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    <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Solidarité internationale)]]></title>
    <link>http://www.internationalistes13.org/categorie-10315632.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Solidarité internationale&quot; du blog &quot;Internationalistes 13&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Internationalistes 13 (Solidarité internationale)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/categorie-10315632.html</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.internationalistes13.org</copyright>            <category>Solidarité internationale</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Agir ensemble en Europe contre la crise]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-agir-ensemble-en-europe-contre-la-crise-53992649.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans un contexte de crise globale et face à l’offensive des gouvernements, de l’UE, et du FMI pour imposer des politiques d’austérité et de régression sociale, les
    mouvements sociaux réunis au FSE d’Istanbul appellent à agir ensemble en Europe. Face à cette offensive, des mobilisations et des résistances se développent dans toute l’Europe. Il est urgent de
    construire dans la durée et dans toute l’Europe la convergence des luttes, rassemblant des mouvements sociaux, syndicats, associations et réseaux citoyens. En ce sens, nous appelons à faire du 29
    septembre et de la période qui l’entoure, une première étape pour développer des mobilisations partout en Europe. Nous devons imposer des politiques alternatives permettant de satisfaire les
    besoins sociaux et de répondre aux impératifs écologiques. Les mouvements sociaux européens appellent à une assemblée Européenne le 23-24 octobre (ou 13-14 novembre) à Paris pour poursuivre les
    réflexions et réponses a la crise, les mobilisations et la coordination des mouvements et aussi pour faire le bilan du FSE et débattre de son avenir.<br>
    <br>
    Istanbul le 4 juillet 2010</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">source : <a href="http://www.fse-esf.org/spip.php?article693">http://www.fse-esf.org/spip.php?article693</a><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 07:51:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-agir-ensemble-en-europe-contre-la-crise-53992649.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-agir-ensemble-en-europe-contre-la-crise-53992649-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un passionnant Forum social des Etats-Unis]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-un-passionnant-forum-social-des-etats-unis-53991811.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    MASSIAH Gustave<br>
    <br>
    Le Forum Social des Etats Unis (USSF) qui s’est tenu à Detroit, du 22 au 26 juin 2010, a été un grand succès, un des événements majeurs de l’Année globale d’action 2010 du FSM.<br>
    <br>
    Plus de 15000 personnes ont participé à l’USSF (13500 inscrits payants au matin du deuxième jour). Environ 2000 associations, pour plupart des mouvements de base, ont animé 1300 ateliers et
    initiatives autogérées. Le plateau culturel a été activement présent et animé. L’enthousiasme des participants a été constant pendant tout le forum, particulièrement pour la marche de départ et
    les cérémonies d’ouverture et de clôture.<br>
    <br>
    Les participants étaient à une très grande majorité très jeune. La mixité était totale du point de vue du genre, des âges et des origines. On y retrouvait mêlés toutes les composantes de la
    société américaine, des natives, des européens, des afro-américains, des latinos, des asiatiques et, moins nombreux, des arabes. La présence commune n’annulait pas les contradictions, dans les
    références et les préoccupations. Des discussions ont été fortes notamment sur les contradictions entre les afro-américains et les natives.<br>
    <br>
    Le choix de Detroit a mis la crise au centre des débats. La ville est bombardée par la crise. Près de 40% des bâtiments sont abandonnés, murés et en ruine. Seul le centre a été réhabilité ;
    ailleurs les maisons sont en lambeaux dans des quartiers entiers. Une partie significative de la population n’a pas accès à l’eau et à l’électricité. Les coupures sont fréquentes. Les services
    publics sont en crise permanente, à la dérive, avec le passage de la population de 2 millions d’habitants à 0,8 millions. Des écoles à l’abandon sont nombreuses. Pendant le forum la municipalité
    a annoncé son intention d’arrêter l’entretien et de fermer 120 parcs et jardins. La crise, d’abord celle de l’industrie automobile américaine, a commencé il y a déjà longtemps. Elle a été
    accélérée par la crise immobilière et économique en cours. Detroit est ainsi un exemple achevé du modèle capitaliste et de sa crise. Detroit est aussi une des villes des Etats-Unis qui a été
    marquée dans toute son histoire par des grandes luttes ouvrières et par des révoltes urbaines. Plusieurs des leaders de ces luttes ont été présents au forum et ont participé à ce passage entre
    les générations militantes.<br>
    <br>
    L’impact du forum sur la ville a été relativement faible, sauf dans certains secteurs. Les médias locaux ont fait modérément état du forum. La population de la ville est concentrée sur ses
    problèmes et sur les difficultés de la vie quotidienne. Un des participants a fait état de la contradiction entre « high tech », une grande part des participants avait leur ordinateur, et «
    low-tech », une partie des habitants étaient privés d’eau et d’électricité.<br>
    <br>
    L’impact sur les Etats-Unis est le pari majeur de l’USSF. La naissance d’un mouvement social américain est un enjeu considérable. Des premiers pas ont été effectués. La détermination et l’énergie
    des mouvements de base étaient impressionnants. Ils venaient de toutes les parties des Etats-Unis et portaient toutes les mobilisations en cours dans la société américaine.<br>
    <br>
    Le mouvement social américain se construit à partir des mouvements de base, des « grass-roots ». Il s’organise sur les grandes questions de la vie politique, la pauvreté, l’emploi, les femmes,
    les discriminations, les migrants, l’environnement, la guerre, l’impérialisme US, etc. Il discute de la situation politique et de la scène politique formelle mais avec une volonté affirmée de
    préserver son autonomie. Dans les discussions sur la situation politique, je retiens deux analyses sur la droite US et sur la présidence Obama.<br>
    <br>
    La première concerne la droite US, son implantation, sa stratégie de financement et d’organisation de ses mouvements de base, ses offensives idéologiques, son contrôle des médias et de la
    bataille des idées, sa capacité de jouer sur la peur et la xénophobie. La droite US n’a pas été affaiblie, elle conserve toutes ses chances de conquérir la majorité du Sénat et la Maison
    Blanche.<br>
    <br>
    Sur la présidence Obama, les discussions étaient nombreuses mais je ne les ai pas trouvées très passionnées. Pas de grande attente mais pas non plus de grande déception. Le rappel que de voir des
    africains à la Maison Blanche reste important sur le plan symbolique et que la bataille pour un système public de santé n’était pas négligeable. Le rappel aussi que le poids des structures
    administratives et politiques et des pesanteurs de la société américaine et que l’action coordonnée des grands groupes de pression, les militaires, les multinationales, les médias, étaient
    omniprésents. Une analyse résumait bien un certain attentisme : aux Etats-Unis, un gouvernement de « centre-gauche » au sens américain du terme, ne remet pas longtemps en cause la légitimité de
    la droite.<br>
    <br>
    Plusieurs questions controversées ont été soulevées sur les rapports entre les mouvements et la scène politique : comment discuter des élections ; comment articuler la priorité aux questions
    sociales et environnementales internes avec la remise en cause de la position dominante de l’impérialisme américain ; etc.<br>
    <br>
    Ce qui a marqué l’USSF, c’est la présence massive des mouvements de base, des « grass-roots ». Elle a été accompagnée de méthodes correspondant à la culture américaine, très participative :
    parole partagée, un homme, une femme, priorité de parole aux « minorités », pas plus de deux interventions par personne, éclatement en groupes de discussion après les premières interventions,
    manifestation bruyante de solidarité et d’approbation, interventions slamées, etc. L’ambiance générale qui se dégageait était celle d’une très large assemblée éclatée et très démocratique.<br>
    <br>
    Les thèmes de débat portés par les mouvements recoupaient assez largement ceux des autres forums avec des forts caractères spécifiques accentués par les expériences des mouvements de base. Ainsi
    par exemple sur les migrants, les ateliers partaient de la frontière mexicaine, des différentes régions, de « des ponts pas des murs », etc. Ce qui était central c’était le référendum en Arizona,
    la criminalisation des migrants, le slogan repris partout « we are not illegal, we are human being ! » Le sommet sur la pauvreté a été inauguré par la marche des pauvres depuis la Nouvelle
    Orléans et par le Tribunal des femmes contre la pauvreté. Les mouvements de femmes ont été présents dans tous les débats. Les mouvements des natives et des afro-américains ont été très présents
    et très écoutés. Les questions du chômage ont été marquées par « Jobs with justice ». Les syndicats étaient très présents, Unite mais aussi AFL CIO. L’environnement a été abordé par plusieurs
    aspects, l’eau et Climate justice. L’éducation et la santé ont été très largement suivies. La question de la violence a surtout été abordée à partir des armes. Le mouvement contre la guerre était
    largement présent. La Palestine et l’Amérique Latine ont été abordés dans un très grand nombre d’ateliers.<br>
    <br>
    Parmi les débats organisés, celui entre Immanuel Wallerstein et Grace Boggs, une des grandes figures des luttes américaines qui a fêté ses quatre vingt quatorze ans a attiré plusieurs centaines
    de jeunes américains fascinés et très soucieux d’inscrire leurs engagements dans la mémoire des luttes sociales américaines et dans les débats intellectuels sur la compréhension du monde.<br>
    <br>
    Trois séances plénières ont été organisées. La première, « de Detroit aux Etats-Unis », a porté sur les luttes sociales à Detroit sur les mots d’ordre : Another world is possible, another US is
    necessary, another Detroit is happening. La deuxième « des Etats-Unis au monde » a donné la parole à des représentants des mouvements en lutte dans le monde et aux migrants. Un moment très fort a
    été la déclaration d’une soldate afro-américaine du mouvement des vétérans contre la guerre en Irak, rappelant les mouvements contre la guerre au Vietnam. La troisième séance plénière a porté sur
    les alternatives autour des résistances et des pratiques d’émancipation. On a pu noter une très grande convergence avec les propositions d’alternatives discutées dans les différents forums depuis
    celui de Porto Alegre en 2010.<br>
    <br>
    Une des innovations les plus intéressantes a été celle des People Movements Assembly, les Assemblées de mouvements populaires. Cette proposition est de même nature que celle des Assemblées qui
    ont eu lieu à Belém. Elles sont orientées vers deux préoccupations majeures : des propositions d’action et la solidarité. Par rapport à Belém, elles ont fait l’objet de préparations par des
    rencontres et des réunions des groupes de base avant le forum. Par exemple, l’assemblée Climate justice a été préparée par une cinquantaine de réunions dans différentes régions des Etats Unis. Il
    y a eu environ 50 assemblées qui ont eu lieu avant le forum et 52 assemblées pendant le forum. Celles qui le voudront pourront continuer après le forum.<br>
    <br>
    La rencontre nationale des People movements assembly a été comparable, en plus dynamique, à l’Assemblée des assemblées de Belém. Elle a commencé par un film collectif donnant à voir les travaux
    des assemblées et ensuite des interventions courtes (effectivement courtes) citant les propositions d’action des principales assemblées. La démarche n’est pas encore aboutie, mais les progrès
    sont nets depuis Belém.<br>
    <br>
    Citons aussi une consolidation du processus à travers la création d’une association des fondations et associations qui veulent soutenir le processus de l’USSF et du FSM. Près de trente soutiens
    (funders) ont décidé de travailler en commun dans le respect de l’autonomie des mouvements de l’USSF et de son processus. Ils ont affirmé leur intention de soutenir l’émergence d’un mouvement
    social américain, construit à partir des « grass-roots » et de la diversité et affirmant une nécessaire transformation radicale de la société américaine et de la société mondiale.<br>
    <br>
    Le deuxième USSF a confirmé et dépassé les espoirs du premier USSF à Atlanta. C’est un processus difficile qui se déploie depuis Seattle. On lira dans l’excellente interview de Michael Guerrero,
    un des organisateurs du forum, interviewé par Nicolas Haeringer, reprise ci-dessous la difficile et passionnante histoire de ce processus et l’espoir qu’il suscite.<br>
    <br>
    Les organisateurs et les participants de l’USSF sont d’accord là-dessus. Le renouveau du mouvement social et citoyen des Etats-Unis n’aurait pas été possible sans le processus du Forum Social
    Mondial. C’est une vérification, au-delà des difficultés et des limites, de l’actualité et de la vigueur du processus du FSM.<br>
    <br>
    MASSIAH Gustave<br>
    * Gustave Massiah est représentant du CRID au Conseil International du FSM.<br>
    <br>
