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    <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Palestine)]]></title>
    <link>http://www.internationalistes13.org/categorie-144980.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Palestine&quot; du blog &quot;Internationalistes 13&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Palestine)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.internationalistes13.org</copyright>            <category>Palestine</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[En défense de BDS]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-en-defense-de-bds-54682873.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pierre-Yves Salingue, ( Jeudi, 29 juillet 2010 )</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">sur le site de <a href="http://www.orleansloiretpalestine.org/?lang=fr">Orléans-Loiret-Palestine</a><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">L’appel BDS, lancé le 9 juillet 2005 par 171 organisations palestiniennes, aurait du être le vecteur d’une réorientation et d’une remobilisation du mouvement de
    soutien sur des bases politiques claires.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cet appel affirme l’unité du Peuple palestinien, son droit à l’autodétermination et pose trois revendications majeures : la fin de l’occupation et de la
    colonisation des terres arabes et le démantèlement du mur ; l’égalité des droits des Palestiniens vivant en Israël ; le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers. Pour un mouvement de
    solidarité confronté à la crise de stratégie du mouvement national palestinien, c’était une lueur d’espoir , une boussole indiquant la direction à prendre, une perspective pour aller de l’avant
    et agir sans être dépendant des tactiques politiques et diplomatiques sur lesquelles il n’a, à juste titre, aucune prise.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Mais les responsables du mouvement, en France et au-delà en Europe (à l’exception notable de la Grande Bretagne), n’ont prêté qu’une attention distraite à l’appel.
    Quelques sites internet le publièrent, sans autre commentaires, puis plus rien. [1]</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En 2006 et 2007, aucune initiative d’importance ne fut prise en France pour promouvoir la campagne BDS. Pourtant, après l’attaque israélienne contre le Liban, la
    défaite électorale du Fatah, le refus des puissances impérialistes de reconnaître la victoire du Hamas et le blocus de la Bande de Gaza qui s ‘ensuivit, le mouvement de solidarité avait plus que
    jamais besoin d’une perspective unifiante d’action pour surmonter division et paralysie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Lors des élections présidentielles de 2007, aucun des candidats n’a pris position en faveur de la campagne BDS [2] Le rassemblement « Paix comme Palestine »,
    organisé par la plate-forme des ONG françaises le 17 mai 2008, ne mettra pas en valeur la campagne de Boycott appelée par les Palestiniens, ni dans l’appel de l’initiative, ni dans son
    déroulement ni dans ses conclusions. Aucun de ses portes paroles palestiniens ne fut invité et les quelques milliers de présents entendirent qu’il fallait « agir » et « faire pression sur nos
    gouvernements » ! Comment ? Quelques mois auparavant, divers intellectuels palestiniens et Ilan Pappé avaient insisté sur la pertinence du boycott à l’occasion du salon du livre de Paris qui
    n’avait pas hésité à mettre Israël à l’honneur. Mais leur avis n’était pas partagé par certaines personnalités très écoutées des responsables du Collectif national et le mouvement se divisa aussi
    à cette occasion.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les informations sur le développement très positif de la campagne en Angleterre, en Irlande, en Ecosse, en Afrique du Sud, au Canada, en Australie Etc. les appels
    des portes paroles palestiniens de la campagne (par exemple l’intervention d’Omar Barghouti en juin 2008 à Bil’in *3+)…sont restés sans échos. C’est la remobilisation populaire suscitée par
    l’agression criminelle de l’armée israélienne contre Gaza fin 2008 qui a rendu insupportable l’absence de réponse à la question « que peut-on faire concrètement en France ? » « Agir », mais
    comment, au-delà des sempiternelles cartes postales et pétitions ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Début 2009 CAPJPO-EUROPALESTINE fut la première association possédant une notoriété nationale à s’engager durablement sur le thème du boycott et a publié en
    septembre une brochure « le boycott d’Israël, pourquoi et comment ? »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En juin 2009 une structure unitaire « Campagne BDS France » s’est constituée, composée d’une trentaine d’organisations et d’associations s’engageant à soutenir
    l’appel de juillet 2005 dans son intégralité. Plusieurs organisations membres du Collectif national, dont l’AFPS, n’en font pas partie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En août 2009 le NPA a invité Omar Barghouti à son université d’été. Jusqu’en septembre 2009 le Collectif national se contentera de mener des actions liées au
    désinvestissement (VEOLIA, ALSTOM), réduisant l’action directe contre l’Etat israélien à la demande d’une sanction : la suspension de l’accord d’association Union Européenne-Israël.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En mai 2009, sous la pression de la base et notamment de responsables locaux, le congrès de l’AFPS a voté une déclaration appelant ses adhérents à « s’impliquer
    dans l’action BDS », ouvrant la voie à l’avancée du Collectif national qui, en septembre, franchissait le pas d’appeler au boycott des produits israéliens, tout en précisant que c’était au motif
    que « les produits israéliens ne respectent pas les normes de traçabilité permettant de les distinguer des produits en provenance des colonies illégales d’Israël dans les Territoires Palestiniens
    occupés. »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En octobre 2009 l’Union syndicale Solidaires décidait de s’engager dans la campagne BDS. Elle avait été précédée par le Conseil National de la FSU qui avait décidé
    « de soutenir les initiatives allant dans le sens de l’appel BDS ». L’UJFP a pris position en faveur du soutien à l’appel BDS courant 2009 et participe à BDS France. Par ailleurs, lors de la
    campagne des Européennes, le NPA en tant que parti et quelques candidats d’autres listes (Front de Gauche, Verts…) ont soutenu le mot d’ordre de boycott.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">On peut donc constater quelques progrès dans la période récente, mais tout cela reste fragile et même susceptible d’être à tout moment remis en cause.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">C’est ainsi qu’en mai 2010 la direction nationale de la CGT, tout en affirmant sa « solidarité avec les travailleurs des territoires occupés qui sont confrontés à
    la répression mais aussi à l’exploitation », a dénoncé la campagne BDS au motif que le boycott serait une « punition collective à l’encontre des citoyens israéliens » et que cette campagne «
    affaiblit et isole le camp de la paix en Israël » , faisant siens des arguments éculés de la « Gauche sioniste » auxquels les partisans de BDS ont déjà mille fois répondu. [4]</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Déjà, en avril, le président de la LDH entérinait un recul de son organisation qui avait pourtant signé le communiqué commun de septembre : subitement, « le boycott
    des entreprises coloniales » est devenu « difficile » et celui de « tous les produits israéliens » est inacceptable car « ce serait confondre Israël et ses colonies » et « confondre le combat
    contre les gouvernants avec le boycott de toute une société ».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Dans le même temps, en mars 2010, la direction de l’AFPS décidait de « recentrer son engagement dans la bataille BDS » en la concentrant sur le boycott des produits
    des colonies.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Le motif invoqué est celui des risques judiciaires encourus, du fait de la décision gouvernementale de tenter de requalifier en « incitation à la haine raciale »
    les actions militantes de boycott des produits israéliens. On a beau vouloir être solidaires des Palestiniens, on n’a pas une âme de martyrs, semblent penser les dirigeants de l’AFPS et de la LDH
    qui refusent le défi d’un gouvernement pro sioniste, cèdent au chantage de l’antisémitisme sans combattre et donnent ainsi la mesure des risques qu’ils sont prêts à assumer pour la cause
    !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Il faut sécuriser juridiquement les actions et donc ne promouvoir que le boycott de produits provenant de colonies qui « elles, sont illégales au regard du droit
    international ». En outre, on prendra soin de s’abriter derrière quelques dispositions de droit commercial sur l’étiquetage. Exit donc le boycott d’Israël et place au seul boycott des produits
