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    <title><![CDATA[Internationalistes 13]]></title>
    <link>http://www.internationalistes13.org/</link>
    <description>Blog de la commission internationale du Nouveau Parti Anticapitaliste 13</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Internationalistes 13]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 12:20:29 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.internationalistes13.org</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[En défense de BDS]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-en-defense-de-bds-54682873.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pierre-Yves Salingue, ( Jeudi, 29 juillet 2010 )</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">sur le site de <a href="http://www.orleansloiretpalestine.org/?lang=fr">Orléans-Loiret-Palestine</a><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">L’appel BDS, lancé le 9 juillet 2005 par 171 organisations palestiniennes, aurait du être le vecteur d’une réorientation et d’une remobilisation du mouvement de
    soutien sur des bases politiques claires.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cet appel affirme l’unité du Peuple palestinien, son droit à l’autodétermination et pose trois revendications majeures : la fin de l’occupation et de la
    colonisation des terres arabes et le démantèlement du mur ; l’égalité des droits des Palestiniens vivant en Israël ; le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers. Pour un mouvement de
    solidarité confronté à la crise de stratégie du mouvement national palestinien, c’était une lueur d’espoir , une boussole indiquant la direction à prendre, une perspective pour aller de l’avant
    et agir sans être dépendant des tactiques politiques et diplomatiques sur lesquelles il n’a, à juste titre, aucune prise.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Mais les responsables du mouvement, en France et au-delà en Europe (à l’exception notable de la Grande Bretagne), n’ont prêté qu’une attention distraite à l’appel.
    Quelques sites internet le publièrent, sans autre commentaires, puis plus rien. [1]</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En 2006 et 2007, aucune initiative d’importance ne fut prise en France pour promouvoir la campagne BDS. Pourtant, après l’attaque israélienne contre le Liban, la
    défaite électorale du Fatah, le refus des puissances impérialistes de reconnaître la victoire du Hamas et le blocus de la Bande de Gaza qui s ‘ensuivit, le mouvement de solidarité avait plus que
    jamais besoin d’une perspective unifiante d’action pour surmonter division et paralysie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Lors des élections présidentielles de 2007, aucun des candidats n’a pris position en faveur de la campagne BDS [2] Le rassemblement « Paix comme Palestine »,
    organisé par la plate-forme des ONG françaises le 17 mai 2008, ne mettra pas en valeur la campagne de Boycott appelée par les Palestiniens, ni dans l’appel de l’initiative, ni dans son
    déroulement ni dans ses conclusions. Aucun de ses portes paroles palestiniens ne fut invité et les quelques milliers de présents entendirent qu’il fallait « agir » et « faire pression sur nos
    gouvernements » ! Comment ? Quelques mois auparavant, divers intellectuels palestiniens et Ilan Pappé avaient insisté sur la pertinence du boycott à l’occasion du salon du livre de Paris qui
    n’avait pas hésité à mettre Israël à l’honneur. Mais leur avis n’était pas partagé par certaines personnalités très écoutées des responsables du Collectif national et le mouvement se divisa aussi
    à cette occasion.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les informations sur le développement très positif de la campagne en Angleterre, en Irlande, en Ecosse, en Afrique du Sud, au Canada, en Australie Etc. les appels
    des portes paroles palestiniens de la campagne (par exemple l’intervention d’Omar Barghouti en juin 2008 à Bil’in *3+)…sont restés sans échos. C’est la remobilisation populaire suscitée par
    l’agression criminelle de l’armée israélienne contre Gaza fin 2008 qui a rendu insupportable l’absence de réponse à la question « que peut-on faire concrètement en France ? » « Agir », mais
    comment, au-delà des sempiternelles cartes postales et pétitions ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Début 2009 CAPJPO-EUROPALESTINE fut la première association possédant une notoriété nationale à s’engager durablement sur le thème du boycott et a publié en
    septembre une brochure « le boycott d’Israël, pourquoi et comment ? »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En juin 2009 une structure unitaire « Campagne BDS France » s’est constituée, composée d’une trentaine d’organisations et d’associations s’engageant à soutenir
    l’appel de juillet 2005 dans son intégralité. Plusieurs organisations membres du Collectif national, dont l’AFPS, n’en font pas partie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En août 2009 le NPA a invité Omar Barghouti à son université d’été. Jusqu’en septembre 2009 le Collectif national se contentera de mener des actions liées au
    désinvestissement (VEOLIA, ALSTOM), réduisant l’action directe contre l’Etat israélien à la demande d’une sanction : la suspension de l’accord d’association Union Européenne-Israël.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En mai 2009, sous la pression de la base et notamment de responsables locaux, le congrès de l’AFPS a voté une déclaration appelant ses adhérents à « s’impliquer
    dans l’action BDS », ouvrant la voie à l’avancée du Collectif national qui, en septembre, franchissait le pas d’appeler au boycott des produits israéliens, tout en précisant que c’était au motif
    que « les produits israéliens ne respectent pas les normes de traçabilité permettant de les distinguer des produits en provenance des colonies illégales d’Israël dans les Territoires Palestiniens
    occupés. »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En octobre 2009 l’Union syndicale Solidaires décidait de s’engager dans la campagne BDS. Elle avait été précédée par le Conseil National de la FSU qui avait décidé
    « de soutenir les initiatives allant dans le sens de l’appel BDS ». L’UJFP a pris position en faveur du soutien à l’appel BDS courant 2009 et participe à BDS France. Par ailleurs, lors de la
    campagne des Européennes, le NPA en tant que parti et quelques candidats d’autres listes (Front de Gauche, Verts…) ont soutenu le mot d’ordre de boycott.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">On peut donc constater quelques progrès dans la période récente, mais tout cela reste fragile et même susceptible d’être à tout moment remis en cause.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">C’est ainsi qu’en mai 2010 la direction nationale de la CGT, tout en affirmant sa « solidarité avec les travailleurs des territoires occupés qui sont confrontés à
    la répression mais aussi à l’exploitation », a dénoncé la campagne BDS au motif que le boycott serait une « punition collective à l’encontre des citoyens israéliens » et que cette campagne «
    affaiblit et isole le camp de la paix en Israël » , faisant siens des arguments éculés de la « Gauche sioniste » auxquels les partisans de BDS ont déjà mille fois répondu. [4]</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Déjà, en avril, le président de la LDH entérinait un recul de son organisation qui avait pourtant signé le communiqué commun de septembre : subitement, « le boycott
    des entreprises coloniales » est devenu « difficile » et celui de « tous les produits israéliens » est inacceptable car « ce serait confondre Israël et ses colonies » et « confondre le combat
    contre les gouvernants avec le boycott de toute une société ».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Dans le même temps, en mars 2010, la direction de l’AFPS décidait de « recentrer son engagement dans la bataille BDS » en la concentrant sur le boycott des produits
    des colonies.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Le motif invoqué est celui des risques judiciaires encourus, du fait de la décision gouvernementale de tenter de requalifier en « incitation à la haine raciale »
    les actions militantes de boycott des produits israéliens. On a beau vouloir être solidaires des Palestiniens, on n’a pas une âme de martyrs, semblent penser les dirigeants de l’AFPS et de la LDH
    qui refusent le défi d’un gouvernement pro sioniste, cèdent au chantage de l’antisémitisme sans combattre et donnent ainsi la mesure des risques qu’ils sont prêts à assumer pour la cause
    !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Il faut sécuriser juridiquement les actions et donc ne promouvoir que le boycott de produits provenant de colonies qui « elles, sont illégales au regard du droit
    international ». En outre, on prendra soin de s’abriter derrière quelques dispositions de droit commercial sur l’étiquetage. Exit donc le boycott d’Israël et place au seul boycott des produits
