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    <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Sans papiers / travailleurs immigrés)]]></title>
    <link>http://www.internationalistes13.org/categorie-145742.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Sans papiers / travailleurs immigrés&quot; du blog &quot;Internationalistes 13&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Sans papiers / travailleurs immigrés)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/categorie-145742.html</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.internationalistes13.org</copyright>            <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Turin, Gradisca, Milan... Histoire de résistance et de solidarité]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-turin-gradisca-milan-histoire-de-resistance-et-de-solidarite-54291312.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis une quinzaine de jours, plusieurs mouvements de révolte ont éclaté dans les centres de rétention, notamment à Gradisca, Turin, Milan et Brindisi. A l'origine
    de certains de ces mouvements de révolte, un accord passé entre l'Italie, l'Algérie et la Tunisie qui facilite l'expulsion des Tunisiens et Algériens qui vivent sans titre de séjour en Italie.
    Suite à cet accord, des mesures ont été prises pour organiser des expulsions massives vers ces 2 pays. Ci-dessous, le résumé de plusieurs articles et messages sur la mobilisation autour d'Habib,
    un jeune Tunisien qui depuis maintenant 3 jours se bat pour échapper à son expulsion annoncée.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis dimanche après-midi un retenu est monté sur le toît du centre d'identification et d'expulsion (CIE) de rue Brunelleschi à Turin. Ce retenu, Habib (ou Sabri
    selon les registres du centre), est celui là même qui lors du concert du 10 juillet organisé devant le CIE avait envoyé aux manifestants de l'autre côté du mur l'étiquette du médicament pour
    l'asthme que la Croix Rouge, gestionnaire du centre, lui fournit... étiquette sur laquelle on peut constater que le médicament est périmé depuis 2 ans (voir <a href=
    "http://www.autistici.org/macerie/?p=27838">http://www.autistici.org/macerie/?p=27838</a>.)</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Habib-Sabri est monté sur le toît pour échapper à l'expulsion alors que vendredi ce sera&nbsp; la fin des 6 mois de rétention auxquels il a été condamné. Comme pour
    tous les ressortissants Tunisiens et Algériens (voir <a href="http://juralibertaire.over-blog.com/categorie-10258882.html">http://juralibertaire.over-blog.com/categorie-10258882.html</a>), depuis
    les accords passés la semaine dernière entre l'Italie, l'Algérie et la Tunisie, c'est l'expulsion qui a été programmée pour lui. Il s'agit donc de gagner du temps pour que demain, après-demain,
    le bateau qui doit l'expulser vers la Tunisie parte sans lui.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis qu'il est sur le toît Habib-Sabri n'est pas seul : plusieurs personnes solidaires sont, jour et nuit, sous les murs et aux portes de la prison, à faire du
    bruit, à taper avec des petits cailloux sur des poteaux en fer, à être là pour veiller à ce que les expulseurs ne l"emmènent" pas.Cette nuit ils ont pu entendre les retenus de la section jaune
    taper sur les barreaux : il y a eu une tentative d'évasion collective qui a été déjouée par la police qui en a profité pour passer à tabac l'un des aspirants à la belle.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Demain mercredi le rassemblement permanent sera encore là sous les murs du centre. D'autres actions de solidarité sont prévues tels un rassemblement devant le
    consulat tunisien de Florence et une manifestation qui jeudi soir partira du centre ville de Turin jusqu'au CIE.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les retenus des centres d'identification et d'expulsion de Gradisca (Nord Est de l'Italie) et de via Corelli à Milan, eux aussi en lutte depuis la semaine dernière,
    ont fait parvenir des messages de solidarité à Habib. Les voici ci-dessous (version originale en italien sur <a href=
    "http://www.autistici.org/macerie/?p=27856">http://www.autistici.org/macerie/?p=27856</a>) :</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cher Habib,</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">nous sommes tous avec toi et nous faisons tout notre possible de Gradisca. Nous sommes en train de lutter contre cette loi qui ne devrait pas exister, et nous
    faisons ce que nous pouvons. Beaucoup d'entre nous sont en grève de la faim, nous ne voulons rien avoir à faire avec le directeur et les gardiens, nous ne voulons rien d'eux. Plusieurs d'entre
    nous se tailladent chaque jour comme forme de protestation parce les CIE doivent être rasés du sol. Nous savons que tu es là depuis plus de 30 heures, ne&nbsp; t'inquiéte pas, tiens bon parce que
    nous sommes à tes côtés et nous savons que ton combat est aussi le notre. Nous savons que le CIE Brunelleschi est un centre horrible. Ton geste est très courageux, tiens bon, nous sommes tous à
    lutter et à prier pour toi, nous espérons qu'il ne t'arrivera rien de mal, tu n'es pas seul. Nous voulons aussi remercier tous ceux qui de dehors nous soutiennent pour détruire ces camps de
    concentration.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Il est très important de vous sentir proches. Nous nous aidons mutuellement donnant un coup de main à ce garçon.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les retenus de Gradisca&nbsp; - Section rouge</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Nous te souhaitons de résister Liberté pour tous et nous sommes tous avec toi Habib et nous comptons sur toi. Mille merci pour ton geste nous te souhaitons la
    liberté au plus vite, à toi et à nous tous.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les retenus de Gradisca - Section bleue</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cher frère tunisien,</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">nous te demandons de résister et de ne pas lacher jusqu'à ce que tu obtiennes la liberté. Ce que tu fais maintenant tu le fais aussi pour nous tous les immigrés
    extra communautaires, en particulier pour les Algériens et les Tunisiens qui subissent ce nouveau décret pour faciliter les déportations. Nous sommes sûrs que tu peux résister encore, seulement
    comme ça tu pourras obtenir la liberté. Nous sommes tous avec toi pour le meilleur et pour le pire. Nous aussi, nous avons lutté et luttons encore pour toi et pour nous tous. Samedi, nous avons
    organisé une manifestation et 3 d'entre nous sont déjà libres. Nous ne nous arrêterons pas&nbsp; tant que nous n'obtiendrons pas nos droits d'êtres humains et jusqu'à ce que nous détruisions ces
    camps.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Nous remercions toutes les personnes solidaires qui là en-dessous luttent pour lui et pour nous. Liberté pour tous.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les retenus de rue Corelli - section C des hommes et secteur des femmes</span><br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    <span style="font-size: 10pt;">Source :&nbsp; &nbsp; Zamia</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">s a m i z d a t . n e t</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Jul 2010 11:36:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-turin-gradisca-milan-histoire-de-resistance-et-de-solidarite-54291312.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-turin-gradisca-milan-histoire-de-resistance-et-de-solidarite-54291312-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Travailleurs saisonniers : dans l’enfer des contrats OMI]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-travailleurs-saisonniers-dans-l-enfer-des-contrats-omi-53991411.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>L’esclavage légalisé… Voilà ce que les contrats OMI (Office des migrations internationales) permettent chaque jour en France. Dans les Bouches-du-Rhône, à
    Istres, dix-huit ouvriers saisonniers marocains ont décidé de mettre fin à un calvaire qui dure pour eux depuis cinq ans, dans l’indifférence générale.</em><br>
    <br>
    Entressen, Mas de la Melonnière, jeudi 24 juin. Il est 19 heures, les dix-huit ouvriers marocains de l’exploitation terminent leur travail. Deux d’entre eux sont partis chez un médecin. À leur
    retour, l’employeur explose  ! Après les avoir insultés, il s’attaque plus particulièrement à l’un d’eux  : gifles, étranglement, jets de vaisselle au visage, sa colère semble sans limites. Mais
    ce jour-là, les salariés décident collectivement de dire stop. Dès le lendemain matin, ils font constater les blessures à l’hôpital, portent plainte et prennent contact avec un syndicat. Dans
    l’après-midi, représentants syndicaux et salariés se rendent sur l’exploitation pour dialoguer avec le paysan… Face à eux, une quinzaine d’hommes (tous exploitants agricoles des environs) sont
    armés de masses, de bâtons. Après quelques insultes, ils chargent, blessant deux ouvriers à la tête avec de grosses pierres, ainsi que le représentant régional de la CGT agricole. La police est
    prévenue. Les blessés gisent à terre, mais la force publique ne se presse pas  : «  il n’y a pas mort d’homme  » déclarent-ils aux personnes présentes… Mis en sécurité et exerçant leur droit de
    retrait, les saisonniers commencent à parler…<br>
    <br>
    «  Dans ta chambre  !  », c’est ainsi que pendant des années, l’exploitant punit ceux qu’il nomme son «  troupeau  ». Toutes les excuses sont bonnes  : «  celui qui ne me préviendra pas la veille
    qu’il sera malade le lendemain sera puni quinze jours dans sa chambre  !  », «  Tu fumes une cigarette  ? Tu as trop d’argent, dans ta chambre  », ou encore «  Tu me regardes dans les yeux  ?
