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    <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Amérique latine)]]></title>
    <link>http://www.internationalistes13.org/categorie-151520.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Amérique latine&quot; du blog &quot;Internationalistes 13&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Amérique latine)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/categorie-151520.html</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.internationalistes13.org</copyright>            <category>Amérique latine</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[LA COOPÉRATIVE MEXICAINE DES CONTIS...]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-la-cooperative-mexicaine-des-contis-53991599.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    samedi 10 juillet 2010<br>
    <br>
    <em>Jesus Torres Nuno est secrétaire du Syndicat national révolutionnaire des travailleurs d’Euzkadi (SNRTE), une entreprise de pneus au Mexique, anciennement filiale de Continental. Après
    u<a href="http://www.rouge-hebdo.fr/article-rouge?id=2035">ne longue grève</a>, ils ont pu reprendre l’usine en coopérative en partenariat avec une entreprise de distribution de pneus.</em><br>
    <em><br>
    Quelle est l’histoire de cette usine ?</em><br>
    En rachetant l’usine, en 1998, Continental a tenté d’imposer des nouvelles conditions de travail impliquant une augmentation de la production de 35 %, l’imposition de la journée continue, la fin
    du repos dominical inscrit dans le contrat de travail, une diminution des effectifs et un nouveau règlement intérieur. Face à notre refus, ils ont annoncé, le 16 décembre 2001, la fermeture de
    l’usine, avec l’objectif assumé de détruire notre syndicat.<br>
    Dès cette annonce, nous avons présenté un plan de lutte à l’assemblée générale, qui prévoyait d’empêcher la sortie des machines ou de n’importe quel produit présent dans l’usine. La grève a duré
    trois ans, un mois et dix jours, le gouvernement mexicain refusant de reconnaître légalement notre grève pendant deux ans.<br>
    Nous avons cherché différentes solutions alternatives à la direction, dont la nationalisation de l’entreprise, mais Continental n’a jamais voulu. Nous avons obtenu la récupération de la moitié de
    l’usine sous forme de coopérative (Tradoc), une aide technique pendant neuf mois pour réussir le démarrage, l’achat de 500 000 pneus par an par Continental et la vente de matières premières à
    prix préférentiels, plus 225 millions de pesos de la part de Continental. L’autre moitié de l’usine a été acquise par Llanti Systems, un distributeur de pneus.<br>
    <em><br>
    Êtes-vous satisfaits de ce que vous avez obtenu ?</em><br>
    Notre principal objectif était de récupérer notre travail, ce qui passait pour nous par la réouverture de Continental, le paiement des salaires et le maintien du syndicat. Nous exigions du
    gouvernement l’expropriation de l’entreprise, ce qui nous semblait la meilleure solution. Mais celui-ci s’est surtout distingué en appuyant le patronat !<br>
    La création de la coopérative n’était vraiment pas la meilleure option, mais au moins elle permettait de retrouver notre travail. Mais la poursuite de la grève était difficile, nous étions à
    bout.<br>
    D’un autre côté, le succès de notre coopérative a démontré quelque chose d’important : la capacité des travailleurs à administrer eux-mêmes une grande entreprise. Continental espérait notre
    échec.<br>
    Quelques mois après la récupération de l’usine, celle-ci fonctionnait, était propre, organisée et nous produisions.<br>
    <br>
    <em>Comment fonctionne l’entreprise maintenant ?</em><br>
    Nous produisons plus de 10 000 pneus par jour. Aucune décision n’est prise sans l’accord de la coopérative. On a éliminé les superviseurs. Chaque mois, une information sur les finances de
    l’entreprise est publiée. En plus de notre participation au conseil d’administration, nous avons des commissaires à l’intérieur de l’audit interne. Les dividendes ne vont pas à une personne ou
    une entreprise mais sont distribués entre les travailleurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    <em>Êtes vous touchés par la crise économique ?</em><br>
    Début 2009, nous avons souffert d’une baisse des ventes et nous avons décidé de cesser l’activité les vendredis pour au moins six semaines. Finalement, nous ne l’avons fait que deux fois, car il
    y a eu une retournement important à la suite de la décision protectionniste des USA de ne plus importer de pneus chinois. Maintenant, une bonne part de notre production est destinée à
    l’exportation.<br>
    <br>
    <em>Êtes-vous solidaires d’autres luttes au Mexique ?</em><br>
    Nous restons solidaires des compagnons d’Atenco (lutte contre l’expropriation d’un village pour construire un aéroport), des travailleurs du verre de Potosi, des travailleurs des industries
    Ocotlan (textile) en grève depuis deux ans et demi. Nous avons défendu les salariés de la SME (société mexicaine publique d’électricité) et les mineurs de Cananea dont la grève a été déclarée
    illégale.<br>
    À plusieurs reprises, nous avons réalisé des collectes de solidarité à la porte de notre usine et, lors de l’assemblée de mars, nous avons proposé une fonds d’aide économique permanent aux
    différentes luttes.<br>
    Nous avons été à Hanovre l’année dernière manifester avec d’autres travailleurs de Continental, dont ceux de Clairoix. Nous avons organisé un meeting de solidarité avec les camarades de Clairoix
    durant leur procès à Amiens, devant l’ambassade de France à Mexico. Nous sommes également en contact avec des camarades d’une usine en Équateur en grève depuis plusieurs mois.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Source : <a href=
    "http://www.npa2009.org/content/la-cooperative-mexicaine-des-contis">http://www.npa2009.org/content/la-cooperative-mexicaine-des-contis</a><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 06:57:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-la-cooperative-mexicaine-des-contis-53991599.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-la-cooperative-mexicaine-des-contis-53991599-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bulletin N°5 Amériques latines en lutte]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-bulletin-n-5-ameriques-latines-en-lutte-50350452.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/24/30/Amerique-Latine/Bulletin-AL-en-lutte-NPA-N-5.pdf"><img src=
    "http://fdata.over-blog.net/99/00/00/01/img/p16_pdf.gif" alt="Bulletin AL en lutte NPA N 5" height="20" width="25"> Bulletin AL en lutte NPA N 5</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 May 2010 14:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-bulletin-n-5-ameriques-latines-en-lutte-50350452.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-bulletin-n-5-ameriques-latines-en-lutte-50350452-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les dirigeants de l'Union des nations sud-américaines ne participeront pas au sommet de Madrid si Porfirio Lobo est invité]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-les-dirigeants-de-l-union-des-nations-sud-americaines-ne-participerons-pas-au-sommet-de-madrid-si-porfirio-lobo-est-invite-49848220.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les dirigeants de l'Union des nations sud-américaines, UNASUR, réunis aujourd'hui à Campana, province de Buenos Aires, ont organisé une discussion solide et
    fructueuse sur la participation du bloc lors de la prochaine Sommet Amérique latine, les Caraïbes et l'Union européenne, qui aura lieu dans quelques jours à Madrid, après avoir interrogé la
    décision du ministère espagnol des Affaires étrangères pour demander si il était toujours valable l’invitation à la réunion du Honduras, Porfirio Lobo.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    « Ce serait manquer de respect des décisions de l'UNASUR et de l'OEA », a déclaré le président Luiz Inacio " Lula "Da Silva, qui l'a pris fermement comme une « décision unilatérale » de ne pas
    assister à la rencontre diplomatique à Madrid, si l'Espagne insiste à recevoir Porfirio Lobo, à une instance international, « comme si rien ne s'était passé. »<br>
    <br>
    Suite à l'intervention de Lula, suivi des positions de l'Uruguay, la Bolivie et le Venezuela, dont les présidents ont laissé bien définie la décision de ne pas assister à la réunion, à moins
    qu'il ne soit retiré l'invitation au Honduras, dont le gouvernement était inconnu de la UNASUR, l'OEA et les gouvernements à travers le monde, après le coup d'Etat qui a pris par la force le
    président légitime de ce pays, Manuel Zelaya, le 28 Juin 2009.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    D'autres dirigeants, dont l'Argentine, ont proposé de servir de médiateur avec le ministère des Affaires étrangères de l'Espagne, pour obtenir pleine garantie au président Manuel Zelaya et de
    faire appliquer les Accords de San Jose, mais a également révélé l'intention d'aider à stabiliser "le plutôt possible" la situation au Honduras.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    La motion a été suivie par le Chili, et plus tard appuyé par la Colombie et le Pérou, les deux derniers uniquement pays latino-américains qui ont reconnu le gouvernement de Lobo, issu des
    élections de la communauté latino-américaine considérée comme illégitime, ayant été effectuées dans le cadre du mandat d'un gouvernement facto.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    Mais l'Uruguayen Pepe Mujica, qui assiste pour la première fois à l'UNASUR, mis ce sujet à l’ordre du jour. « Peu importe combien de temps il nous faut, ce qui importe, c'est qu'il est très clair
    que ce qui s'est passé au Honduras ne devrait pas se passer comme une affaire quotidienne. » « Nous ne demandons pas pour autant - at-il dit - seulement la tolérance minime faisant en sorte que
    Zelaya soit autorisé à rentrer à son pays de plein droit. »<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    Pérou et la Colombie ont confirmé leur reconnaissance unilatérale à Porfirio Lobo et son gouvernement, disant qu'ils trouvaient difficile d'ignorer le processus électoral, ce qui lui donne toute
    sa légitimité, et le ministre des Affaires étrangères colombien Jaime Bermudez, étonna le public quand il a exprimé aucune connaissance des six journalistes assassinés au Honduras depuis le coup.