    issus des « colonies illégales »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce que dit l’appel BDS et ce qu’il ne dit pas !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis 5 ans, - et parce qu’ils sont confrontés, notamment en Europe, à des tentatives permanentes de réduire le contenu et de modifier les objectifs de leur appel
    initial, - les responsables palestiniens de BDS ne cessent de réaffirmer les fondamentaux de l’appel. La coalition BDS représente les 3 composantes du Peuple palestinien : les réfugiés
    palestiniens, où qu’ils résident actuellement, dans les camps ou hors des camps ; les Palestiniens des territoires occupés de Cisjordanie et de la Bande de Gaza (dont de nombreux réfugiés) ; les
    citoyens palestiniens d’Israël (dont des déplacés).</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Chacune de ces composantes subit une forme d’oppression spécifique :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">. L’occupation directe et la colonisation pour ceux qui résident en Cisjordanie (y compris Jérusalem) et le blocus criminel pour les habitants de Gaza . Le système
    légalisé et institutionnalisé de discrimination raciale à l’intérieur de l’Etat israélien pour les Palestiniens qui y résident aujourd’hui . Le refus de reconnaître le droit au retour et à des
    réparations pour les réfugiés. Beaucoup de Palestiniens subissent une combinaison de ces différentes formes d’oppression. Toutes les composantes subissent les conséquences de la colonisation
    sioniste de la Palestine.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">C’est pourquoi « l’appel de BDS affirme la primauté du droit à l’autodétermination et traite les droits fondamentaux des trois principales composantes du peuple
    palestinien : Vivre libre de l’occupation israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem Est ; la fin du système israélien de discrimination raciale institutionnalisée
    contre ses citoyens palestiniens ; et, pour les réfugiés palestiniens et les personnes déplacées, la grande majorité du peuple palestinien, le bénéfice de leur droit au retour dans leurs foyers
    et la perception des réparations » [5] L’appel BDS n’est donc pas seulement une remise en cause de l’occupation militaire et de la colonisation au sein des territoires occupés en 1967. [6] La
    lutte à laquelle nous appelle BDS s’étend au delà de la fin de l’occupation et l’exigence du droit à l’autodétermination ne se confond pas avec une demande de fixer des frontières sur la ligne
    verte pour délimiter deux Etats. En fait BDS ne prend pas position sur cette question (un Etat, deux Etats ?) mais pose les conditions permettant aux Palestiniens, tous les Palestiniens, de
    choisir : l’autodétermination et le respect de leurs droits nationaux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Autrement dit, la campagne internationale BDS, c’est jusqu’à ce que l’ensemble du Peuple palestinien puisse exercer son droit inaliénable à la liberté et à
    l’autodétermination.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Toute autre attitude et notamment celle qui consiste à limiter les revendications palestiniennes à la fin de l’occupation de 1967 (par exemple au motif d’élargir la
    mobilisation) ne permet pas « d’avancer d ‘un pas avec des milliers » [7] mais au contraire fait reculer la solidarité qui perd son sens d’un soutien à la lutte des Palestiniens pour leurs
    droits, tous leurs droits.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">« Ce qui compte est d’être d’accord avec ses motivations et ses objectifs…qui doivent être le dénominateur commun à tous les groupes solidaires de la Palestine :
    mettre fin aux trois formes principales de l’injustice israélienne et promouvoir les droits des Palestiniens. Ce sont les conditions sine qua non pour que cette campagne soit efficace et réponde
    aux aspirations de la société civile palestinienne » [8] La première exigence est celle du respect des objectifs de la campagne BDS et donc de la dimension politique de cet appel et de la
    finalité de la bataille qu’il veut organiser en soutien à la lutte du Peuple palestinien. Il faut donc l’affirmer une fois de plus : la question palestinienne est une question politique et la
    lutte de libération nationale du Peuple palestinien ne peut être confondue avec une question humanitaire ni même avec une question de « droits de l’homme » !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les raisons du refus de soutenir l’appel dans son intégralité</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La conversion partielle de divers responsables à l’appel BDS masquait en réalité le maintien de sérieuses divergences avec les bases politiques de la campagne
    internationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Contrairement à l’illusion répandue par certains, aucune « ambiguïté constructive » ne peut « permettre de mettre en accord les tenants d’un boycott de l’ensemble
    des produits israéliens et ceux souhaitant un ciblage spécifique des produits des colonies ». [9] Pour une raison toute simple : les Palestiniens ne sont pas soumis à la domination et à
    l’oppression des seuls colons résidant dans les colonies de Cisjordanie (dont Jérusalem) mais à la colonisation sioniste de la Palestine, dont l’Etat d’Israël créé en 1948 est une étape
    essentielle pour réaliser le projet sioniste de conquête de toute la Palestine et donc de destruction du Peuple palestinien.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Comment peut-on « dénoncer une politique colonialiste » sans combattre l’Etat colonial ? Penser qu’on peut « estomper le clivage politique » entre ceux qui pensent
    qu’il faut isoler l’Etat d’Israël, pour contribuer à modifier le rapport des forces entre l’occupant sioniste et les Palestiniens soumis à la colonisation depuis plus de 60 ans et ceux qui
    pensent qu’il s’agit avant tout d’un problème de colonies et de droits de l’homme dans des « territoires occupés en 1967 », c’est évidemment replonger dans les pires travers d’un mouvement qui
    s’est depuis trop longtemps obstiné à refuser de considérer la lutte du Peuple palestinien comme une lutte de libération nationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Contrairement à ce qu’affirme notre défenseur de « l’ambiguïté constructive « quand on considère les enjeux pratiques » les divergences ne se réduisent pas, elles
    prennent tout leur sens ! [10] Le problème n’est pas de savoir s’il faut être pédagogue et construire progressivement la mobilisation en définissant des cibles concrètes qui se prêtent à la
    démonstration (par exemple Agrexco) pour être plus efficace. Le problème commence quand, faute d’être en accord avec les objectifs politiques de BDS (redisons le encore une fois :
    l’autodétermination et les droits des 3 composantes du Peuple palestinien) on modifie les objectifs et les revendications explicitement affirmés dans l’appel. Entre autres exemples :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">. Dans la rubrique « BDS Mode d’emploi » le « tract type » recommandé à ses comités par l’AFPS affirme…« que tout le monde connaît les termes de la solution : la
    création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale » [11] . Quand on lit dans un tract du collectif Palestine de l’Essonne que « 170 ONG palestiniennes,
    ainsi que des anticolonialistes israéliens, ont décidé de lancer des campagnes BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) …pour parvenir à la reconnaissance d’un état palestinien de droit, aux
    côté de l’état d’Israël »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">. Quand on lit dans la déclaration de Solidaires annonçant son adhésion à BDS : « il s’agit par une campagne de sanction non-violente, d’agir dans un cadre citoyen
    et éthique afin d’obtenir une solution politique qui garantisse l’application du droit international pour les deux peuples, palestinien et israélien, dans les frontières de 1967 »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Force est de constater que ce n’est pas ce qui est écrit dans l’appel BDS mais que c’est l’affirmation d’une ligne politique parfaitement identifiée : celle qui
    prétend que l’Etat palestinien indépendant dans les frontières de 67 est « la solution » Cette position est aujourd’hui celle d’Abbas et de Fayyad, ce n’est pas la position de BDS ! Et c’est ce
    qui permet de comprendre que, derrière un apparent désaccord tactique sur la meilleure façon de convaincre et de faire progresser l’adhésion à la lutte pour les droits des Palestiniens (doiton se
    concentrer sur les produits des colonies ?), il y a en réalité un vrai désaccord sur le contenu même de la solidarité, sur les droits qu’on soutient et sur le projet politique avec lequel on
    demande d’être solidaire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Certes, c’est le droit de chacun de s’accrocher à la perspective de « l’Etat indépendant dans les frontières de 67 », malgré l’accumulation des faits et des
    analyses qui en démontrent chaque jour un peu plus l’impossibilité et la signification politique réelle. Mais invoquer la défense de BDS pour promouvoir cette position, c’est de la manipulation !