    issus des « colonies illégales »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce que dit l’appel BDS et ce qu’il ne dit pas !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis 5 ans, - et parce qu’ils sont confrontés, notamment en Europe, à des tentatives permanentes de réduire le contenu et de modifier les objectifs de leur appel
    initial, - les responsables palestiniens de BDS ne cessent de réaffirmer les fondamentaux de l’appel. La coalition BDS représente les 3 composantes du Peuple palestinien : les réfugiés
    palestiniens, où qu’ils résident actuellement, dans les camps ou hors des camps ; les Palestiniens des territoires occupés de Cisjordanie et de la Bande de Gaza (dont de nombreux réfugiés) ; les
    citoyens palestiniens d’Israël (dont des déplacés).</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Chacune de ces composantes subit une forme d’oppression spécifique :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">. L’occupation directe et la colonisation pour ceux qui résident en Cisjordanie (y compris Jérusalem) et le blocus criminel pour les habitants de Gaza . Le système
    légalisé et institutionnalisé de discrimination raciale à l’intérieur de l’Etat israélien pour les Palestiniens qui y résident aujourd’hui . Le refus de reconnaître le droit au retour et à des
    réparations pour les réfugiés. Beaucoup de Palestiniens subissent une combinaison de ces différentes formes d’oppression. Toutes les composantes subissent les conséquences de la colonisation
    sioniste de la Palestine.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">C’est pourquoi « l’appel de BDS affirme la primauté du droit à l’autodétermination et traite les droits fondamentaux des trois principales composantes du peuple
    palestinien : Vivre libre de l’occupation israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem Est ; la fin du système israélien de discrimination raciale institutionnalisée
    contre ses citoyens palestiniens ; et, pour les réfugiés palestiniens et les personnes déplacées, la grande majorité du peuple palestinien, le bénéfice de leur droit au retour dans leurs foyers
    et la perception des réparations » [5] L’appel BDS n’est donc pas seulement une remise en cause de l’occupation militaire et de la colonisation au sein des territoires occupés en 1967. [6] La
    lutte à laquelle nous appelle BDS s’étend au delà de la fin de l’occupation et l’exigence du droit à l’autodétermination ne se confond pas avec une demande de fixer des frontières sur la ligne
    verte pour délimiter deux Etats. En fait BDS ne prend pas position sur cette question (un Etat, deux Etats ?) mais pose les conditions permettant aux Palestiniens, tous les Palestiniens, de
    choisir : l’autodétermination et le respect de leurs droits nationaux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Autrement dit, la campagne internationale BDS, c’est jusqu’à ce que l’ensemble du Peuple palestinien puisse exercer son droit inaliénable à la liberté et à
    l’autodétermination.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Toute autre attitude et notamment celle qui consiste à limiter les revendications palestiniennes à la fin de l’occupation de 1967 (par exemple au motif d’élargir la
    mobilisation) ne permet pas « d’avancer d ‘un pas avec des milliers » [7] mais au contraire fait reculer la solidarité qui perd son sens d’un soutien à la lutte des Palestiniens pour leurs
    droits, tous leurs droits.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">« Ce qui compte est d’être d’accord avec ses motivations et ses objectifs…qui doivent être le dénominateur commun à tous les groupes solidaires de la Palestine :
    mettre fin aux trois formes principales de l’injustice israélienne et promouvoir les droits des Palestiniens. Ce sont les conditions sine qua non pour que cette campagne soit efficace et réponde
    aux aspirations de la société civile palestinienne » [8] La première exigence est celle du respect des objectifs de la campagne BDS et donc de la dimension politique de cet appel et de la
    finalité de la bataille qu’il veut organiser en soutien à la lutte du Peuple palestinien. Il faut donc l’affirmer une fois de plus : la question palestinienne est une question politique et la
    lutte de libération nationale du Peuple palestinien ne peut être confondue avec une question humanitaire ni même avec une question de « droits de l’homme » !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les raisons du refus de soutenir l’appel dans son intégralité</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La conversion partielle de divers responsables à l’appel BDS masquait en réalité le maintien de sérieuses divergences avec les bases politiques de la campagne
    internationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Contrairement à l’illusion répandue par certains, aucune « ambiguïté constructive » ne peut « permettre de mettre en accord les tenants d’un boycott de l’ensemble
    des produits israéliens et ceux souhaitant un ciblage spécifique des produits des colonies ». [9] Pour une raison toute simple : les Palestiniens ne sont pas soumis à la domination et à
    l’oppression des seuls colons résidant dans les colonies de Cisjordanie (dont Jérusalem) mais à la colonisation sioniste de la Palestine, dont l’Etat d’Israël créé en 1948 est une étape
    essentielle pour réaliser le projet sioniste de conquête de toute la Palestine et donc de destruction du Peuple palestinien.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Comment peut-on « dénoncer une politique colonialiste » sans combattre l’Etat colonial ? Penser qu’on peut « estomper le clivage politique » entre ceux qui pensent
    qu’il faut isoler l’Etat d’Israël, pour contribuer à modifier le rapport des forces entre l’occupant sioniste et les Palestiniens soumis à la colonisation depuis plus de 60 ans et ceux qui
    pensent qu’il s’agit avant tout d’un problème de colonies et de droits de l’homme dans des « territoires occupés en 1967 », c’est évidemment replonger dans les pires travers d’un mouvement qui
    s’est depuis trop longtemps obstiné à refuser de considérer la lutte du Peuple palestinien comme une lutte de libération nationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Contrairement à ce qu’affirme notre défenseur de « l’ambiguïté constructive « quand on considère les enjeux pratiques » les divergences ne se réduisent pas, elles
    prennent tout leur sens ! [10] Le problème n’est pas de savoir s’il faut être pédagogue et construire progressivement la mobilisation en définissant des cibles concrètes qui se prêtent à la
    démonstration (par exemple Agrexco) pour être plus efficace. Le problème commence quand, faute d’être en accord avec les objectifs politiques de BDS (redisons le encore une fois :
    l’autodétermination et les droits des 3 composantes du Peuple palestinien) on modifie les objectifs et les revendications explicitement affirmés dans l’appel. Entre autres exemples :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">. Dans la rubrique « BDS Mode d’emploi » le « tract type » recommandé à ses comités par l’AFPS affirme…« que tout le monde connaît les termes de la solution : la
    création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale » [11] . Quand on lit dans un tract du collectif Palestine de l’Essonne que « 170 ONG palestiniennes,
    ainsi que des anticolonialistes israéliens, ont décidé de lancer des campagnes BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) …pour parvenir à la reconnaissance d’un état palestinien de droit, aux
    côté de l’état d’Israël »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">. Quand on lit dans la déclaration de Solidaires annonçant son adhésion à BDS : « il s’agit par une campagne de sanction non-violente, d’agir dans un cadre citoyen
    et éthique afin d’obtenir une solution politique qui garantisse l’application du droit international pour les deux peuples, palestinien et israélien, dans les frontières de 1967 »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Force est de constater que ce n’est pas ce qui est écrit dans l’appel BDS mais que c’est l’affirmation d’une ligne politique parfaitement identifiée : celle qui
    prétend que l’Etat palestinien indépendant dans les frontières de 67 est « la solution » Cette position est aujourd’hui celle d’Abbas et de Fayyad, ce n’est pas la position de BDS ! Et c’est ce
    qui permet de comprendre que, derrière un apparent désaccord tactique sur la meilleure façon de convaincre et de faire progresser l’adhésion à la lutte pour les droits des Palestiniens (doiton se
    concentrer sur les produits des colonies ?), il y a en réalité un vrai désaccord sur le contenu même de la solidarité, sur les droits qu’on soutient et sur le projet politique avec lequel on
    demande d’être solidaire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Certes, c’est le droit de chacun de s’accrocher à la perspective de « l’Etat indépendant dans les frontières de 67 », malgré l’accumulation des faits et des
    analyses qui en démontrent chaque jour un peu plus l’impossibilité et la signification politique réelle. Mais invoquer la défense de BDS pour promouvoir cette position, c’est de la manipulation !