    Dans ta chambre  »… Chaque jour de punition est déduit du salaire mensuel. Les ouvriers ont six mois pour gagner de quoi faire vivre leur famille tout le restant de l’année et travaillent
    d’arrache-pied. Pour près de 300 heures effectuées dans les champs, seules 110 à 130 sont comptabilisées et payées.<br>
    <br>
    Chaque année, un ou plusieurs ouvriers sont battus et les humiliations constantes. Et le pire est à craindre  : tous racontent comment le «  patron  » traite chimiquement les arbres pendant
    qu’ils travaillent sans aucune protection. Et le patron détient une arme absolue  : le contrat de l’année suivante  ! La loi française permet en effet aux exploitants agricoles des
    Bouches-du-Rhône de recruter les contrats OMI nominativement. Ceux qui tentent de faire respecter leurs droits ne reviennent jamais. Tous les saisonniers immigrés le savent et se taisent.<br>
    <br>
    Les exploitants français disposent ainsi d’une main-d’œuvre efficace, sous payée, disponible car logée sur place, et recrutée en fonction de sa résistance physique. Soumis et dépendants de par la
    nature même du contrat, les «  OMI  » sont devenus des «  permanents à temps partiel  ». Chaque année, ils viennent donc pendant six mois, en toute légalité, ramasser pêches, cerises et abricots.
    Ils disposent d’un titre de séjour qui n’est valable qu’avec leur contrat de travail. Pieds et poings liés, les salariés OMI baissent la tête et espèrent que l’année suivante, les heures
    supplémentaires seront payées, comme le «  patron  » le promet chaque année.<br>
    <br>
    L’utilisation d’une main-d’œuvre étrangère est habituelle dans le sud de la France, car elle permet de réduire les coûts de production et de rester concurrentiel sur le marché international.
    Aujourd’hui, les dix-huit ouvriers de la Melonière sont en «  conciliation  » à la direction du travail et exercent toujours leur droit de retrait, craignant que les patrons ne reviennent armés
    pour les punir. La préfecture a été saisie. Pourtant, depuis le 24 juin, c’est la solidarité qui permet à ces hommes d’être logés et nourris… Un système féodal, pour engendrer un peu plus de
    bénéfices. L’attitude des agriculteurs démontrent leur sentiment d’impunité vis-à-vis de ces hommes qu’ils traitent moins bien que leur bétail.<br>
    <br>
    Véronique Granier</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><a>&nbsp;"Tout est à nous"&nbsp; n°&nbsp; 63 (08/07/1</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 06:40:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-travailleurs-saisonniers-dans-l-enfer-des-contrats-omi-53991411.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-travailleurs-saisonniers-dans-l-enfer-des-contrats-omi-53991411-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mobilisation internationale pour les migrants déportés dans le désert libyen | 7 juillet 2010 |]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-mobilisation-international-pour-les-migrants-deportes-dans-le-desert-libyen-7-juillet-2010-53693099.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    <strong>Jeudi 8 juillet 2010 18h00 devant l’ambassade libyenne à Rome<br>
    <br>
    Jeudi 8 juillet 2010 à 19h00 à Place Bellini à Napoli<br>
    <br>
    Vendredi 9 juillet en toutes les places d’Italie devant les Préfectures<br></strong><br>
    Amenons une bougie devant l’ambassade Libyenne et manifestons devant les Préfectures.<br>
    <br>
    Une lumière pour la dignité<br>
    <br>
    &nbsp;Liberté et droit d’asile pour les 250 exilés déportés dans le désert libyen<br>
    <br>
    &nbsp;Arrêtons les violences de la police libyenne contre les migrants<br>
    <br>
    &nbsp;Modifions les accords Italie-Libye et arrentons la politique des refoulements<br>
    <br>
    Signataires<br>
    <br>
    Agenzia Habesha<br>
    <br>
    Come un uomo sulla terra (Asinitas e ZaLab)<br>
    <br>
    Fortress Europe<br>
    <br>
    Melting Pot<br>
    <br>
    Migreurop<br>
    <br>
    Stalker - Primavera Romana<br>
    <br>
    Welcome ! Indietro non si torna<br>
    <br>
    (A l’initiative du 8 juillet 2010 devant l’ambassade libyenne participera aussi la section italienne de Amnesty International)<br>
    <br>
    Pour info et adhesion : <a href="mailto:unaluceperladignita@gmail.com">unaluceperladignita@gmail.com</a><br>
    <br>
    voir le dossier sur les 250 erytréens deportés dans le désert libyen sur le site de Migreurop : <a href=
    "http://www.migreurop.org/rubrique333.html">http://www.migreurop.org/rubrique333.html</a><br>
    <br>
    <strong>L’appel de Welcome ! Indietro non si torna</strong><br>
    <br>
    Depuis plusieurs jours les appels des 250 érythréens enfermés dans la prison de Brak en Libye, exposés à tout type de violence et à risque de morte, sont en train de rejoindre l’Italie en
    essayant de réveiller les consciences. Les tortures et les violations subies par ces personnes en fuite de guerres et persécutions ne sont pas un cas isolé. Que la Libye ne soit pas un pays
    démocratique et qui ne respect aucun droit fondamentale de la personne humaine est une réalité que juste pour convenance et calcule les gouvernements européens font semblant, par fois ,
    d’oublier. Ces tortures, ces violences nous racontent, surtout, de la deshumanisation et des crimes contre la vie humaine dont les gouvernement italiens des derniers années se sont tachés en
    externalisant à Gheddafi la gestion de milliers d’exilés en lui donnant le pouvoir absolu sur des milliers d’être humains, titulaires de droits fondamentaux, comme le droit d’asile. Les
    refoulements définis par le Ministre de l’Intérieur italien Maroni , comme « une grande victoire contre l’immigration clandestine » ne sont que le dernier acte de une histoire de complicité et
    redéfinition des équilibres politiques et économiques en ayant utilisé et en continuant à le faire , les corps des migrants comme n’importe quelle marchandise.<br>
    <br>
    Sauver les centaines de personnes qui sont en train de mourir en Libye, aussi à cause des politiques d’immigration italiennes, signifie lutter pour les droits et les libertés de tous, pour le
    droit de chacun entre nous de vivre en un pays civile.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Jul 2010 22:36:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-mobilisation-international-pour-les-migrants-deportes-dans-le-desert-libyen-7-juillet-2010-53693099.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-mobilisation-international-pour-les-migrants-deportes-dans-le-desert-libyen-7-juillet-2010-53693099-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les marcheurs sans papiers à Marseille le 27 mai 2010 (1)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-les-marcheurs-sans-papiers-a-marseille-le-27-mai-2010-1-51201465.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;">Au cours de la manifestation du 27 mai 2010 à Marseille les marcheurs sans papiers au micro de la SNUipp-FSU s'adressent aux enseignants</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="270" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdgsot">
      <param name="data" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdgsot">