    La recherche de l’efficacité est très louable, pour autant qu’elle ne soit pas un prétexte pour réduire le niveau des revendications palestiniennes à un niveau supportable pour « la vraie
    radicalité positive » [12] des supporters français de Fayyad. On est aussi en droit de s’interroger sur le fait que, dans un grand nombre des tracts émanant de comités ou de collectifs unitaires
    et recensés sur divers sites, figure exclusivement la formule du nécessaire respect par Israël « du droit international » alors que dans l’appel BDS cette exigence est précédée par celle du «
    droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination » et suivie par les revendications des 3 composantes du Peuple palestinien. L’appel BDS ne revendique pas l’application d’un droit
    international abstrait mais revendique des droits concrets qu’il énumère précisément. Ces droits, qui sont partie intégrante des objectifs de l’appel, doivent être systématiquement rappelés,
    indépendamment de l’axe retenu et de la pédagogie mise en oeuvre.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Qu’il s’agisse de culture, de sport, d’éducation, de diplomatie ou de marchandises Etc., qu’il s’agisse de boycott, de désinvestissement ou de sanctions, c’est
    seulement l’angle d’attaque qui change, la variété permettant de renforcer la démonstration. Mais il n’y a pas d’adaptation possible des objectifs et des droits. C’est aussi ce que disait Jamal
    Juma en 2006 dans sa lettre ouverte précitée : « C’est pourquoi nous, les Palestiniens, sommes ceux qui peuvent discuter et décider comment nous nous présentons, nous, nos droits et notre
    oppression, comment nous en parlons et quels arguments nous utilisons. Nous savons exactement comment la décrire et comment en parler. Nos amis, nos camarades et nos soutiens peuvent la présenter
    de la manière la plus appropriée à leur contexte de travail, sans toutefois faire de concessions sur l’essence de la question elle-même. » Nous ne sommes pas en présence d’une discussion utile
    sur les moyens d’agir, nous sommes en présence de divergences fondamentales sur l’essence de la question palestinienne.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Toute ambiguïté est destructrice pour la lutte et soutenir que l’ambition de BDS c’est obtenir d’Israël qu’il accepte la ligne verte comme frontière et qu’il
    respecte « les normes élémentaires de traçabilité des produits » est une escroquerie intellectuelle tant vis-à-vis des initiateurs de l’appel qui ne cessent de rappeler les véritables ambitions
    de leur campagne qu’à l’égard de ceux à qui on demande de boycotter. Loin d’être une affaire de consommateurs à qui on demanderait de ne pas acheter des produits dont l’origine est douteuse,
    l’action BDS consiste en une gigantesque bataille idéologique, d’une part pour déconstruire la légitimité de l’Etat d’Israël et d’autre part pour affirmer l’engagement d’une solidarité
    internationale aux côtés de l’ensemble du Peuple palestinien dans sa résistance pour la conquête de ses droits. Notre combat n’a pas pour objectif de dénoncer un état d’Israël fraudeur sur
    l’origine des produits mais d’isoler l’Etat colonial qui opprime les Palestiniens, qui poursuit le nettoyage ethnique commencé avec sa création en 1948 et qui a pour objectif l’éradication de la
    Nation palestinienne ! BDS est partie intégrante de la résistance du Peuple palestinien à cette tentative de destruction.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Certes, cette résistance ne se réduit pas à BDS, mais elle en a aujourd’hui besoin et c’est pour l’affaiblir que les attaques se multiplient contre BDS et plus
    généralement contre toute forme de résistance palestinienne indépendante qui s’oppose à la normalisation en cours. A sa mesure, aux côtés d’autres formes de résistance, BDS est aujourd’hui un
    outil qui contribue à sortir de l’impasse des prétendues initiatives de paix et il y a peu de doutes que les efforts actuels de certains, en France et ailleurs [13], d’une part pour en limiter
    les ambitions au boycott des produits des colonies et d’autre part et surtout pour abaisser ses objectifs, sont en adéquation avec la politique de liquidation de la résistance menée par
    l’Autorité Palestinienne sous la responsabilité de Fayyad : normalisation et répression en Cisjordanie et complicité dans le blocus de Gaza. [14] Seules la défense et l’illustration de l’appel
    BDS dans son intégralité peuvent permettre au mouvement de solidarité de ne pas retourner dans une impasse tragiquement similaire à l’industrie de la paix d’Oslo, loin, très loin, des attentes
    réelles du Peuple palestinien à l’égard de la solidarité internationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Pierre-Yves Salingue, ( Jeudi, 29 juillet 2010 )</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Notes :</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[1] Le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien, constitué fin 2005, et les associations qui en faisaient partie furent dès 2006 les seuls à
    diffuser largement cet appel et à proposer, à toutes les associations, les réseaux et tous les comités agissant dans le champ de la solidarité avec la Palestine, d’en faire le dénominateur commun
    d’une action de longue durée, la base d’accord proposée étant le texte palestinien. Cette proposition resta sans réponses. [2] Au demeurant, le questionnaire adressé à tous les candidats par la
    plateforme des ONG françaises pour la Palestine n’évoque même pas le sujet ! [3] Traduction française sur le site juliensalingue.over-blog. [4] Cf. différents articles d’Omar Barghouti, repris
    dans son livre BDS. la fabrique éditions [5] bdsmovement.net</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">09/07/2010 [6] Ceci avait déjà été rappelé dans une lettre ouverte aux militants européens par Jamal Juma, coordinateur de Stop the Wall, le 11/06/2006 à l’occasion
    du colloque ECCP sur l’appel à sanctions : « Notre lutte et notre peuple ne sont pas constitués que des territoires palestiniens occupés depuis 1967 » france-palestine.org</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[7] Introduction de Dominique Vidal à la conférence des groupes locaux de l’AFPS, 29/05/2010 [8] Omar Barghouti, BDS, la fabrique éditions [9] Omar Alsoumi « le
    mouvement de solidarité avec la Palestine après Gaza protectionpalestine.org</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[10] Voir note 9 [11] france-palestine.org</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[12] Voir note 7 [13] Des tentatives similaires semblent en cours, au moins en Italie et au Québec : Cf. Diana Carminati « La situation des mouvements de solidarité
    en Italie après la Gaza Freedom March et le Convoi Viva Palestina » ism-france.org</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cf. Robert Bibeau : Appel à fêter l’anniversaire du mouvement BDS. Pourquoi les organisateurs modifient-ils l’appel des organisations palestiniennes ?