    Le ministre péruvien Garcia Belaunde, a déclaré que, à son pays, les gouvernements dictatoriaux du siècle dernier avaient abouti à des élections organisées par ces dictatures lorsqu’elles ne
    supportaient plus la pression sociale.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    «Nous ne voulons pas revenir à ces temps où le droit n'avait pas hésité à renverser des gouvernements de gauche, est intervenu le président vénézuélien Hugo Chavez, pour clore le débat. Une fois
    de plus, a diminué au Honduras idéologiser la question et a demandé de respecter les principes démocratiques du bloc. "Nous ne pouvons jamais plus vivre ces temps-là », l’a dit, lorsqu'il s’est
    joint aux propositions faites par Pepe Mujica,« peu importe combien de temps il nous faut. »<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    La discussion s'est terminée par un accord verbal, qui propose consulter l'Espagne si c’est maintenue ou non l'invitation à Porfirio Lobo. « Si Wolf vient, nous n’allons pas », il a été entendit
    une voix hors micro présidentielle.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    Argenpress:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">mardi 4 mai 2010<br>
    <br>
    <br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 May 2010 12:07:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-les-dirigeants-de-l-union-des-nations-sud-americaines-ne-participerons-pas-au-sommet-de-madrid-si-porfirio-lobo-est-invite-49848220.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-les-dirigeants-de-l-union-des-nations-sud-americaines-ne-participerons-pas-au-sommet-de-madrid-si-porfirio-lobo-est-invite-49848220-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mexique. RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION DEVANT LE CONSULAT DU MEXIQUE DE MARSEILLE]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-mexique-rassemblement-de-protestation-devant-le-consulat-du-mexique-de-marseille-49768658.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: 12pt;">RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION<br>
    DEVANT LE CONSULAT DU MEXIQUE DE MARSEILLE<br>
    PLACE DE L'OPERA 13001 MARSEILLE<br>
    MARDI 4 MAI À 17 h 30</span></strong></span><br>
    <br>
    Halte aux attaques paramilitaires du gouvernement assassin d'Ulises Ruiz !<br>
    <br>
    Retrait immédiat du blocage paramilitaire de la Commune autonome de San Juan Copala !<br>
    <br>
    Halte au financement, à l'armement et à l'impunité<br>
    dont jouissent les groupes paramilitaires dans les Etats<br>
    d'Oaxaca, du Chiapas, du Guerrero et du Michoacan !<br>
    <br>
    <br>
    Rappel <a href="http://www.millebabords.org/spip.php?article14073">www.millebabords.org/spip.php?article14073</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 04 May 2010 07:14:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-mexique-rassemblement-de-protestation-devant-le-consulat-du-mexique-de-marseille-49768658.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-mexique-rassemblement-de-protestation-devant-le-consulat-du-mexique-de-marseille-49768658-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Communiqué de France Amérique latine suite aux évènements d'Oaxaca]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-communique-de-france-amerique-latine-suite-aux-evenements-d-oaxaca-49760169.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    COMMUNIQUE : Oaxaca (Mexique) : deux morts, une quinzaine de blessés et plusieurs disparus lors d’une agression militaire contre un groupe d’observation civile des droits humains.<br>
    <a href="http://franceameriquelatine.org/index.php?m=3&amp;idnews=195">http://franceameriquelatine.org/index.php?m=3&amp;idnews=195</a><br>
    <br>
    <br>
    Ce mardi 27 avril, une vingtaine de paramilitaires issus de l’Union pour le Bien-être Social de la région Triqui (UBISORT), affiliée au Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI, droite), ont
    tiré des coups de feu sur une mission internationale d’observateurs civils pour les droits humains qui se dirigeait vers le municipe indigène de San Juan Copala, une région montagneuse qui lutte
    pour conserver son autonomie, -effective depuis 2007-, malgré le contexte d'isolement et l'état de siège que leur imposent les paramilitaires depuis janvier dernier.<br>
    <br>
    Cette nouvelle agression envers le peuple triqui s’est soldée par deux morts (un observateur international finlandais et une mexicaine), une quinzaine de blessés et un nombre indéterminé de
    disparus.<br>
    <br>
    Une ambulance est arrivée sur les lieux, peu après l’attaque, afin de dispenser des soins aux blessés, mais on a également ouvert le feu lâchement sur le véhicule qui a été contraint de quitter
    les lieux.<br>
    <br>
    Cette mission, composée de défenseurs des droits humains de Finlande, Italie, Belgique et Allemagne, ainsi que des membres de l’Assemblée Populaire des Peuples de Oaxaca (APPO) et des professeurs
    de la section syndicale 22 -à l’origine de la grande grève de 2006-, devait se rendre à San Juan Copala pour, d’une part, apporter des vivres et des couvertures aux habitants qui, à cause de
    l’encerclement du village par les paramilitaires, n’ont accès ni à l’eau potable, ni à l’électricité ; et, d’autre part, pour assurer la protection des professeurs de la section 22 qui tentaient
    de revenir dans la région après quatre mois d’absence dû au conflit.<br>
    <br>
    Le gouvernement régional (toujours dirigé par Ulises Ruiz) se dédouane de toute responsabilité arguant que les autorités n’avaient pas connaissance de la présence de la mission internationale ;
    il soutenait, au lendemain des faits, qu’un dialogue avait été amorcé entres les forces opposées du conflit (information peu crédible alors même que le village était toujours encerclé par la
    UBISORT).<br>
    <br>
    L’association France Amérique latine DÉNONCE :<br>
    <br>
    - cette attaque armée, résultat des conditions de violence institutionnelle et d'impunité dont jouissent les paramilitaires dans cette région de Oaxaca. La violence institutionnalisée est dirigée
    contre les différentes expressions de la lutte sociale à Oaxaca et spécifiquement envers la construction de processus autonomes.<br>
    <br>
    France Amérique latine EXIGE par conséquent :<br>
    <br>
    • que le gouvernement assassin d’Ulises Ruiz mette fin aux attaques paramilitaires dans la région triqui et que cessent le financement, l'armement et l'impunité dont profitent ces groupes
    paramilitaires qui sont sous le contrôle de Rufino Juarez Hernandez,<br>
    <br>
    • qu’une enquête judiciaire fiable et sans connivence avec les politiques soit menée,<br>
    <br>
    • la garantie que les personnes disparues sont toujours en vie,<br>
    <br>
    • que les revendications légitimes des professeurs de la section 22, ainsi que celles de l’ensemble du mouvement populaire de Oaxaca soient satisfaites, et en premier lieu la démission du