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      <param name="allowfullscreen" value="true">
    </object>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 28 May 2010 00:30:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-les-marcheurs-sans-papiers-a-marseille-le-27-mai-2010-1-51201465.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-les-marcheurs-sans-papiers-a-marseille-le-27-mai-2010-1-51201465-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[16 avril 1976: rafles policières dans les foyers Sanacotra]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-16-avril-1976-rafles-policieres-dans-les-foyers-sanacotra-49359540.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span class="textPERCORSOcontenuto"><br></span></span>
  </p>
  <table class="marginDX" style="text-align: justify; width: 542px; height: 17px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td></td>
        <td width="30">
          <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
        </td>
        <td width="30">
          <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
        </td>
        <td></td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <table class="marginDX" style="text-align: justify; width: 542px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td class="firma">
          <span style="font-size: 10pt;">Amélie Duhamel</span>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td class="textCONTENT" valign="top">
          <span style="font-size: 10pt;"><span id="testo_contenuto_da_elaborare"></span></span>
          <div style="width: 343px; height: 536px; float: left;">
            <div style="float: left; width: 343px; height: 524px;">
              <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://www.babelmed.net/lib/getfile.php?codimmagine=9951" align="left" hspace="5"></span>
            </div>
            <div style="float: left; width: 343px; line-height: 12px; height: 12px; font-size: 10px; text-align: center;">
              Photo Armand Borlant, Grève des loyers dans les foyers Sonacotra 1977
            </div>
          </div><span style="color: #800000;"><strong>Mémoire:</strong></span> deux ans après le premier choc pétrolier de 1974, le chômage commence à toucher les travailleurs les plus fragiles. Dans
          les foyers Sonacotra, la colère monte. Contre les loyers en hausse constante, contre la discipline de fer imposée aux résidents immigrés. A l’aube du 16 avril 1976, le ministre de
          l’Intérieur envoie la police pour arrêter et expulser les meneurs d’une lutte qui durera deux ans et débouchera sur une reconnaissance de certains droits des migrants qui n’avaient
          auparavant que celui de se taire.<br>
          <br>
          En 1975-76, Tony Abdesslam habitait au foyer Sonacotra de Bagnolet (93). Cet étudiant, né français de parents d’origine algérienne, qui n’était pas menacé d’expulsion du pays comme ses
          compagnons, étrangers, fit partie des dirigeants de la grève des loyers. Il témoigne.<br>
          <br>
          En 1976, j’habitais dans un foyer Sonacotra, un organisme destiné à héberger les travailleurs immigrés et plus particulièrement les Algériens. A l’intérieur régnait une discipline quasi
          militaire: il fallait rentrer à telle heure, ne pas sortir le soir, ne recevoir personne…<br>
          Chacun avait une chambre de 9 m2 – dans la plupart des foyers, elles faisaient 6 m2 – dans laquelle on ne pouvait apporter aucun meuble personnel, ni télé, radio ou tourne-disque. Juste un
          réveil. Chaque semaine, on devait déposer nos draps à la porte pour en recevoir des propres. En cas d’oubli, le gérant – souvent, des anciens parachutistes de la guerre d’Algérie – entrait
          chez nous avec un passe pour les prendre. Ce qui lui permettait en même temps de vérifier “si tout est en ordre”. Nous ne pouvions préserver aucune intimité et nous ne nous sentions pas
          respectés.<br>
          Les résidents vivaient seuls, entre hommes. A chaque étage, il y avait une cuisine commune pour huit avec un frigo dans lequel chacun avait un casier ca-denassé. On pouvait regarder la
          télévision dans la salle foyer commune, mais au-delà d’une certaine heure, extinction des feux obligatoire.<br>
          Pourtant, malgré cette vie de caserne, la solidarité qui régnait adoucissait quelque peu nos conditions de vie. Au foyer de Bagnolet, pas moins de trente nationalités étaient représentées:
          quelques Portugais, Grecs, Espagnols, Sud-Américains, Yougoslaves et le reste venait de toute l’Afrique, avec une majorité de Maghrébins.<br>
          Les loyers, 250 francs, étaient élevés pour l’époque, et les hausses incessantes. Avec un Smic à 1200 francs, ça faisait plus de 20 % du salaire. Pour ceux qui envoyaient de l’argent au
          pays, en plus du règlement drastique qu’elle nous imposait, c’était cher, surtout compte tenu du financement public et patronal de la Sonacotra.<br>
          Fin 1975, les conséquences du premier choc pétrolier se faisaient sentir. Les Trente glorieuses étaient derrière nous et le chômage touchait en priorité les travailleurs immigrés à travers
          le BTP et l’industrie automobile. A chaque augmentation de loyer, la colère montait.<br>
          <br>
          <span style="color: #800000;"><strong>L’arrogance de la Sonacotra</strong></span><br>
          La révolte est partie des foyers Romain Rolland et Allende à Saint-Denis sous l’impulsion de Mustapha Charchari, un ancien du FLN, et de Diara Bassirou, un Malien. Le mécontentement portait
          sur les loyers et le règlement intérieur. Très vite, ces doléances ont trouvé des échos chez nous, à Bagnolet, où nous étions environ 200. Un comité élu par les résidents, dont j’étais
          membre, s’est mis en place. Nous organisions des réunions dans les autres foyers. Partout, nous constations que les revendications étaient les mêmes: loyers, discipline. Paris, Marseille,
          Lille, Lyon, même combat.<br>
          La plupart des résidents savaient à peine parler français et la Sonacotra se conduisait avec une attitude arrogante, ignorant avec dédain nos revendications. Cherchari et quelques-uns
          d’entre nous avions compris qu’il fallait réunir nos forces et parler d’une même voix. Des comités se sont formés dans tous les autres foyers et une coordination nationale a vu le jour. Une
          plate-forme de revendications unique en quatre points a été élaborée et nous avons commencé la grève des loyers. La Sonacotra nous renvoyait aux gérants des résidences, une façon de botter
          en touche car ceux-ci agissaient sur ordre et les loyers étaient fixés au plan national. Ils n’avaient donc aucun mandat pour satisfaire nos revendications.<br>
          Comme le mouvement prenait de l’ampleur, la Sonacotra a cherché à identifier les meneurs, puis a commencé par procéder à des saisies sur salaires. C’était chaud car, à l’époque, les
          étrangers n’avaient pas le droit de se regrouper en associations sous peine d’être expulsés vers leur pays d’origine. Ceux qui participaient au mouvement prenaient donc de gros risques.