    boycottisraelinternational.com</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">[14] voir notre article à venir analysant la politique de S Fayyad et les objectifs de ses nouveaux supporters en France.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 12:12:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-en-defense-de-bds-54682873.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-en-defense-de-bds-54682873-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Engagement français au Sahel: du pain bénit pour la propagande djihadiste ?]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-engagement-fran-ais-au-sahel-du-pain-benit-pour-la-propagande-djihadiste-54597925.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;">par Salem Ferdi</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Source :<a href="http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5141125">http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5141125</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Tout en continuant de justifier l'opération militaire lancée jeudi dernier - en suggérant avec insistance que Michel Germaneau était «peut-être» déjà mort depuis
    des semaines -, Paris entretient un certain flou sur la nature de sa riposte au Sahel.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Le président français Nicolas Sarkozy avait laissé entendre que des représailles allaient être menées, son Premier ministre, François Fillon, a annoncé que le
    combat contre l'AQMI allait «se renforcer». «La France ne pratique pas la vengeance, en revanche nous avons des accords avec les gouvernements de la région et en particulier avec le gouvernement
    mauritanien, avec le gouvernement malien pour traquer ces terroristes et les livrer à la justice». L'équivoque est sans doute délibérément entretenue. Le président de la Commission des affaires
    étrangères de l'Assemblée française Axel Poniatowski parle de «soutien logistique» à des actions militaires de la Mauritanie, du Mali ou du Niger contre l'AQMI. Selon lui, ce soutien s'exprimera
    par «une coopération en terme de formation des armées» de ces pays, et non par l'envoi de militaires. En off, des militaires évoquent des «opérations ciblées» menées par des forces spéciales ou
    un appui logistique aérien à des opérations menées par les armées locales.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La question d'un engagement militaire français n'est pas anodine. Ce serait pain bénit pour la propagande des djihadistes version AQMI qui fonctionne, depuis des
    années, sur la logique d'une confrontation «Occident-islam». La résorption significative du terrorisme en Algérie, par exemple, a été ralentie en 2003 par la guerre américaine en Irak qui a créé
    un potentiel de recrutement nouveau. Un engagement ouvert de l'ancienne puissance coloniale dans la région risque d'avoir les mêmes effets au Sahel. L'alignement politico-idéologique de l'ex-GSPC
    sur Al-Qaïda procède d'une tentative de renouvellement d'un discours djihadiste totalement discrédité au niveau national en s'insérant dans une vision globale de conflit des civilisations
    «Occident-islam» qui permet en quelque sorte d'apostasier les régimes présentés comme totalement inféodés aux occidentaux. Une implication directe des forces occidentales est une redoutable
    fabrique de djihadistes, l'Irak en est toujours l'exemple le plus explosif.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les états d'âme du Mali</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La Mauritanie, qui présente l'opération menée avec des troupes d'élites françaises comme un succès, risque de devenir une «priorité» de l'AQMI. Ce qui explique
    d'ailleurs que l'opposition mauritanienne n'ait guère apprécié le fait d'armes. Il se confirme par ailleurs que les responsables maliens - apparemment certains d'entre eux sont suspectés
    d'entretenir des liens avec les djihadistes basés au nord du Mali - n'ont pas été tenus informés de l'opération franco-mauritanienne. En off, un haut responsable du ministère malien de la Défense
    a déploré le fait que le Mali ait été tenu «à l'écart» pour lancer une opération qui s'est soldée par un échec signifiant immanquablement, selon lui, la mort de l'otage. «Nous sommes préoccupés
    par l'attitude de la France. Nous avons signé des accords de droit de suite avec la Mauritanie. Mais, en l'espèce, ce n'était pas un droit de suite. Ils ne pourchassaient personne jusqu'au Mali.