    gouverneur corrompu et assassin Ulises Ruiz Ortiz.<br>
    <br>
    Depuis la France, nous soutenons la dignité du mouvement social d’Oaxaca et l’exigence des peuples indigènes de se constituer en territoire autonome alors même que les pouvoirs politiques les ont
    toujours méprisés et spoliés.<br>
    <br>
    Pour un Mexique libre et souverain !<br>
    <br>
    France Amérique latine, Paris, le lundi 3 mai 2010<br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 03 May 2010 23:17:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-communique-de-france-amerique-latine-suite-aux-evenements-d-oaxaca-49760169.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-communique-de-france-amerique-latine-suite-aux-evenements-d-oaxaca-49760169-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[AMERIQUE LATINE, ETAT DES LIEUX, BERCEAU D’IDEES ET DE PENSEES]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-amerique-latine-etat-des-lieux-berceau-d-idees-et-de-pensees-45819566.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/08/24/30/Amerique-Latine/clip_image004.jpg" class="GcheTexte" alt="clip image004" height="168" width="137"><span style=
  "font-size: 14pt;"><b>Mercredi 10 Mars 2010 à 19 h</b></span></span><span style="font-size: 14pt;"><b><br>
  <br>
  Cité du Livre – Amphithéâtre de la Verrière<br>
  <br>
  8-10, rue des Allumettes<br>
  <br>
  13100 Aix en Provence</b></span><br>
  <br>
  <div style="text-align: center;">
    <b><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 18pt;">"Où va l'Amérique latine?</span><br>
    <span style="font-size: 18pt;">Crise du néolibéralisme et résistances collectives dans le continent de Bolivar"</span><br></span></b>
  </div><br>
  <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;">Conférence de</span>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><br></span><br>
  <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/08/24/30/Amerique-Latine/clip_image006.jpg" class="noAlign" alt="clip image006" height="196" width="158"><br>
  Franck GAUDICHAUD</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">Maître de Conférences à l’Université Grenoble 3</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">Membre du bureau national de France Amérique Latine</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">et</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/08/24/30/Amerique-Latine/clip_image008.jpg" class="noAlign" alt="clip image008" height="168" width="165"><br>
  Maurice LEMOINE</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">Journaliste</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">Rédacteur en chef du Monde Diplomatique&nbsp;</span><br>
  <br>
  <span style=
  "font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">Mercredi 10 Mars 2010 à 19 h</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">Cité du Livre – Amphithéâtre de la Verrière</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">8-10, rue des Allumettes</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">13100 Aix en Provence</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">Entrée Gratuite</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">Contact : 06 37 26 91 62</span><br>
  <br>
  <b><span style="font-size: 10pt;">Un moment musical à la fin de la conférence&nbsp; avec Pascal AMERICANTA</span></b><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">s</span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Feb 2010 18:22:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-amerique-latine-etat-des-lieux-berceau-d-idees-et-de-pensees-45819566.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-amerique-latine-etat-des-lieux-berceau-d-idees-et-de-pensees-45819566-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[N° 4 du bulletin "Ameriques latines en luttes"]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-n-4-du-bulletin-ameriques-latines-en-luttes-45357608.html</link>        <description><![CDATA[En pièce jointe le bulletin n° 4&nbsp; "Amériques latines en luttes" édité par le groupe "Amérique latine" du NPA<br>
  <br>
  <br>
  <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/24/30/bulletin-Am-Latines-en-luttes-NPA-N-4-version-def.pdf"><img src="http://fdata.over-blog.net/99/00/00/01/img/p16_pdf.gif" alt=
  "bulletin Am Latines en luttes NPA N 4 version def" height="20" width="25"> bulletin Am Latines en luttes NPA N 4 version def</a>]]></description>
        <pubDate>Sun, 21 Feb 2010 05:50:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-n-4-du-bulletin-ameriques-latines-en-luttes-45357608.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-n-4-du-bulletin-ameriques-latines-en-luttes-45357608-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bilan politique des luttes du Mouvement des Sans-terre au Brésil]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-bilan-politique-des-luttes-du-mouvement-des-sans-terre-au-bresil-44309900.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://www.alencontre.org/Images/MstManif.jpg" height="262" width="350"><!-- InstanceEndEditable --> <!-- InstanceBeginEditable name="Legende" -->
  <p class="Legende" align="center">
    &nbsp;
  </p><!-- InstanceEndEditable -->
  <table style="width: 200px; height: 16px;" border="0" cellspacing="0" align="right" bordercolor="#FFFFFF">
    <tbody>
      <tr>
        <td width="26"></td>
        <td width="158"></td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;" align="center">
    <!-- InstanceBeginEditable name="Titre" -->
  </p>
  <p class="TitreRouge" align="center">
    MST: «Nous continuerons à organiser le peuple pour la lutte»
  </p><!-- InstanceEndEditable --><!-- InstanceBeginEditable name="Auteur" -->
  <p class="Auteur">
    Entretien avec Joba Alves&nbsp;<a href="http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html#x">*</a>
  </p><!-- InstanceEndEditable --><!-- InstanceBeginEditable name="Texte" -->
  <p class="Normal">
    <b>En 2009, le MST (Mouvement des sans-terre) a organisé d’importantes journées de lutte et de mobilisation. Elle devait replacer la Réforme Agraire au centre des préoccupations du gouvernement
    Lula et de la société. Pour le MST, la démocratisation de l’accès à la terre constitue encore une des possibilités de sortie de crise. Or, le MST s’est affronté à diverses offensives et
    tentatives de criminalisation de la part de ses ennemis. La politique du gouvernement Lula a abouti à la création d’une Commission Parlementaire Mixte d’Enquête (CPMI) qui est, en fait, dirigée
    contre la Réforme Agraire. Dans cet entretien, réalisé le 23 décembre 2009, Joba Alves dresse un bilan politique des luttes du MST en 2009 et présente les défis à relever pour l’année 2010.</b>
    <em>(Réd.)</em>
  </p>
  <p class="STitreRouge" align="left">
    Quels furent les principaux foyers de lutte du mouvement cette année&nbsp;? Et pourquoi&nbsp;?