          Pourtant, chaque mois, nous étions plus nombreux.<br>
          <div style="width: 533px; height: 329px;">
            <div style="float: left; width: 533px; height: 317px;">
              <img src="http://www.babelmed.net/lib/getfile.php?codimmagine=9953" align="middle">
            </div>
            <div style="float: left; width: 533px; line-height: 12px; height: 12px; font-size: 10px; text-align: center;">
              Ancien foyer Sonacotra. Photo de daniel Gillet
            </div>
          </div><br>
          Il faut dire que nous trouvions du soutien auprès de syndicats et d’organisations politiques de gauche et d’extrême gauche. Mais certains tentaient de noyauter le mouvement pour le
          contrôler, surtout le PCF qui était à la tête de la plupart des villes dotées de foyers Sonacotra et voulait à tout prix éviter les débordements.<br>
          Le 16 avril 1976, le ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, a envoyé les forces de la police pour investir les foyers en lutte. A 5 heures du matin, à Bagnolet comme ail-leurs, nous
          avons été réveillés par des bruits de bottes, et les CRS ont défoncé les portes pour interpeller les meneurs. Menottes, perquisitions, confiscation de documents… Moi, j’y ai coupé car
          j’étais français. Mais chez nous, ils en ont arrêté trois. Hop, direction Orly. Seize personnes en tout, accusées de trouble de l’ordre public, ont été renvoyées en avion. Aucune loi ne les
          protégeait. La police n’ayant pas réussi à mettre la main sur tout le monde – on savait par la CFDT que quelque chose se préparait –, la police s’est présentée au travail pour cravater ceux
          qui s’étaient cachés. Le jour de la rafle, on a alerté la presse, les partis, les élus. La gauche a interpellé le ministre au Parlement. Des avocats se sont mobilisés.<br>
          Cet événement a fait rebondir notre lutte et nous avons ajouté à nos revendications le retour des expulsés, l’annulation de l’ordre d’expulsion, la fin des saisies sur salaire et la
          reconnaissance du comité de coordination nationale. Ce dernier point était crucial car il supposait la fin de l’interdiction pour les étrangers de former des associations et permettait le
          démarrage d’une négociation nationale.<br>
          Quelques jours plus tard, 25000 personnes ont défilé de la Bastille à la République. C’était la première fois qu’un mouvement de travailleurs immigrés prenait cette ampleur. François
          Mitterrand, futur président de la République, nous a assuré de son soutien et de celui du PS.<br>
          <strong><span style="color: #800000;"><br>
          La machine était lancée</span></strong><br>
          Au bout de quelques mois pourtant, le mouvement a commencé à s’essouffler. La crainte de devoir acquitter les loyers impayés pesait sur les têtes comme une épée de Damoclès. Le mouvement
          s’est scindé en deux : d’un côté, ceux qui voulaient sortir du conflit sur la base de la plateforme commune, dont j’étais, et d’autres qui cherchaient “l’affrontement révolutionnaire”.<br>
          Au bout du compte, même si la combativité a fini par s’émousser, la machine était lancée: les immigrés avaient relevé la tête aux yeux de tous. Plus tard, le Conseil d’Etat a dû casser les
          arrêtés d’expulsion, les gars sont revenus, les saisies sur salaires ont été annulées et ceux qui avaient perdu leur boulot ont été indemnisés. Les règlements intérieurs ont aussi été
          refondus et les poursuites abandonnées.<br>
          La seule chose sur laquelle les pouvoirs publics sont restés inflexibles, c’est la non-reconnaissance de la coordination nationale qui aurait ouvert la voie au droit des immigrés
          d’appartenir à une association. Mais ce fut une des premières mesures de François Mitterrand en 1981 quand il fut élu président de la République. Cette lutte n’y est certainement pas pour
          rien.”<br>
          <hr>
          <div style="text-align: right;">
            <span style="color: #808080;"><em><strong>Propos recueillis par Amélie Duhamel<br></strong></em> Article publié dans le n° d'avril du <em><strong><a href=
            "http://www.babelmed.net/Pais/M%C3%A9diterran%C3%A9e/le_courrier.php?c=3612&amp;m=34&amp;l=fr" target="Courrier de l'Atlas">Courrier de l'Atlas</a></strong></em></span>
          </div>
          <div style="text-align: right;">
            <span style="color: #808080;"><em><strong><a href="http://www.babelmed.net/Pais/M%C3%A9diterran%C3%A9e/le_courrier.php?c=3612&amp;m=34&amp;l=fr" target="Courrier de l'Atlas"></a><br>
            (26/04/2010)</strong></em></span>
          </div>
          <div style="text-align: justify;">
            <span style="color: #808080;"><em><strong><br></strong></em></span>
          </div>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">source : <a href="http://www.babelmed.net/">http://www.babelmed.net/</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Apr 2010 14:42:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-16-avril-1976-rafles-policieres-dans-les-foyers-sanacotra-49359540.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-16-avril-1976-rafles-policieres-dans-les-foyers-sanacotra-49359540-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des centaines d'anciens mineurs marocains manifestent à Lens]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-des-centaines-d-anciens-mineurs-marocains-manifestent-a-lens-48961305.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Association des travailleurs maghrébins de France<br>
    <br>
    10 rue Affre. 75018. Paris<br>
    <br>
    Tel : 01 42 55 91 82/ Fax 01 42 52 60 61<br>
    <br>
    <a href="mailto:national@atmf.org">national@atmf.org</a> / <a href="http://www.atmf.org">www.atmf.org</a><br>
    <br>
    <strong>Des centaines d'anciens mineurs marocains manifestent avec leurs familles<br>
    Contre le mépris de l'Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs&nbsp; et pour leurs droits</strong><br>
    &nbsp;<br>
    Des centaines d'anciens mineurs marocains ont défilé aujourd'hui à Lens. Dans le cortège, il y avait leurs familles et de nombreux soutiens.<br>
    <br>
    Déterminés à lutter pour leurs droits, ils ont marché en scandant des slogans comme « Français , immigrés, égalité de droits », « Non à la misère, oui au logement »...<br>
    <br>
    Les manifestants sont partis du stade Bollaert à Lens, ils se sont dirigés vers la sous-préfecture où une délégation a été reçue. Aucune avancée notoire à signaler, la sous préfecture exige
    l'évacuation de l'ANGDM par les anciens mineurs qui l'occupent.<br>
    <br>
    Le cortège a ensuite rallié la mairie de Lens, où une délégation a de nouveau été reçue par monsieur Guy Delcourt député, Maire de Lens. Il a exprimé sa solidarité avec les anciens mineurs, et
    affirmé son engagement pour que la police ne procède pas à leur évacuation.<br>
    <br>
    Aujourd'hui, ils attendaient aussi le verdict du tribunal de Béthune à 15h, trois anciens mineurs marocains sont poursuivis par l'ANGDM pour l'occupation de son siège depuis le 14 avril dernier.