    source : <a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article18002">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article18002</a></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 07:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-un-passionnant-forum-social-des-etats-unis-53991811.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-un-passionnant-forum-social-des-etats-unis-53991811-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Troisième Marche mondiale des femmes : femmes en marche, femmes en lutte !]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-troisieme-marche-mondiale-des-femmes-femmes-en-marche-femmes-en-lutte-52068591.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div id="content" style="text-align: justify;">
    <div id="main">
      <div id="node-20285" class="node node-story">
        <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
        <div class="content clear-block">
          <div class="all-attached-images">
            <div class="image-attach-body" style="width: 400px;">
              <span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.npa2009.org/content/mmfjpg"><img src="http://www.npa2009.org/sites/default/files/images/mmf.jpg" alt="mmf.jpg" title="mmf.jpg" class=
              "image image-preview" height="280" width="400"></a></span>
            </div>
          </div>
          <p>
            <span style="font-size: 10pt;">La création de la Marche mondiale des femmes a été suscitée par l’aggravation du système néolibéral et tous les problèmes qu’il engendre à travers le monde,
            aggravation accentuée par la récente crise économique et financière qui touche tout particulièrement la vie des femmes.<br>
            L’impulsion est donnée en 1995 par une marche des femmes du Québec à Montréal : dès 1998, des femmes du monde entier réunies à Montréal décident d’organiser en l’an 2000 une Marche
            mondiale des femmes sur tous les continents et de dire la force des femmes organisées pour remodeler l’ordre social actuel qui engendre injustices, violences et pauvreté.<br>
            La Marche 2000 s’est dirigée essentiellement vers les structures gouvernementales : une pétition mondiale qui a recueilli 5 millions de signatures a été remise à New York aux Nations
            unies.<br>
            La Marche 2005 s’est prioritairement adressée aux femmes de la base : une Charte mondiale des femmes pour l’humanité a été adoptée et présentée le 17 octobre à Ouagadougou (Burkina
            Faso).<br>
            La Marche 2010 est centrée sur quatre thèmes : violences faites aux femmes, travail des femmes et autonomie, biens communs et services publics, paix et démilitarisation. Elle célèbre
            aussi le 100e anniversaire de la manifestation internationale du 8 mars et les 40 ans du féminisme.<br>
            <br>
            Sur tous les continents, de grands rassemblements célèbrent cette Marche :</span> <span style="font-size: 10pt;"><br>
            <strong>À Paris :</strong><br>
            - 12 juin : manifestation suivie d’une soirée festive.<br>
            - 12 et 13 juin : ateliers et forums-débats autour des quatre thèmes, rencontre de jeunes féministes à la salle des fêtes de la mairie de Montreuil.<br>
            <strong>À Istanbul</strong></span> <span style="font-size: 10pt;">, le 30 juin : rassemblement européen.<br>
            <strong>Aux Philippines</strong>, en mai : rassemblement Asie-Océanie (lutte contre le libre échange, les bases militaires et le trafic des femmes).<br>
            <strong>En Amérique du Sud</strong>, en août : actions et manifestations contre la guerre et pour la paix.<br>
            <strong>En République démocratique du Congo</strong></span> <span style="font-size: 10pt;"> : rassemblement mondial en octobre à Bukavu (Sud-Kivu) pour rendre visibles les violences qui
            s’abattent sur les femmes congolaises depuis quinze ans de guerre.<br>
            <br>
            <strong>La Marche sera clôturée le 17 octobre par une journée mondiale de solidarité.</strong><br>
            <strong><br></strong></span>
          </p>
          <h3>
            <span style="font-size: 10pt;"><strong>Ce n’est pas aux femmes de payer la crise !</strong></span>
          </h3>
          <p>
            <span style="font-size: 10pt;"><br>
            Dans le contexte de crise du capitalisme, défendre les droits des femmes est encore plus une nécessité. C’est pourquoi nous nous inscrivons dans les thèmes défendus par la Marche mondiale
            des femmes.<br>
            <br>
            <strong>Biens communs, biens publics</strong></span> <span style="font-size: 10pt;"><br>
            Quand le gouvernement s’attaque aux services publics (plan hôpital 2007, LRU, suppression de 80 000 postes en cinq ans dans l’Éducation nationale...) au nom de la survie du capitalisme et
            de l’allégeance aux marchés, il attaque chacun d’entre nous dans ses besoins vitaux (santé, éducation, transport, énergie...). Les femmes sont en première ligne lors de ce recul des
            services publics : en l’absence de services publics, ce sont souvent sur elles que l’on compte pour assurer les soins, l’éducation... Quand on baisse le taux d’encadrement en crèche pour
            faire des économies, que l’on supprime des postes d’enseignants, ce qui retombe sur les possibilités d’accueil en maternelle... les femmes sont attaquées. Tant qu’un service public de la
            petite enfance ne sera pas généralisé, tant que l’IVG ne sera pas libre, gratuite et accessible, tant que le service public n’assurera pas santé, éducation, transport, énergie... pour
            tous et toutes, les femmes seront en marche.<br>
            <br>
            <strong>Autonomie financière des femmes</strong></span> <span style="font-size: 10pt;"><br>
            La première condition de la libération des femmes est leur autonomie financière, seule garantie de pouvoir mener leur vie comme elles le désirent, sans dépendre d’une autre personne. En
            France, la fonction publique est le premier secteur qui embauche des femmes, même si cela se fait de plus en plus sous forme de contrat précaire. Supprimer des postes dans les fonctions
            publiques va concerner majoritairement des femmes. Par ailleurs, toutes les réformes qui affaiblissent les travailleurs (RSA, retraites, travail le dimanche...) affaiblissent les femmes
            en premier lieu, car sur le marché du travail elles sont majoritaires dans les contrats précaires, le temps partiel imposé, les pensions de retraite ridicules, le chômage...<br>
            <br>
            <strong>Contre les violences faites aux femmes</strong></span> <span style="font-size: 10pt;"><br>
            Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups d’un conjoint ou d’un ex-conjoint. La lutte contre les violences faites aux femmes exige une réelle loi cadre qui mette en avant
            la prévention et l’accueil, accompagné d’un service public d’accueil des femmes victimes de violence. Il faudrait dans tous les départements des structures d’accueil et d’écoute
            immédiats, des lieux d’accompagnement à moyen et long terme (hébergement, soutien psychologique...). Pour cela il faut que l’État engage des moyens significatifs et renforce le soutien
            aux associations de lutte contre les violences faites aux femmes, à l’encontre de la politique d’austérité imposée par le gouvernement.<br>
            <br>
            <strong>Paix et démilitarisation</strong></span> <span style="font-size: 10pt;"><br>
            Les femmes paient le plus lourd tribut dans les conflits armés. Alors que tous les budgets sociaux sont touchés, les budgets militaires sont les seuls qui ne soient pas remis en cause !
            Les profits juteux tirés de l’industrie de l’armement vont à l’encontre d’une recherche de solutions pacifiques aux guerres qui touchent nombre de pays, notamment en Afrique. Le plus
            souvent, derrière les différentes factions en guerre se cachent les intérêts des pays dominants et notamment ceux des multinationales. Nous refusons que les femmes continuent à être les
            premières victimes de l’impérialisme et du capitalisme.<br>
            <br></span>
          </p>
          <h3>
            <span style="font-size: 10pt;"><strong>Congo : le viol comme arme de guerre</strong></span>
          </h3>
          <p>
            <span style="font-size: 10pt;"><br>
            La Marche mondiale des femmes convergera cette année vers le Sud-Kivu, la région des grands lacs en République démocratique du Congo (RDC) où se concentre depuis une quinzaine d’années
            une guerre économique d’une grande violence pour les populations locales.<br>
            <br>
            La République démocratique du Congo (RDC) est riche en ressources minières : or, étain, coltan (minerai indispensable à la fabrication des téléphones portables)... Les pays avoisinants et
            les multinationales s’entredéchirent pour s’accaparer les ressources locales.</span> <span style="font-size: 10pt;"><br>
            Depuis 1996 et le putsch de Kabila, soutenu par le Rwanda et l’Ouganda et qui a amené la chute de Mobutu, la région a été le théâtre de deux guerres, en 1997 et de 1998 à 2002, causant
            des millions de morts. La guerre est maintenant supposée finie mais une véritable politique de la terreur est instaurée par des groupes armés (notamment rwandais) pour garder le contrôle
            des richesses minières. Depuis, les richesses de la RDC sont pillées consciencieusement.<br>
            Essentiellement, le Rwanda finance l’achat de son armement par la vente du coltan qu’il pille sur le sol congolais. Bien évidemment, les multinationales chinoises, françaises ou
            américaines, qui ont besoin du coltan pour continuer à produire, cautionnent la pérennisation de la guerre dans l’est de la RDC.<br>
            Les femmes sont, encore une fois, les premières victimes de toutes ces violences. Elles sont en particulier victimes de meurtres systématiques et le viol est réellement utilisé comme arme
            de guerre. Le viol de femmes de tous âges (dans certaines villes, 70 % de la population féminine a subi des violences sexuelles) est souvent accompagné de prostitution forcée,
            d’enlèvement et de destruction systématique du vagin et de l’utérus, forme de stérilisation symbolique et/ou effective de la population congolaise. Il s’agit d’instaurer la terreur à
            l’intérieur des villages afin de contrôler la population mais aussi de détruire les femmes comme génitrices et comme productrices. En dehors des situations personnelles atroces (MST,
            infections, stérilité, traumatismes...), ces viols permettent de terroriser et d’affamer la population, faute de femmes pour cultiver les terres.<br>
            Face à cette situation, le silence dans les pays occidentaux est assourdissant. La communauté internationale est régulièrement présente en RDC pour la signature de contrats mais on ne
            l’entend pas parler des crimes perpétrés là-bas et du véritable féminicide auquel on assiste depuis maintenant presque quinze ans.<br>
            <br></span>
          </p>
          <h3>
            <span style="font-size: 10pt;"><strong>La Marche en Belgique</strong></span>
          </h3>
          <p>
            <span style="font-size: 10pt;"><br>
            À Bruxelles, 4 000 personnes ont défilé dans les rues le samedi 6 mars pour la Marche mondiale des femmes. La Marche a choisi des lieux symboliques pour son parcours : la manifestation a
            débuté à la Bourse où l’autonomie économique et financière des femmes a été mise en avant. L’arrivée au Palais de justice a permis d’aborder les violences faites aux femmes. C’est dans ce
            dernier qu’a été présenté au public un cahier de revendications remis ensuite aux personnalités politiques présentes.<br>
            La veille, une manifestation avait également eu lieu à Liège et s’était terminée par un discours et une rencontre avec Marie Kabazo Zabibu, venue du Kivu (RDC). Dans les cortèges, les
            appels à la paix dans les pays en guerre ont côtoyé les revendications concernant les salaires et les retraites des femmes belges. En Belgique, l’écart salarial moyen entre les hommes et
            les femmes est de 24 %. Ceci signifie concrètement que les femmes doivent, en moyenne, travailler trois mois de plus pour gagner le même salaire annuel que les hommes. Depuis 2001, l’État
            a mis en place des titres-services qui servent à rémunérer des services ménagers et domestiques. L’organisation de ces services est confiée à des sociétés agréées qui ne paient aucune
            cotisation sociale puisque l’État paye tout. Pour les femmes qui travaillent dans ces services, la précarité reste la même. Concernant les retraites, les femmes belges sont également les
            premières touchées par la misère. Enfin, la fiscalité belge comporte une particularité : le quotient conjugal qui vise à attribuer de manière fictive une partie du revenu à l’adulte qui
            est à charge (dans 98 % des cas, il s’agit de la femme) du contribuable principal. Le calcul de l’impôt se fait sur ce revenu comme s’il était produit par la personne. Cette réforme
            fiscale datant de 1989 a pour objectif de tenir les femmes à l’écart du marché de l’emploi afin de ne pas gonfler les statistiques du chômage.</span>
          </p>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 11 Jun 2010 13:33:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-troisieme-marche-mondiale-des-femmes-femmes-en-marche-femmes-en-lutte-52068591.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-troisieme-marche-mondiale-des-femmes-femmes-en-marche-femmes-en-lutte-52068591-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre-Mère / 22 avril Cochabamba, Bolivie]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-conference-mondiale-des-peuples-sur-le-changement-climatique-et-les-droits-de-la-terre-mere-22-avril-cochabamba-bolivie-49621827.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">ACCORD DES PEUPLES<br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    Aujourd’hui, notre Terre-Mère est blessée et l’avenir de l’humanité est en péril.<br>
    Si la planète se réchauffe de plus de 2º C, comme l’implique ledit « Accord de Copenhague », il y a 50 % de chances que les dommages que subirait notre Terre-Mère soient totalement irréversibles.