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous avons prioritairement centré notre action sur la volonté d’imposer le thème de la Réforme Agraire au gouvernement et à la société brésilienne, question qui était jusque-là peu présente dans
    l’agenda politique et qui avait été pratiquement abandonnée par le gouvernement en tant que politique publique.
  </p>
  <p class="Normal">
    Le gouvernement a opéré un choix en faveur l’agronégoce (agrobusiness) comme modèle de développement de la campagne brésilienne et ne retient la réalisation de la Réforme Agraire que comme mesure
    compensatoire permettant d’apporter une solution à des conflits sociaux isolés.
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous avons mené des luttes pour l’installation des plus de 90’000 familles vivant dans des campements. Mais au-delà de cela, nous exigeons le rétablissement de la ligne budgétaire prévue pour la
    Réforme Agraire. Elle a subi des coupes par le gouvernement qui a prétendu que c’était la crise économique qui l’obligeait à prendre ces mesures.
  </p>
  <p class="Normal">
    Fait également partie de notre lutte l’exigence d’une actualisation des indices de productivité qui ne sont plus mis à jour depuis plus de 30 ans (l’ordonnance en vigueur utilise encore des
    données du recensement concernant l’agriculture et l’élevage de 1975 pour mesurer la productivité moyenne des fazendas dans chacune des 450 micro régions du pays). Cela a d’ailleurs constitué un
    des points d’achoppement dans la lutte contre le latifundium.
  </p>
  <p class="Normal">
    Fait également partie de nos revendications une meilleure politique de développement pour les campements (dans lesquels des familles sont regroupées dans l’attente de l’attribution de terres).
    Sur ce point, nos luttes ont joué un rôle fondamental, tant du point de vue de la démonstration de force qui a été faite sur le campement [de la capitale Brasilia] au mois d’août dernier que par
    la jonction que l’on a pu ainsi établir avec la société, un élément qui joue un rôle essentiel dans les conquêtes qui peuvent être les nôtres.
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous avons poursuivi notre confrontation avec les entreprises transnationales de l’agriculture qui continuent d’étendre leur processus de domination et de contrôle de la production, du territoire
    et des ressources naturelles qu’elles veulent établir à travers l’agronégoce.
  </p>
  <p class="Normal">
    Du côté de la lutte politique, nous avons apporté notre contribution sur des thèmes tels que la crise financière, en menant amplement le débat avec des forces de la classe ouvrière afin de
    parvenir à une compréhension commune de la crise et de ses effets. Et nous nous sommes également mis d’accord sur un agenda commun de luttes avec différents secteurs populaires du pays, visant
    ainsi à une unité entre les divers mouvements sociaux.
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous défendons également l’idée d’un contrôle populaire et national sur les ressources naturelles (et la fonction stratégique que celles-ci remplissent pour la conquête de notre souveraineté), ce
    que nous avons exprimé à l’occasion de la campagne de défense du pétrole [suite aux importantes découvertes], où nous avons contribué à donner un caractère national à cette question.
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous avons également mené une activité importante en défense de l’environnement et nous avons établi des liens avec divers secteurs contre des modifications dévastatrices du Code Forestier [une
    législation environnementale datant de 1965 qui a des objectifs très ambitieux mais… qui n’ont jamais été véritablement respectés] proposées par le secteur de l’agronégoce. Nous avons la
    certitude que la destruction de la législation sur l’environnement causera encore une plus grande dégradation de la nature pour ne servir qu’à l’expansion de l’agronégoce.
  </p>
  <p class="STitreRouge" align="left">
    Quel est le bilan du processus de Réforme Agraire au cours de cette année&nbsp;? Y a-t-il eu la moindre avancée&nbsp;?
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous avons obtenu des victoires politiques symboliques, mais il y a eu peu d’avancée dans le domaine économique. Du point de vue des désappropriations, il n’y a rien à fêter. Il n’y a pas eu un
    nombre significatif d’installations de familles [vivant encore dans des campements]. Au contraire, ce fut l’année la plus mauvaise en ce qui concerne la quantité d’installations effectuées. On
    peut même dire qu’il n’y a pratiquement rien eu.
  </p>
  <p class="Normal">
    Nos conquêtes se sont faites sur le champ politique, comme l’obtention de la promesse de la part du gouvernement d’actualiser les indices de productivité – une revendication historique des
    mouvements de lutte pour la Réforme Agraire dans le pays, [car ces indices déterminent la possibilité de désappropriation des terres – contre paiement – des grands propriétaires].
  </p>
  <p class="Normal">
    Quant à la désappropriation de la fazenda Nova Alegria, à Felisburgo [dans l’Etat de Minas Gerais] [<a href="http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html#1">1</a>], en plus de représenter
    une victoire symbolique et historique, elle constitue un nouveau précédent important en ce qui concerne les désappropriations de terres dans le pays. On a en effet utilisé le critère de la
    fonction sociale environnementale, ce qui jusque-là était chose inédite dans le pays et peut à l’avenir rendre possibles de nouvelles désappropriations.
  </p>
  <p class="Normal">
    Une autre victoire sur le champ politique fut la conquête des terres de Syngenta [la transnationale helvétique, leader mondial, avec Monsanto, de la production de semences OGM, d’herbicides, de
    fongicides, etc.; elle a son siège à Bâle] dans l’Etat du Paraná, qui a imposé une défaite aux transnationales [<a href="http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html#2">2</a>]. Cette
    victoire porte le nom de notre camarade Keno [<a href="http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html#3">3</a>] et marque l’histoire de la résistance.
  </p>
  <p class="Normal">
    Sont symboliques également les condamnations subies par l’Etat brésilien au sein de l’Organisation des Etats Américains (OEA), qui inflige une défaite morale non seulement aux latifundistes (qui,
    parce qu’ils sont liés à la partie la plus puissante de l’appareil judiciaire brésilien, resteront impunis), mais également à l’ensemble des institutions brésiliennes qui ont criminalisé les
    mouvements sociaux et agissent avec partialité.
  </p>
  <p class="Normal">
    Cela signifie une reconnaissance internationale des persécutions infligées aux luttes populaires par certains secteurs de l’Etat brésilien. Dans ce même sens, la mise sur pied du campement
    national à Brasilia (réalisé durant le mois d’août 2009 dans la capitale par plus de deux mille militants) a représenté une grande démonstration de force politique et d’unité et a montré le fort
    soutien populaire dont jouit le MST sur la question de la réforme agraire.
  </p>
  <p class="STitreRouge" align="left">
    Et quelles conquêtes peut-on mettre en avant&nbsp;?
  </p>
  <p class="Normal">
    Notre victoire principale a été de parvenir à replacer la Réforme Agraire au centre des préoccupations du gouvernement et de la société – en dépit d’un rapport de force très défavorable – et de
    parvenir, en même temps, à imposer des défaites – même si ce n’est que sur le terrain politique et symbolique – aux secteurs les plus réactionnaires du pays.
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous avons aussi été capables de donner des réponses face aux attaques portées par le latifundium, allié aux secteurs du Pouvoir Judiciaire, des médias et de la Police Militaire dans les Etats du
    Rio Grande do Sul, de São Paulo, de Pernambuco et du Pará. Là, notre base a non seulement participé activement aux luttes de masse, mais elle a su aussi mobiliser de larges secteurs de la société
    qui se sont positionnés en défense du MST et de la Réforme Agraire.