    La recherche de l’efficacité est très louable, pour autant qu’elle ne soit pas un prétexte pour réduire le niveau des revendications palestiniennes à un niveau supportable pour « la vraie
    radicalité positive » [12] des supporters français de Fayyad. On est aussi en droit de s’interroger sur le fait que, dans un grand nombre des tracts émanant de comités ou de collectifs unitaires
    et recensés sur divers sites, figure exclusivement la formule du nécessaire respect par Israël « du droit international » alors que dans l’appel BDS cette exigence est précédée par celle du «
    droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination » et suivie par les revendications des 3 composantes du Peuple palestinien. L’appel BDS ne revendique pas l’application d’un droit
    international abstrait mais revendique des droits concrets qu’il énumère précisément. Ces droits, qui sont partie intégrante des objectifs de l’appel, doivent être systématiquement rappelés,
    indépendamment de l’axe retenu et de la pédagogie mise en oeuvre.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Qu’il s’agisse de culture, de sport, d’éducation, de diplomatie ou de marchandises Etc., qu’il s’agisse de boycott, de désinvestissement ou de sanctions, c’est
    seulement l’angle d’attaque qui change, la variété permettant de renforcer la démonstration. Mais il n’y a pas d’adaptation possible des objectifs et des droits. C’est aussi ce que disait Jamal
    Juma en 2006 dans sa lettre ouverte précitée : « C’est pourquoi nous, les Palestiniens, sommes ceux qui peuvent discuter et décider comment nous nous présentons, nous, nos droits et notre
    oppression, comment nous en parlons et quels arguments nous utilisons. Nous savons exactement comment la décrire et comment en parler. Nos amis, nos camarades et nos soutiens peuvent la présenter
    de la manière la plus appropriée à leur contexte de travail, sans toutefois faire de concessions sur l’essence de la question elle-même. » Nous ne sommes pas en présence d’une discussion utile
    sur les moyens d’agir, nous sommes en présence de divergences fondamentales sur l’essence de la question palestinienne.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Toute ambiguïté est destructrice pour la lutte et soutenir que l’ambition de BDS c’est obtenir d’Israël qu’il accepte la ligne verte comme frontière et qu’il
    respecte « les normes élémentaires de traçabilité des produits » est une escroquerie intellectuelle tant vis-à-vis des initiateurs de l’appel qui ne cessent de rappeler les véritables ambitions
    de leur campagne qu’à l’égard de ceux à qui on demande de boycotter. Loin d’être une affaire de consommateurs à qui on demanderait de ne pas acheter des produits dont l’origine est douteuse,
    l’action BDS consiste en une gigantesque bataille idéologique, d’une part pour déconstruire la légitimité de l’Etat d’Israël et d’autre part pour affirmer l’engagement d’une solidarité
    internationale aux côtés de l’ensemble du Peuple palestinien dans sa résistance pour la conquête de ses droits. Notre combat n’a pas pour objectif de dénoncer un état d’Israël fraudeur sur
    l’origine des produits mais d’isoler l’Etat colonial qui opprime les Palestiniens, qui poursuit le nettoyage ethnique commencé avec sa création en 1948 et qui a pour objectif l’éradication de la
    Nation palestinienne ! BDS est partie intégrante de la résistance du Peuple palestinien à cette tentative de destruction.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Certes, cette résistance ne se réduit pas à BDS, mais elle en a aujourd’hui besoin et c’est pour l’affaiblir que les attaques se multiplient contre BDS et plus
    généralement contre toute forme de résistance palestinienne indépendante qui s’oppose à la normalisation en cours. A sa mesure, aux côtés d’autres formes de résistance, BDS est aujourd’hui un
    outil qui contribue à sortir de l’impasse des prétendues initiatives de paix et il y a peu de doutes que les efforts actuels de certains, en France et ailleurs [13], d’une part pour en limiter
    les ambitions au boycott des produits des colonies et d’autre part et surtout pour abaisser ses objectifs, sont en adéquation avec la politique de liquidation de la résistance menée par
    l’Autorité Palestinienne sous la responsabilité de Fayyad : normalisation et répression en Cisjordanie et complicité dans le blocus de Gaza. [14] Seules la défense et l’illustration de l’appel
    BDS dans son intégralité peuvent permettre au mouvement de solidarité de ne pas retourner dans une impasse tragiquement similaire à l’industrie de la paix d’Oslo, loin, très loin, des attentes
    réelles du Peuple palestinien à l’égard de la solidarité internationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Pierre-Yves Salingue, ( Jeudi, 29 juillet 2010 )</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Notes :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[1] Le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien, constitué fin 2005, et les associations qui en faisaient partie furent dès 2006 les seuls à
    diffuser largement cet appel et à proposer, à toutes les associations, les réseaux et tous les comités agissant dans le champ de la solidarité avec la Palestine, d’en faire le dénominateur commun
    d’une action de longue durée, la base d’accord proposée étant le texte palestinien. Cette proposition resta sans réponses. [2] Au demeurant, le questionnaire adressé à tous les candidats par la
    plateforme des ONG françaises pour la Palestine n’évoque même pas le sujet ! [3] Traduction française sur le site juliensalingue.over-blog. [4] Cf. différents articles d’Omar Barghouti, repris
    dans son livre BDS. la fabrique éditions [5] bdsmovement.net</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">09/07/2010 [6] Ceci avait déjà été rappelé dans une lettre ouverte aux militants européens par Jamal Juma, coordinateur de Stop the Wall, le 11/06/2006 à l’occasion
    du colloque ECCP sur l’appel à sanctions : « Notre lutte et notre peuple ne sont pas constitués que des territoires palestiniens occupés depuis 1967 » france-palestine.org</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[7] Introduction de Dominique Vidal à la conférence des groupes locaux de l’AFPS, 29/05/2010 [8] Omar Barghouti, BDS, la fabrique éditions [9] Omar Alsoumi « le
    mouvement de solidarité avec la Palestine après Gaza protectionpalestine.org</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[10] Voir note 9 [11] france-palestine.org</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[12] Voir note 7 [13] Des tentatives similaires semblent en cours, au moins en Italie et au Québec : Cf. Diana Carminati « La situation des mouvements de solidarité
    en Italie après la Gaza Freedom March et le Convoi Viva Palestina » ism-france.org</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cf. Robert Bibeau : Appel à fêter l’anniversaire du mouvement BDS. Pourquoi les organisateurs modifient-ils l’appel des organisations palestiniennes ?
    boycottisraelinternational.com</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[14] voir notre article à venir analysant la politique de S Fayyad et les objectifs de ses nouveaux supporters en France.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 12:12:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-en-defense-de-bds-54682873.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-en-defense-de-bds-54682873-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Arrestation de militants de Génération Palestine lors de la manif hebdomadaire à Al Khalil (Hébron)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-arrestation-de-militants-de-generation-palestine-lors-de-la-manif-hebdomadaire-a-al-khalil-hebron-54443445.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <!--[endif]-->
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ramallah, 25 juillet 2010</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Samedi 24 juillet 2010, trois militants français se sont fait arrêter à Hébron, en Cisjordanie lors de la&nbsp; manifestation non-violente hebdomadaire organisée
    avec des israéliens, des palestiniens et d’autres internationaux contre la colonisation de la ville. Ces jeunes militants sont en Palestine avec l’association Génération Palestine, dans le cadre
    du projet Tous témoins tous acteurs qui vise à faire connaitre la situation politique sur place.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Selon nos dernières informations, après un interrogatoire au commissariat de Hébron ils seront &nbsp;transférés demain matin à Jérusalem Ouest où ils seront jugés
    en comparution immédiate à 9h au tribunal de Jérusalem Ouest.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Des informations seront données demain matin après le jugement devant le tribunal de Jérusalem ouest.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">w<a href="http://ww.generation-palestine.org">ww.generation-palestine.org</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Contact&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Julien&nbsp;: 00&nbsp;972 54 53 14 802 / 00&nbsp;972 59 83 46&nbsp;974</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Marion&nbsp;: 00&nbsp;972 54 90 83 240</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Linda&nbsp;: 00&nbsp;972 59 83 46 978</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Video : Six Arrested On Open Shuhada Street Demo in Al Khalil<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;"><object type="application/x-shockwave-flash" height="385" width="640" data="http://www.youtube.com/v/kaqBvwLcQ6Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1">
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    </object></span>