    20 % à 30 % des espèces seraient en danger d’extinction. De vastes étendues de forêt seraient touchées, les sécheresses et les inondations toucheraient différentes régions de la planète, les
    déserts s’étendraient et la fonte des pôles et des glaciers dans les Andes et l’Himalaya s’aggraverait. De nombreux états insulaires disparaîtraient et l’Afrique subirait un accroissement de la
    température de plus de 3º C. De même, la production d’aliments réduirait à l’échelle mondiale avec des conséquences catastrophiques pour la survie des habitants de vastes régions de la planète,
    et le nombre de personnes souffrant de famine dans le monde, qui dépasse déjà 1,02 milliard, augmenterait de façon dramatique.<br>
    Les entreprises et les gouvernements des pays dits « les plus développés », avec la complicité d’une partie de la communauté scientifique, réduisent la question du changement climatique à une
    élévation de la température sans en aborder la cause qui est le système capitalisme.<br>
    Nous sommes confrontés à la crise ultime du modèle de civilisation patriarcal fondé sur la soumission et à la destruction des êtres humains et de la nature qui s’est accéléré avec la révolution
    industrielle.<br>
    Le système capitaliste nous a imposé une logique de concurrence, de progrès et de croissance illimitée. Ce régime de production et de consommation repose sur la recherche de gains sans limites,
    en séparant l’être humain de la nature et en instaurant une logique de domination sur cette dernière, transformant tout en marchandise : l’eau, la terre, le génome humain, les cultures
    ancestrales, la biodiversité, la justice, l’éthique, les droits des peuples, et la vie elle-même.<br>
    En régime capitaliste, la Terre-Mère est simplement la source des matières premières et les êtres humains ne sont que des moyens de production et de consommation, des personnes qui ont de la
    valeur en fonction de ce qu’ils possèdent et non par ce qu’ils sont.<br>
    Le capitalisme a besoin d’une puissante industrie militaire pour mener à bien son entreprise d’accumulation et pour assurer le contrôle des territoires et des ressources naturelles, en usant de
    répression contre la résistance des peuples. Il s’agit d’un système impérialiste qui colonise la planète.<br>
    L’humanité est aujourd’hui à la croisée des chemins : poursuivre sur la voie du capitalisme, de la mise à sac et de la mort ou emprunter le chemin de l’harmonie avec la nature et du respect de la
    vie.<br>
    Nous exigeons la fondation d’un nouveau système qui rétablisse l’harmonie avec la nature et entre les êtres humains. L’équilibre avec la nature n’est possible que s’il y a équité entre les êtres
    humains.<br>
    Nous proposons aux peuples du monde de récupérer, de revaloriser et de renforcer les connaissances, les savoirs et les pratiques ancestrales des Peuples indigènes, affirmés dans l’expérience et
    la proposition du « Vivre bien », en reconnaissant la Terre-Mère comme un être vivant, avec lequel nous avons une relation indivisible, interdépendante, complémentaire et spirituelle.<br>
    Pour faire face au changement climatique, nous devons reconnaître la Terre-Mère comme source de vie et fonder un nouveau système selon les principes suivants :<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; harmonie et équilibre entre tou-te-s et avec tout,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; complémentarité, solidarité et égalité,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; bien-être collectif et satisfaction des besoins fondamentaux de tou-te-s en harmonie avec la Terre-Mère ,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; respect des droits de la Terre-Mère et des Droits de l’Homme,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; reconnaissance de l’être humain pour ce qu’il est et non pour ce qu’il possède,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; élimination de toute forme de colonialisme, d’impérialisme et d’interventionnisme,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; paix entre les peuples et avec la Terre-Mère.<br>
    Le modèle que nous défendons n’est pas celui d’un développement destructif ou illimité. Les pays ont besoin de produire des biens et des services pour satisfaire les besoins fondamentaux de leur
    population, mais ils ne peuvent en aucun cas poursuivre sur cette voie de développement où les pays les plus riches ont une empreinte écologique cinq fois plus grande que ce que la planète peut
    supporter. Actuellement, la capacité de la planète à se régénérer a déjà été dépassée de plus de 30 %. A ce rythme de surexploitation de notre Terre-Mère , il nous faudrait deux planètes d’ici
    2030.<br>
    Dans un système interdépendant dont nous, êtres humains, sommes un des composants, il n’est pas possible de reconnaître des droits uniquement à la partie humaine du système sans provoquer un
    déséquilibre de tout le système. Afin de garantir les droits de l’homme et de rétablir l’harmonie avec la nature, il est nécessaire de reconnaitre et d’appliquer véritablement les droits de la
    Terre-Mère .<br>
    Pour cela, nous proposons le projet de Déclaration Universelle des Droits de la Terre-Mère dans lequel sont consignés :<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit de vivre et d’exister,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit d’être respectée,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit de poursuivre ses cycles et processus vitaux libre de toute dégradation humaine,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit de conserver son identité et son intégrité comme êtres différenciés, autorégulés et interdépendants,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit à l’eau comme source de vie,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit à l’air libre,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit à une bonne santé,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit d’être libérée de la contamination et de la pollution, des déchets toxiques et radioactifs,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit de ne pas être modifié génétiquement dans sa structure, menaçant son intégrité ou son système vital et sa santé,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le Droit à une réparation pleine et prompte pour les violations des droits reconnus dans cette Déclaration et causés par les activités humaines.<br>
    &nbsp;<br>
    La vision partagée consiste à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre pour rendre effectif l’Article 2 de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, qui
    détermine « la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche les interférences anthropogéniques dangereuses pour le système climatique ».
    Notre but est d’exiger des pays développés, sur la base du principe des responsabilités historiques communes mais différenciées, qu’ils s’engagent à fixer des objectifs quantifiés en matière de
    réduction des émissions qui permettent de revenir à des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère de 300 ppm et de limiter ainsi l’augmentation de la température moyenne de la
    planète à un niveau maximum de 1°C.<br>
    En mettant l’accent sur la nécessité d’une action urgente pour respecter ces objectifs, et avec le soutien des peuples, des mouvements sociaux et des pays, les pays développés devront s’engager
    dans des objectifs ambitieux de réduction des émissions qui permettront d’atteindre des objectifs à court terme, en maintenant notre vision en faveur de l’équilibre du système de la Terre, en
    accord avec l’objectif ultime de la Convention.<br>
    La « vision partagée pour l’Action de Coopération à Long Terme » ne doit pas être réduite dans la négociation sur le changement climatique à la définition de la limite pour l’augmentation de la
    température et la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, elle doit inclure de manière complète et équilibrée un ensemble de mesures financières, technologiques, d’adaptation, de
    développement des capacités, de modèles de production et de consommation et d’autres éléments essentiels tels que la reconnaissance des droits de la Terre-Mère pour rétablir une harmonie avec la
    nature.<br>
    En assumant leur responsabilité passée et actuelle, les pays développés, principaux responsables du changement climatique, doivent reconnaitre et honorer leur dette climatique dans toutes ses
    dimensions, comme une base pour une solution juste, effective et scientifique au changement climatique. Dans ce cadre, nous exigeons des pays développés qu’ils :<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; rétrocèdent aux pays en développement l’espace atmosphérique qui est occupé par leurs émissions de gaz à effet de serre. Ceci implique la décolonisation de
    l’atmosphère par la réduction et l’absorption des émissions,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; prennent en charge les coûts et les besoins de transfert technologique des pays en développement pour la perte d’opportunités de développement qu’ils
    subissent en vivant dans un espace atmosphérique réduit,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; prennent sous leur responsabilité les centaines de milliers de personnes qui devront migrer à cause du changement climatique par leur faute et qu’ils
    suppriment leurs politiques de restriction de l’immigration et offrent aux personnes migrantes une vie digne ainsi que tous les droits accordés dans leurs pays,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; assument la dette d’adaptation liée aux impacts du changement climatique dans les pays en développement en fournissant les moyens nécessaires permettant de
    prévenir, de minimiser et de régler les dommages causés par leurs émissions excessives,<br>
    •&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; honorent ces dettes comme faisant partie d’une dette plus grande encore envers la Terre-Mère, en adoptant et en mettant en application la Déclaration
    Universelle des Droits de la Terre-Mère aux Nations Unies.<br>
    Il ne s’agit pas uniquement de compensation économique, mais principalement de justice réparatrice – c'est-à-dire de rendre leur intégrité aux personnes et aux membres de la communauté de vie sur
    Terre.<br>
    Nous déplorons la tentative faite par un groupe de pays d’annuler le Protocole de Kyoto, seul instrument légal inaliénable spécifique pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre des
    pays développés.<br>
    Nous avertissons le monde que, malgré leur obligation légale, les émissions des pays développés, au lieu de réduire, ont augmenté de 11,2 % entre 1990 et 2007.<br>
    Aux Etats-Unis, les émissions de GES ont augmenté de 16,8 % entre 1990 et 2007 à cause de leur consommation illimitée, avec en moyenne 20 à 23 tonnes de CO2 rejetées par an et par habitant, ce
    qui représente plus de neuf fois les émissions moyennes d’un habitant du Tiers-monde, et plus de 20 fois les émissions d’un habitant de l’Afrique Subsaharienne.<br>
    Nous rejetons catégoriquement l’« Accord de Copenhague » que nous jugeons illégitime ; il permet aux pays développés de proposer des réductions insuffisantes d’émissions de gaz à effet de serre,
    sur la base d’engagements volontaires et individuels, qui violent l’intégrité environnementale de la Terre-Mère en entraînant une augmentation de la température de l’ordre de 4ºC.<br>
    La prochaine Conférence sur le Changement Climatique qui doit avoir lieu en fin d’année au Mexique doit approuver un amendement au Protocole de Kyoto, pour la seconde période d’engagement de 2013
    à 2017, qui stipule que les pays développés doivent s’engager à des réductions domestiques significatives d’au moins 50 % par rapport à 1990, l’année de référence, sans prendre en compte les
    marchés du carbone ou autres systèmes de compensation qui masquent le fait que les objectifs de réduction réelle des émissions de gaz à effet de serre ne sont pas remplis.<br>
    Nous exigeons que soit d’abord décidé un objectif global pour l’ensemble des pays développés qui serait ensuite décliné pour chacun des pays développés en comparant les efforts fournis par
    chacun, perpétuant ainsi le système du Protocole de Kyoto pour la réduction des émissions.<br>
    Les Etats-Unis d’Amérique, seul pays de la Terre de l’Annexe 1 n’ayant pas ratifié le Protocole de Kyoto, ont une grande responsabilité à l’égard de tous les peuples du monde car ils doivent
    ratifier le Protocole de Kyoto et s’engager à respecter et à réaliser des objectifs de réduction d’émissions à une échelle appropriée au regard de l’importance de son économie.<br>
    Nous, les peuples, avons les mêmes droits d’être protégés des impacts du changement climatique et rejetons la notion d’adaptation au changement climatique si elle est la résignation face aux
    impacts des émissions passées des pays développés, qui eux doivent adapter leurs modes de vie et de consommation devant cette urgence planétaire. Nous nous voyons contraints de faire face aux
    impacts du changement climatique, et considérons que l’adaptation est un processus, non une contrainte, qu’il est un outil permettant de les compenser, démontrant ainsi qu’il est possible de
    vivre en harmonie avec un modèle de vie différent.<br>
    Il est nécessaire de mettre en place un Fonds d’Adaptation, utilisé exclusivement pour faire face au changement climatique, et qui ferait partie d’un mécanisme financier géré et dirigé de manière
    souveraine, transparente et équitable pour nos Etats. Dans le cadre de ce fonds, il convient d’évaluer les impacts et leurs coûts dans les pays en développement et les besoins que ces impacts
    détournent, et enregistrer et superviser le soutien apporté par les pays développés. Ce fonds doit également gérer un mécanisme destiné à réparer-les dommages causés par des impacts passés et
    futurs, la perte d’opportunités et le provisionnement pour événements climatiques extrêmes et progressifs, et les coûts supplémentaires éventuels si notre planète dépasse les seuils écologiques
    ainsi que les impacts qui freinent le droit à Vivre Bien.<br>
    L’ « Accord de Copenhague », imposé aux pays en développement par quelques Etats, outre l’insuffisance des ressources qu’il propose, prétend en lui-même diviser et opposer les peuples et
    extorquer les pays en voie de développement en conditionnant l’accès aux ressources pour les efforts d’adaptation et de réduction.. De plus, il est inacceptable que dans les processus de
    négociation internationale, on tente de classifier les pays en développement en fonction de leur vulnérabilité au changement climatique, ce qui engendre entre eux des disputes, des inégalités et
    des ségrégations.<br>
    L’immense défi auquel nous devons faire face en tant qu’humanité pour contenir le réchauffement de la planète et la refroidir ne sera relevé que grâce à une profonde transformation de
    l’agriculture vers un modèle viable de production agricole paysan et indigène et vers d’autres modèles et pratiques qui contribueront à résoudre le problème du changement climatique et
    garantiront la Souveraineté Alimentaire, prise en son sens de droit des peuples à contrôler leurs propres semences, terres et eaux et la production de leurs aliments grâce à une production locale
    et culturellement ancrée, en harmonie avec la Terre-Mère, l’accès pour les peuples à une alimentation suffisante, variée et nourrissante en complémentarité avec la Terre-Mère et en améliorant la
    production autonome (participative, communautaire et partagée) de chaque nation et de chaque peuple.<br>
    Dans le monde entier, le changement climatique a maintenant un impact profond sur l’agriculture et sur les modes de vie des peuples indigènes et des paysans ; cet impact va empirer à
    l’avenir.<br>
    L’agro-industrie, avec son modèle social, économique et culturel de production capitaliste globalisée et sa logique qui consiste à produire des aliments pour le marché et non pas pour respecter
    le droit à une alimentation appropriée, est l’une des causes principales du changement climatique. Son approche technologique, commerciale et politique ne fait qu’exacerber la crise du changement
    climatique et augmenter la faim dans le monde. Pour cette raison, nous rejetons les Accords de libre-échange, les Accords d’associations et toutes les formes d’application des droits de la
    propriété intellectuelle sur la vie, les technologies actuellement à la mode (agrochimie, modifications génétiques) et celles qui proposent de fausses solutions (biocarburants, géo-ingénierie,
    nanotechnologies, etc..) et ne font qu’aggraver la crise en cours.<br>
    De même, nous dénonçons la façon qu’a le modèle capitaliste d’imposer des projets de méga-infrastructures et d’envahir des territoires avec des projets d’extraction, de privatisation de l’eau et
    de militarisation, expulsant des peuples indigènes de leurs terres, faisant obstacle à la souveraineté alimentaire et approfondissant la crise socio-environnementale.<br>
    Nous exigeons la reconnaissance du droit de tous les peuples, être vivants et Mère terre, d’avoir accès à l’eau et nous appuyons la proposition du Gouvernement bolivien de reconnaître l’eau comme
    un Droit humain fondamental..<br>
    La définition des forêts utilisée lors des négociations de la Convention des Nations Unies sur le changement climatique, qui inclut les plantations, est inacceptable. Les plantations en