  </p>
  <p class="Normal">
    Le Campement National de Brasilia a fait la démonstration de la force politique du MST en parvenant à imposer la question de la Réforme Agraire à la société et au gouvernement et à imposer
    également le respectà nos ennemis et au gouvernement fédéral.
  </p>
  <p class="Normal">
    Il faut aussi que nous valorisions les diverses initiatives et actions de solidarité prises en défense du MST par d’innombrables secteurs de la société face aux processus de criminalisation
    imposés par nos ennemis.
  </p>
  <p class="Normal">
    Il faut que nous sachions interpréter et valoriser la conquête de Felisburgo et la victoire contre la compagnie Syngenta dans l’Etat du Paraná, en mesurant l’importance que celles-ci revêtent
    dans la lutte pour la Réforme Agraire.
  </p>
  <p class="STitreRouge" align="left">
    Comment évaluez-vous la position politique et les actions du gouvernement fédéral et de l’Incra [Institut National de la Colonisation et de la Réforme Agraire] en 2009&nbsp;?
  </p>
  <p class="Normal">
    Le gouvernement fédéral a pris une option claire en faveur de l’agronégoce comme étant le modèle devant être appliqué dans les zones rurales brésiliennes et il a agi avec mépris à l’égard de la
    Réforme Agraire qu’il est en train de ne traiter que comme une sorte de politique compensatoire qui n’est appliquée qu’en situation de conflit social et non comme une politique d’Etat visant à
    combattre le latifundium et la concentration de la terre.
  </p>
  <p class="Normal">
    Le gouvernement fédéral poursuit la même politique que son prédécesseur [Fernando Henrique Cardoso, président de 1995 à 2002], en incorporant les projets de colonisation en Amazonie aux données
    sur le nombre de familles installées et en incluant dans les données la régularisation des terres de petits agriculteurs et la réinstallation de familles sur des lotissements débarrassés
    d’anciens campements. Ce sont des actions importantes, mais qui ne s’attaquent en rien à la structure de la concentration foncière.
  </p>
  <p class="Normal">
    Le gouvernement mise également sur des politiques qui favorisent la concentration de la terre, comme la politique proposée par le gouvernement pour la production d’éthanol et de biodiesel, qui
    doit selon eux suivre le modèle de l’agronégoce. Ce sont des options qui font de notre pays celui où la concentration de la terre est la plus élevée, comme l’a attesté le dernier recensement
    agraire [terre, culture et élevage].
  </p>
  <p class="Normal">
    Une grande partie du groupe parlementaire des ruralistes [le lobby des gros propriétaires terriens] constitue la base sur laquelle s’appuie le gouvernement fédéral de Lula pour gagner lors de
    votations importantes devant le Congrès et à la veille d’une période électorale.
  </p>
  <p class="STitreRouge" align="left">
    Nous avons assisté, au cours de l’année, à des épisodes comme l’assassinat d’Elton Brum [<a href="http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html#4">4</a>] dans l’Etat de Santa Catarina, la
    fermeture des écoles itinérantes [<a href="http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html#5">5</a>], des tentatives de criminalisation dans les Etats du Pará et de Pernambuco. De quelle
    manière le pouvoir judiciaire est-il impliqué en 2009 dans ce processus de recrudescence de la criminalisation du MST&nbsp;?
  </p>
  <p class="Normal">
    En vérité, une grande partie du Pouvoir Judiciaire brésilien a depuis toujours été compromis avec le latifundium. Il a toujours été très agile pour réprimer les actions des mouvements sociaux,
    spécialement la lutte pour la terre, alors qu’il a toujours traîné les pieds et s’est montré partial dans ses décisions concernant les crimes commis par le latifundium.
  </p>
  <p class="Normal">
    Il n’y a qu’à porter le regard vers les assassinats commis contre des travailleurs ruraux par des fazendeiros, pratiquement aucun n’a été jugé. En plus de cela, plus de 15’000 familles sont
    actuellement empêchées de s’installer, simplement en raison d’action de juges qui ont suspendu les procédures d’installation.
  </p>
  <p class="Normal">
    Il y a un élément nouveau qui est celui des déclarations politiques faites publiquement par tel ou tel membre du Pouvoir Judiciaire en défense explicite de l’agronégoce et contre les mouvements
    sociaux, particulièrement le MST. La meilleure illustration de cette nouveauté est le président du STF [le Tribunal Fédéral Suprême], Gilmar Mendes. Ses initiatives incitent d’autres juges à
    adopter le même comportement, de même que cela légitime la violence contre les mouvements sociaux.
  </p>
  <p class="Normal">
    Il existe une articulation étroite entre le latifundium, le pouvoir judiciaire et les médias: l’un commande, l’autre exécute et un autre encore distribue l’information en donnant sa version des
    faits et en créant des scandales. Les attitudes du président du STF, Gilmar Mendes, représentent l’exemple même de cette relation de promiscuité, de compromission avec le projet des élites
    brésiliennes, qui considèrent l’agronégoce comme le modèle à suivre et à défendre dans les zones rurales
  </p>
  <p class="Normal">
    Ce n’est pas par hasard que Gilmar Mendes s’est prononcé politiquement contre les actions des mouvements sociaux et en particulier le MST. Malgré les différents crimes commis par l’agronégoce,
    les assassinats, les conditions de travail proches de l’esclavage, le blanchiment d’argent et bien d’autres choses encore, il n’existe aucune prise de position de la part du ministre contre tout
    cela. Au contraire, celui-ci s’est positionné en défense de ces criminels, comme cela s’est produit avec les deux Habeas Corpus qu’il a concédés au banquier Daniel Dantas [<a href=
    "http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html#6">6</a>].
  </p>
  <p class="STitreRouge" align="left">
    Toujours dans ce contexte de criminalisation, que signale la création d’une Commission Parlementaire Mixte d’Enquête&nbsp;?
  </p>
  <p class="Normal">
    Cette commission représente le conflit existant entre deux modèles pour les zones rurales: celui de l’agronégoce contre celui de la petite agriculture, modèle défendu par les mouvements sociaux,
    qui, pour le latifundium, représentent un obstacle à la consolidation totale de l’agronégoce.
  </p>
  <p class="Normal">
    En effet, en plus de mener une lutte directe pour la défense de la Réforme Agraire et la défense du territoire, les mouvements sociaux agissent également dans la dénonciation des crimes commis
    par l’agronégoce et ses sbires, ce qui fait à ces milieux une très mauvaise publicité auprès de la société et de la communauté internationale.
  </p>
  <p class="Normal">
    Les mouvements sociaux actifs dans les zones rurales représentent donc l’ultime obstacle que l’agronégoce doit écarter de son chemin. Car ces gens détiennent la majorité au Parlement, le contrôle
    des grandes entreprises, le soutien de pratiquement tout le Pouvoir Judiciaire et l’appui du gouvernement fédéral.
  </p>
  <p class="Normal">
    En plus de cela, ils ont mis en place tous les moyens possibles pour essayer d’imposer une défaite morale à leurs ennemis. Ils ont appris qu’il n’est plus possible d’avoir comme seule forme de
    confrontation avec les mouvements sociaux la répression physique, les assassinats et la prison. Ils ont perçu que la société n’accepte plus cette pratique qui continue pourtant d’exister. Ils
    agissent donc maintenant dans le sens de démoraliser les mouvements sociaux, en essayant d’imposer une image de vandales, de corrompus et de criminels à tous ceux qui mènent une lutte sociale.