    Au tribunal, les concernés ont appris que la décision les attendait chez leur avocate!<br>
    <br>
    Ils ont été condamnés à une astreinte de 500€.<br>
    <br>
    Les anciens mineurs marocains sont toujours aussi déterminés à poursuivre leur mobilisation, forts de la réussite de la manifestation d'aujourd'hui, et de leur comité de soutien qui compte de
    nombreuses associations et personnalités.<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    Paris le 19 avril 2010<br>
    Pour l'ATMF,<br>
    Driss Elkherchi, président</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Apr 2010 16:38:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-des-centaines-d-anciens-mineurs-marocains-manifestent-a-lens-48961305.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-des-centaines-d-anciens-mineurs-marocains-manifestent-a-lens-48961305-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Nous soutenons les sans papier en marche pour la régularisation !]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-nous-soutenons-les-sans-papier-en-marche-pour-la-regularisation-48573919.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Appel !<br>
    <br>
    <br>
    A Nice les 31 mai et 1er juin se tient un sommet pour commémorer le cinquantième anniversaire des indépendances des pays Africains.<br>
    <br>
    Les Collectifs de sans papiers réunis dans le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers&nbsp; ont décidé de marcher de Paris à Nice pour réclamer la régularisation des sans papiers
    qui vivent et travaillent en France.<br>
    <br>
    Beaucoup&nbsp; viennent des pays africains qui ont gagné leur indépendance en 1960.<br>
    <br>
    Malheureusement le colonialisme de la France qui avait abondamment pillé les ressources, utilisé les peuples comme réservoir de main d’œuvre a continué sous la forme de rapport néocoloniaux.<br>
    <br>
    Les pays ne se sont pas développés et ils ont du migrer pour nourrir leurs familles.<br>
    <br>
    L’agriculture exportatrice européenne et le mode de développement des pays riches a accéléré un réchauffement climatique, qui dans les pays subsahariens a diminué les pluies des moussons et a
    contraint les paysans des pays africains à fuir les campagnes, aller végéter dans les villes ou migrer vers l’Europe.<br>
    <br>
    Le gouvernement français est responsable de cette situation, trop souvent les gouvernements africains sont complices de cette politique.<br>
    Ainsi les Accords de réadmission signés par trop de pays organisent avec l’Europe forteresse de la directive de la honte «&nbsp; la chasse aux migrants » et leur expulsion.<br>
    <br>
    Assez de ces traitements indignes !<br>
    <br>
    Gouvernements africains arrêtez de collaborer !<br>
    <br>
    Gouvernement français, régularisez les sans papiers !<br>
    <br>
    Nous associations et organisations signataires appelons à constituer des collectifs dans toutes les villes étapes pour soutenir et accueillir les marcheurs qui durant le mois de Mai iront de
    Paris à<br>
    Nice.<br>
    <br>
    premiers signataires : Acort , Coord 75, Attac, Fasti , NPA, LA FÉDÉRATION SUD EDUCATION, Alternative Libertaire , ATMF , Syndicats solidaire, Les Verts , Droits Devant, la FASE, FTCR,&nbsp; Les
    Alternatifs, CNSP,&nbsp; ALIF Sans papiers, EMANCIPATION tendance intersyndicale et pédagogique, ASSOUEVAM,&nbsp; RESF,&nbsp; MRAP, CSP Montreuil</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Apr 2010 23:15:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-nous-soutenons-les-sans-papier-en-marche-pour-la-regularisation-48573919.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-nous-soutenons-les-sans-papier-en-marche-pour-la-regularisation-48573919-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[la lutte des femmes enfermées à Yarl'sWood (Grande Bretagne)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-la-lutte-des-femmes-enfermees-a-yarl-swood-grande-bretagne-44847686.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le centre de rétention de Yarl's Wood en Grande-Bretagne est prévu pour enfermer 405 personnes réparties comme suit : 284 femmes et 121 familles. Il est géré par
    une société privée, la société SERCO, qui comme la plupart des entreprises n'a que le profit comme seul objectif(voir sur leur site&nbsp; http://www.serco.com/ leurs différentes activités qui
    vont du nucléaire au militaire à la santé en passant par l'éducation et ce qu'il appellent la lutte contre le trafic d'êtres humains, à savoir le contrôle des flux migratoires)<br>
    <br>
    Depuis le 5 février 84 femmes détenues dans ce&nbsp; centre de rétention ont commencé leur grève de la faim, exigeant entre autres que la Grande-Bretagne, pays où la durée de rétention est sans
    limite,&nbsp; se conforme aux règles européennes régissant les conditions de détention des migrants et la durée pendant laquelle ils sont détenus.<br>
    &nbsp;Elles demandent aussi la mise en œuvre d'alternatives à la détention comme cela a été évoqué en Janvier par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe ainsi qu' un accès adéquat à la
    justice et la fin du système "fast track"&nbsp; qui prive les demandeurs d'asile d'avoir la possibilité de préparer leur dossier en étant représentés juridiquement de manière fiable. Les
    fréquentes fausses déclarations faites par l'Agence britannique pour les frontières sont également dénoncées.<br>
    <br>
    Elles demandent la fin de la détention des enfants, des femmes violées et victimes de tortures, ainsi que les malades mentaux et les femmes enceintes, ainsi que l'application de procédures
    juridiques adéquates et le contrôle juridictionnel périodique de ceux qui sont détenus.<br>
    <br>
    Les détenues se plaignent également de mauvais traitements, sévices et tortures physiques et mentales par des officiers du centre, ainsi que le manque de soins médicaux appropriés et de soins, et
    se plaignent de la nourriture le sont souvent insuffisante et non comestible.<br>
    <br>
    <br>
    Selon des rapports de Yarl's Wood, l'après-midi du mardi 9 février, les agents de SERCO ont violemment réprimé la grève de la faim, piègeant un grand nombre des femmes concernées dans un couloir