    monoculture ne sont pas des forêts. Nous demandons donc que, lors de négociations, une définition qui reconnaisse les forêts vierges, les jungles et les différents écosystèmes de la terre soit
    adoptée<br>
    La Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples indigènes doit être totalement reconnue et intégrée aux négociations sur le changement climatique. La meilleure stratégie et les
    actions les plus efficaces pour éviter la déforestation et la dégradation des forêts vierges et des jungles, et mieux les protéger, est de reconnaître et de garantir les droits collectifs aux
    terres et aux territoires, surtout si l’on considère que la plupart de ces forêts sont situées sur les territoires de peuples et des nations indigènes et d’autres communautés traditionnelles.<br>
    Nous condamnons les mécanismes de marché tels que REDD (réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts), ainsi que ses versions + et ++, qui violent la
    souveraineté des peuples et leur droit à un choix préalable librement consenti, de même que la souveraineté des Etats nationaux, les coutumes des peuples et les droits de la nature.<br>
    Les pays pollueurs ont l’obligation d’effectuer des transferts directs des ressources économiques et technologiques nécessaires pour financer la restauration et l’entretien des forêts au bénéfice
    des peuples et des structures organiques ancestrales, indigènes et paysannes. Ces compensations doivent être directes et en plus des sources de financement promises par les pays développés en
    dehors du marché du carbone, elles ne doivent jamais servir de compensations climatiques (offsets). Nous exigeons que les pays cessent dans les forêts et les bois toute action locale basée sur
    des mécanismes de marché, elles ne proposent que des résultats inexistants et conditionnés. Nous appelons les gouvernements à créer un programme mondial de restauration des forêts vierges et des
    jungles géré et administré par les peuples et faisant usage des semences de la forêt, des arbres fruitiers et de la flore autochtone. Les gouvernements devraient éliminer les concessions de
    forêts et appuyer le maintien des nappes de pétrole dans le sol, et mettre rapidement fin à l’exploitation des hydrocarbures dans les régions de forêts.<br>
    Nous appelons les Etats à reconnaître, respecter et garantir la mise en œuvre effective des normes internationales en matière de droits de l’homme et de droits des peuples indigènes, y compris la
    Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes de la Convention 169 du BIT, parmi d’autres instruments appropriés pour les négociations, politiques et mesures utilisées pour
    affronter le défi posé par le changement climatique. Nous appelons tout particulièrement les Etats à reconnaître légalement les revendications de territoires, terres et ressources naturelles
    permettant et renforçant nos modes de vie traditionnels, contribuant ainsi efficacement à la résolution du problème du changement climatique.<br>
    Nous demandons l’application complète et effective du droit à la consultation, à la participation et au consentement préalable libre et informé des peuples indigènes lors de tout processus de
    négociation, et l’élaboration et l’application de mesures en relation avec le changement climatique.<br>
    La dégradation de l’environnement et le changement climatique atteignent actuellement des niveaux préoccupants, et les migrations internes et internationales en sont l’une des principales
    conséquences. Selon des évaluations, il y avait déjà en 1995 environ 25 millions de réfugiés climatiques. On en estime le nombre actuellement à environ 50 millions et on évalue à entre 200
    millions et un milliard le nombre d’individus qui seront déplacés à cause de situations résultant du changement climatique d’ici à 2050.<br>
    Les pays dévelppés devraient assumer leurs responsabilités face aux réfugiés climatiques, les accueillir sur leurs territoires et reconnaître leurs droits fondamentaux en signant des conventions
    internationales définissant ce qu’on appelle un réfugié climatique et exigeant de tout Etat qu’il applique ces conventions.<br>
    Etablir un Tribunal international des consciences qui dénonce, matérialise, documente, juge et punisse les violations des droits des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées, que ce soit
    dans leur pays d’origine, en transit ou dans le pays de destination, en identifiant clairement les responsabilités des Etats, des entreprises et d’autres agents.<br>
    Les financements actuellement destinés aux pays en développement pour lutter contre le changement climatique et la proposition de l’Accord de Copenhague sont insignifiants. En plus de l’aide
    actuelle au développement et des fonds publics, les pays développés doivent prendre l’engagement de donner chaque année au moins 6% de leur PNB pour battre en brèche le changement climatique dans
    les pays en développement. Ceci est parfaitement viable si l’on considère qu’un montant similaire est dépensé pour la défense nationale et que l’on a injecté cinq fois plus d’argent pour aller au
    secours des banques en faillite et des spéculateurs, ce qui pose de sérieuses questions au sujet des priorités générales et de la volonté politique. Ce financement devrait être direct et
    inconditionnel et ne devrait pas interférer avec la souveraineté nationale ou le droit à l’auto-détermination des communautés et des groupes les plus affectés.<br>
    Au vu de l’inefficacité des dispositifs actuellement en vigueur, un nouveau mode de financement devrait être mis sur pieds lors de la Conférence sur le changement climatique de 2010 au Mexique,
    sous la direction de la Conférence des Parties (COP) de la Convention-cadre des Nations Unies pour le changement climatique (CCNUCC) et devant lui rendre des comptes, avec une représentation
    significative des pays en développement, pour assurer le respect des engagements de financement des pays de l’Annexe 1.<br>
    Il a été déclaré que les pays développés ont augmenté leur émissions de manière significative entre 1990 et 2007, malgré leurs allégations que la réduction serait substantiellement appuyée par
    les mécanismes du marché.<br>
    Le marché du carbone est devenu un commerce lucratif, faisant de notre Terre-Mère un article de commerce. Ce n’est donc pas une alternative valable pour faire face au changement climatique,
    puisqu’il pille et ravage la terre, l’eau et même la vie.<br>
    La crise financière récente a démontré que le marché est dans l’incapacité de réguler le système financier, qui est fragile et incertain à cause de la spéculation et de l’émergence des courtiers
    intermédiaires. Il serait de ce fait totalement irresponsable de laisser le soin et la protection de l’existence humaine et de notre Terre-Mère entre leurs mains.<br>
    Il est inadmissible que les négociations en cours proposent la création de nouveaux dispositifs qui étendent et font la promotion du marché du carbone, alors que les dispositifs existants n’ont
    ni résolu le problème du changement climatique, ni conduit à des actions réelles et directes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.<br>
    Il est nécessaire d’exiger des pays développés qu’ils remplissent les engagements pris dans le cadre de la CCNUCC en matière de développement et de transferts de technologies, et qu’ils renoncent
    à proposer des « vitrines technologiques » qui ne font que commercialiser de la technologie. Il est essentiel d’établir des directives destinées à la création d’un mécanisme multilatéral et
    pluridisciplinaire pour le contrôle, la gestion et l’évaluation coopératifs des échanges de technologies. Ces technologies doivent être utiles, propres et socialement irréprochables. De même, il
    est fondamental d’établir un fonds pour le financement et l’inventaire des technologies appropriées et libres de droits de propriété intellectuelle. Les brevets en particulier devraient passer
    des mains de monopoles privés au domaine public afin de garantir leur accessibilité et un coût peu élevé.<br>
    La connaissance et ses applications technologiques sont universelles et ne devraient en aucun cas faire l’objet de propriété privée ou d’usage privé. Les pays développés sont responsables du
    partage de leur technologie avec les pays en développement, de la construction dans ces pays de centres de recherche pour la création de technologies et d’innovations, et de la défense et de la
    promotion de leur développement et de leurs applications en matière de « bien-vivre ». Le monde doit redécouvrir et réapprendre les principes ancestraux et les approches des peuples indigènes
    pour arrêter la destruction de la planète ; il doit également promouvoir les pratiques, les connaissances et la spiritualité ancestrales afin de retrouver la capacité de « bien vivre » en
    harmonie avec la Terre-Mère.<br>
    Compte tenu du manque de volonté politique de la part des pays développés pour respecter effectivement leurs engagements et obligations vis-à-vis de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto, et étant
    donné le manque d’organisme international légal chargé de prévenir et de sanctionner les crimes envers le climat et l’environnement en violation des droits de la Terre Mère et de l’humanité, nous
    exigeons la création d’un Tribunal international pour la justice climatique et environnementale qui ait la capacité légale de prévenir, juger et pénaliser les Etats, l’industrie et les personnes
    qui volontairement ou par omission polluent ou provoquent le changement climatique.<br>
    Nous entendons soutenir les Etats qui déposent plainte auprès du Tribunal international pour la justice climatique et environnementale contre les pays développés qui ne remplissent pas leurs
    obligations envers la CCNUCC et le Protocole de Kyoto et ne tiennent pas leurs engagements de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.<br>
    Nous demandons instamment aux peuples de proposer et de promouvoir des réformes profondes au sein des Nations Unies, afin que tous les Etats membres observent les décisions du Tribunal
    international pour la justice climatique et environnementale.<br>
    L’avenir de l’humanité est en danger et nous ne pouvons pas permettre à un groupe de dirigeants des pays développés de décider pour tous les autres pays, comme ils ont essayé (sans succès) de le
    faire lors de la Conférence des Parties à Copenhague. Cette décision nous concerne tous. Il est donc essentiel de lancer un référendum mondial ou une consultation populaire sur le changement
    climatique par laquelle tou-te-s seront consultés en ce qui concerne les points suivants : le niveau de réduction des émissions des pays développés et des sociétés multinationales, le niveau de
    financement offert par les pays développés, la création d’un Tribunal international pour la justice climatique et environnemental, le besoin d’une Déclaration universelle des droits de la
    Terre-Mère, et le besoin de changer le système capitaliste actuel. Le processus de référendum mondial ou de consultation populaire dépendra du processus de préparation garant de son succès.<br>
    Afin de coordonner notre action internationale et d’obtenir des résultats de cet « Accord des Peuples », nous appelons à la mise sur pied d’un Mouvement mondial des peuples pour la Terre-Mère,
    qui devrait avoir pour base les principes de complémentarité et de respect pour la diversité des origines et des visions de ses membres, établissant ainsi un espace large et démocratique pour la
    coordination et les actions communes dans le monde entier.<br>
    Dans ce but, nous adoptons le plan global d’action ci-joint pour qu’au Mexique les pays développés listés dans l’Annexe 1 respectent le cadre légal existant et réduisent leurs émissions de gaz à
    effet de serre de 50%, et que les différentes propositions contenues dans cet accord soient adoptées.<br>
    Finalement, nous décidons de tenir une Seconde conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en 2011 comme faisant partie du processus de
    construction du Mouvement mondial des peuples pour la Terre-Mère et en réaction aux résultats de la Conférence sur le changement climatique qui se tiendra à la fin de cette année à Cancún au
    Mexique.<br>
    &nbsp;<br>
    <br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 01 May 2010 20:05:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-conference-mondiale-des-peuples-sur-le-changement-climatique-et-les-droits-de-la-terre-mere-22-avril-cochabamba-bolivie-49621827.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-conference-mondiale-des-peuples-sur-le-changement-climatique-et-les-droits-de-la-terre-mere-22-avril-cochabamba-bolivie-49621827-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Maroc. A l'occasion du 2ème Congrès de la Jeunesse de la Voie Démocratique]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-maroc-a-l-occasion-du-2eme-congres-de-la-jeunesse-de-voie-democratique-49542762.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous, les organisations de jeunesse progressistes, présentes au 2^ème Congrès de la Jeunesse de Voie Démocratique qui s’est tenu à Casablanca le 12, 13 et 14 Mars
    2010, déclarons ce qui suit<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x199/0/08/24/30/Maroc/salle-ouverture.jpg" class="GcheTexte" alt="salle-ouverture.jpg" height="199" width=
    "300">*1-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Notre détermination, devant la crise qui ébranle le système capitaliste mondial et la volonté des classes
    dominantes de faire payer la crise aux classes populaires, à sa tête la classe ouvrière et surtout à la jeunesse populaire et ouvrière (licenciements, réduction des budgets des services sociaux,
    compression des salaires…), à développer et renforcer l’unité des luttes des peuples et de la jeunesse contre le capitalisme sénile, ennemi de l’humanité et destructeur de la nature. *<br>
    <br>
    *Les organisations de jeunesse progressistes et révolutionnaires peuvent contribuer activement à la réalisation de cette tâche primordiale. *<br>
    <br>
    *Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de diriger nos efforts vers la construction d’une Internationale des peuples face à l’internationale du capital et de ses acolytes.<br>
    <br>
    *2-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Notre plus ferme condamnation de la répression orchestrée par les régimes réactionnaires de la périphérie (Tunisie,
    Turquie, Maroc …) et par ses maîtres au centre (France, Espagne…) et qui s’abat sur les luttes populaires (estudiantines, ouvrières, paysannes…). *<br>
    <br>
    *Pour nous, il est indispensable d’articuler une solide solidarité internationaliste, et pour laquelle il est nécessaire d’envisager des campagnes communes et des luttes unitaires en faveur des
    libertés fondamentales et contre la répression.*<br>
    <br>
    *3-&nbsp; Notre soutien indéfectible au combat légitime des peuples palestinien, irakien, afghan... pour leur droit à l’autodétermination, ainsi que contre l’impérialisme états-uniens et le
    sionisme.<br>
    <br>
    *4-&nbsp;&nbsp; Nous saluons partout les luttes des peuples opprimés, pour leur émancipation et le progrès dans le monde dont l’ennemi principal est le capitalisme mondial. *<br>
    <br>
    Nous nous engageons à développer *le combat commun contre l’impérialisme, le fascisme et le sionisme, et à l’encontre de ses régimes alliés de la périphérie.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">*5-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nous invitons enfin les organisations de jeunesse progressistes et révolutionnaires à unir leur force pour faire triompher la cause de la
    lutte pour la démocratie et le socialisme, pour mettre fin à l’exploitation, au processus de destruction de la nature et de l’humanité, à l’oppression des peuples, des femmes et de la jeunesse
    populaire.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">*6-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le capitalisme sénile ne nous offre rien d’autre que la guerre et la destruction. En
    l’abattant, nous ouvrons la voie au socialisme, c'est-à-dire à l’émancipation, à l’égalité et à l’épanouissement de chacun(e), comme condition pour la liberté des peuples.*<br>
    <br>
    *<strong>Organisations signataires</strong> :<br>
    <br>
    *Maroc : Jeunesse de la Voie Démocratique,*<br>
    *Palestine : Front Populaire pour la Libération de Palestine (FPLP),*<br>
    *Espagne : Initiative Communiste (I.C), Jeunesse Communiste Marxiste Léniniste d’Espagne (JCE-ml), Collectifs des Jeunes Communistes (CJC), Union Prolétarienne (UP), Gauche Anticapitaliste (IA),
    *<br>
    *Îles Canaries : Parti Révolutionnaire des Communistes de Canaries (PRCC), *<br>
    *Castille : Gauche Castillane (IzCa),*<br>
    *Pays Catalans : Maulets (Jeunes Indépendantistes et Révolutionnaires) ,*<br>
    *France : Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA),*<br>
    *Tunisie : Union de la Jeunesse Communiste de Tunisie (UJCT), Parti du Travail Patriotique et Démocratique de Tunisie (PTPD),*<br>
    *Turquie : Parti Communiste Turque (TKP), Parti du Travail (Emek Partisi*<br>