  </p>
  <p class="Normal">
    Ils veulent retirer tout le caractère social des revendications, en même temps qu’ils ont besoin d’améliorer leur image face à la société. Ils criminalisent donc la Réforme Agraire pour se
    «décriminaliser» eux-mêmes, en utilisant la presse et la prise de position publique de personnes d’autorité connues. Ce ne sont certainement pas les actions réalisées sur les terres brûlées par
    l’entreprise Cutrale [<a href="http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html#7">7</a>], ni le spectacle médiatique fait autour de celle-ci, ni encore les affrontements sur les terres de
    Dantas dans l’Etat du Pará, qui ont fait que la Commission d’Enquête soit mise sur pied&nbsp;!
  </p>
  <p class="Normal">
    Ils ont besoin de battre la Réforme Agraire et cette Commission fait partie de ce processus de criminalisation qui maintenant coordonne les différentes formes de criminalisation qui sont menées
    par l’Etat et ses divers instruments, dans un affrontement organisé au niveau national avec toute la mise en spectacle par les médias que cela suppose.
  </p>
  <p class="Normal">
    Cette Commission n’a pas de légitimité. Ni par son contenu ni même par les gens qui la proposent, eux dont l’historique des crimes va des conditions de travail proches de l’esclavage à la
    corruption et l’implication politique avec des entreprises de l’agronégoce. La société brésilienne a largement condamné cette CPI et les manifestations d’appui reçues par le MST, provenant des
    secteurs les plus divers de la société, ont été nombreuses. Que ce soit par l’organisation d’actions de soutien à travers tout le pays ou par la reconnaissance manifestée par des institutions
    faisant partie de l’Etat lui-même, le MST a été largement félicité pour son engagement en faveur de la Réforme Agraire.
  </p>
  <p class="STitreRouge" align="left">
    Quelles sont les perspectives et les principaux défis devant être relevés en 2010 par le MST et par la classe ouvrière en général&nbsp;?
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous aurons une année bien courte pour remplir toutes nos tâches et affronter les énormes défis politiques et les difficultés organisationnelles internes. C’est une année d’élections nationales
    et de Coupe du Monde de football [fait culturel d’importance au Brésil] deux événements qui concernent toute la société brésilienne.
  </p>
  <p class="Normal">
    Il faut que nous avancions dans le débat sur les contradictions de l’agronégoce, qui, dans des temps de changements climatiques, est celui qui répand du poison sur les tables brésiliennes et a
    causé d’innombrables violences contre les populations de la campagne, des sans-terre comme des indigènes, des quilombolas [communautés noires issues, à l’origine, d’esclaves ayant échappé à leur
    propriétaire] comme des ribeirinhos [désignation générique des peuples brésiliens vivant au bord des fleuves amazoniens], etc.
  </p>
  <p class="Normal">
    Il faut que nous luttions avec la société contre la proposition de modification du Code Forestier faite par le latifundium. Cette modification donne non seulement plus d’espace à l’agronégoce,
    mais signifie également une dégradation de l’environnement.
  </p>
  <p class="Normal">
    Il faut que nous discutions avec la société sur le fait que la Réforme Agraire n’a jamais été aussi nécessaire à notre pays que maintenant, que l’on considère la question sous l’angle de la
    justice sociale ou de l’aggravation des problèmes dans les grands centres urbains. C’est un thème incontournable pour la survie même de l’humanité sur notre planète, qui doit affronter la
    question du réchauffement global et des changements climatiques. Il faut montrer à la société comment le modèle de l’agronégoce, contrôlé par les entreprises transnationales, met en danger la
    souveraineté alimentaire du pays. Pour le moment, celui-ci ne produit que des produits alimentaires pollués, puisque que le Brésil s’est transformé en plus grand consommateur mondial de produits
    chimiques et autres poisons agricoles et qu’il porte ainsi la responsabilité des altérations climatiques et du déséquilibre de l’environnement qui affectent toute la population, mais plus
    gravement encore les personnes qui vivent entassées dans les grands centres.
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous, Brésiliens, nous avons de grandes responsabilités sur la scène mondiale et plus encore les mouvements sociaux de la campagne, qui représentent une partie de la solution à apporter aux
    problèmes des changements climatiques. Si d’un côté l’agronégoce est le grand responsable du réchauffement global, la Réforme Agraire, elle, est une réponse écologique au réchauffement climatique
    car cette réforme implique un type d’agriculture capable d’absorber, en partie, l’excédent de gaz à effet de serre avec, en plus, une production d’aliments respectueuse de l’environnement.
  </p>
  <p class="Normal">
    Pour sauver la planète, il est nécessaire d’empêcher l’avancée de l’agronégoce et des grands projets affectant les zones rurales. Pour cela, il sera nécessaire de saisir quels sont les grands
    problèmes de la société afin de coordonner nos différentes contributions. Ainsi, nous visons à une large alliance avec les secteurs urbains, dans la perspective de pousser la société à s’engager
    plus concrètement dans la Réforme Agraire. Si cela ne se produit pas, la Réforme Agraire restera isolée à la campagne et là, elle restera vulnérable face aux attaques portées par les secteurs
    conservateurs de l’élite brésilienne.
  </p>
  <p class="Normal">
    Ce sera une année de luttes nombreuses, en dépit d’un calendrier court, où nous devrons nous attacher à combiner nos luttes spécifiques avec les revendications de l’ensemble des travailleurs et
    des secteurs progressistes. Ce n’est que de cette manière que nous pourrons affronter le processus de criminalisation des mouvements sociaux, qui sera intense. Non pas en nous positionnant en
    tant que victimes, mais en promouvant un bon débat sur les véritables problèmes du peuple brésilien et en démontrant les contradictions du modèle de développement brésilien, qui est un modèle
    insoutenable du point de vue social, environnemental, économique et politique.
  </p>
  <p class="Normal">
    Nous continuerons à organiser le peuple pour la lutte et à débattre avec la société tout entière sur la nécessité d’un autre modèle capable de dépasser la pauvreté et la misère ainsi que toutes
    les contradictions engendrées par le modèle économique, social et politique actuel. (Traduction <em>A l’Encontre</em>)
  </p>
  <p class="Notes">
    <a name="x" id="x"><b>*</b></a> Joba Alves est membre de la coordination nationale du MST.
  </p>
  <p class="Notes">
    <a name="1">1</a>. Depuis le 1er mai 2002, près de 200 familles occupent la fazenda d’Adriano Chafik à Felisburgo dans l’Etat de Minas Gerais. Le 20 novembre 2004, 5 personnes sont assassinées
    lors de l’attaque du campement par une milice de 18 hommes armés, commanditée par le propriétaire. Toutes les tentes où vivaient les familles sont également incendiées
  </p>
  <p class="Notes">
    <a name="2">2</a>. En fin 2000, Novartis and AstraZeneca (anglo-suédois) fusionnent leurs départements consacrés à l’agrobusiness et forme Syngenta. Syngenta a une politique d’acquisition,
    silencieuse, de jeunes compagnies prometteuses.
  </p>
  <p class="Notes">
    <a name="3">3</a>. Le paysan sans-terre Valmir Mota de Oliveira, dit Keno, a été tué par une milice armée, le 21 octobre 2007, à Santa Tereza do Oeste, dans l’Etat du Paraná.