    pendant 8 heures sans nourriture, ni eau ni accès aux toilettes. Certaines ont été verrouillées à l'extérieur dans la neige pendant plusieurs heures sans vêtements adéquats, parfois même sans
    chaussettes. Beaucoup ont été victimes d'insultes racistes et il y a eu des agressions physiques violentes pour lesquelles les blessées se sont vu refuser des soins médicaux. Des ambulances et
    des policiers se sont vu refuser l'accès au centre.<br>
    <br>
    Les médias nationaux ont à peine remarqué les événements ou alors de façon&nbsp; complaisante et trompeuse : un reportage de la BBC a consisté la diffusion&nbsp; de citations d'un porte-parole de
    l'Agence des frontières qui soutient&nbsp; SERCO son sous-traitant de l'enfermement des humains décrétés illégaux : "Tous les détenus sont traités avec dignité et respect, avec accès à conseils
    juridiques et aux établissements de soins de santé. (Voir déclaration de l'agence aux frontières : "<a href=
    "http://www.ukba.homeoffice.gov.uk/sitecontent/newsarticles/2010/February/yarls-wood-response">http://www.ukba.homeoffice.gov.uk/sitecontent/newsarticles/2010/February/yarls-wood-response</a>
    )<br>
    <br>
    Plusieurs jours plus tard certains journaux ont commencé à rattraper les informations évoquant une enquête sur les conditions d'hygiène déplorables et le racisme.<br>
    <br>
    Pour soutenir la lutte des femmes emprisonnées à Yarl's Wood, il y a des rassemblements quotidiens devant le siège de SERCO. Sur ce lien, quelques photos sur celui d'hier : <a href=
    "http://www.demotix.com/news/247004/solidarity-women-detained-yarls-wood-immigration-removal-centre">http://www.demotix.com/news/247004/solidarity-women-detained-yarls-wood-immigration-removal-centre</a><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 11:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-la-lutte-des-femmes-enfermees-a-yarl-swood-grande-bretagne-44847686.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-la-lutte-des-femmes-enfermees-a-yarl-swood-grande-bretagne-44847686-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le piquet de grève de la rue du Regard est sous notre protection]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-le-piquet-de-greve-de-la-rue-du-regard-est-sous-notre-protection-44558948.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #ff0000;"><b>Appel de personnalités solidaires des grévistes sans papiers</b></span></span><br>
    <br>
    Plusieurs milliers de travailleurs sans papiers sont en grève, certains depuis le 12 octobre 2009, pour obtenir la reconnaissance de leurs droits de salariés, à commencer par le droit au séjour.
    2300 entreprises, petites mais aussi très grandes, sont concernées.&nbsp; Employés dans le bâtiment, la restauration, la sécurité, l'interim, le nettoyage, l'aide à la personne, ils occupent des
    emplois utiles, souvent pénibles et mal payés. Ils sont à la merci de leurs employeurs et parfois surexploités parce qu'ouvriers et sans papiers. Ils ont trouvé le courage&nbsp; de se lever pour
    que n'existe plus dans ce pays une catégorie de travailleurs livrée sans droits au bon vouloir des patrons.<br>
    <br>
    Ils recourent aux moyens de lutte légitimes des travailleurs : la grève et l'occupation des locaux. Mais, c'en est trop pour le gouvernement qui fait systématiquement expulser les grévistes (50
    opérations à ce jour). C'est, de fait, vouloir leur interdire l'exercice de leur droit de grève en les privant de lieu où l'exercer.<br>
    <br>
    Aujourd'hui, ce sont les locaux du Faf-Sab, 8 rue du Regard à Paris, qui sont menacés. Occupés principalement par des travailleurs de toutes petites entreprises du bâtiment, ils peuvent être
    évacués à tout moment.&nbsp; Prolongeant le geste de solidarité des personnalités venues le 6 janvier partager la galette des rois avec les grévistes, nous déclarons prendre ce piquet de grève et
    les grévistes eux-mêmes sous notre protection comme nous l'avions fait pour les familles sans papiers. L'idée qu'ils puissent être jetés à la rue nous indigne. Nous demandons qu'ils puissent
    exercer leurs droits légitimes de travailleurs, la grève.<br>
    <br>
    Si la police intervenait, nous nous engageons à faire le maximum pour nous rendre sur place pour protester, témoigner du caractère déshonorant de ces méthodes et proclamer notre solidarité avec
    ces travailleurs en lutte.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    Prénom :<br>
    <br>
    Nom :<br>
    <br>
    Qualité :<br>
    <br>
    Signature à renvoyer à getmr@wanadoo.fr<br>
    <br>
    Tel portable si vous souhaitez être alerté(e) par SMS au moment de l’évacuation :<br>
    <br>
    (vous pouvez aussi envoyer votre n° de portable par SMS au 06 12 17 63 81 (Richard Moyon, RESF)<br>
    <br>
    &nbsp;Solidarité financière avec les grévistes :<br>
    <br>
    <a href="http://www.solidarites.soutiens.org/category/archives/sanspapiers/">http://www.solidarites.soutiens.org/category/archives/sanspapiers/</a><br>
    <br>
    <br>
    Premiers signataires :<br>
    <br>
    Mona ACHACHE, réalisatrice.<br>
    <br>
    Chantal AKERMAN, cinéaste<br>
    <br>
    Barmak AKRAM, réalisateur<br>
    <br>
    Rabah AMEUR-ZAÎMECHE, cinéaste<br>
    <br>
    Pouria AMIRSHAHI, secrétaire national PS<br>
    <br>
    Michel ANDRIEU, cinéaste<br>
    <br>
    Solveig ANSPACH, cinéaste<br>
    <br>
    Stéphane ARNOUX, cinéaste, Paris<br>
    <br>
    Yvan ATTAL, cinéaste, comédien<br>
    <br>
    Jacques AUDIARD, cinéaste<br>
    <br>
    Azzouz BEGAG, écrivain<br>
    <br>
    Josiane BALASKO, cinéaste, comédienne<br>
    <br>
    Fanny BASTIEN, artiste comédienne<br>
    <br>
    Jean-Jacques BEINEX, cinéaste<br>
    <br>
    Veronika BEIWEIS, comédienne<br>
    <br>
    Lucas BELVAUX, cinéaste<br>
    <br>
    Luc BERAUD, cinéaste<br>
    <br>
    Charles BERLING, comédien<br>
    <br>
    Julie BERTUCELLI , cinéaste<br>
    <br>
    Olivier BESANCENOT porte-parole NPA<br>
    <br>
    Martine BILLARD, Députée de Paris, PG<br>
    <br>
    Juliette BINOCHE, comédienne<br>
    <br>