    <br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Apr 2010 14:35:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-maroc-a-l-occasion-du-2eme-congres-de-la-jeunesse-de-voie-democratique-49542762.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-maroc-a-l-occasion-du-2eme-congres-de-la-jeunesse-de-voie-democratique-49542762-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Solidarité des travailleurs d'UNILEVER Espagne avec les travailleurs de FRALIB (Gémenos 13)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-solidarite-des-travailleurs-d-unilever-espagne-avec-les-travailleurs-de-fralib-gemenos-13-47687049.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;">Lz 29/03/2010</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Aujourd'hui 22ème jours de grève,&nbsp;nous entamons la 4ème semaine.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Ce matin pour la première fois depuis le début du conflit, la direction était présente à 5h00 avec quelques cadres
    collabo.... et&nbsp;3 huissiers.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Elle caressait l'espoir&nbsp;que les salariés se démobiliseraient après leur avoir précisé par courrier&nbsp;pendant le
    week-end&nbsp;le nombre d'heures de grève déjà effectuées.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">En réponse, les salariés se sont rendus en manifestation à la mairie de GEMENOS, qu'ils ont pris d'assaut.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Ils ont finalement été reçus par le Maire désabusé au vu du nombre important des salariés présents.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Il a, devant les salariés, téléphoné au PDG de FRALIB&nbsp;lui disant qu'il avait l'usine de FRALIB dans sa mairie et
    lui a proposé d'organiser une réunion tripartite en mairie de GEMENOS.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Nous préparons l'initiative de demain à MARSEILLE&nbsp;au&nbsp;palais de justice et aussi, &nbsp;bien sur, le
    rassemblement&nbsp;national du 2 avril sur notre site pour lequel nous comptons absolument sur vous.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Nous recevons beaucoup de messages de soutien y compris des camarades européens (voir copie Espagne).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Les salariés en lutte sont toujours autant&nbsp;motivés et déterminés.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR"><br></span></span>
  </p>
  <div style="padding: 0cm 0cm 1pt; border: medium medium 0.5pt none none solid -moz-use-text-color -moz-use-text-color windowtext;">
    <p style="border: medium none; padding: 0cm;"></p>
  </div>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">ESPAÑA SE SOLIDARIZA CON LA LUCHA DE LOS TRABAJADORES DE GEMENOS EN FRANCIA.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Compañero Gérard:</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Desde Unilever España, queremos mostraros nuestro apoyo y solidaridad en vuestra lucha por la consecución de los
    objetivos que os marcáis.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Los trabajadores no debemos pagar la crisis con nuestros salarios.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">La Dirección de Unilever en Francia debe negociar y llegar a los acuerdos necesarios para finalizar este
    conflicto.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Un saludo Sindical a todos –as los trabajadores-as. en lucha.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">Maribel Navarro Manzano.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR">COMITÉ UNILEVER ESPAÑA.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial;" lang="FR"><strong><span style="text-decoration: underline;">TRADUCTION EN FRANCAIS</span></strong></span><span style=
    "font-family: Arial;" lang="FR">:</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: red;" lang="FR">L'ESPAGNE SOLIDAIRE AVEC LA LUTTE DES TRAVAILLEURS DE GEMENOS EN FRANCE.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: red;" lang="FR">Au camarade Gérard :</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: red;" lang="FR">Depuis Unilever Espagne, nous voulons vous montrer notre appui et solidarité dans votre lutte pour
    l'obtention des objectifs que vous vous marquez.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: red;" lang="FR">Les travailleurs, nous ne devons pas payer la crise avec nos salaires.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: red;" lang="FR">La Direction d'Unilever en France doit négocier et arriver aux accords nécessaires pour finir ce
    conflit.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: red;" lang="FR">Un salut Syndical à tous -aux travailleurs&nbsp; dans une lutte.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: red;" lang="FR">Maribel Navarrais Manzano.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Arial; color: red;" lang="FR">COMITÉ UNILEVER ESPAGNE.</span></span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Mar 2010 16:25:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-solidarite-des-travailleurs-d-unilever-espagne-avec-les-travailleurs-de-fralib-gemenos-13-47687049.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-solidarite-des-travailleurs-d-unilever-espagne-avec-les-travailleurs-de-fralib-gemenos-13-47687049-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au delà du Forum Social Mondial, la Cinquième Internationale]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-au-dela-du-forum-social-mondial-la-cinquieme-internationale-45226057.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">13 février par Igor Ojeda, Éric Toussaint</span><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;">source</span> : <a href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela">CADTM</a><br>
  <br class="nettoyeur">
  <p>
    <b><span style="font-size: 10pt;">Interview d’Eric Toussaint par Igor Ojeda (pour Brasil de Fato, hebdomadaire brésilien) Février 2010</span></b>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt;">ENTREVUE. Selon l’opinion d’Eric Toussaint, docteur en sciences politiques, un des idéologues de l’événement qui en est à son 10e anniversaire, il faut créer un
    front permanent des partis, des mouvements sociaux et des réseaux internationaux pour réaliser des actions politiques.</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt;">Eric Toussaint, docteur en sciences politiques, membre du Conseil international du Forum Social Mondial (FSM), est favorable à ce que le FSM devienne une
    plate-forme dotée d’une plus forte influence politique dans les luttes sociales à travers le monde. Cependant, il ne s’inquiète pas beaucoup de la résistance de certains secteurs à l’intérieur du
    FSM qui veulent maintenir l’événement dans sa forme originelle. Pour lui, la solution est simple. “Si le Forum ne le permet pas, il faut construire un autre instrument, sans quitter ou éliminer
    le Forum”. Lors d’une conversation avec <strong><a class="spip_out" href="http://www.brasildefato.com.br/">Brasil de Fato</a></strong>&nbsp;|<a id="nh1" class="spip_note" title=
    "Hebdomadaire brésilien de diffusion nacional, il est édité et est la propriété&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb1" name="nh1">1</a>|,
    Eric Toussaint, président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) en Belgique, défend l’idée d’un dialogue entre mouvements et partis sur la base de l’appel pour la
    création d’une cinquième internationale lancé par le président Hugo Chávez du Venezuela. Dans l’entrevue qui suit, il parle de la crise économique mondiale, des initiatives d’intégration du
    continent latino-américain et de la montée des Bric’s (Brésil, Russie, Inde et Chine) sur la scène internationale, puissances qui, selon son évaluation, ne représentent pas une alternative
    progressiste à l’ordre ancien. “Ce qu’ils veulent, c’est négocier avec les vieux impérialismes une place dans la division internationale des pouvoirs, du travail, de l’économie mondiale et de
    l’accès aux ressources naturelles”.</span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Entrevue</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Brasil de Fato – Comment évaluez-vous les deux visions différentes exposées lors du débat d’ouverture du Forum Social Mondia&nbsp;|<a id="nh2" class=
    "spip_note" title="Igor Ojeda se réfère à la conférence inaugurale du séminaire international&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb2" name=
    "nh2">2</a>|, c’est-à-dire, celle qui, d’un côté, propose l’“utilisation” du Forum comme plate-forme politique avec plus de pouvoir d’action et d’influence politique et celle qui, d’un autre
    côté, défend que l’événement garde sa forme originelle d’espace d’échange d’idées&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Eric Toussaint –</strong> Nous avons besoin d’un instrument international pour déterminer des priorités en termes de revendications et d’objectifs à
    atteindre, un calendrier commun d’actions, un élément de stratégie commune. Si le Forum ne le permet pas, il faut construire un autre instrument, sans pour autant éliminer ou quitter le Forum. Je
    pense qu’il a sa raison d’être. Mais puisqu’un secteur du FSM ne veut pas que celui-ci se transforme en instrument de mobilisation, il vaut mieux construire un autre instrument avec les
    organisations et les individus qui sont convaincus que c’est ce dont nous avons besoin. Cela n’empêcherait pas de continuer à intervenir activement dans le Forum. Je dis cela pour éviter une
    scission, un débat sans fin qui paralyse plus qu’il n’aide. C’est clair qu’il y a un secteur qui préfère maintenir le Forum Social Mondial comme un lieu de discussion, de débat, et ne souhaite
    pas sa transformation en un instrument pour l’action.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>C’est un secteur assez fort, non&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Oui. D’une certaine manière, c’est une partie du noyau historique qui a particpé à la création du Forum. Mais ce n’est pas tout le noyau historique puisque le
    MST&nbsp;|<a id="nh3" class="spip_note" title="Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra (Movimiento de los&nbsp;(...)" rel="footnote" href=
    "http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb3" name="nh3">3</a>| qui est favorable à la transformation du FSM a également participé à sa naissance. Le CADTM fait aussi partie du
    Conseil international du Forum depuis sa création en juin 2001. Mais c’est évident que des organisations comme IBASE&nbsp;|<a id="nh4" class="spip_note" title=
    "Instituto Brasileiro de Análises Sócias e Econômicas (Instituto Brasileño de&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb4" name="nh4">4</a>| et
    des personnalités comme Chico Whitaker et Oded Grajew s’opposent à l’évolution vers un instrument de lutte. Par ailleurs, ce qui me préoccupe, c’est d’arriver à Porto Alegre et de voir que le
    séminaire “10 ans après” est patronné par Petrobras&nbsp;|<a id="nh5" class="spip_note" title="L’entreprise pétrolière mixte (l’Etat brésilien détient 39% de son capital)&nbsp;(...)" rel=
    "footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb5" name="nh5">5</a>|, Caixa, Banco do Brasil, Itaipu Binacional, et avec une forte présence des gouvernements. Cela me
    préoccupe vraiment. J’aurais de loin préféré un Forum avec moins de moyens financiers mais plus militant. Nous pouvons nous appuyer sur des forces bénévoles militantes, loger chez des militants à
    la ville ou à la campagne, organiser des hébergements dans des complexes sportifs, des écoles...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>A quel nouvel instrument faites-vous allusion&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il existe une proposition qui, à la vérité, a eu relativement peu de répercussion. Il s’agit de l’appel que Hugo Chávez a lancé fin novembre 2009 pour la création
    d’une Cinquième Internationale qui réunirait des mouvements sociaux et des partis de gauche&nbsp;|<a id="nh6" class="spip_note" title=
    "« La Rencontre internationale de partis de gauche, tenue à Caracas les 19,&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb6" name="nh6">6</a>|. Je
    pense que c’est, en principe, très intéressant. Ce pourrait être une perspective s’il y a une réflexion, un dialogue entre partis et mouvements sociaux&nbsp;: une Cinquième Internationale comme
    instrument de convergence pour l’action et pour l’élaboration d’un modèle alternatif&nbsp;|<a id="nh7" class="spip_note" title=
    "Zetnet a lancé un appel international pour une cinquième internationale qui&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb7" name="nh7">7</a>|. Mais,
    selon moi, elle ne constituerait pas une organisation comme les Internationales antérieures qui étaient – ou sont encore puisque la Quatrième Internationale existe toujours - des organisations de
    partis avec un niveau de centralisation assez élevé. Je pense que la Cinquième Internationale ne devrait pas avoir un haut niveau de centralisation et ne devrait pas impliquer une
    auto-dissolution des réseaux internationaux ou d’une organisation comme la Quatrième Internationale. Ceux-ci pourraient adhérer à la Cinquième Internationale en gardant leurs caractéristiques
    mais une telle adhésion démontrerait que tous les réseaux ou grands mouvements ont la volonté d’aller plus loin que des fronts ponctuels comme les coalitions sur le climat et la justice sociale,
    la souveraineté alimentaire, la dette... Nous avons des bannières communes entre beaucoup de réseaux et c’est positif. Mais s’il était possible d”arriver à un front permanent, ce serait mieux. En
    employant cette expression, je suis déjà en train de donner un élément de définition. Pour moi, la Cinquième Internationale serait, dans la sitiuation actuelle, un front permanent de partis, de
    mouvements sociaux et de réseaux internationaux. Le terme “front” implique clairement que chacun garderait son identité mais donnerait la priorité à ce qui unit pour atteindre des objectifs
    communs et faire avancer la lutte. Les derniers mois ont démontré à nouveau la nécessité d’augmenter la capacité de mobilisation car la mobilisation contre le coup d’Etat du Honduras a été
    totalement insuffisante. C’est préoccupant parce que, comme les Etats-Unis appuient le coup d’Etat en légitimant les élections qui ont suivi&nbsp;|<a id="nh8" class="spip_note" title=
    "Voir Eric Toussaint « Du coup d’Etat au Honduras aux sept bases US en&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb8" name="nh8">8</a>|, les forces
    putschistes du monde entier considèrent que c’est à nouveau une option raisonnable. Au Paraguay, par exemple, la discussion entre les putschistes tourne aurour de “Quand&nbsp;?” et
    “Comment&nbsp;?”. Ils sont convaincus qu’il faut un coup d’Etat à partir du Congrès National contre le président Fernando Lugo. Cela montre bien que la mobilisation à propos du Honduras a été
    insuffisante. Cela a aussi été le cas pour Copenhague et, maintenant, pour Haïti. La riposte à l’intervention des Etats-Unis en Haïti est totalement insuffisante.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Vous affirmez donc qu’il est possible, dans une Cinquième Internationale, de concilier autour d’actions politiques communes les différents courants de
    gauche qui formeraient cette nouvelle organisation&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Oui, je pense qu’il faut commencer par un dialogue consultatif pour tenter d’arriver à ce résultat. Nous ne pouvons pas nous précipiter. La Cinquième
    Internationale, pour être réellement effective, doit entendre et réunir une quantité très significative d’organisations. Construire une Cinquième Internationale avec une petite partie du
    mouvement n’en vaudrait pas la peine. Ce serait tuer le projet ou le limiter. Ouvrir la perspective sur ce débat me paraît absolument nécessaire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Lors d’une interview, vous avez dit que le Forum Social de Belém, tenu en janvier de l’année passée, fut la première grande mobilisation contre le crise
    économique mondiale&nbsp;|<a id="nh9" class="spip_note" title="Voir Eric Toussaint, « Le rebond du Forum social mondial » http://www.cadtm.org/Le" rel="footnote" href=
    "http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb9" name="nh9">9</a>|. Mais, maintenant, vous dites qu’il n’y a pas eu de riposte satisfaisante à ce qui s’est passé au Honduras et en
    Haïti. Qu’est-il arrivé&nbsp;? Qu’est-ce qui a raté&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Oui, vous avez tout à fait raison de pointer le décalage entre le grand succès de Belém et ce qui s’est passé depuis. Le bilan de 2009 est préoccupant. Il n’y a pas
    eu dans les grandes économies industrialisées, l’épicentre de la crise, de grandes mobilisations sociales. Sauf en France et en Allemagne où il y a eu des mobilisations assez fortes, en
    particulier en France où plus d’un million et demi de manifestants sont descendus dans les rues au cours de deux manifestations au premier semestre 2009&nbsp;|<a id="nh10" class="spip_note"
    title="Il faut aussi mentionner les énormes mouvements sociaux qui ont eu lieu à la&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb10" name=
    "nh10">10</a>|. Aux Etats-Unis, il y a eu quelques grèves mais limitées. Cependant, les secteurs de masse – ceux qui souffrent le plus de la crise - éprouvent une grande diffculté à se mobiliser.