    Ce n'était pas de la poursuite, mais un acte de guerre», a-t-il affirmé.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce reproche, le président malien Amadou Toumani Touré l'a exprimé de manière très édulcorée au ministre français des Affaires étrangères en appelant à une
    «coordination» des opérations. «Le président Amadou Toumani Touré, c'est tout à fait juste, pense que les opérations (militaires) doivent être coordonnées, que ce soit des opérations de plus
    grande ampleur contre l'Aqmi, contre le terrorisme», a déclaré Bernard Kouchner, après un entretien en tête en tête avec le chef de l'Etat malien à Bamako. Le chef de la diplomatie français a
    noté qu'il existe pour cela un «état-major à Tamanrasset».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Une perfide mise en cause de l'Algérie</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Au passage, des sources françaises non identifiées insistent lourdement sur la faiblesse de la coordination alors que celle-ci est perturbée par l'intrusion
    française dans l'affaire Camate et l'élargissement des djihadistes par le Mali. Mais pour corser le tout, comme s'il s'agissait de partager les torts, un «diplomate», anonyme s'entend, évoque un
    «double jeu» d'Alger qui aurait refusé des demandes d'aide du Mali. Et surtout - l'inévitable biais pro-marocain de Paris surgissant bien mal à propos - en refusant de coopérer avec le Maroc,
    l'Algérie bloquerait tout processus efficace. Il est vrai que si l'Algérie considère que le Maroc - en raison de sa géographie - n'est pas fondé à être dans une entreprise de coordination
    sécuritaire dans le Sahel, cela vaut encore davantage pour la France.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 16:26:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-engagement-fran-ais-au-sahel-du-pain-benit-pour-la-propagande-djihadiste-54597925.html</guid>
                <category>Maghreb</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-engagement-fran-ais-au-sahel-du-pain-benit-pour-la-propagande-djihadiste-54597925-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Al Qaîda exécute l’otage français après trois mois de captivité : les dommages collatéraux d’une ingérence]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-al-qaida-execute-l-otage-fran-ais-apres-trois-mois-de-captivite-les-dommages-collateraux-d-une-ingerence-54540757.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Détenu depuis plus de trois mois, l’otage français Michel Germaneau a été exécuté, dimanche dernier, par ses ravisseurs. L’annonce a été faite 48 heures
    après l’assaut franco-mauritanien contre un groupe d’Al Qaîda au nord du Mali.</span></strong><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Pour la deuxième fois, la France entre par effraction dans la région et cause de lourds dommages collatéraux. L’otage français, Michel Germaneau, a été exécuté
    dimanche dernier par les terroristes d’Al Qaîda au nord du Mali, où il était détenu depuis le 19 avril dernier. L’annonce a été faite le jour même dans un enregistrement audio diffusé, tard dans
    la soirée, par la chaîne qatarie Al Jazeera.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Agé de 78 ans, Michel Germaneau avait été décapité à la suite de l’offensive militaire franco-mauritanienne contre un refuge de terroristes sur le territoire
    malien, à proximité de la frontière avec la Mauritanie. Officiellement, le raid avait pour but de « libérer l’otage censé être sur les lieux et mettre en échec une attaque éventuelle contre
    l’armée mauritanienne ». Mais l’opération a échoué. Les terroristes, certainement bien informés, avaient déplacé l’otage et n’ont laissé qu’un petit groupe que le commando franco-mauritanien a
    accroché, tuant six d’entre eux et blessant quatre autres. La réaction d’Abou Zeid, émir de la phalange du Sahara, ne s’est pas fait attendre. Avant même que l’ultimatum donné à la Mauritanie
    pour libérer les terroristes impliqués dans l’enlèvement des Espagnols (prévu hier à minuit) n’expire, Abou Zeid a décapité l’otage et revendiqué publiquement son exécution, affirmant qu’il
    s’agit d’une réponse à l’attaque de jeudi matin menée par la France et la Mauritanie. Une réponse qui ressemble à celle donnée par la même organisation au gouvernement britannique après le refus
    de ce dernier de négocier la libération d’Edwin Meyer. En effet, celui-ci avait été assassiné après plusieurs mois de détention au nord du Mali.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Est-ce l’intransigeance de la Mauritanie à ne pas libérer des terroristes d’Al Qaîda qui a été à l’origine de l’option militaire sur le territoire malien ? Ou
    est-ce le statut de l’otage, un humanitaire sans attache ni liens professionnels avec son pays ? On n’en sait rien. Ce qui est certain, c’est que la France n’a pas géré de la même manière le
    dossier de Pierre Camatt, pour lequel elle a mobilisé tous ses services dans le but de le libérer vivant, et celui de Germaneau, dont la vie a été compromise par une intervention militaire mal
    préparée et dont les risques ont été sous-évalués. « L’ultimatum n’était que l’annonce d’un assassinat programmé » « Depuis le 12 juillet, Michel Germaneau était sous le coup d’un ultimatum qui
    n’était en fait que l’annonce d’un assassinat programmé. Cet ultimatum, en effet, émanait d’un groupe qui avait assassiné, le 31 mai dernier, un malheureux otage britannique enlevé dans les mêmes
    conditions et qui n’a jamais été précédé du moindre début de dialogue avec des autorités françaises ou locales, à l’inverse de ce qui s’était produit pour Pierre Camatt pour lequel les preneurs
    d’otage avaient accepté d’entrer dans des discussions », a expliqué le président français, Nicolas Sarkozy, lors d’une conférence de presse animée après l’exécution de l’otage.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">La sentence subie par Germaneau rappelle douloureusement la grave situation dans laquelle se trouve la région du Sahel, depuis que le GSPC a décidé d’en faire son
    quartier général. Quelque 250 éléments puissamment armés, connaissant parfaitement le désert, ont réussi à transformer ce no man’s land en une véritable poudrière où trafiquants d’armes, de
    drogue et contrebandiers se rendent service mutuellement pour partager les gains de leurs activités criminelles. En face, les Etats de la région n’arrivent pas à s’entendre pour balayer devant
    leurs portes. Les nombreuses initiatives allant dans le sens de la conjugaison des efforts pour venir à bout de cette situation se sont avérées vaines. Pourtant, il y a quelques mois seulement,
    les ministres des Affaires étrangères de six pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali, le Tchad, la Mauritanie, l’Algérie, le Burkina Faso se sont engagés, lors une conférence à Alger, à
    renforcer la coopération et l’échange d’informations en matière de lutte contre le terrorisme pour éradiquer ce fléau qui mine l’avenir de la région.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cette réunion a été suivie par celle des patrons des services de renseignement, puis par une autre, qui a regroupé les responsables de la lutte antiterroriste avant
    d’aboutir à une conférence, à Alger, des chefs d’état-major des armées de chacun des pays concernés. Un comité des chefs des états-majors du Mali, du Niger, de Mauritanie et d’Algérie a même été
    mis en place à Tamanrasset, pour concrétiser sur le terrain les décisions prises et engager une stratégie commune de lutte contre le terrorisme. Censé être un outil de concertation et de
    coopération, ce comité n’arrive malheureusement toujours pas à rendre effectives les actions décidées sur le terrain. Un terrain, faut-il le préciser, que se disputent des puissances
    extra-régionales, comme les Etats-Unis et la France, beaucoup plus attirés par les richesses du sol (uranium et pétrole) mais aussi l’Espagne qui, depuis peu, s’inquiète de l’état de ses deux