    Simone BITTON, réalisatrice<br>
    <br>
    Francine BLANCHE, dirigeante CGT<br>
    <br>
    Laurent BOUHNIK, cinéaste<br>
    <br>
    Jacques BOUTAULT, Maire 2e arrt Paris<br>
    <br>
    Jean-Eric BRANAA, Montrouge-Démocrates<br>
    <br>
    Isabelle BROUE, cinéaste<br>
    <br>
    Judith BRUNEAU, directrice de production<br>
    <br>
    Dominique CABRERA, cinéaste<br>
    <br>
    Bernard CAMPAN, cinéaste, comédien<br>
    <br>
    Robin CAMPILLO, réalisateur<br>
    <br>
    Laurent CANTET, cinéaste<br>
    <br>
    Isabelle CARRE, comédienne<br>
    <br>
    CHARB, Dessinateur Charlie Hebdo<br>
    <br>
    Jean-Paul CIVEYRAC, cinéaste<br>
    <br>
    Benoît COHEN, cinéaste<br>
    <br>
    Jean-Louis COMOLLI, cinéaste<br>
    <br>
    Eric COQUEREL, secrétaire national du PG<br>
    <br>
    Alexis CORBIERE, Adjoint Maire du 12ème<br>
    <br>
    Anthony CORDIER, cinéaste<br>
    <br>
    Catherine CORSINI, cinéaste<br>
    <br>
    Constantin COSTA-GAVRAS,&nbsp; cinéaste<br>
    <br>
    Annick COUPE, porte parole Solidaires<br>
    <br>
    Harlem DESIR, secrétaire national PS<br>
    <br>
    Arnaud DESPLECHIN, réalisateur<br>
    <br>
    Antoine DESROSIERES,&nbsp; cinéaste<br>
    <br>
    Ariane DOUBLET, cinéaste<br>
    <br>
    Rahma EL MADANI, Cinéaste<br>
    <br>
    Pascale FERRAN, réalisatrice<br>
    <br>
    Marina FOÏS, comédienne<br>
    <br>
    Dan FRANCK, écrivain<br>
    <br>
    Hélène FRANCO, magistrate, PG<br>
    <br>
    Jacques GAILLOT, évêque de Parténia<br>
    <br>
    Jacques GENEREUX, cinéaste<br>
    <br>
    Marc GENTIL, animateur culturel<br>
    <br>
    Sylvain GEORGE, cinéaste<br>
    <br>
    Anne GERLES, comédienne<br>
    <br>
    Thomas GILOU, cinéaste<br>
    <br>
    Isabelle GIORDANO, journaliste<br>
    <br>
    Christophe GIRARD, Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture<br>
    <br>
    Frédéric GOLDBRONN, réalisateur<br>
    <br>
    Romain GOUPIL, cinéaste<br>
    <br>
    Bernadette GROISON, secrétaire générale FSU<br>
    <br>
    Robert GUEDIGUIAN, cinéaste<br>
    <br>
    Cédric KAHN, cinéaste<br>
    <br>
    Sam KARMANN, réalisateur, acteur<br>
    <br>
    Abdellatif KECHICHE, cinéaste<br>
    <br>
    Cédric KLAPISCH, cinéaste<br>
    <br>
    Christophe LABAS-LAFITE&nbsp; comédien<br>
    <br>
    Lola LAFON, auteure<br>
    <br>
    Christophe LAMOTTE, cinéaste<br>
    <br>
    Valérie LANG, comédienne<br>
    <br>
    Pierre LAURENT, coordinateur national du PCF<br>
    <br>
    Véronique LE GOAZIOU, sociologue<br>
    <br>
    Serge LE PERON, cinéaste<br>
    <br>
    Aurélie LE ROC'H, auteur, comédienne<br>
    <br>
    Marie-Noëlle LIENEMANN<br>
    <br>
    Vincent LINDON, cinéaste<br>
    <br>
    Philippe LIORET, réalisateur<br>
    <br>
    Virginie LLUCH, chef d'entreprise<br>
    <br>
    Olivier LORELLE, cinéaste<br>
    <br>
    François LUCIANI, cinéaste<br>
    <br>
    Noémie LVOVSKY, cinéaste<br>
    <br>
    Jacques MAILLOT, cinéaste<br>
    <br>
    Noël MAMERE, député Verts<br>
    <br>
    Gilles MARCHAND, réalisateur<br>
    <br>
    Yvon MARCIANO, cinéaste<br>
    <br>
    Tonie MARSHALL, réalisatrice, actrice<br>
    <br>
    Sandrine MAZETIER, députée PS<br>
    <br>
    Jean Luc MELENCHON, Député européen, PG<br>
    <br>
    Claude MILLER, cinéaste<br>
    <br>
    Dominik MOLL, réalisateur<br>
    <br>
    Gérard MORDILLAT, cinéaste<br>
    <br>
    Christian OLIVIER, Têtes Raides<br>
    <br>
    Mehdi OURAOUI, secrétaire national PS<br>
    <br>
    Henri PENA-RUIZ, essayiste<br>
    <br>
    Christophe PERIE, auteur, réalisateur<br>
    <br>
    Marc PESCHANSKI, chercheur INSERM<br>
    <br>
    Nicolas PHILIBERT, réalisateur<br>
    <br>
    Christian PIERREL, porte-parole national du PCOF<br>
    <br>
    Guillaume PIGEARD DE GURBERT, professeur, Fort-de-France<br>
    <br>
    José PINHEIRO, cinéaste<br>
    <br>
    Séverine POUPIN-VEQUE, comédienne<br>
    <br>
    Atiq RAHIMI, écrivain, prix Goncourt<br>
    <br>
    Alain RAOUST, cinéaste<br>
    <br>
    Michèle RAY-GAVRAS, productrice<br>
    <br>
    Sandrine RAY, cinéaste<br>
    <br>
    Chantal RICHARD, cinéaste<br>
    <br>
    Jean-Henri ROGER, cinéaste<br>
    <br>
    Bruno ROLLAND, cinéaste<br>
    <br>
    Richard ROUSSEAU, directeur de casting<br>
    <br>
    Vincent ROTTIERS, comédien<br>
    <br>
    Christophe RUGGIA, cinéaste<br>
    <br>
    Pierre SANTINI, comédien, metteur en scène<br>
    <br>
    Pierre SCHOELLER, cinéaste<br>
    <br>
    Claire SIMON, cinéaste<br>
    <br>
    Abderrahmane SISSAKO, cinéaste<br>
    <br>
    Marion STALENS, cinéaste<br>
    <br>
    Bertrand TAVERNIER, cinéaste<br>
    <br>
    Pierre TRIVIDIC, cinéaste<br>
    <br>
    Robert VALBON, metteur en scène<br>
    <br>
    Marie VERMILLARD, cinéaste<br>
    <br>
    Jean Charles VESCOVO, PG<br>
    <br>
    Dominique VOYNET Les Verts<br>
    <br>
    Erick ZONCA, cinéaste<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 23:01:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-le-piquet-de-greve-de-la-rue-du-regard-est-sous-notre-protection-44558948.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-le-piquet-de-greve-de-la-rue-du-regard-est-sous-notre-protection-44558948-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Lettre ouverte à Jean-Claude Gaudin]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-lettre-ouverte-a-jean-claude-gaudin-43148870.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Marseille, le 17 janvier 2010<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    Monsieur le Maire,<br>
    &nbsp;<br>
    Tout le monde ne parle plus&nbsp; que de votre dernier « dérapage », celui où vous parlez de « musulmans qui ont déferlé dans les rues de Marseille… ». Je dis dernier parce que ce n’est pas le
    premier&nbsp; dans le genre et que vous avez indubitablement un mal fou a nommer une certaine catégorie de la population que vous administrer. Pour votre défense vous n’êtes pas le seul a avoir
    du mal a le faire et cette difficulté en dit long sur les dégâts de ce passif post colonial non soldé, qui ressurgit avec brutalité comme un non dit trop longtemps refoulé.<br>