    C’est comme si les gens étaient groggys. Le chômage a augmenté très fortement au Nord de la planète. En Espagne, il est passé de 10 à 20% de la population économiquement active&nbsp;: c’est
    quelque chose qu’on n’avait plus vécu depuis 30 ans. Par rapport au Sud de la planète, des gouvernements comme celui de Lula donnent l’impression qu’un pays comme le Brésil ou d’autres pays ne
    vont pas être affectés par la crise du Nord parce qu’ils ont pris des mesures financières et économiques qui leur permettent d’être blindés. Cependant, au Sud, il y a aussi un bas niveau de
    mobilisation par rapport à la crise internationale. Mais je voudrais faire une comparaison historique. Après la crise de Wall Street en 1929, les grandes luttes sociales radicales n’ont commencé
    qu’en 1933, 1934 et 1935. Donc, historiquement, nous voyons que les réactions de masse ne sont pas immédiates. Si la crise persiste, et ses effets continuent d’être très forts, les gens
    commenceront en définitive à se mobiliser massivement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Mais, au-delà de cette analyse plus historique, est-ce que vous croyez que la gauche n’a pas su se préparer à une riposte adéquate&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">C’est un autre aspect. Nous avons vu par exemple que la jeunesse brésilienne de l’Etat de Pará était très intéressée, elle était en masse au Forum Social de Belém
    en janvier 2009. Et elle participait aux débats où on parlait d’alternatives radicales. Mais comme le Forum Social Mondial n’est pas un instrument de mobilisation, cela n’a pas été plus loin. En
    plus, les directions syndicales sont très bureaucratisées. La politique des directions syndicales consiste à espérer que la décision du gouvernement va éviter un grand choc. Elles accompagnent et
    appuient les politiques gouvernementales qui limitent un peu le coût de la crise pour les plus opprimés. Il y a un manque de volonté de la part des directions syndicales, des partis de gauche ou
    des partis “socialistes”, qui fait que les gouvernements continuent d’appliquer, dans les pays du Nord, des solutions sociales-libérales ou néolibérales. Il n’y a même pas la volonté de mettre en
    place une politique néo-keynésienne. Le New Deal de Roosevelt (Franklin Delano Roosevelt, alors président des Etats-Unis) de 1933, en comparaison des politiques du démocrate Barack Obama, ou des
    gouvernements comme celui de Zapatero (José Luis Zapatero, premier ministre espagnol, du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol) et de Gordon Brown (premier ministre britannique, du Parti
    Travailliste), paraît de gauche. Il est donc évident qu’il y a une terrible responsabilité des directions des partis de la gauche traditionnelle, des syndicats, et une très grande faiblesse du
    Forum Social Mondial pour affrontrer la crise. Voilà pourquoi, je reviens à mon premier point de l’interview, il faut que nous ayions un nouvel instrument.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Croyez-vous qu’avec cette crise, une nouvelle ère de multipolarité a été inaugurée ou pourrait commencer dans un futur proche&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il est évident que la domination économique des Etats-Unis n’est pas la même qu’il y a 20 ans. Les Etats-Unis ont perdu la domination économique mais c’est le seul
    pays qui combine domination industrielle - malgré que cet aspect soit en train de s’affaiblir –, une monnaie internationale – bien qu’affaiblie, elle reste la principale monnaie internationale –
    et une présence militaire permanente dans plus de cent pays. Elle dispose d’une capacité d’invasion. Il y a cinq mois, j’ai publié un article dans lequel j’interprétais le coup d’Etat au Honduras
    et les 7 bases en Colombie comme une démonstration évidente de l’agressivité des Etats-Unis envers l’Amérique latine&nbsp;|<a id="nh11" class="spip_note" title=
    "Voir Eric Toussaint, « Du coup d’Etat au Honduras aux sept bases US en&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb11" name="nh11">11</a>|. Des
    journalistes ont réagi en disant que j’exagérais, que les Etats-Unis n’étaient pas capables de faire une intervention en Amérique latine, qu’ils n’en avaient plus la capacité militaire de par
    leur engagement en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. Mais maintenant, en quelques jours, ils envoient 15.000 soldats en Haïti. Par conséquent, oui, ils continuent d’être une puissance capable
    d’attaquer, d’envoyer des troupes, des équipements, du matériel militaire dans différents endroits de la planète. Le cas de Haïti est emblématique car il montre que les Etats-Unis ont une grande
    capacité de réaction, et très rapide. La puissance états-unienne continue à être la principale au monde en termes géostratégiques. D’accord, de nouvelles puissances sont en train de se renforcer
    comme la Chine, la Russie, l’Inde et le Brésil, qui sont des puissances régionales. Il y a également bien sûr l’Union europénne. Le concept qui, pour moi, définit bien la situation internationale
    du Brésil est le concept d’“impérialisme périphérique”. Pourquoi “impérialisme”&nbsp;? Parce que le Brésil considère les pays voisins de la même manière qu’un pays impérialiste traditionnel
    considère les pays où il fait des investissements. Le Brésil regarde ses voisins comme le lieu de destination des investissements des entreprises transnationales brésiliennes et la politique
    extérieure du gouvernement brésilien tend à appuyer la stratégie d’extension de ces entreprises&nbsp;: Petrobras, Vale do Rio Doce, Odebrecht, etc., qui sont présentes en Bolivie, en Equateur, au
    Perou, au Vénézuela, au Chili, en Argentine, et même en Afrique où elles réalisent des investissements importants. Cependant, il existe un caractère multipolaire dans le sens où il n’y a pas de
    super-impérialisme. Par ailleurs, les dénommés Bric’s (acronyme pour Brésil, Russie, Inde et Chine) ne se constituent pas en alternative progressiste aux vieux impérialismes (les Etas-Unis,
    l’Union européenne, le Japon). Ce qu’ils veulent, c’est négocier avec ces vieux impérialismes leur place dans la division internationale des pouvoirs, du travail, de l’économie mondiale et de
    l’accès aux ressources naturelles. Donc je considère qu’aucune puissance ne joue un rôle progressiste que nous pourrions appuyer. Ce qui existe au niveau alternatif, c’est une initiative comme
    l’ALBA (Alternative Bolivarienne pour les Amériques, proposée par le président vénézuélien Hugo Chávez) dont les composantes, heureusement, ne sont pas des pays impérialistes. Des alternatives
    régionales comme l’ALBA sont très importantes. Ma préoccupation à ce sujet est qu’il faudrait accélérer le processus et aller au-delà des discours, en augmentant beaucoup plus l’intégration entre
    ces pays. Mais il faut mettre en évidence les choses positives&nbsp;: à la réunion de l’ALBA du 25 janvier, on a décidé d’abolir la dette d’Haïti à l’égard des pays membres, donnant ainsi une
    leçon aux puissances qui se réunissaient à Montréal le même jour et qui discutaient de l’allégement de la dette conditionné à des mesures d’ajustement structurel.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Dans ce contexte, comment évaluez-vous l’avance d’initiatives comme celle de la Banque du Sud&nbsp;? Croyez-vous que ce projet est arrivé à un stade
    satifaisant&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En 2007, j’ai participé, à la demande du gouvernement de Rafael Correa et de son ministre de l’Economie et des Finances, à la rédaction de la position de l’Equateur
    sur la Banque du Sud. Le projet que le pays a défendu est un modèle de Banque du Sud pour financer des projets publics, ou de communautés traditionnelles, natives, etc. Par exemple, financer, au
    niveau régional, une politique de souveraineté alimentaire, permettre les réformes agraires nécessaires, les réformes urbaines, priviliégier le réseau ferroviaire – et pas le réseau routier.