  </div><br>
  <!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 16:39:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-arrestation-de-militants-de-generation-palestine-lors-de-la-manif-hebdomadaire-a-al-khalil-hebron-54443445.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-arrestation-de-militants-de-generation-palestine-lors-de-la-manif-hebdomadaire-a-al-khalil-hebron-54443445-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Palestine. Manifestation de soutien aux expulsés de Sheik Jarrah...]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-palestine-manifestation-de-soutien-aux-expulses-de-sheik-jarrah-54374875.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A l'appel de plusieurs associations israéliennes pour la paix, chaque semaine, des centaines de manifestants se retrouve dans le quartier de Sheikh Jarrah, à
    Jérusalem Est pour manifester contre les expulsions de palestiniens par les colons israéliens</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><a href="http://www.generation-palestine.org"><span style="font-size: 10pt;">www.generation-palestine.org</span></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="384" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe276y?additionalInfos=0">
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      <param name="allowfullscreen" value="true">
    </object><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xe276y_manifestation-de-soutien-aux-expuls_news">Manifestation de soutien aux expulsés de Sheikh Jarrah</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/krassnaialilie">krassnaialilie</a>. -&nbsp;</em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Jul 2010 23:13:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-palestine-manifestation-de-soutien-aux-expulses-de-sheik-jarrah-54374875.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-palestine-manifestation-de-soutien-aux-expulses-de-sheik-jarrah-54374875-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Forum Mondial Education 2010 - Palestine]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-forum-mondial-education-2010-palestine-54227081.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le Forum mondial de l’Education (FME) se tiendra en Palestine du 28 au 31 octobre, dans le cadre de la programmation globale du Forum Social Mondial pour l’année
    2010. A l’image de l’esprit de convergence des forums, se prépare dès aujourd’hui un carrefour international inédit entre les réseaux actifs dans les champs de l’Education, de la défense des
    droits des Palestiniens et des mouvement sociaux altermondialistes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Informations complètes sur :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9174">http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9174</a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://www.reseau-ipam.org/">http://www.reseau-ipam.org/</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 07:19:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-forum-mondial-education-2010-palestine-54227081.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-forum-mondial-education-2010-palestine-54227081-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Communiqué commun NPA-FPLP]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-communique-commun-npa-fplp-53197832.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;" lang="FR">A l’issue de la visite en France, à l’invitation du NPA, <span>&nbsp;</span>du camarade Rabah Mahna, membre du bureau politique du Front Populaire de
    Libération de la Palestine, les deux organisations ont fait le constat d’une grande convergence d’analyse.<span>&nbsp;</span> La crise globale du système capitaliste engendre partout dans le
    monde une accélération des attaques contre les acquis du mouvement ouvrier, et une paupérisation croissante des masses populaires. Tandis que les plans de rigueur se multiplient, les guerres
    impérialistes écrasent des populations entières comme en Iraq<span>&nbsp;</span> et en Afghanistan.<span>&nbsp;</span> En Palestine, la colonisation de la Cisjordanie et de
    Jérusalem<span>&nbsp;</span> continue de plus belle tandis que le Peuple palestinien de Gaza est soumis à un blocus <span>&nbsp;</span>criminel. Le FPLP et <span>&nbsp;</span>le NPA considèrent
    que la lutte de libération nationale pour la libération de la Palestine s’inscrit dans une lutte globale contre le capitalisme et l’impérialisme et le sionisme. <span>&nbsp;</span>Au-delà des
    revendications immédiates que sont le démantèlement des colonies,<span>&nbsp;</span> le respect des résolutions de l’ONU, le retour des réfugiés, et la libération de tous les prisonniers et de
    toutes<span>&nbsp;</span> les prisonnières, l’enjeu central<span>&nbsp;</span> est l’autodétermination du Peuple Palestinien et la création d’un état Palestinien laïque et démocratique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;" lang="FR">Notre camarade Rabah a eu l’occasion de participer<span>&nbsp;</span> durant son séjour en France, à plusieurs réunions, tant<span>&nbsp;</span> à
    Marseille qu’à Paris, avec des membres de la commission Moyen Orient Palestine, <span>&nbsp;</span>de la commission Internationale. Ces rencontres passionnantes<span>&nbsp;</span> ont permis aux
    membres du NPA de mieux connaitre la situation politique aujourd’hui en Palestine, d’échanger<span>&nbsp;</span> avec notre camarade sur des sujets<span>&nbsp;</span> qui dépassent la question de
    la lutte de libération nationale, notamment<span>&nbsp;</span> la priorité à<span>&nbsp;</span> se mobiliser pour la libération des femmes, en Palestine comme ailleurs, de développer
    l’organisation de la jeunesse. Les militants du NPA se serviront <span>&nbsp;</span>des éléments apportés par nos camarades du FPLP dans leur travail au sein du mouvement de solidarité avec le
    peuple Palestinien et sa résistance. <span>&nbsp;</span>Les échanges et les contacts entre nos deux organisations vont s’intensifier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;" lang="FR"><strong><em>VIVE LA LUTTE INTERNATIONALE CONTRE LE CAPITALISME ET L’IMPERIALISME&nbsp;! VIVE LA LUTTE DU PEUPLE PALESTINIEN&nbsp;! PALESTINE VIVRA,
    PALESTINE VAINCRA&nbsp;!</em></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;" lang=
    "FR"><strong><em><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></em></strong></span>
    <span style="font-size: 14pt;" lang="FR">Saint Denis le 29 juin 2010</span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Jun 2010 12:59:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-communique-commun-npa-fplp-53197832.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-communique-commun-npa-fplp-53197832-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Peut-on critiquer Israël ? En quoi les sionistes sont-ils légitimés pour instrumentaliser l’antisémitisme ?]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-peut-on-critiquer-israel-en-quoi-les-sionistes-sont-ils-legitimes-pour-instrumentaliser-l-antisemitisme-53169408.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’expulsion des Palestiniens de leur propre pays s’est faite, il y a 62 ans. Ce nettoyage ethnique (800000 personnes expulsées de leur propre pays) s’est réalisé
    avec la complicité de la communauté internationale. Après des siècles d’un antisémitisme européen jalonné de nombreux pogroms, et immédiatement après le génocide nazi qui a entraîné la mort de 6
    millions de Juifs (la moitié&nbsp; des Juifs européens), l’Occident s’est « débarrassé » de sa responsabilité … sur le dos du peuple palestinien qui n’avait joué aucun rôle dans cette
    persécution.<br>
    Alors que la décolonisation (certes très imparfaite) a été la règle partout, la question palestinienne évolue à contre-courant. Plusieurs facteurs bloquent toute solution. Il y a la manipulation
    de l’histoire, des mémoires et des identités. L’Etat d’Israël et celles ou ceux qui soutiennent sa politique nient le crime fondateur, les droits du peuple autochtone, voire même l’existence de
    ce peuple. Pour eux la « légitimité » d’un Etat qui s’est proclamé « Etat Juif » et refuse toute citoyenneté aux autres habitants de la région est indiscutable et les Palestiniens sont des
    intrus. Ils en sont toujours aux mensonges initiaux : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », « du désert, nous avons fait un jardin », « les Arabes sont partis d’eux-mêmes » et ils
    défendent contre toute vraisemblance historique l’idée qu’après 2000 ans d’exil, les Juifs sont retournés dans leur pays.<br>
    Le sionisme est devenu une idéologie totalitaire qui prétend parler au nom de tous les Juifs. Depuis des années, une technique s’est bien rodée. Quiconque critique Israël et sa politique,
    quiconque défend les droits du peuple palestinien, est forcément un antisémite s’il n’est pas juif et un traître ayant la haine de soi s’il est juif. Quiconque dit ce qui est à l’œuvre :
    nettoyage ethnique, colonialisme, apartheid, crimes de guerre … est forcément un négationniste nostalgique d’Hitler.<br>
    <strong><br>
    Traître ou complice ?</strong><br>
    Refusant d’avoir le choix entre être complice ou être un traître, je me sens donc sommé de dire « d’où je parle ». Je suis né en 1950 dans le souvenir omniprésent du génocide nazi. Mère née
    Dvoira Vainberg, communiste résistante dans la MOI, seule rescapée d’une famille nombreuse disparue (sans qu’on sache même où et comment) en Bessarabie. Père Yakov Stambul, membre du groupe
    Manouchian (l’Affiche Rouge), en « triangle » avec Jozsef Boczor et Emeric Glasz fusillés au mont Valérien. Il a été déporté à Buchenwald. Sa mère avait été 40 ans plus tôt une survivante du
