pour rappeler que le racisme a toujours conduit aux pires horreurs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Le MRAP est totalement solidaire de l'appel du « Collectif 17 octobre 1961 » :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">On ne construit pas la démocratie et on ne bâtit pas de relations amicales entre les peuples sur des mensonges et des
    occultations.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">50 ans après, il est temps :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">- que les plus hautes Autorités de la République reconnaissent comme Crime d’Etat les massacres commis par la Police
    Parisienne le 17 octobre 1961 et les jours suivants;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">- que la « Fondation pour la Mémoire de la Guerre d'Algérie » soit refondée sur des bases totalement différentes ;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">- que la liberté d'accès aux archives devienne effective pour tous : historiens et citoyens ;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">- que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et
    indépendant.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Paris, le 5 octobre 2011</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;</span><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Mouvement contre le racisme et pour
    l'amitié entre les peuples</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Site web : <a href="http://www.mrap.fr/"><span style="color: #0050ae;">http://www.mrap.fr</span></a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 11:51:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e84a4b6cc89c6d26c8a4179b4664ea6f</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-17-octobre-1961-le-mrap-demande-la-reconnaissance-de-ce-crime-d-etat-85895413-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commémoration du 17 Octobre 61]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-commemoration-du-17-octobre-61-85856293.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Mediapart, l'association Au nom de la mémoire et le</span> <span style="font-size: 10pt;">Collectif 17 octobre 1961 s'associent pour la soirée de lancement
    d'une</span> <span style="font-size: 10pt;">semaine de commémoration à Paris et dans toute la France.</span></strong><br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 10pt;">Il y a 50 ans, le préfet de Police de la Seine, Maurice Papon, avec l'accord</span> <span style="font-size: 10pt;">du gouvernement, imposa un couvre-feu visant
    exclusivement tous les Français</span> <span style="font-size: 10pt;">musulmans d'Algérie. Ce couvre-feu raciste entraîna, à l'appel de la</span> <span style="font-size: 10pt;">Fédération de
    France du FLN, une réaction pacifique sous la forme d'une</span> <span style="font-size: 10pt;">grande manifestation dans les rues de Paris. Au soir du mardi 17 octobre,</span> <span style=
    "font-size: 10pt;">près de trente mille Algériens, hommes, femmes et enfants manifestèrent donc</span> <span style="font-size: 10pt;">pacifiquement sur les grandes artères de la capitale pour
    rappeler leur</span> <span style="font-size: 10pt;">droit à l'égalité et à l'indépendance de leur pays. Il s'en suivit une</span> <span style="font-size: 10pt;">répression féroce, dissimulée à
    l'opinion publique durant de nombreuses</span> <span style="font-size: 10pt;">années. Onze mille arrestations, des dizaines d'assassinats, dont de</span> <span style="font-size: 10pt;">nombreux
    manifestants jetés à la Seine après avoir été tabassés. Des</span> <span style="font-size: 10pt;">centaines d'expulsions... et des plaintes restées sans suite.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Le « collectif pour la vérité sur le 17 octobre 1961 » a, chaque année,</span> <span style="font-size: 10pt;">depuis 20 ans, commémoré cette tragédie
    occultée.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cette année 2011, pour que ce 50e anniversaire soit un moment fort pour la</span> <span style="font-size: 10pt;">justice, la dignité et la reconnaissance, une
    grande soirée au Cabaret</span> <span style="font-size: 10pt;">Sauvage (Paris)&nbsp; inaugurera de nombreuses autres manifestations dans toute</span> <span style="font-size: 10pt;">la
    France.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Au programme : projection, échanges et témoignages, avec la participation de</span> <span style="font-size: 10pt;">Stéphane Hessel, Edwy Plenel, Benjamin Stora ,
    Daniel Mermet,&nbsp; Mehdi</span> <span style="font-size: 10pt;">Lallaoui et d'autres personnalités qui s'engageront, notamment, sur un</span> <span style="font-size: 10pt;">« Appel à la
    réconciliation et à la vérité »&nbsp; qui sera mis en ligne sur</span> <span style="font-size: 10pt;">Mediapart, ce 10 octobre.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Et ce sera aussi l'occasion de faire la fête avec quelques grands musiciens</span> <span style="font-size: 10pt;">tels que : IDIR, HK et les Saltimbanks, AKLI D,
    Fred et les Ogres de Barbaks</span> <span style="font-size: 10pt;">et Ravia.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Soyez nombreux à participer à cette soirée de fraternité, le lundi 10</span> <span style="font-size: 10pt;">octobre 2011 au Cabaret Sauvage (Paris, Parc de la
    Villette</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Accès piéton par le 59 bd Mac Donald), à 19h00.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Participation aux frais : 10 euros.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">En métro</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Porte de Pantin (Grande Halle) : Ligne 5 - Bobigny - Place d'Italie</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Porte de la Villette : Ligne 7 - Villejuif-Louis Aragon / La Courneuve</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 Oct 2011 22:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">df93998ffd1f4e1f0d3f8f6fcbe58fae</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-commemoration-du-17-octobre-61-85856293-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A voir sur Arte. Abdelkrim et la guerre du Rif]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-a-voir-sur-arte-abdelkrim-et-la-guerre-du-rif-84982640.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/80x62/0/08/24/30/Maroc/Pjq1Q0jJ88wJ.jpeg" class="GcheTexte" alt="Pjq1Q0jJ88wJ" height="62" width="80">Ce documentaire est passé
    mercredi 21 septembre sur Arte. Il doit être rediffusé dans la semaine, mais on peut le voir pendant 7 jours sur</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://videos.arte.tv/fr/videos/abdelkrim_et_la_guerre_du_rif-4113316.html"><span style=
    "font-size: 10pt;">http://videos.arte.tv/fr/videos/abdelkrim_et_la_guerre_du_rif-4113316.html</span></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Après l'établissement d'un protectorat conjoint de la France et de l'Espagne sur le Maroc, en 1921, les tribus berbères du Rif, la chaîne montagneuse bordant la
    Méditerranée au nord, se rebellent. À leur tête, un jeune chef charismatique, ancien fonctionnaire de l'administration espagnole, Mohamed Ben Abdelkrim El-Khattabi (30 ans), qui parvient à
    écraser en juillet 1921 l'armée espagnole à Anoual. Fort de cette victoire, il étend son territoire et proclame même l'année suivante la République confédérée des tribus du Rif.</em></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Lyautey demande sans succès d'importants moyens militaires pour combattre celui qui cherche aussi à étendre la révolte aux zones sous administration française.
    Mais en 1925, Philippe Pétain obtient ce qu'on a refusé à son prédécesseur, bombes et armes chimiques comprises : prise en tenaille par le général espagnol Primo de Riveira, la rébellion est
    écrasée au prix de dizaines de milliers de morts. Abdelkrim se rend, mais parvient à échapper à la captivité et à gagner le Caire, où il meurt en 1963. Étape oubliée dans l'essor de la barbarie
    moderne, la guerre du Rif préfigure deux événements essentiels du XXe siècle : l'émancipation des peuples colonisés et la montée du fascisme en Europe.</em> (Présentation Arte)</span>.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Sep 2011 11:58:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a6d8782653fd3b5427570dd75078644f</guid>
                <category>Colonialisme</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-a-voir-sur-arte-abdelkrim-et-la-guerre-du-rif-84982640-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