    C’est une des options possibles pour la Banque du Sud. Le Brésil et l’Argentine ont un autre projet. Celui de financer des projets dans les pays plus pauvres qui font partie de l’initiative
    (Bolivie, Paraguay, Equateur), des projets de travaux publics dans le cadre de l’IIRSA (Initiative d’Intégration de l’Infrastruture Régionale Sud-Américaine), par le biais de contrats pour les
    entreprises brésiliennes ou argentines. C’est-à-dire encore une fois de l’argent public pour des contrats d’entreprises privées, de grands projets qui ne respectent pas l’environnement et ne
    donnent pas la priorité à l’amélioration de la situation des masses. C’est l’option du Brésil et de l’Argentine qui commence à dominer les négociations de la Banque du Sud. Il faut que les
    gouvernements de gauche réagissent et choisissent vraiment une intégration des peuples, et non une intégration qui soit favorable aux grandes entreprises transnationales, qu’elles soient du Nord
    ou du Sud. Une intégration qui ne prenne pas comme modèle l’intégration européenne. En Europe, nous avons une intégration mais totalement dominée par la logique de l’accumulation du capital
    privé, la logique libérale ou néo-libérale. Avec les gouvernements qui existent en Amérique latine, avec la force des mouvements sociaux et la tradition des luttes radicales, c’est l’endroit au
    monde où on peut mettre en oeuvre un modèle alternatif.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Vous avez coutume de dire qu’il y a deux gauches&nbsp;: la gauche éco-socialiste et la gauche social-libérale. Comment expliquer que, malgré que le modèle
    néolibéral ait été mis en échec consécutivement à la crise, le président Lula – que vous positionnez comme social-libéral – ait été un de ceux qui en soient sorti renforcés&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Fondamentalement, ce qui définit le sort d’un pays, ce sont les mouvements sociaux, les expériences que les masses accumulent à travers leurs mobilisations. Et nous
    voyons que les pays où des gouvernements, en politique, sont les plus avancés sont ceux où il y a eu les mouvements sociaux les plus radicaux. Ce niveau de mobilisation sociale exerce une
    pression sur les gouvernements pour les pousser à prendre les mesures politiques et sociales les plus cohérentes avec une option de gauche. Au Brésil, malheureusement, il n’y a pas eu ces cinq ou
    six dernières années ce niveau de mobilisation. Et le gouvernement a également débuté dans une situation économique internationale favorable. Entre 2004 et 2008, il y a eu l’augmentation du prix
    international des matières premières, une croissance avec la bulle spéculative au Nord qui a généré plus d’exportations pour le pays. Et, jusqu’à présent, comme nous l’avons dit auparavant, la
    crise internationale n’a pas affecté immédiatement le Brésil. Ainsi, le gouvernement peut présenter comme le résultat de sa politique, une situation économique qui ne dépend pas exactement de
    celle-ci.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Mais pour quelles raisons n’a-t-il pas été si touché par la crise&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Parce que la réduction du prix des matières premières au second semestre 2008 a été suivie par une nouvelle hausse des prix en 2009. D’une part, les revenus
    d’exportation se sont maintenus. D’autre part, le programme “Bolsa Familia”&nbsp;|<a id="nh12" class="spip_note" title=
    "Au Brésil, 11 millions de familles brésiliennes vivant en dessous de la ligne&nbsp;(...)" rel="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb12" name="nh12">12</a>|
    fournit aux secteurs pauvres un certain niveau de consommation qui maintient le marché interne. La question est&nbsp;: qu’est-ce qui va arriver les prochaines années&nbsp;? Que va-t-il se passer
    par rapport à la croissance de la Chine&nbsp;? Elle peut ne pas continuer. Nous savons qu’en Chine se développent plusieurs bulles spéculatives, il y a une bulle immobilière, une bulle boursière
    et une explosion des dettes. La croissance de la Chine est due à une augmentation très forte des dépenses publiques de la part du gouvernement pour contrecarrer la perte de marchés extérieurs
    suite à la crise aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. On maintient un niveau de croissance, mais de manière partiellement artificielle, grâce à ces bulles. Dans la situation mondiale actuelle,
    la Chine est la locomotive de ce qui reste de la croissance économique. Sans la Chine, nous serions à un niveau de pure récession mondiale. La situation du Brésil est liée à celle de la Chine par
    les exportations de minerais, etc. Mais aussi parce que la situation de la Chine maintient la situation de l’économie mondiale à un certain niveau de croissance. Si elle tombe, ce qui pour moi
    n’est pas une certitude mais une possibilité, cela affectera l’économie brésilienne. Le Brésil souffrira aussi des conséquences d’autres explosions financières internationales qui surviendront
    dans les années qui viennent. Les prix des matières premières sont plus élevés que ce que l’activité économique mondiale ne le justifie. Il y a un investissement spéculatif dans les matières
    premières de plusieurs produits alimentaires exportés par le Brésil comme le soja... Quand la bulle spéculative éclatera, nous aurons une réduction des prix des matières premières et cela
    touchera le Brésil. C’est pourquoi l’idée que le Brésil est une économie blindée est fausse. Elle dépend de l’évolution internationale sur laquelle le Brésil n’a aucun contrôle. Ce que le Brésil
    pourrait faire pour parer à cela, c’est augmenter beaucoup plus son marché intérieur, appliquer un protectionnisme, exercer plus de contrôle sur les mouvements de capitaux, mettre en oeuvre un
    modèle économique redistributif, attaquer les monopoles, les lobbys, faire une réforme agraire et urbaine radicale. Ce pourrait être un modèle dans le cadre d’une intégration régionale avec une
    authentique orientation de gauche. Mais cela impliquerait une autre option de gouvernement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Comment évaluez-vous les ripostes à la crise de la part des gouvernements plus progressistes comme ceux du Venezuela, de la Bolivie et de
    l’Equateur&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il y a eu un aspect positif, non seulement dans ces trois gouvernements mais aussi d’une certaine manière, dans la gestion de Lula, Cristina Fernandez (présidente
    d’Argentine) et Michelle Bachelet (présidente du Chili). C’est que, malgré les recommandations du FMI de réduire les dépenses publiques, les gouvernements ont appliqué des politiques hétérodoxes,
    y compris le gouvernement d’Alan García, du Pérou, qui est un gouvernement de droite. Cela a permis à ces gouvernements de maintenir un certain niveau de croissance économique. La réaction de la
    Bolivie, de l’Equateur et du Venezuela n’a pas été à ce niveau très différente des gouvernements mentionnés plus haut&nbsp;: ils ont maintenu des dépenses publiques importantes pour soutenir la
    consommation et l’activité économique. Des trois, le gouvernement qui a radicalisé un peu sa politique économique a été celui de Hugo Chávez, avec plus de nationalisations. Mais, franchement, les
    polítiques de Correa, Chávez et Evo Morales (président de Bolívie) pour affronter la crise ne sont pas très différentes de celles des autres gouvernements de la région dont je viens de parler. Il
    n’y a pas une différence radicale dans la sphère économique. Je pense qu’il y a des différences en termes d’anti-impérialisme, de réformes constitutionnelles, de récupération du contrôle sur les
    ressources naturelles. Mais ce serait simplificateur de dire qu’il y a des différences astronomiques entre les expériences économiques de la région. Personnellemnt, j’aurais préféré pouvoir dire
    que les gouvernements d’Equateur, du Venezuela et de Bolívie sont en train de mettre en oeuvre un modèle radicalement alternatif. Mais ce n’est pas encore le cas. Il y a des annonces et des
    perspectives qui peuvent être très intéressantes, mais il ne faut pas confondre discours et intentions avec les faits de la vie réelle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Où en est aujourd’hui le débat sur la dette publique&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La question de la dette a ses hauts et ses bas. Le thème était brûlant dans les années 1980, il est revenu en force avec le default de l’Argentina fin
    2001&nbsp;|<a id="nh13" class="spip_note" title="Suite à une rébellion sociale massive combinée à un manque de liquidités, entre&nbsp;(...)" rel="footnote" href=
    "http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nb13" name="nh13">13</a>|. Maintenant, nous revenons à une situation de tension dans ce domaine, mais c’est seulement le début. En 2007,
    l’Equateur a constitué une commission d’audit dont j’ai fait partie. Et, à partir de nos conclusions, le gouvernement de Correa a décidé de suspendre le paiement de 3,2 milliards de dettes en
    titres commerciaux, vendus à Wall Street et qui se clôturaient entre 2012 et 2030. Correa a suspendu le paiement à partir de novembre 2008 et a affronté les créanciers, les détenteurs des titres.
    Et il a obtenu le 10 juin 2009 que 91% des titres soient vendus au gouvernement de l’Equateur avec une décote de 65%. Ce qui signifie que l’Equateur récupéra 3,2 milliards de dollars de bons en
    les payant 1 milliard. Il a économisé 2,2 milliards de dollars, plus les intérêts qui restaient à payer. Cela montre que, même un petit pays peut affronter les détenteurs de titres et leur
    imposer un “sacrifice”. Eux, qui gagnent toujours, ont dû abandonner la perspective de continuer à gagner beaucoup d’argent avec ces titres. La leçon est que si l’Equateur a réussi à le faire,
    des pays comme le Brésil, l’Argentine et d’autres pourraient le faire aussi. L’Argentine avait suspendu le paiement en 2001 mais, en 2005, elle a commis l’erreur fondamentale d’échanger des
    titres et non de les racheter ou de les annuler totalement. Elle les a échangés avec une décote mais elle a dû continuer à payer les intérêts à un taux élevé. La dette de l’Argentine aujourd’hui
    est du même volume que celui de 2001. La question du paiement de la dette reviendra sur la scène internationale en raison de deux facteurs fondamentaux. Premièrement, la crise financière et
    économique, qui a diminué les exportations du Sud et les revenus fiscaux qu’elles génèrent, rend plus difficile le remboursement de la dette publique interne et externe. Le second facteur est
    l’augmentation du coût de refinancement de la dette. Comme les banquiers du Nord sont entrés en crise, leur tendance est d’être plus exigeants vis-à-vis des pays du Sud qui désirent s’endettter
    au niveau international.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Traduit du portugais par Denise Comanne avec l’aide de Laurent Atsou.</strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <!-- finde_surligneconditionnel--><!--    boucle pagination 1 pour diaporama                                             -->
    <!-- fin  boucle pagination 1 pour diaporama                                           --><br class="nettoyeur">
  </div>
  <h2>
    <span style="font-size: 10pt;">Notes</span>
  </h2><!-- debut_surligneconditionnel -->
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh1" name="nb1">1</a>| Hebdomadaire
    brésilien de diffusion nacional, il est édité et est la propriété de mouvements sociaux parmi lesquels la Via Campesina, Consulta Popular, des organisations chrétiennes de gauche, des mouvements
    féministes et étudiants... <a class="spip_out" href=
    "http://www.brasildefato.com.br/v01/agencia/entrevistas/para-alem-do-forum-social-mundial-a-quinta-internacional">http://www.brasildefato.com.br/v01/agencia/entrevistas/para-alem-do-forum-social-mundial-a-quinta-internacional</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh2" name="nb2">2</a>| Igor Ojeda se
    réfère à la conférence inaugurale du séminaire international intitulé «&nbsp;10 années après&nbsp;: défis et propositions pour un autre monde possible&nbsp;» organisé à Porto Alegre du 25 au 29
    janvier 2010 par le «&nbsp;Groupe de réflexion et d’appui au processus du FSM&nbsp;» composé de plusieurs organisations brésiliennes, notamment IBASE, Ethos et l’Instituto Paulo Freire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh3" name="nb3">3</a>| Movimento dos
    Trabalhadores Rurais Sem Terra (Movimiento de los Trabajadores Rurales Sin Tierra) <a class="spip_out" href="http://www.mst.org.br/">http://www.mst.org.br/</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh4" name="nb4">4</a>| Instituto
    Brasileiro de Análises Sócias e Econômicas (Instituto Brasileño de Análisis Sociales y Económicos). <a class="spip_out" href="http://www.ibase.org.br/">http://www.ibase.org.br/</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh5" name="nb5">5</a>| L’entreprise
    pétrolière mixte (l’Etat brésilien détient 39% de son capital) Petrobras est la deuxième transnationale brésilienne en termes d’investissements à l’étranger. Elle est responsable de dégradations
    environnementales graves notamment en Amazonie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb6" class="spip_note" title="Notes 6" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh6" name="nb6">6</a>|
    «&nbsp;<em>&nbsp;La Rencontre internationale de partis de gauche, tenue à Caracas les 19, 20 et 21 novembre 2009, après avoir reçu la proposition du Commandant Hugo Chávez Frías de convoquer la
    Ve Internationale socialiste en tant qu’instance des partis, courants de socialistes et mouvements sociaux du monde entier, où nous pourrons harmoniser une stratégie commune de lutte
    anti-impérialiste, dépasser le capitaliser pour le socialisme et l’intégration économique solidaire d’un nouveau genre, décide de valoriser ladite proposition au vu de sa dimension historique qui
    propose un nouvel esprit internationaliste</em>&nbsp;»<a class="spip_out" href=
    "http://www.psuv.org.ve/files/tcdocumentos/engagement.caracas.pdf">http://www.psuv.org.ve/files/tcdocumentos/engagement.caracas.pdf</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb7" class="spip_note" title="Notes 7" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh7" name="nb7">7</a>| Zetnet a lancé un
    appel international pour une cinquième internationale qui recueille un certain succès, voir en anglais et espagnol seulement&nbsp;: <a class="spip_out" href=
    "http://www.cadtm.org/Zetnet%20a%20lanc%C3%A9%20un%20appel%20international%20pour%20une%20cinqui%C3%A8me%20internationale%20qui%20recueille%20un%20certain%20succ%C3%A8s,%20voir%20en%20anglais%20et%20espagnol%20seulement%C2%A0:%20http://www.zcommunications.org/newinternational.htm">
    http://www.zcommunications.org/newinternational.htm</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb8" class="spip_note" title="Notes 8" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh8" name="nb8">8</a>| Voir Eric
    Toussaint «&nbsp;Du coup d’Etat au Honduras aux sept bases US en Colombie&nbsp;: la montée de l’agressivité de Washington&nbsp;» <a class="spip_in" href=
    "http://www.cadtm.org/Du-coup-d-Etat-au-Honduras-aux">www.cadtm.org/Du-coup-d-Etat-au-Honduras-aux</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb9" class="spip_note" title="Notes 9" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh9" name="nb9">9</a>| Voir Eric
    Toussaint, «&nbsp;Le rebond du Forum social mondial&nbsp;» <a class="spip_in" href="http://www.cadtm.org/Le-rebond-du-Forum-social-mondial">http://www.cadtm.org/Le-rebond-du-Forum-social-mondial