    pogrom de Kichinev. J’utilise volontairement mes origines pour contester tout droit des sionistes à parler au nom de tous les Juifs ou au nom de l’antisémitisme et du génocide.<br>
    En 1948, Menachem Begin (le responsable du massacre de Deir Yassin) projetait de visiter les Etats-Unis. Les plus grands intellectuels juifs américains de l’époque (Hannah Arendt, Albert Einstein
    …) avaient signé une pétition demandant au président Truman d’arrêter ou d’expulser ce terroriste. Encore à cette époque, le mot « juif » évoquait Einstein, Arendt, Freud, Rosa Luxembourg… et pas
    Liberman, Barak , Livni ou Nétanyahou.<br>
    Aujourd’hui, on assiste à un véritable acharnement consistant à effacer ce passé, à manipuler l’histoire, la mémoire et les identités juives. La caricature de ce hold-up, c’est un avocat sioniste
    français osant intenter un procès à Edgar Morin pour antisémitisme. Edgar Morin a été un grand résistant et il a écrit dans « Vidal et les siens », à partir de son histoire familiale, une étude
    de la trajectoire des Juifs venus de Salonique. Edgar Morin, comme de nombreuses personnalités françaises d’origine juive, trouve que la politique israélienne actuelle n’est pas seulement
    criminelle pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens, c’est aussi une caricature d’une histoire riche qui n’a rien à voir avec le militarisme colonial actuel.<br>
    <strong><br>
    Sionisme et antisémitisme</strong><br>
    L’idéologie sioniste est une réponse, fausse à mes yeux, à l’antisémitisme. En 1880, environ 60% des Juifs du monde entier vivent dans un seul pays : l’empire russe et ils forment environ 10% de
    la population de la « zone de résidence » entre Baltique et Mer Noire. La société juive est en butte à un terrible antisémitisme d’état qui essaie de détourner la colère populaire contre les
    Juifs. Une partie de la population juive abandonne la religion. Les idées révolutionnaires influencent massivement les Juifs qui se sont prolétarisés et adhèrent en nombre à différents partis
    révolutionnaires dont le Bund. À contre-courant de ces idées, le sionisme considère que l’antisémitisme est inéluctable, que la lutte pour la citoyenneté ou l’égalité des droits n’a aucun sens et
    que la seule solution est la fuite et la colonisation de la Palestine. Dès le départ, le sionisme est une théorie de la séparation : juifs et non juifs ne peuvent pas vivre ensemble. Dès le
    départ, les sionistes n’ont qu’un seul but : construire le futur Etat juif et ils ne participeront que de façon très marginale aux luttes sociales, au combat pour l’émancipation ou à la
    résistance antifasciste. Dès le départ, le sionisme se sert de l’antisémitisme pour faire avancer son projet. Peu avant sa mort, Herzl rencontre un des pires ministres antisémites du Tsar
    (Plehve) pour lui expliquer que l’un et l’autre ont les mêmes intérêts : qu’un maximum de Juifs quittent la Russie. La persécution antisémite sera toujours décrite, notamment plus tard par Ben
    Gourion, comme une aide décisive pour convaincre les Juifs de partir en Palestine. Dès le départ, les sionistes qui prétendent réagir au pire des racismes se montrent totalement négationnistes
    vis-à-vis du peuple palestinien autochtone. Ils organisent sa dépossession bien avant le génocide nazi et envisagent très tôt l'expulsion qui sera réalisée en 1948.<br>
    <strong><br>
    Instrumentalisation du génocide</strong><br>
    À la sortie du musée Yad Vashem de Jérusalem consacré au génocide, un monument symbolise l’issue « rédemptrice » selon les sionistes : la création de l’Etat d’Israël. Certes, le projet de
    création d’un Etat juif n’aurait pas abouti et même serait resté très minoritaire parmi les Juifs sans le génocide. Les Juifs qui avaient été considérés comme des parias en Europe, sont
    soudainement devenus dès 1945 de bons européens établissant une tête de pont au Proche-Orient et il y a eu un consensus international pour soutenir la création de l’Etat d’Israël et le nettoyage
    ethnique qui l’a accompagnée.<br>
    Et pourtant, le sionisme a-t-il joué un rôle notable face au nazisme et au fascisme ? En fait, aucun mouvement politique et aucun Etat n’a voulu ou su faire face à cette « résistible ascension »
    du fascisme. Les Occidentaux ont refusé l’intervention en Espagne, ont signé les accords de Munich et plus tard pendant la guerre, n’ont rien fait pour empêcher l’extermination des Juifs. Les
    Soviétiques ont signé le pacte germano-soviétique. Ne parlons pas du Parlement français qui a voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.<br>
    Mais les sionistes n’ont pas fait mieux et les faits qui suivent sont facilement vérifiables.<br>
    L’idéologue du courant révisionniste du sionisme, Vladimir Jabotinsky était un admirateur du fascisme italien et les méthodes qu’il a préconisées dès 1930 (le « transfert » des Palestiniens
    au-delà du Jourdain) s’inspirent du fascisme. Quand en 1933, les Juifs américains organisent un boycott contre l’Allemagne Nazi, Ben Gourion le brise aussitôt. L’organisation sioniste mondiale
    aura un bureau en Allemagne nazi jusqu’en 1941 et les Nazis favoriseront l’émigration des Juifs allemands ou autrichiens expulsés vers la Palestine (avec transfert de fonds) alors que la grande
    majorité d’entre eux préféraient partir en Occident. Pire, celui qui sera Premier ministre sous le nom d’Itzhak Shamir a dirigé avec Stern un groupe terroriste qui assassinera de nombreux soldats
    britanniques entre 1940 et 1943, ce qui en dit long sur l’intérêt que ce groupe portait au génocide en cours.<br>
    Il y a eu une résistance spécifiquement juive pendant la guerre, essentiellement communiste et bundiste (dans la MOI avec d'autres,&nbsp; en Pologne avec l’insurrection du ghetto de Varsovie).
    Les sionistes n’y ont joué qu’un rôle marginal.<br>
    Israël s’est souvent présenté comme le havre de paix pour les Juifs après la guerre. Il n’y a qu’à écouter le discours de Sharon lors du 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz, expliquant
    que l’extermination n’aurait pas eu lieu si Israël avait existé et accessoirement qu’Auschwitz justifiait ce qu’Israël inflige aux Palestiniens.<br>
    Il y a pourtant à dire sur l’arrivée des rescapés du génocide. À la fin de la guerre, des centaines de milliers d’entre eux sont dans des camps de réfugiés, essentiellement en Allemagne. Le
    Yiddishland a disparu. Ils attendent des visas pour l’Occident que la plupart n’obtiendront pas. En 1951, le dernier camp se révolte en Bavière et les derniers réfugiés sont expulsés … en
    Israël.<br>
    Ces rescapés seront très mal accueillis en Israël. On opposera la prétendue résignation des victimes face à l’extermination, à l’Israélien nouveau fier de lui qui se bat et défriche son pays. Il
    reste aujourd’hui un peu plus de 200000 rescapés en Israël. La moitié d’entre eux touchent des pensions misérables et vivent sous le seuil de pauvreté, en particulier ceux qui sont venus des pays
    de l’Est. Régulièrement, des rabbins et non des moindres, insultent la mémoire des victimes en affirmant qu’ils ont pêché et que Dieu les a punis. Entre deux injures racistes contre les
    Palestiniens, le grand rabbin Ovadia Yossef, idéologue du parti Shass (Salah Hamouri est accusé sans preuve d’avoir voulu attenter à sa vie) s’est plusieurs fois livré à des diatribes contre les
    victimes du génocide.<br>
    <br>
    <strong>La question du racisme en Israël</strong><br>
    Pourquoi les institutions communautaires juives, si promptes à voir partout l’antisémitisme sont-elles aussi silencieuses face au racisme et aux discriminations en Israël ?<br>
    Il existe un racisme institutionnel contre les Palestiniens. Ceux qui ont la nationalité israélienne dans un Etat qui se dit « juif et démocratique » vivent les discriminations au travail (un
    grand nombre de métiers leur étant interdits), au logement, à la possession de la terre dans un pays où « légalement », 98% des terres sont réservées aux Juifs. Plus de 60 ans après la création
    de l’Etat d’Israël, plus de 100000 Bédouins du Néguev vivent dans des bidonvilles en plein désert. Leurs villages non reconnus sont détruits. Ils n’ont pas le droit de construire en dur, ils
    n’ont ni route, ni eau, ni électricité, ni école. On détruit leurs maisons dès qu’ils construisent en dur.<br>
    De très nombreux dirigeants israéliens profèrent régulièrement des injures racistes qui sont parfois des appels au meurtre contre les « Arabes » en toute impunité. Dans le cadre du « choc des
    civilisations » et de la « guerre du bien contre le mal », les médias israéliens considèrent le Hezbollah ou le Hamas comme des êtres démoniaques. D’où l’indifférence de l’opinion israélienne
    face aux crimes de guerre commis au Liban (2006) ou à Gaza (décembre-janvier 2008-9).<br>
    Que dire des Juifs séfarades ou Mizrahis venus des pays musulmans ? Avant l’avènement du sionisme, ils n’avaient jamais connu quelque chose d’équivalent à l’antisémitisme européen. Au contraire,
    quand les Juifs ont été expulsés d’Espagne, ils ont été accueillis au Maghreb et dans l’Empire Ottoman. C’est à la fois la construction d’un Etat juif expulsant les Palestiniens et le
    colonialisme européen qui vont déstabiliser ces communautés. Bien sûr, les régimes arabes ou le colonialisme français ont une responsabilité évidente dans le départ de communautés vieilles
    parfois de 2000 ans. Mais la propagande sioniste a joué un rôle essentiel. Il s’agissait de donner au nouvel Etat israélien le prolétariat qui lui faisait défaut après l’expulsion des
    Palestiniens. Quand les Juifs hésitaient à partir, tout a été fait pour les convaincre et par exemple les attentats de Bagdad de 1950-51 qui ont décidé la plus vieille communauté juive (celle