  </p>
  <p class="Notes">
    <a name="4">4</a>. Lepaysan sans-terre Elton Brum a été assassiné par la Brigade Militaire de l’Etat du Rio Grande do Sul lors de l’évacuation d’une Fazenda occupée à São Gabriel . Durant cette
    action, des dizaines de personnes, y compris des femmes et des enfants, ont été blessés par des projectiles.
  </p>
  <p class="Notes">
    <a name="5">5</a>. De écoles itinérantes ont été créées il y a 13 ans par le MST afin de tenter de scolariser les enfants des sans-terre vivant dans les campements. Dès le mois de février de
    2009, plusieurs ont été fermées, notamment sous le prétexte qu’elles donnent une éducation socialiste aux enfants.
  </p>
  <p class="Notes">
    <a name="6">6</a>. Par l’Habeas Corpus qui lui a été accordé par le président du STF, Gilmar Mendes, le 29 mai 2009, Daniel Dantas a échappé à la prison préventive. Le banquier Dantas est le
    propriétaire de la Fazenda Espíritu Santo à Eldorado dos Carajás (Etat du Pará) qui est occupée depuis le mois de février 2009. Le 18 avril, des tueurs à gage y ont assassiné par balle neuf
    sans-terre et ont retenu en otages trois membres du MST revenant d’une manifestation.
  </p>
  <p class="Notes">
    <a name="7">7</a>. L’entreprise Cutrale [dans l’Etat de São Paulo], l’une des plus grandes entreprises agricoles du Brésil, gère la plus grande plantation d’oranges au Brésil (elle contrôle 30%
    du jus d’orange mondial). Il semble qu’elle ait brûlé volontairement des hectares entiers afin de criminaliser le MST qui occupait une partie de la propriété depuis le mois d’octobre 2009.
  </p>
  <p class="Notes">
    (29 décembre 2009)
  </p>
  <p class="Notes">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Notes">
    source : <a href="http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html">http://www.alencontre.org/Brazil/BresilMST12_09.html</a>
  </p><!-- InstanceEndEditable -->]]></description>
        <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 07:52:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-bilan-politique-des-luttes-du-mouvement-des-sans-terre-au-bresil-44309900.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-bilan-politique-des-luttes-du-mouvement-des-sans-terre-au-bresil-44309900-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Honduras. L’armée et la police délogent des centaines de paysans qui réclament des terres volées par les responsables du coup d’état]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-honduras-l-armee-et-la-police-delogent-des-centaines-de-paysans-qui-reclament-des-terres-volees-par-les-responsables-du-coup-d-etat-43850401.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">19.01.2010.<br>
    mardi 19 janvier 2010<br>
    <br>
    Plus de 600 personnes appartenant au Mouvement Unifié Paysans de l’Aguan (MUCA) une organisation affiliée à la Centrale Nationale des Travailleurs de la Terre (CNTC), ont été brutalement délogées
    par un important contingent composé de militaires, de policiers et de gardes de sécurité des propriétaires terriens Miguel Facussé Barjum, René Morales et Reinaldo Canales, dans les municipalités
    de Tocoa et Trujillo, département de Colon à l’ouest du pays. Les accords obtenus avec la Présidence de la République et l’Institut National Agraire (INA) quelques jours avant le coup d’état on
    été totalement violés.<br>
    <br>
    Le Syndicat de Travailleurs de l’Institut National Agraire (SITRAINA), affilié à l’UITA, ainsi que des organisations internationales dénoncent cet outrage, demandant que cesse toute violence et
    que soit résolu le conflit agraire.<br>
    <br>
    Sur le même modèle de violence appliqué depuis le coup d’état du 28 juin 2009 passé, des effectifs militaires, des policiers et des gardes privés ont attaqué à balles réelles et de caoutchouc, et
    de gaz lacrymogènes, des familles entières de paysans qui, depuis décembre dernier, avaient pris possession de terres qu’ils réclament être leurs dans la zone de la vallée de l’Aguan.<br>
    <br>
    <b>L’histoire du conflit</b><br>
    <br>
    Selon les membres du MUCA, au début des années 60, c’est d’après la Loi sur la Réforme Agraire promulguée, que des centaines de familles paysannes pauvres s’octroyèrent le droit d’appartenance de
    terres publiques et privées.<br>
    <br>
    Durant la décennie des années 70, l’état conclut des accords avec des entreprises paysannes sur des milliers d’hectares cultivant des palmiers africains, dans la région connue comme le Bas Aguan,
    dans le département nordique de la Côte atlantique du Honduras. Cependant, au début des années 90, la Loi pour la Modernisation et le Développement du Secteur Agricole qui fut approuvée, avait
    pour objectif de déposséder ces entreprises de leurs droits sur approximativement 20 000 hectares des meilleures terres du pays.<br>
    <br>
    Toujours selon le MUCA, le processus s’est conclu avec la vente des actifs de 40 entreprises paysannes, toutes concentrées dans les mains des propriétaires terriens Miguel Facussé Barjum, René
    Morales et Reinaldo Canales. Ce processus d’acquisition a été caractérisé par plusieurs irrégularités. Des membres de la coopérative ont découvert que l’accord de vente établi par les acheteurs
    mentionnait qu’ils utilisaient la terre pour sa culture et sa production, mais que la propriété de cette dernière restait en possession de l’Etat pour l’utilisation exclusive en cas de réforme
    agraire.<br>
    <br>
    C’est en 2001 qu’ont commencé les réclamations de terres acquises de manière frauduleuse par des entrepreneurs corrompus par les pouvoirs publics et pour d’autres terres qui n’ont jamais été
    inscrites au nom des acheteurs, mais dont l’Etat a reconnu les droits sous forme de concessions jusqu’en février 2005.<br>
    <br>
    Après un long processus de revendications, de prise de terres et de routes en signe de protestation, c’est en 2009 qu’on est entré dans un processus de négociation dans lequel le MUCA a présenté
    une proposition d’accord pour solutionner le conflit, et deux semaines avant le coup d’état, une convention a été signée entre l’INA, les paysans et les propriétaires terriens, approuvé par le
    Président Manuel Zelaya Rosales, le maire de Tocoa et le Gouverneur de Colon. Ils se sont accordés pour créer une commission tripartite afin de réviser le procédé légal utilisé pour l’acquisition
    de terres par les propriétaires terriens.<br>
    <br>
    Cependant, le coup d’état du 28 juin 2009 a paralysé le processus de négociation et le MUCA a commencé la lutte dans les rues pour exiger le retour de l’ordre constitutionnel, s’ajoutant à la
    prise de l’INA.<br>
    <br>
    <b>La lutte va continuer</b><br>
    <br>
    Devant l’intransigeance des nouvelles autorités de facto, c’est le 9 décembre dernier qu’a commencé la récupération définitive des terres, ce qui a provoqué une violente réaction de la part des
    corps répressifs après avoir reçu un ordre judiciaire de délogement.<br>
    <br>
    “Ces terres ont été acquises de façon illégale par une partie de ces 3 propriétaires terriens et elles appartiennent toujours à l’état. Mais ils ont préféré agir violemment au lieu de suivre le
    processus de négociation entamé avant le coup d’état afin de résoudre le conflit” a dit le secrétaire général du SITRAINA, Luis Santos Madrid, à Sirel.<br>
    <br>
    Ce fut un délogement très violent et des gens ont été arrêtés. Le SITRAINA est en train de se mobiliser pour que le directeur actuel de facto, de l’INA procède à la légalisation de la terre en
    faveur des paysans du MUCA. Il est évident que ce qui s’est passé est le produit de la situation découlant du coup d’état, et nous sommes dans une situation dans laquelle la justice ne s’applique