    (Février 2009)</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb10" class="spip_note" title="Notes 10" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh10" name="nb10">10</a>| Il faut
    aussi mentionner les énormes mouvements sociaux qui ont eu lieu à la Guadeloupe et à la Martinique au 1er trimestre 2009.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb11" class="spip_note" title="Notes 11" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh11" name="nb11">11</a>| Voir Eric
    Toussaint, «&nbsp;Du coup d’Etat au Honduras aux sept bases US en Colombie&nbsp;: la montée de l’agressivité de Washington&nbsp;», 7 décembre 2009,<a class="spip_in" href=
    "http://www.cadtm.org/Du-coup-d-Etat-au-Honduras-aux">www.cadtm.org/Du-coup-d-Etat-au-Honduras-aux</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb12" class="spip_note" title="Notes 12" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh12" name="nb12">12</a>| Au Brésil,
    11 millions de familles brésiliennes vivant en dessous de la ligne de pauvreté reçoivent entre 7 et 45 euros par mois. Cette mesure constitue une amélioration réelle du quotidien de près de 24%
    de la population dont les revenus permettent à grand peine de survivre. Lors des élections de 2006, Lula a fait les meilleurs résultats électoraux dans les régions les plus pauvres en raison de
    l’application de ce plan mis en œuvre en 2003 lors de son premier mandat. Voir notamment V.M.&nbsp;Castro et M.&nbsp;Bursztyn, «&nbsp;<em>Social inclusion or poverty alleviation&nbsp;? Lessons
    from recent Brazillian experiences</em>&nbsp;», Center for International Development, Harvard University, <a class="spip_out" href=
    "http://www.politiquessociales.net/IMG/pdf/027.pdf">www.politiquessociales.net/IMG/pdf/027.pdf</a> La Banque mondiale soutient avec enthousiasme ce programme&nbsp;: <a class="spip_out" href=
    "http://go.worldbank.org/PE5Z73M330">http://go.worldbank.org/PE5Z73M330</a> Le gouvernement Lula a annoncé en novembre 2009 qu’il comptait distribuer gratuitement 11 millions de téléphones
    portables pour les familles pauvres. Le coût d’utilisation mensuel sera au minimum d’environ 3,00€.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">|<a id="nb13" class="spip_note" title="Notes 13" rev="footnote" href="http://www.cadtm.org/Interview-d-Eric-Toussaint-Au-dela#nh13" name="nb13">13</a>| Suite à une
    rébellion sociale massive combinée à un manque de liquidités, entre fin 2001 et mars 2005, le gouvernement argentin a suspendu le remboursement de 100 milliards de dollars sous forme de
    bons.</span>
  </p><!-- finde_surligneconditionnel-->
  <div style="text-align: justify;">
    <!-- Compteur visites-->
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 22:45:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-au-dela-du-forum-social-mondial-la-cinquieme-internationale-45226057.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-au-dela-du-forum-social-mondial-la-cinquieme-internationale-45226057-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hommage d'Elias Sanbar à Daniel Bensaïd]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-hommage-d-elias-sanbar-a-daniel-bensaid-43763830.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dimanche 24 janvier à la Mutualité, intellectuels, amis et militants ont rendu hommage à Daniel Bensaïd.<br>
    Médiapart a enregistré certaines de ces interventions dont celle d'Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine à l'UNESCO et fondateur de la Revue d'études palestiniennes que nous reproduisons
    ici.<br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/24/30/Elias-Sanbar.mp3"><img src="http://fdata.over-blog.net/99/00/00/01/img/p16_audio.gif" alt="Elias Sanbar" height="20" width="25"> Elias
    Sanbar</a><br></span>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 19:05:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-hommage-d-elias-sanbar-a-daniel-bensaid-43763830.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-hommage-d-elias-sanbar-a-daniel-bensaid-43763830-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Décés de Daniel Bensaïd]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-deces-de-daniel-bensa-42832801.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/187x300/0/08/24/30/Daniel-Bensaid-Port-Leucate-2009.jpg" class="GcheTexte" alt="Daniel-Bensaid-Port-Leucate-2009.jpg">Daniel
  Bensaïd décédé aujourd'hui était, on le sait, un grand spécialiste de Marx, un&nbsp; érudit d'une très grande simplicité, attentif à tous les points de vue. Il était un militant internationaliste
  conséquent. Il menait une réflexion sur l'internationalisme comme en témoigne son ouvrage "Le Nouvel internationalisme" (textuel 2003) et l'article que nous publions ci-dessous<br>
  <br></span>
  <div>
    <span style="color: #ff0000;"><b><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 14pt;">Internationalisme et altermondialisme</span></span></b></span>
  </div><span style="font-size: 14pt;"><br>
  <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?page=auteur&amp;id_auteur=101">BENSAÏD Daniel</a></span></span> <span style="font-size: 10pt;">2 juin
  2008</span><br>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Marx est sans aucun doute celui qui, dès le <em>Manifeste communiste</em> de 1848, a su saisir à l’état naissant la logique de la mondialisation capitaliste&nbsp;:
    <em>«&nbsp;La grande industrie a créé le marché mondial, préparé par la découverte de l’Amérique. Le marché mondial accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des
    voies de communication […] Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Les vieilles industries
    nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries […] A la place des anciens besoins satisfaits par les produits nationaux naissent
    des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. Ce qui est vrai de la production matérielle ne l’est pas moins des productions
    de l’esprit.&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Partant de ce constat, qui devance le développement de la mondialisation victorienne de la deuxième moitié du 19<sup class="typo_exposants">e</sup>, Marx ne se
    contente pas d’en décrire journalistiquement le phénomène. Tout l’objet de sa «&nbsp;critique de l’économie politique&nbsp;» vise à en percer le secret. Pour surmonter les contradictions intimes
    qui le rongent, le capital est sans cesse contraint d’élargir ses espaces d’accumulation et d’accélérer le rythme de ses rotations. Tendant à faire marchandise de tout, il dévore l’espace et
    endiable le temps. Déchaînée par la contre-réforme libérale et la dérégulation financière des années 80/90, la mondialisation contemporaine présente bien des analogies avec celle du règne
    victorien et du Second Empire. La révolution technologique des télécommunications, des vols supersoniques et des satellites répond, toutes proportions gardées, à celle du chemin de fer, du
    télégraphe, et de la révolution à vapeur&nbsp;; les recherches génétiques, aux découvertes de la chimie organique&nbsp;; les innovations en matière d’armement, à l’avènement de ce qu’Engels
    qualifia <em>«&nbsp;d’industrie du massacre&nbsp;»</em>&nbsp;; le scandale d’Enron ou la crise des subprimes, au scandale de Panama ou à la banqueroute du Crédit immobilier. L’emballement
    spéculatif nourri des artifices du crédit entretient l’illusion théologique de l’immaculée conception, de l’argent qui fait de l’argent, des retours sur investissement de 15% pour une croissance
    de 3%, aussi prodigieux que la multiplication biblique des pains. L’argent, alors, <em>«&nbsp;devient folie, mais folie comme moment de l’économie déterminant la vie des peuples&nbsp;»</em>
    (Marx, <em>Manuscrits de 1857/1858</em>). Jusqu’à ce que, dans et par la crise, la réalité rappelle à l’ordre la fiction.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">On a souvent souligné l’ambivalence de Marx, écartelé entre son admiration envers le dynamisme du capital et son indignation face à sa barbarie sociale. Ce
    tiraillement est l’expression d’une contradiction réelle. Si <em>«&nbsp;la bourgeoise ne peut exister sans révolutionner en permanence les moyens de production&nbsp;»</em>, cette transformation
    est porteuse de potentialités émancipatrices, au premier rang desquelles une réduction drastique du temps de travail contraint. Mais, corseté par les rapports sociaux d’exploitation et de
    domination, ce progrès est sans cesse anéanti par son envers destructeur&nbsp;: <em>«&nbsp;Ici progrès, là, régression&nbsp;»</em> (<em>Le Capital</em>). Cette contradiction est aujourd’hui à
    l’œuvre dans ce qu’on appelle mondialisation. C’est pourquoi les mouvements rassemblés dans les Forums sociaux ne se définissent pas comme «&nbsp;anti-mondialiste&nbsp;» mais comme
    «&nbsp;alter-mondialistes&nbsp;»&nbsp;: non contre la mondialisation tout court, mais contre la mondialisation concurrentielle et marchande, pour une mondialisation solidaire et sociale.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">De même que la mondialisation victorienne avait favorisé, à l’occasion notamment des grandes expositions universelles de Londres et de Paris, une
    internationalisation du mouvement ouvrier naissant et la création en 1864 de la Première Internationale, de même la mondialisation néo-libérale suscite une globalisation planétaire des
    résistances. La genèse du mouvement altermondialiste en témoigne, du soulèvement zapatiste du 1<sup class="typo_exposants">er</sup> janvier 1994 aux Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre,
    Mumbai ou Nairobi, en passant par les manifestations de Seattle contre le sommet de l’Organisation mondiale du commerce en 1999. Par rapport à l’internationalisme du 19<sup class=
    "typo_exposants">e</sup> siècle, ce nouvel internationalisme fait face, non plus seulement à des capitalismes nationaux, mais à des multinationales et à un capital financier réellement
    mondialisé. C’est ce qui explique l’émergence d’un internationalisme agraire représenté par Via campesina, qui rassemble des agriculteurs de plus de cinquante pays, confrontés aux mêmes
    multinationales agro-alimentaires ou aux mêmes grands semenciers internationaux comme Monsanto ou Novartis.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">A la différence de la Première Internationale, où cohabitaient organisations mutuellistes, coopératives, syndicales, et politiques, le mouvement altermondialiste
    s’est défini jusqu’à ce jour comme exclusivement «&nbsp;social&nbsp;», veillant à maintenir les organisations politiques dans ses marges. Cette division des rôles peut s’expliquer par de
    multiples raisons&nbsp;: une méfiance légitime au vu des expériences passées envers l’instrumentalisation politique des mouvements syndicaux et associatifs, la défaite des espérances
    d’émancipation au 20<sup class="typo_exposants">e</sup> siècle, le scepticisme quant à la possibilité de passer de la résistance sociale à la contre-offensive politique. Si compréhensibles que
    soient ces raisons, elles n’en nouirssent pas moins nourri une «&nbsp;illusion sociale&nbsp;» (symétrique à «&nbsp;l’illusion politique&nbsp;» - selon laquelle la conquête des libertés civiques
    serait le dernier mot de l’émancipation - que Marx reprocha à certains de ses contemporains), opposant la pureté de la lutte sociale aux impuretés de la lutte politique. Le mouvement
    altermondialiste, loin de constituer un nouveau sujet homogène, est pourtant un espace (le terme de forum est fort approprié) traversé de différents projets stratégiques et politiques.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Le prochain Forum social mondial aura lieu cette année à Belem (Brésil), au cœur d’une Amérique latine en éruption. La question politique s’invitera inévitablement
    dans les débats, ne fût-ce que pour tirer le bilan comparé des expériences brésilienne, bolivienne, vénézuélienne, équatorienne, pour débattre le l’alternative bolivarienne au projets
    impérialistes, pour discuter de la souveraineté énergétique et alimentaire, ou encore des moyens de faire face aux tentatives de déstabilisation en Bolivie. Toutes questions sur lesquelles la
    mobilisation sociale ne peut être dissociée des rapports de force politiques et des enjeux gouvernementaux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">La Première Internationale n’a duré que dix ans. Elle n’a pas survécu à l’épreuve stratégique de la Commune de Paris. Le mouvement altermondialiste, si l’on date sa
    naissance symbolique des manifestations de Seattle, approche de sa dixième année. Il est à un tournant de sa jeune histoire. Son avenir dépend désormais de sa capacité à aborder franchement, et
    non à esquiver derrière un consensus de façade, les défis politiques de la guerre, de la crise écologique, de la crise sociale, autrement dit de passer, sans se diviser ou se disperser, de la
    résistance à l’alternative.</span>
  </p><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?page=auteur&amp;id_auteur=101">BENSAÏD Daniel</a></span>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">* Ecrit le 2 juin 2008 pour le Magazine littéraire n°7.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 Jan 2010 00:13:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-deces-de-daniel-bensa-42832801.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-deces-de-daniel-bensa-42832801-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Genève : Contres les fauteurs de crises Manifestation internationale anti-OMC]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-geneve-contres-les-fauteurs-de-crises-manifestation-internationale-anti-omc-40014632.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <p class="titre_gd" style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #ff0000;"><b>28 novembre 2009, 14h Place Neuve, Genève</b></span></span>
  </p>
  <p class="titre_my" style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #ff0000;"><b>et semaine d'action et de débats à l'occasion de la réunion ministerielle de l'OMC à Genève</b></span></span>
  </p>
  <p class="titre_my">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="titre_my">
    <a href="http://www.anti-omc2009.org/"><span style="font-size: 10pt;">http://www.anti-omc2009.org/</span></a>
  </p>
  <p class="titre_my">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="titre_my">
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/24/30/Affiche-OMC.pdf"><img src="http://fdata.over-blog.net/99/00/00/01/img/p16_pdf.gif" alt="Affiche-OMC.pdf" height="20" width="25">
    Affiche-OMC.pdf</a>
  </p>
  <p class="titre_my">
    &nbsp; <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/24/30/OMC-Climat-28.11.09-3.pdf"><img src="http://fdata.over-blog.net/99/00/00/01/img/p16_pdf.gif" alt="OMC-Climat-28.11.09-3.pdf" height=
    "20" width="25"> OMC-Climat-28.11.09-3.pdf</a>
  </p>
  <p class="titre_my">
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/24/30/Tract-OMC.pdf"><img src="http://fdata.over-blog.net/99/00/00/01/img/p16_pdf.gif" alt="Tract-OMC.pdf" height="20" width="25">
    Tract-OMC.pdf</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Nov 2009 12:09:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-geneve-contres-les-fauteurs-de-crises-manifestation-internationale-anti-omc-40014632.html</guid>
                <category>Solidarité internationale</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-geneve-contres-les-fauteurs-de-crises-manifestation-internationale-anti-omc-40014632-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>