    d’Irak) à émigrer, ont été réalisés par des sionistes.<br>
    On a raconté une histoire assez fantastique aux Juifs venus des pays musulmans : « vous viviez dans des pays de sauvages au milieu des Arabes et les Ashkénazes (les juifs européens) vous ont
    sauvés en vous offrant un pays ». Ils se retrouvent aujourd’hui coupés de leur histoire, de leur culture, de leurs langues, de leurs racines. Les Juifs algériens qui étaient des autochtones ont
    dû quitter leur pays avec les colons à cause du décret Crémieux qui les a coupés de la population musulmane en les faisant passer du côté des colons.<br>
    Les Juifs du monde arabe ont souffert dès leur arrivée en Israël d’un racisme violent. On les a envoyés dans les régions périphériques ou désertiques. Ils ont occupé les emplois les plus
    dévalorisants, et leur niveau de vie en Israël est très nettement inférieur à celui des Juifs européens. Dans les années 50, des rayons X ont été expérimentés sur des enfants de Juifs marocains,
    on estime que le nombre de victimes tourne autour de 6000 morts. Il y a eu des révoltes dont celles des Panthères Noires. Les Juifs du monde arabe ont été éduqués à adopter une histoire, celle de
    l’antisémitisme européen, qui n’est pas la leur. Leur traumatisme, être coupé des Arabes avec lesquels ils avaient toujours vécu et être définitivement éloignés de leurs terres ancestrales, a été
    totalement nié et refoulé. Sans passé, ni présent, ni avenir, ils ont été une proie facile pour les partis de droite.<br>
    Enfin il est difficile d’évoquer le racisme en Israël sans parler des Falachas. La fameuse opération visant à les sauver tourne à la farce sinistre. Il y a aujourd’hui près de 100000 Ethiopiens
    en Israël dont beaucoup n’ont rien à voir avec le judaïsme. Ils subissent un racisme violent, et pas seulement de la part des autorités religieuses.<br>
    La société israélienne est à l’unisson de l’occident sur les questions du tiers-monde et des migrations. Plusieurs milliers de Sans Papiers venus d’Afrique de l’Est sont enfermés dans des centres
    de rétention. Leurs enfants ne sont pas scolarisés et le gouvernement construit une barrière entre Gaza et la Mer Rouge pour les empêcher d’entrer. Il y a en Israël des centaines de milliers de
    travailleurs immigrés notamment venus de l’Est de l’Asie et ils subissent les mêmes discriminations que les immigrés vivant en Europe.<br>
    <br>
    <strong>Devoir de mémoire ou devoir de soutien inconditionnel ?</strong><br>
    Il aura fallu du temps pour que le nouvel Etat israélien réalise tout le profit qu’il y avait à créer une religion du souvenir. La mémoire ne peut pas être un devoir. La mémoire n’est pas un
    rite. Elle a un sens évident, comprendre ce qui a produit les horreurs et faire en sorte qu’il n’y ait « plus jamais cela ». Ce sens a été perverti.<br>
    Avec la création du musée Yad Vashem et le procès Eichmann, l’Etat israélien s’est autoproclamé seul dépositaire de la mémoire du génocide. C’est lui qui nomme les « Justes », celles et ceux qui
    ont sauvé des Juifs. Tous les ans, chaque Israélien doit s’arrêter au garde-à-vous pour célébrer la Shoah et le voyage à Auschwitz pendant les années d’études est obligatoire.<br>
    Et pourtant ! Dès les années 50, pour pouvoir retrouver sa place dans le concert des nations, l’Allemagne fédérale a décidé d’indemniser les victimes juives du nazisme (pas les autres, pourquoi
    ?). L’Etat d’Israël a reçu des milliards de marks qui ont joué un rôle décisif dans son développement économique. Or le chancelier Adenauer a un passé douteux sur la question juive et plusieurs
    de ses conseillers qui ont mis en place l’aide à Israël sont des anciens nazis. Les Israéliens ont fermé les yeux.<br>
    Aujourd’hui c’est pire. Un président polonais se fait élire avec le soutien décisif d’une radio antisémite (Radio Marya) et il est décrit par tout le monde comme un ami d’Israël. Dans les pays
    baltes ou en Croatie, des partis héritiers des collaborateurs qui ont joué un rôle majeur dans l’extermination des Juifs, se retrouvent au pouvoir. Peu importe, ce sont des amis d’Israël ! En
    France, des anciens du groupe fasciste Occident se retrouvent dans les Amitiés France-Israël.<br>
    Aux Etats-Unis, les « Chrétiens sionistes » sont très puissants. Ces intégristes affirment que les « Arabes, c’est Armageddon, c’est le mal », que les Juifs doivent les expulser de la terre
    sainte, mais que bien sûr après, ils devront se convertir au christianisme ou disparaître. Ce sont des antisémites, héritiers de l’antijudaïsme chrétien traditionnel. Les Chrétiens sionistes ont
    donné une aide financière décisive pour coloniser la Cisjordanie et en particulier pour construire Maale Adoumim qui coupe la Cisjordanie en deux et qui rend non-viable dans ces conditions tout
    hypothétique Etat Palestinien. Bref, il faut le dire, la colonisation est financée par d’authentiques antisémites.<br>
    Mais en Israël et chez ceux qui défendent inconditionnellement les gouvernements israéliens, le curseur&nbsp; s’est déplacé. Tous les dirigeants politiques ont proclamé « qu’Arafat est un nouvel
    Hitler », que les Palestiniens sont les héritiers du nazisme (alors que, comme le montre Gilbert Achkar dans son livre « les Arabes et la Shoah », les sympathies arabes pour le nazisme ont été
    rares, à l’exception du mufti Amin al-Husseini). Le complexe de Massada fonctionne à fond qui persuade les Israéliens que les victimes, ce sont eux, et pas le peuple occupé. On ne traque plus les
    antisémites, on traque ceux qui critiquent Israël et qui sont « forcément » quelque part des antisémites. On a passé sous silence en Israël le fait qu’en 2002, les plus grands intellectuels
    palestiniens (Elias Sanbar mais aussi Edward Saïd et Mahmoud Darwish aujourd’hui décédés) ont empêché la tenue d’un colloque négationniste de Garaudy à Beyrouth.<br>
    <br>
    <strong>L’antisémitisme aujourd’hui.</strong><br>
    Il n’y a pas eu dans l’histoire un seul antisémitisme. Il y a d’abord eu pendant des siècles en Europe l’antijudaïsme chrétien. Les deux religions ont été en concurrence au début de l’ère
    chrétienne et le christianisme est issu du judaïsme. Quand le christianisme devient religion d’Etat, les persécutions antijuives commencent. Ce sont les interdits, notamment la possession de la
    terre, l’enfermement dans les juderias ou les ghettos, les stéréotypes racistes, l’accusation de déicide, les expulsions et les massacres de masse. Quand l’émancipation des Juifs européens
    commence au XVIIIe siècle, cet antijudaïsme chrétien va se transformer en antisémitisme racial. Tous les nationalismes européens ont en commun l’équation simpliste « 1 peuple = 1 Etat » (idée
    reprise par les sionistes) et il y a un consensus antisémite considérant que les Juifs sont « apatrides et cosmopolites » et constituent un obstacle à la construction d’Etats ethniquement purs.
    Cet antisémitisme racial a produit les horreurs du nazisme.<br>
    Après 1945, c’est principalement l’extrême droite qui propage l’antisémitisme avec le renfort d’un petit courant venu de l’ultra-gauche (Rassinier) qui nie l’existence de l’extermination. Les
    principaux courants politiques n’affichent plus l’antisémitisme d’avant-guerre, mais il ne faut pas se méprendre. Il ne s’agit pas d’un sentiment de culpabilité, mais d’une joie que les Juifs
    aient un Etat et donc éventuellement qu’ils puissent partir. Déjà en 1917, Balfour, le créateur du « Foyer National Juif » était un antisémite. Son projet politique visait à la fois à créer une
    tête de pont européenne au Proche-Orient et à se débarrasser des Juifs européens.<br>
    Il y a aujourd’hui un risque que se développe une troisième phase de l’antisémitisme. Edgar Morin a utilisé le terme d’antiisraélisme. À partir du moment où les partisans de l’Etat d’Israël
    mélangent sciemment juif, sioniste et israélien, il est logique que les mêmes confusions aient lieu dans les rangs de celles ou ceux qui défendent les droits des Palestiniens. Il est tout à fait
    illusoire, face à ce phénomène, d’hurler à l’antisémitisme aux côtés de ceux qui nient les crimes commis par l’armée israélienne. La meilleure parade à cette possible montée d’un nouvel
    antisémitisme, c’est de faire ce que font les anticolonialistes israéliens ou ce que fait l’Union Juive Française pour la Paix : montrer en tant que juifs que nous sommes solidaires des
    Palestiniens, parce que cette guerre n’est ni une guerre raciale, ni un conflit communautaire, ni une guerre religieuse. Elle porte sur des questions universelles : l’égalité des droits et le
    refus du colonialisme. Et nous sommes solidaires aussi au nom de notre identité et de notre histoire.<br>
    En même temps, il existe et il a toujours existé en petit nombre d’authentiques antisémites qui se dissimulent derrière le combat pour la Palestine. Je citerai les groupies d’Israël Shamir, un
    curieux Israélien d’origine soviétique, le parti dit « antisioniste » dont le fondateur (Dieudonné) est devenu un familier de Le Pen ou le « parti des musulmans de France ». Ces groupes sont
    totalement infréquentables et faire un bout de chemin avec eux discrédite un combat mené au nom des droits fondamentaux.<br>
    L’antisémitisme est-il un racisme « à part », « hors norme » ?&nbsp; Il l’a été car en général les communautés discriminées ne sont pas victimes d’un génocide systématique. Mais l’antisémitisme
    actuel n’est en rien comparable à ce qu’a été l’antisémitisme des années 30 ou 40 et par exemple en France, le racisme frappe beaucoup plus massivement les Noirs, les Roms et les Arabes.<br>
    <strong><br>