    ressortissants détenus par Al Qaîda depuis des mois et dont le sort n’est toujours pas connu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">La sortie ratée de la France</span></strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">L’entrée par effraction de la France dans les négociations avec les terroristes et dans les opérations militaires contre Al Qaîda au Sahel n’aurait peut-être pas eu
    lieu si les pays de la région s’étaient entendus pour chasser les semeurs de mort de leur territoire. Dans l’affaire de Pierre Camatt, le Mali, qui s’était engagé officiellement à ne pas libérer
    les terroristes (réclamés par leurs pays d’origine) en contrepartie de la vie de l’otage, a fini par céder sous la pression de la France. Pierre Camatt est rentré chez lui, comme les quatre
    terroristes libérés, laissant le Mali en pleine crise diplomatique avec la Mauritanie et l’Algérie. Quelques mois plus tard, cette même France réédite le scénario en poussant l’ingérence bien
    loin. Pour libérer Germaneau, elle envoie un commando en terre malienne avec le soutien des Mauritaniens. Les dommages collatéraux de l’échec de cette opération seront lourds à assumer aussi bien
    par l’Hexagone qui a mis en péril la vie de l’otage, mais également par la Mauritanie qui se retrouve ainsi dans le collimateur de ses voisins mais aussi sous le coup d’une menace terroriste de
    plus en plus pesante.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Toutes ses forces armées sont d’ailleurs en alerte maximum par crainte d’éventuelles représailles. La Mauritanie est plus que jamais interpellée et se trouve dans
    l’obligation d’expliquer sa décision de faire appel à des forces extra-régionales pour mener une opération militaire sur le sol de son voisin. Elle qui s’est pourtant engagée, dans une
    déclaration officielle signée par son ministre des Affaires étrangères, lors de la conférence d’Alger, à éviter les ingérences des uns et des autres. Encore une fois, les pays de la région ont
    raté l’occasion de faire sortir leur population de la terreur semée par Al Qaîda. Les intérêts des dirigeants ont primé sur la sécurité et l’avenir de leurs populations. Ce qui laisse, hélas, de
    beaux jours aux terroristes et leurs alliés, les contrebandiers, les trafiquants de drogue et d’armes dans le Sahel. S. T.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Par Salima Tlemçani</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Source : <a href="http://www.elwatan.com/Al-Qaida-execute-l-otage-francais">http://www.elwatan.com/Al-Qaida-execute-l-otage-francais</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Jul 2010 15:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-al-qaida-execute-l-otage-fran-ais-apres-trois-mois-de-captivite-les-dommages-collateraux-d-une-ingerence-54540757.html</guid>
                <category>Maghreb</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-al-qaida-execute-l-otage-fran-ais-apres-trois-mois-de-captivite-les-dommages-collateraux-d-une-ingerence-54540757-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mauritanie : déclaration de Alliance Populaire Progressiste]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-mauritanie-declaration-de-alliance-populaire-progressiste-54524488.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Après avoir renversé par un coup d’état militaire le 6 août 2008, le régime démocratiquement élu du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh
    Abdallah, mis en coupe réglée les institutions démocratiques du pays aidé en sous main par certains pays occidentaux, le pouvoir du général Mohamed Ould Abdel Aziz dévoile chaque jour davantage
    son vrai visage et la nature de sa mission assignée&nbsp;; les pays et les milieux qui l’ont soutenu et encouragé prétendant qu’il était le seul capable de combattre le terrorisme et
    l’immigration clandestine en Mauritanie, interviennent ouvertement dans les affaires intérieures de notre pays. Le fait le plus notoire est l’implantation de bases militaires étrangères sans
    accord préalable ni même l’information de notre parlement&nbsp;; type de relation que notre peuple a rejeté depuis longtemps dans ses rapport avec la France pour assumer la plénitude de son
    indépendance et de sa souveraineté nationales.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Le général Mohamed Ould Abdel Aziz vient de lancer à corps perdu, sans beaucoup de réflexion ni concertation préalable, des éléments de
    nos forces armées à l’intérieur du territoire malien encadrés par des officiers français pour sauver l’ingénieur français Michel Germeau enlevé à la frontière du Niger et du Mali et menacé de
    mort. Tout en dénonçant les actes criminels des terroristes de l’AQMI et compatissant comme nous l’avons toujours affirmé, avec le sort des victimes françaises et espagnoles, les événements
    auxquels nous venons d’assister ne sauraient justifier, des incursions pour la troisième fois en territoire malien et exposer notre pays aux risques de conflit majeur avec la République du Mali
    et nos populations civiles à des représailles terroristes.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Alliance Populaire Progressiste&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">- dénonce avec force la politique aveugle, les initiatives inconsidérées et unilatérales du régime alors que des mesures et démarches
    communes ont été initiées avec les états frères voisins de l’Algérie et du Mali contre le terrorisme et le banditisme transfrontaliers,</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;- dénonce l’abandon de la souveraineté nationale dans cette opération, son mépris de toute concertation et d’entente avec les
    pays partenaires et voisins, le Mali et l’Algérie,</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;- exige le maintien de nos forces armées nationales et de sécurité dans leur mission sacrée de défense de l’intégrité
    territoriale de la sécurité des populations,</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;- exige leur dotation en moyens matériels et techniques pour l’accomplissement de leur noble mission,</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;- appelle l’ensemble des populations de notre pays à plus de vigilance dans les circonstances actuelles,</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">&nbsp;- lance un appelle à l’ensemble des forces patriotiques politiques et la société civile à serrer leurs rangs face à ce régime
    dans la poursuite de leur lutte commune pour l’instauration d’un véritable régime démocratique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 10pt; line-height: 16pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Nouakchott, le 24 juillet 2010</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Le Bureau Exécutif</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Source : <a href="http://fr.ufpweb.org/spip.php?article2864">http://fr.ufpweb.org/spip.php?article2864</a><br></span>
  </p><!--EndFragment-->
  <p style="text-align: justify;"></p>

  
  
  
  
  
  
  <link rel="File-List" href="file://localhost/Users/alain/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip1/01/clip_filelist.xml">]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Jul 2010 09:13:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-mauritanie-declaration-de-alliance-populaire-progressiste-54524488.html</guid>
                <category>Maghreb</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-mauritanie-declaration-de-alliance-populaire-progressiste-54524488-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Manifs, grèves et mobilisations : le réveil civique de la Croatie]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-manifs-greves-et-mobilisations-le-reveil-civique-de-la-croatie-54478156.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Article de Birn traduit par Jacqueline Dérens<br>
    Source : <a href="http://balkans.courriers.info/article15605.html">Le Courrier des Balhkans</a><br>
    <br>
    <strong>Les citoyens de Zagreb sont dans la rue depuis des mois pour protester contre le saccage du centre-ville par les promoteurs immobiliers, les étudiants réclament la gratuité de