    uniquement que dans l’intérêt des puissants et contre les paysans !” a conclu Madrid.<br>
    <br>
    Au moment de la rédaction de cette note, les derniers paysans arrêtés ont été libérés par la police, cependant, trois d’entre eux seront traînés en justice et seront placées en détention
    provisoire.<br>
    <br>
    Actuellement, il y a 300 autres personnes qui appartiennent au MUCA qui suivent le processus de récupération des terres et il est à craindre dans les prochains jours un autre délogement
    violent.<br>
    <br>
    “Les gens continuent dans leur décision de récupérer des terres pour produire, parce que c’est la seule manière de survivre, même si la crainte qu’un massacre se prépare afin de nous éloigner de
    notre lutte pacifiste” a souligné à Sirel, le Secrétaire Général Régional de l’Atlantique de la CNTC, Lorenzo Cruz.<br>
    <br>
    Les communautés voisines sont en train de s’organiser pour préparer un plan de récupération et nous voulons que ce soit une proposition de pays, avec la participation du Front de Résistance
    Populaire. Il n’est pas possible que seuls quelques puissants continuent de contrôler la majeur partie des terres et que des milliers de paysans pauvres n’aient rien.<br>
    <br>
    “Nous voulons un Honduras différent et nous appuyons un processus de changement véritable pour tirer le pays de la pauvreté !” a conclu Cruz. Devant ces faits, le Comité de Familles de Détenus
    Disparus au Honduras (COFADEH), a appelé la Commission Interaméricaine de Droits Humains (CIDH) afin qu’ils émettent des mesures de protection en faveur des paysans du MUCA, et a condamné “ces
    actes qui atteignent à la liberté, à la vie et au développement intégral du peuple hondurien”.<br>
    <br>
    Source : <a href="http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1284&amp;lang=es">la révolution vive</a></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 06:25:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-honduras-l-armee-et-la-police-delogent-des-centaines-de-paysans-qui-reclament-des-terres-volees-par-les-responsables-du-coup-d-etat-43850401.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-honduras-l-armee-et-la-police-delogent-des-centaines-de-paysans-qui-reclament-des-terres-volees-par-les-responsables-du-coup-d-etat-43850401-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[SOMMET ALTERNATIF DES PEUPLES, ENLAZANDO ALTERNATIVAS 4, MADRID, 14 AU 18 MAI 2010]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-sommet-alternatif-des-peuples-enlazando-alternativas-4-madrid-14-au-18-mai-2010-42545947.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    <span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 14pt;"><b>Appel du réseau bi-régional Amérique latine et Caraïbe « Enlazando alternativas » (Nouons des alternatives</b></span></span>)<br>
    <br>
    En mai 2010, sous la présidence espagnole de l’Union Européenne, se réuniront à Madrid les Présidents et Chefs d’Etat de l’Union européenne, de l’Amérique latine et de la Caraïbe. Le « vieux
    continent », transformé aujourd’hui en Europe du capital et de la guerre cherchera lors de ce nouveau sommet à impulser des politiques et des mécanismes destinés à favoriser le capital financier
    et les grandes transnationales à travers le saccage des ressources naturelles et la privatisation des services publics déguisés en promesses de développement. Ce sommet se déroulera sous l’effet
    d’une crise financière, économique, environnementale et sociale qui a provoqué en Europe plus de chômage et de précarité et en Amérique latine plus de pauvreté et d’exclusion sociale.<br>
    <br>
    En Europe, les mouvements sociaux et les organisations assistent à une avancée progressive des droites et à une attaque, de plus en plus tranchée et agressive, de l’ensemble des droits et
    conquêtes des travailleurs et des avancées économiques, politiques, sociales, culturelles et environnementales. La récente approbation du Traité de Lisbonne - obtenue anti-démocratiquement
    puisque sans la participation directe de la population - servira, entre autre, les intérêts des transnationales à travers les accords de libre commerce et la libéralisation des investissements,
    au mépris des droits des peuples et de l’environnement. L’Europe forteresse, militarisée, xénophobe, inhumaine, avec moins de services publics et plus de privatisations n’est pas notre Europe. A
    cette Europe du capital, de la guerre et des crises qu’elle génère, nous opposons la solidarité entre les peuples.<br>
    <br>
    En Amérique latine et dans la Caraïbe, les résistances des mouvements sociaux continuent de se développer et, à côté de quelques gouvernements latino-américains, elles luttent pour défendre leur
    souveraineté et mener à bien, malgré les difficultés et les contradictions, de nouveaux projets politiques de changement social. Ces efforts sont attaqués lors d’actions criminelles comme le Coup
    d’Etat au Honduras, qui constitue une menace objective pour tout le continent. De même que l’arrivée de Barack Obama n’a pas provoqué un changement de politique des Etats-Unis pour la région –
    comme le montre l’installation de bases militaires en Colombie - l’Union européenne, alors même que nous fêtons le bicentenaire des Indépendances, attaque les processus d’intégration régionale,
    en utilisant comme figure de proue le gouvernement espagnol et ses transnationales. Sous couvert de coopération et développement avec les traités de libre commerce, les nouvelles caravelles de la
    re-conquête ne cherchent qu’à consolider leur domination dans la région.<br>
    <br>
    Le Réseau bi-régional Europe Amérique Latine et Caraïbe « Enlazando Alternativas » se mobilise pour la quatrième fois pour la construction d’un espace politique bi-régional. Comme nous l’avons
    fait à Guadalajara au Mexique (2004), à Vienne en Autriche (2006) et à Lima au Pérou (2008), le Sommet Alternatif des Peuples « Enlazando Alternativas 4 », du 14 au 18 mai 2010, servira à faire
    émerger de nouvelles convergences solidaires entre nos peuples, à renforcer les résistances populaires émergentes et à construire un espace politique et de mobilisation bi-régionale, et ce,
    malgré la criminalisation des mouvements sociaux.<br>
    <br>
    Nous appelons tous les réseaux sociaux, syndicaux, les forces politiques et les mouvements de la société civile à se joindre au processus de préparation et à participer à Madrid au Sommet
    Alternatif des Peuples « Enlazando Alternativas 4 », pour défendre la souveraineté des peuples, les droits humains, la démocratie participative, les droits syndicaux, des femmes, des peuples
    indigènes, la justice sociale, la défense de l’environnement, pour lutter contre le changement climatique et pour la paix, où que ce soit.<br>
    <br>
    Nous ne sommes pas invisibles, nous l’avons démontré. Comme disait Gandhi « d’abord on t’ignore, ensuite on se moque de toi, puis on lutte contre toi et finalement c’est toi qui gagnes »… Ils
    sont actuellement en lutte contre nous.</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 13:47:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-sommet-alternatif-des-peuples-enlazando-alternativas-4-madrid-14-au-18-mai-2010-42545947.html</guid>
                <category>Amérique latine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-sommet-alternatif-des-peuples-enlazando-alternativas-4-madrid-14-au-18-mai-2010-42545947-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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