    La confusion organisée</strong><br>
    Quand l’ONU a publié le rapport Goldstone confirmant que les troupes israéliennes avaient commis des crimes de guerre à Gaza, des défenseurs d’Israël ont affirmé qu’il s’agissait d’un rapport
    antisémite. Richard Goldstone est pourtant un Juif sud-africain réputé proche du sionisme.<br>
    Quand « l’association pour le bien-être du soldat israélien » (ABSI) n’a pas trouvé de salle pour faire sa réunion à Lyon, celle-ci s’est faite dans une synagogue. Mais si bien sûr, une synagogue
    est caillassée, il s’agira d’un acte antisémite.<br>
    Quand des militants se lancent activement dans la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions contre Israël) initiée par la société civile palestinienne, ils sont accusés d’antisémitisme
    et menacés directement par la ministre de la Justice.<br>
    Quand un conseiller régional interpelle M. Frèche, président de la région Languedoc-Roussillon, sur le soutien qu’il apporte à la construction du terminal Agrexco, compagnie qui exporte les
    produits des colonies de Cisjordanie, il est traité d’antisémite.<br>
    Quand la plupart des élus français vont au dîner du CRIF et acceptent benoîtement des propos considérant que toute critique d’Israël est antisémite, on marche sur la tête.<br>
    Ça suffit ! J’apporte publiquement mon appui et celui de l’Ujfp à Madame Biermann, citoyenne luxembourgeoise engagée, victime d’une accusation infamante d’antisémitisme lancée contre elle par le
    consistoire israélite. Oui, il existe un lobby qui use et abuse de l’antisémitisme pour interdire toute critique d’une politique criminelle. Oui, face à Etat qui se dit Juif, qui a installé des
    colonies « juives », qui prétend parler au nom de tous les Juifs et face à des institutions communautaires ou religieuses qui sont devenues les auxiliaires de cette politique, il est logique et
    normal d’interpeller les Juifs. Le crime se fait en leur nom, et c’est une des raisons de l’existence de l’Ujfp. Qu’ils cessent de soutenir une politique criminelle et suicidaire et qu’ils se
    souviennent de ce qu’a produit le soutien d’un grand nombre de pieds-noirs à l’OAS pendant la guerre d’Algérie.<br>
    À tous et à toutes ! Ne vous laissez pas intimider ! Ne confondez jamais juif, sioniste et israélien ! Et rappelez-vous que ceux qui défendent jour après jour et quoi qu’il arrive la politique
    israélienne n’ont aucun droit à vous traiter d’antisémite. Défendre les droits du peuple palestinien comme ceux de tout peuple est un devoir universel, quelles que soient nos origines.<br>
    <br>
    Pierre Stambul</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">intervention à Luxembourg<br>
    <br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 Jun 2010 21:50:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-peut-on-critiquer-israel-en-quoi-les-sionistes-sont-ils-legitimes-pour-instrumentaliser-l-antisemitisme-53169408.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-peut-on-critiquer-israel-en-quoi-les-sionistes-sont-ils-legitimes-pour-instrumentaliser-l-antisemitisme-53169408-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De Sarajevo à Gaza, le fil de la paix]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-de-sarajevo-a-gaza-le-fil-de-la-paix-53071946.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.balcanicaucaso.org/">Osservatorio Balcani e Caucaso</a><br>
    Traduit par Mandi Gueguen</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Blocus de Gaza, siège du Sarajevo... L’attaque des soldats israéliens contre la flotille turque réveille les souvenirs d’un pacifiste italien. Agostino Zanotti
    a été de la « marche des 500 pacifistes » qui, en 1993, forcèrent le siège de la capitale bosnienne. Le 29 mai 1993, le convoi d’aide humanitaire auquel il participait fut attaqué par des
    paramilitaires croates. Agostino est l’un de deux survivants de cette attaque, qui fit trois morts. Témoignage.</em><br>
    Par Agostino Zanotti<br>
    <br>
    Le 29 mai 1993, un convoi d’aide humanitaire, organisé par la Coordination des Initiatives de Solidarité de Brescia, est parti d’Italie en direction des villes de Vitez et de Zavidovići. Il
    regroupait cinq bénévoles : Sergio Lana, Guido Puletti, Fabio Moreni, Agostino Zanotti et Christian Penocchio. Le convoi fut pris d’assaut par un groupe de militaires sur « la route des Diamants
    », entre Bugojno et Gornji Vakuf, en Bosnie centrale. Guido, Fabio et Sergio y trouvèrent la mort alors qu’Agostino et Christian réussirent à se sauver en s’échappant dans les bois. Après de
    longs et fastidieux efforts pour que justice soit faite, le chef du groupe qui avait perpétré les assassinats fut trouvé et traduit devant les tribunaux de Bosnie-Herzégovine. Agostino Zanotti,
    qui avait participé à la « marche des 500 » a poursuivi son engagement de pacifiste. Il a écrit à l’Osservatorio Balcani e Caucaso après avoir vu les images de l’assaut lancé contre le bateau
    turc Mavi Marmara.<br>
    <br>
    Il est lundi matin, 31 mai, je me réveille mais ne repère rien de familier autour de moi : le lit, les parois de la pièce, les bruits qui viennent d’un peu partout. Je ne parviens à rien
    déchiffrer. J’ai dormi sur un lit de camp, à côté de moi, il y a Christian, nous sommes dans un local de la base UNPROFOR de Gornji Vakuf, en Bosnie-Herzégovine.<br>
    <br>
    Je vadrouille dans la base à la recherche d’une collation, je ne vois que des soldats autour de moi : j’ai pu trouver de la nourriture quelconque, des cigarettes et un duty free bien fourni, à
    l’extérieur la guerre fait rage. A l’extérieur, il y a Guido, Fabio et Sergio, nos amis, tués de sang froid près de Gornji Vakuf samedi après-midi, alors que nous apportions de l’aide humanitaire
    dans l’enfer de la guerre bosniaque.<br>
    <br>
    Nous sommes en 1993.<br>
    <br>
    J’ai fermé un instant les yeux, alors que je lisais sur l’écran la nouvelle de l’assaut des soldats israéliens qui ont ouvert le feu sur les pacifistes à bord de l’embarcation turque Mavi
    Marmara. Un instant suffit à raviver le souvenir de la tuerie du 29 mai 1993. Dix, peut-être quinze victimes civiles [ le bilan final fut de neuf militants tués et 45 blessés, NdR], un bilan
    sanglant et terrible pour cette flotte humanitaire dirigée vers Gaza.<br>
    <br>
    En décembre 1992, nous étions des centaines à forcer le blocus de Sarajevo. Avec la « Marche de 500 pacifistes », nous avons défié la guerre. Pour donner aux citoyens de la capitale bosniaque
    sous le siège le signe qu’ils n’étaient pas seuls, que d’autres personnes, d’autres pays, étaient avec eux, contre l’indifférence des diplomaties internationales et contre le nationalisme serbe
    qui les bombardait sans relâche.<br>
    <br>
    Pour juger les crimes commis durant cette guerre sanguinaire, les Nations Unies ont institué en 1993 un Tribunal international ad hoc, siégeant à la Haye, aux Pays Bas, qui s’est ensuite chargé
    de poursuivre les crimes perpétrés en Croatie, au Kosovo et en Macédoine. Pour juger et condamner les responsables du massacre de Gornji Vakuf, nous avons passé sept années devant les cours
    nationales et internationales. Le temps est à la justice, non à la vengeance. J’ai compris, en ces années, l’importance de punir les criminels pour les victimes et leurs familles. Ce qui me
    semblait un simple slogan, fut un temps, représente désormais pour moi un des fondements même de l’humanité : il n’y a pas de paix sans justice.<br>
    <br>
    Les neuf pacifistes tués pendant l’attaque donnée en eaux internationales ne sont pas différents des milliers de civils tués à Gaza pendant l’opération « Plomb fondu ». Ils ne diffèrent pas tant
    des dizaines de civils qui s’opposent à la construction du mur et qui meurent sous la pluie de lacrymogènes des troupes israéliennes, ni de toutes les victimes de ce sanglant conflit
    israélo-palestinien. L’impunité dont jouit Israël ne fait qu’accroître la douleur et la rage et peut transformer le désir de justice en soif de vengeance. La condescendance du gouvernement de Tel
    Aviv, avec la complicité de tous les États du monde, rend ces derniers responsables de chaque crime commis sur cette terre meurtrie.<br>
    <br>
    « Pourquoi ? » se demanda Fabio, pour la dernière fois, avant que les coups secs et mortels des Kalashnikovs ne pleuvent. « Pourquoi tuer, pourquoi la guerre, pourquoi l’injustice, pourquoi aucun
    respect pour les victimes ? » Je reprends les mots de Primo Levi : « Vous qui vivez en sécurité dans vos maisons tièdes, vous qui trouvez, de retour à la maison, la nourriture chaude et les
    visages familiers : Demandez-vous si c’est cela un homme… Méditez sur le fait que cela a bien eu lieu ». Et que cela a toujours lieu, ajouterais-je.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Source :<a href="http://balkans.courriers.info/article15427.html">http://balkans.courriers.info/article15427.html</a><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 28 Jun 2010 10:04:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-de-sarajevo-a-gaza-le-fil-de-la-paix-53071946.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-de-sarajevo-a-gaza-le-fil-de-la-paix-53071946-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marseille. Après le festival du film israélien]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-marseille-apres-le-festival-du-film-israelien-52698646.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;">Suite à l'appel au boycoot de la semaine du cinémaa israélien à Marseille, quelques références concernant le boycott culturel</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Sur le site de BDS France : <a href="http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=11&amp;Itemid=13#QU">boycott culturel</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">et en particulier <a href="http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=11&amp;Itemid=13#LE">la lettre du cinéaste israélien Eyal