    Depuis que Mr Besson, en bonne intelligence avec Mr Sarkozy a décidé d’instrumentaliser politiquement le débat sur l’identité nationale il ne se passe pas un jour sans que l’on entende une
    déclaration outrancière et stigmatisante à l’égard de la population de confession musulmane en France. Je ne souhaite pas participer à ce débat qui ressemble de plus en plus a une mise en
    accusation publique&nbsp; des musulmans de France. D’ailleurs puisque nous en sommes aux calculs nous verrons bien si cette tactique sera payante pour vous…nous verrons bien a qui profite la
    manœuvre et qui se délectera de la tessiture poisseuse de tout ce débat, nous verrons bien assez vite ressurgir les remugles fétides de ces années (pas si lointaines) où le FN prospérait, nous
    verrons bien que les mots en politique ne sont pas sans conséquences et que des déclarations comme celle que vous avez faîtes sont autant d’électrochocs salutaires appliqués au corps léthargique
    de l’extrême droite française.<br>
    Loin de revenir&nbsp; sur vos propos vous répondez au jeune homme, militant de votre parti, avec une condescendance et un paternalisme consternant, parce que évidemment il ne peut pas comprendre
    les subtilités de la langue française que vous maitrisez au-delà de la moyenne et qui font que lorsque vous dites une énormité, celle-ci n’en est une que dans l’oreille&nbsp; et dans le cœur de
    celles et ceux que vous blessez !<br>
    Vous dîtes, Monsieur le Maire, que Marseille a vu déferler 15000 musulmans dans ces rues, avez-vous idée de l’imagerie d’épouvante que vous projetez dans l’inconscient collectif de vos
    concitoyens ? Ce sont les vagues (d’un Tsunami) qui déferlent, les hordes de barbares ou les rats qui déferlent, ce ne sont pas les « braves gens » qui déferlent !!!<br>
    Vous dites dans votre réponse que Marseille subit l’immigration et que vous vous efforcer « d’assimiler » les couches successives de population qui y débarquent et là encore vous persistez et
    vous signez&nbsp; votre résolution sans équivoque a utiliser un raisonnement et une sémantique propre a la tradition réactionnaire.<br>
    Vous dites, a mots couverts, que lorsqu’on est Français depuis pas très longtemps il y’a des us et des coutumes a respecter et que pour « bien s’intégrer » il faut brosser l’autochtone dans le
    sens du poil et user de force symboles pour « amadouer » l’hôte, et on atteint là un degré de surréalisme rarement égalé depuis les Marx Brothers ou les Monty python, parce que au-delà de la
    mauvaise foi&nbsp; qui ne vous a fait voir que des drapeaux algériens ce soir là, cet argument frôle l’indécence, que nous demandez vous au juste ? De réaffirmer notre Francité quel que soit le
    contexte et de façon permanente, faut il pour vous complaire se draper dans un drapeau tricolore en toute circonstance ?<br>
    J’ajoute que nous étions partie prenante de ce « déferlement » et que je m’inscris en faux contre l’affirmation que vous avez maintenue et réitérée qu’il n’y avait que des drapeaux algériens,
    c’était un soir de fête à la Marseillaise, plein de joie, de gouaille populaire et cosmopolite, il y’avait des drapeaux algériens , français, marocains, tunisiens, des drapeaux berbères et des
    drapeaux turcs&nbsp; et des drapeaux connus et inconnus…toutes et tous étaient là dans un esprit festif avec cette folle envie de communier dans la joie. Ce que vous interprétez comme une offense
    à la terre d’accueil n’est pas l’expression d’un nationalisme algérien exacerbé, ni même le signe d’une double allégeance ! Ce n’est que la volonté de faire la fête et de l’exprimer dans un cadre
    informel et permissif que seul le sport, et en particulier, le football est capable de produire.<br>
    Mr Besson regrette que les débordements marginaux qui ont eu lieu lors de ces manifestations spontanées de joie populaire, n’ait pas subit un traitement médiatique aussi conséquent que la fameuse
    « main de Thierry Henri », et venant de lui peu de choses m’étonnent encore, sachant que la juxtaposition de ces deux événements est totalement incongrue et que si il lui reste une parcelle
    d’honnêteté intellectuelle il sera d’accord pour analyser les exactions commises lors de cette soirée comme étant le fait d’une frange de « hooligans » qui sévissent à chaque soir de grands match
    à Marseille, qu’il s’agisse de l’équipe de l’OM, de la France ou de l’Algérie.<br>
    Pour en finir et vous laisser vaquer à vos occupations de 1<br>
    er<br>
    magistrat de notre bonne ville, je vous dirais que nous nous méfions de toutes les tentatives d’instrumentalisation du nationalisme quel qu’il soit et que la devise de la République reste encore
    « Liberté, Egalité, Fraternité » et qu’en conséquence nous vous demandons de continuer à débattre de l’identité nationale, si vous le souhaitez, dans le cadre que lui confère le triptyque
    républicain et en gardant à l’esprit que l’unité ne se fait jamais dans la polémique, la stigmatisation et l’exclusion.<br>
    Comme les interventions dans la salle vous l’ont déjà signifié il n’y a pas eu de « déferlement&nbsp; de musulmans sur Marseille » ce soir là, il n’y a eu que des Marseillaises et des
    Marseillais, Français, pour la plupart qui ont manifesté leur joie et leur attachement a leur pays d’origine sans aucune volonté de signifier leur désamour de la France, parce qu’en Amour
    l’exclusive est parfois une entrave ; Oui on peut sans problème aimer l’Algérie et la France, L’Italie et la France, l’Arménie et la France, le reste du monde et la France, comme on aime son père
    et sa mère…<br>
    &nbsp;<br>
    Recevez, Monsieur le Maire, l’expression de notre indignation courroucée.<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    BENSAADA Mohamed<br>
    &nbsp;Pour Quartiers Nord/Quartiers Forts<br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 01:27:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-lettre-ouverte-a-jean-claude-gaudin-43148870.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-lettre-ouverte-a-jean-claude-gaudin-43148870-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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