    l’enseignement supérieur, les syndicats et les travailleurs rejettent la nouvelle loi sur le travail, qui simplifierait les procédures de licenciement. Alors que la société croate a plutôt une
    tradition de passivité, une véritable révolution de la conscience citoyenne est en train de se produire.</strong><br>
    <br>
    <br>
    « Les gens se sont réveillés et se rendent compte que leur voix compte. C’est la fête de la démocratie croate et les citoyens ont envoyé un message aux politiciens. Nous sommes là, et vous ne
    pouvez plus nous éviter ». C’est ainsi que le dirigeant syndicaliste Krešimir Sever s’exprimait, après avoir annoncé que les syndicats avaient recueilli 813.016 signatures pour exiger un
    référendum sur la proposition du gouvernement d’amender la loi sur le travail.<br>
    <br>
    Ce chiffre est particulièrement élevé pour un pays de 4,5 millions d’habitants. En comparaison, lors des dernières élections législatives, la Communauté démocratique croate (HDZ, au pouvoir) a
    recueilli 834.203 voix.<br>
    <br>
    Les analystes constatent que la société croate est en train de changer après 45 ans de communisme, où la liberté d’expression était limitée, et après vingt années de « transition », durant
    lesquelles la population avait tendance à observer passivement ce qui se passait dans son pays.<br>
    <br>
    Le chiffre élevé de pétitionnaires est le signe que les gens sont devenus politiquement plus actifs et se rendent compte qu’ils peuvent exprimer leur mécontentement et rechercher des changements
    d’une manière organisée.<br>
    <br>
    « La société croate a longtemps été caractérisée par un mélange d’autoritarisme et de soumission ainsi que par une dose de cynisme envers l’engagement pour les sujets d’intérêt public », remarque
    le sociologue Srdjan Dvornik. « La résistance se traduit habituellement par une forme d’amertume, des grognements, des insultes pour les politiciens et une méfiance envers toutes les
    institutions, à l’exception de l’Église et de l’Armée. Bien sûr, c’est le droit le plus strict des gens, mais cela n’aide pas au changement ».<br>
    <br>
    « Les gens commencent à se rendre compte combien les institutions et l’Etat sont peu dignes de confiance, mais aussi du pouvoir qu’ils ont potentiellement entre les mains, si seulement ils
    agissent d’une manière organisée. Tout cela parce que les problèmes s’accumulent et qu’à un moment, on ne peut plus les cacher sous le tapis... »<br>
    <br>
    <strong>Les travailleurs dans la rue pour défendre la loi sur le travail</strong><br>
    <br>
    Ces derniers temps, des manifestations ont lieu partout dans le pays, surtout depuis que la crise financière a rendu plus visibles les inégalités et l’injustice sociale. L’annonce par le
    gouvernement de sa volonté de modifier la Loi sur le travail pour réduire les droits des syndicats et permettre au patronat de licencier le personnel plus facilement a vite mobilisé dans l’unité
    syndicats et travailleurs.<br>
    <br>
    La Première ministre Jadranka Kosor a promis que le gouvernement respecterait la volonté populaire par référendum, même s’il en coûte 23 millions d’euros, une dépense importante pour un pays qui
    a des problèmes financiers. Jusqu’à présent, un seul référendum a été organisé en Croatie, celui de 1991, quand on a demandé aux gens s’il voulait rester ou non dans la Fédération yougoslave.<br>
    <br>
    Les économistes et les hommes d’affaires soutiennent la démarche du gouvernement dans cette affaire. « La Croatie devra tôt ou tard changer sa Loi sur le travail et rendre le marché du travail
    plus flexible pour rendre l’économie du pays plus compétitive avant son entrée dans l’UE », estime ainsi l’analyste Damir Novotny.<br>
    <br>
    <strong>Les citoyens de Zagreb contre les promoteurs immobiliers</strong><br>
    <br>
    Un groupe issu de la société civile, Droit à la cité, et l’association écologiste Action Verte ont réuni 54000 noms sur une pétition contre la construction d’un vaste complexe résidentiel et
    d’affaires à Zagreb. Ce chiffre, bien que modeste, est considéré comme une expression massive de la volonté populaire.<br>
    <br>
    Le promoteur a pourtant reçu un fort soutien du maire de Zagreb, Milan Bandić, et de toutes les autres institutions concernées. Elles étaient même prêtes à changer les lois d’urbanisme pour qu’il
    puisse commencer à construire, mais les habitants se sont rebellés contre ce plan avec une rare virulence. Ils n’ont pas réussi à empêcher définitivement la construction, mais les militants sont
    déterminés à protéger la zone piétonne du centre ville, la rue de Varsovie, où une rampe d’accès à un parking privé souterrain est prévue.<br>
    <br>
    En mai et juin, les militants ont assuré des veilles nuit et jour pour empêcher cette construction. Certains ont dormi dans les rues, pendant que d’autres leur apportaient à manger, et des
    événements publics étaient organisés chaque jour, allant du cours de yoga du matin au concert du soir.<br>
    <br>
    Des centaines de manifestants viennent d’ailleurs de bloquer la circulation dans Zagreb pour protester contre l’arrestation, jeudi 15 juillet, de 150 manifestants pacifiques qui protestaient
    contre ce projet. Ils demandent la démission du chef de la police et du ministre de l’Intérieur et ont promis de continuer à protester en organisant manifestations et marches contre le
    projet.<br>
    <br>
    « La rue de Varsovie est devenu le symbole de la révolte contre la fraude et les combines en Croatie à cause des liens entre la politique et le grand capital », explique le musicien Saša Antić,
    du groupe The Beat Fleet. « Nous sommes venus soutenir les gens dont on ne respecte pas la volonté ».<br>
    <br>
    Le groupe a donné un concert gratuit auquel des centaines d’autres artistes se sont joints, dans un programme fort bien nommé « Mille et une nuits et jours pour la rue de Varsovie ». Beaucoup
    n’étaient pas de Zagreb, mais voulaient montrer leur solidarité aux habitants de la ville.<br>
    <br>
    « Cette résistance militante n’est pas seulement une question de désobéissance civile et ne montre pas seulement le besoin des citoyens ordinaires de s’impliquer dans les affaires publiques. Elle
    symbolise toutes les occasions précédentes, pour lesquelles on ne trouvait pas ce courage, il y a quelques années encore », explique Vedran Horvat de la Fondation Henrich Böll.<br>
    <br>
    Mirela Holy, députée du Parti social-démocrate (SDP), parti d’opposition auquel appartenait, il n’y a pas si longtemps encore le maire de Zagreb, est la seule responsable politique à avoir
    présenté des excuses publiques pour ce projet controversé. « En tant que membre du parti qui a dirigé la ville de Zagreb depuis dix ans, je ne peux pas cacher que des décisions qui ont porté
    dommage à l’intérêt public ont été prises au cours de cette période ».<br>
    <br>
    La « révolte de la rue de Varsovie » est devenue un problème si important que même le nouveau Président, Ivo Josipović, lui aussi social-démocrate, est intervenu pour demander aux autorités de la
    ville d’organiser un référendum sur la question.<br>
    <br>
    <strong>Les étudiants réclament la gratuité de l’enseignement supérieur</strong><br>
    <br>
    Dans le même temps et un peu avant la pétition pour demander un référendum sur la Loi sur le travail, des étudiants ont fait irruption dans une session du Sénat de l’université de Zagreb. Les
    protestataires ont interrompu la séance pour demander la gratuité de l’enseignement supérieur.<br>
    <br>
    La révolte étudiante en Croatie, sans précédent depuis les années 1970, a commencé au printemps 2009. Des étudiants d’une douzaine de Facultés des six Universités de Croatie, principalement en
    sciences sociales, ont commencé à tenir des réunions publiques sous le slogan « Pour une éducation gratuite ».<br>
    <br>