    Sivan</a> et le <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/24/30/solidarite-palestine/tract-festival2.pdf">tract distribué</a><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Jun 2010 12:43:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-marseille-apres-le-festival-du-film-israelien-52698646.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-marseille-apres-le-festival-du-film-israelien-52698646-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[APPEL DE LA COORDINATION UNIVERSITAIRE POUR LA PALESTINE (CUP)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-appel-de-la-coordination-universitaire-pour-la-palestine-cup-52522436.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p style="text-align: center;"></p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em>«&nbsp;Nous souffrons d’une maladie incurable qui s’appelle l’espoir.&nbsp;»</em></strong> <span style=
    "font-style: normal;"><strong>Mahmoud Darwish</strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><em>Formée au début de l'année 2010, la coordination des collectifs de soutien aux Palestiniens existants sur les facs de
    la région parisienne avait pour objectif d’organiser le Festival Printemps Palestine*, deuxième édition. Le FPP s'est ainsi déroulé sur cinq universités (Paris 6, 7, 8 et 13, et Le Mans) du 22
    mars au 3 avril, proposant des conférences, des projections, des ateliers et des concerts. Suite à la réussite de ce Festival et de nombreuses autres initiatives (Quinzaine « Ya Falestine » à
    Paris 13, festival « Foutez leur la paix » à la fac de Toulouse,...), nous sommes convaincus qu'il faut y consolider le mouvement universitaire de solidarité avec la Palestine.</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Depuis plus de soixante ans</strong><span style="font-weight: normal;">, l'Etat d'Israël opprime, massacre les
    Palestiniens et bafoue leurs droits les plus élémentaires en toute impunité. Le blocus de Gaza, l'opération Plomb durci, la poursuite de la colonisation violent de fait le Droit international et
    bloquent toute possibilité d’autodétermination du peuple palestinien. En réponse à cette impunité, la Société Civile Palestinienne a lancé en 2005 un appel à une campagne non-violente de Boycott,
    Désinvestissement, Sanctions (BDS), tant qu’Israël ne respecterait pas le Droit international, reprise aujourd’hui dans le monde entier (voir en France, www.bdsfrance.org).</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Nous appelons toutes les étudiantEs, enseignantEs, chercheurEs et IATOS</strong> <span style=
    "font-weight: normal;">à développer l’élan de solidarité actuel, à constituer des collectifs pour la Palestine, et à rejoindre la CUP, afin de multiplier les initiatives de soutien et de dépasser
    la censure de l'institution universitaire, voire du monde militant, à propos de la situation au Proche-Orient. Nous appelons également la communauté universitaire à rejoindre le mouvement
    international BDS et à multiplier et massifier les actions. Au sein même des facs, nous lançons un appel à boycotter, dénoncer et perturber systématiquement les partenariats et les initiatives de
    rapprochement avec les universités et institutions académiques israéliennes. Celles-ci soutiennent en effet la politique, l’idéologie et les pratiques discriminatoires de leur gouvernement. Outre
    que les campus soient construits en partie sur les territoires palestiniens, les universités israéliennes mènent des politiques d’admission racistes et participent à de nombreux programmes
    scientifiques aux fins militaires.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Loin d'être une institution coupée de la société, l'université se doit de prendre des positions critiques sur les enjeux
    qui traversent notre monde. <span style="color: black;">Le débat à propos du Proche-Orient et la solidarité avec les Palestiniens ont toute leur place dans le milieu
    universitaire&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>Nous lançons un appel à <span style="color: black;">coordonner nos actions et à les rendre visible de
    tous&nbsp;!</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>A tous les motivés, que fleurissent sur toutes les facs</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>des collectifs de soutien à la Palestine!</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><em>Coordination universitaire pour la Palestine</em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong>SI VOUS SOUHAITEZ NOUS CONTACTER ET REJOINDRE LA COORDINATION</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><strong><a href="mailto:cup@gmail.com">cup@gmail.com</a></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">*Infos sur le FPP :&nbsp; <a href=
    "http://www.festivalprintempspalestine.over-blog.com">www.festivalprintempspalestine.over-blog.com</a></span></span>
  </p><!--EndFragment-->

  
  
  
  
  
  
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        <pubDate>Fri, 18 Jun 2010 12:28:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-appel-de-la-coordination-universitaire-pour-la-palestine-cup-52522436.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-appel-de-la-coordination-universitaire-pour-la-palestine-cup-52522436-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marseille. Contre le Festival du film israélien]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-marseille-contre-le-festival-du-film-israelien-52521995.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/0/08/24/30/Solidarite-Palestine/P1070422_V1.jpg" class="GcheTexte" alt="P1070422 V1" height="225" width="300">Le
    Collectif Palestine Marseille a mené une modeste action devant le Cinéma Les Variétés qui accueillait le Festival du Film israélien sponsorisé par le Consulat israélien et Carmel (sans oublier la
    Région, le Département, la Ville de Marseille et la chambre de commerce France-Israël). A 17h30, une quinzaine de militants avec drapeaux et tracts se sont rassemblés en silence pour accueillir
    celles et ceux qui pénétraient dans le cinéma Les Variétés.<br>
    <br>
    A 19h ont commencé à arriver les "invités" à la dégustation de vin Carmel, et rapidement certaines ont montré leur haine en insultant les manifestants, ce que les forces de l'ordre stationnées à
    proximité ont pu constater par elles-mêmes.<br>
    <br>
    Plusieurs parmi les client habituels du cinéma Les Variétés ont fait part de leur surprise en découvrant la tenue de ce Festival car aucune publicité n'avait été faite (ce n'est plus le Festival
    de la Honte, mais le Festival Honteux ) mais surtout parce qu'ils étaient choqués de voir leur cinéma se prêter à une opération visant à redorer le blason plus que terni d'un Etat qui viole
    quotidiennement le droit international. Limor Livnat, ministre de la culture israélienne pour laquelle «Le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de
    l'état» va devoir revoir sa stratégie !<br>
    <br>
    La direction du cinéma, quant à elle, est venue discuter pour affirmer qu'elle n'apportait aucun soutien à la politique israélienne, contrairement à ce qu'indiquait le tract : "La tenue de ce
    Festival, alors que les cadavres des humanitaires assassinés par l’armée israélienne sont à peine enterrés est une véritable honte ! La direction des Variétés donne&nbsp; sa bénédiction au
    dernier crime de guerre commandité par les autorités de Tel-Aviv. Et ce n’est pas la programmation du film de Eyal Sivan le 23 juin qui servira de caution morale à la direction des Variétés qui
    affiche à travers ce Festival son clair soutien à l’acte de piraterie et à l’assassinat des 9 humanitaires."<br>
    Étrangement, l'année dernière, à la suite du même Festival et de la manifestation le dénonçant, un encart dans "L'Hebdo" disait déjà l'impartialité du cinéma six mois après les massacres de Gaza,
    argumentant qu'il accueillait aussi un Festival du film arabe (sic) ! Dans l'année, et en particulier depuis le crime contre le Mavi Marmara , elle aurait peut-être pu vérifier que le Consulat
    israélien ne se cachait pas à nouveau derrière une prétendue action culturelle.<br>
    <br>
    A 20h30, le Collectif Palestine Marseille a calmement quitté les lieux, satisfait d'avoir pu vérifier à nouveau l'accueil favorable des passants et des clients habituels du cinéma Les Variétés.
    En outre, il a pu constater le très faible impact de l'opération menée par le Consulat israélien.<br>
    Après les massacres de Gaza et l'acte de piraterie contre les humanitaires dans les eaux internationales, les opinions publiques ne sont plus prêtes à se laisser berner par la propagande
    commanditée par le pouvoir de Tel-Aviv<br>
    <br>
    Le Collectif Palestine Marseille entend enfin demander des comptes quant au coût de cette opération pour la Ville, le Département et la Région qui utilisent l'argent des impôts des citoyens pour
    relooker l'image de marque de Tel-Aviv !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/24/30/solidarite-palestine/tract-festival2.pdf"><span style="font-size: 10pt;">Tract distribué</span></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Jun 2010 12:21:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-marseille-contre-le-festival-du-film-israelien-52521995.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-marseille-contre-le-festival-du-film-israelien-52521995-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
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