    La Faculté des sciences humaines et sociales de Zagreb servait de base au mouvement de protestation et les étudiants du mouvement « Pour une initiative étudiante indépendante pour le droit à une
    éducation gratuite » ont bloqué l’activité de la Faculté pendant 34 jours, en organisant des conférences alternatives et des réunions pour la poursuite de l’action.<br>
    <br>
    Ce fut l’action de masse la plus importante jamais organisée par la nouvelle génération croate, née pendant les années de guerre, et des personnalités connues comme le philosophe américain Noam
    Chomski ont soutenu leur action, car ils y voyaient une expression démocratique de mécontentement.<br>
    <br>
    « Le mouvement de la rue de Varsovie et l’initiative étudiante ont montré un grand degré d’organisation et de clairvoyance sur le fonctionnement des institutions », commente la sociologue Suzana
    Kunac. « Il y a eu un grand nombre d’actions menées à deux niveaux. D’un côté, la montée d’une conscience civile sur divers problèmes, et de l’autre, la formation d’une pression légitime et
    démocratique pour la résolution de nombreuses questions institutionnelles ».<br>
    <br>
    Selon les propositions gouvernementales, les nouveaux étudiants devraient payer entre 500 à 1200 euros par an, selon les départements. Seuls ceux qui passeraient leurs examens régulièrement et
    avec de bonnes notes obtiendraient une réduction des droits d’inscription. Les protestataires veulent l’abolition de tous les droits universitaires en expliquant qu’ils sont trop chers et que
    l’enseignement supérieur n’est pas un privilège mais un droit universel.<br>
    <br>
    <strong>Des révoltes, ou une révolution civique ?</strong><br>
    <br>
    Pour la première fois dans l’histoire récente de la Croatie, de nombreux discours publics commencent par ces mots « Nous, paysans, travailleurs et étudiants » qui indiquent le développement d’une
    résistance civique. Žarko Puhovski, professeur de philosophie à Zagreb, y voit non pas tant une forme de résistance, mais plutôt l’expression d’« un activisme post-moderne ».<br>
    <br>
    Il ne croit pas que des manifestations de l’ampleur de celles que l’on a récemment vues en Grèce puissent se produire en Croatie. « Comme les protestataires demandent bien peu, il devrait être
    facile de les satisfaire. La Croatie n’a pas, comme la Grèce, un noyau dur de militants radicaux et la situation n’est pas aussi tendue que dans ce pays », explique-t-il.<br>
    <br>
    Cependant, beaucoup d’observateurs voient dans les récents événements en Croatie le signe que les citoyens sont prêts à descendre dans la rue pour exiger le respect de leurs droits et que la
    conscience sociale est montée d’un cran, ouvrant la voie à des réactions futures mieux préparées et mieux organisées contre des décisions politiques controversées.<br>
    <br>
    « On peut donner crédit à l’association Droit à la cité et à l’initiative étudiante d’avoir forgé une nouvelle génération de citoyens qui ne seront pas prêts à baisser la tête devant les échecs
    du système et à se laisser acheter par ceux qui nous gouvernent », conclut Vedran Horvat.<br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Jul 2010 11:20:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-manifs-greves-et-mobilisations-le-reveil-civique-de-la-croatie-54478156.html</guid>
                <category>Europe</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-manifs-greves-et-mobilisations-le-reveil-civique-de-la-croatie-54478156-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Grèce : Fondation du Comité Grec contre la Dette (CGD)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-grece-fondation-du-comite-grec-contre-la-dette-cgd-54469882.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 10pt;">25 juillet par CADTM international</span></em><br>
    &nbsp;<br>
    <em><span style="font-size: 10pt;">Le Comité grec contre la Dette a été fondé début juillet 2010 à Athènes. Il est composé de représentants de partis et de mouvements sociaux provenant d’un large
    éventail de la gauche grecque. Le Comité grec contre la Dette a annoncé sa volonté de travailler étroitement en collaboration avec le réseau international du CADTM. Celui-ci se réjouit de la
    création d’une organisation sœur en Grèce, épicentre de la nouvelle crise de la dette publique qui affecte tous les pays industrialisés.</span></em><br>
    <br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Déclaration fondatrice du Comité Grec contre la Dette (CGD)</span></strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La question de la dette publique joue le rôle central dans l’offensive historique en cours du capital contre le travail, les salariés, les femmes, les jeunes mais
    aussi contre toute la société. En effet, c’est au nom de la dette et de son remboursement que sont « justifiées » toutes les coupes sans précédent des salaires, des pensions et des indemnités de
    chômage, ainsi que le démantèlement de la sécurité sociale, l’effondrement et la privatisation méthodiquement programmée des services publics, l’explosion des prix des produits de consommation de
    première nécessité résultant des hausses successives de la TVA, les licenciements de masse, le refus de prendre en compte réellement le problème climatique et environnemental, l’extrême
    flexibilisation des travailleurs, la déréglementation du marché du travail qui est en train de se transformer en une véritable jungle, l’abrogation des droits du travail, le refus des droits et
    libertés démocratiques les plus élémentaires, ou encore la mise en question de la démocratie parlementaire elle-même…</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les responsables de la crise exercent un chantage inouï sur les innombrables victimes de cette crise qui sont contraintes de payer le prix fort. Ce chantage vise à
    culpabiliser les peuples afin qu’ils acceptent de payer pour un crime pour lequel non seulement ils ne portent aucune responsabilité, mais qui de surcroît a été perpétré exclusivement contre eux
    !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les véritables responsables de l’explosion de la dette publique sont les politiques néolibérales des gouvernements de droite et de gauche des dernières décennies,
    qui ont légalisé et favorisé la fraude fiscale des nantis. Les recettes de l’Etat diminuant énormément à cause de ces politiques, les déficits se creusent et nourrissent une dette publique en
    constante progression. Cette progression a pris des dimensions effrayantes avec l’explosion de la dernière crise capitaliste, qui est d’ailleurs le produit direct de la même politique
    néolibérale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Pourtant, le grand capital et les classes aisées profitent doublement des politiques gouvernementales aux dépens du reste de la société. D’une part, la dette
    publique, qu’ils ont façonnée, s’avère pour eux une source supplémentaire d’enrichissement facile : la politique fiscale des gouvernements néolibéraux leur permet d’investir leurs surprofits dans
    le marché des fameux bons d’Etat et de s’enrichir avec des taux d’intérêt outrageusement élevés, grâce auxquels l’Etat espère servir sa dette. Voici donc pourquoi la dette publique et son
    remboursement constituent un mécanisme de transfert des revenus de « ceux d’en bas » vers « ceux d’en haut », c’est-à-dire un instrument fondamental de la redistribution drastique des richesses
    en faveur des riches qui deviennent encore plus riches, et aux dépens des salariés et des classes populaires !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce hold-up du siècle doit prendre fin, et dans ce but, il s’agit de lutter pour construire tous ensemble, dans l’unité et sans exclusive, un rapport de forces afin
    d’être en mesure d’imposer à la classe dominante et à ses alliés internationaux la fin des ces politiques inhumaines et barbares.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La constitution du Comité Grec contre la Dette est le premier pas dans cette direction. Si on veut atteindre notre objectif commun, d’autres pas doivent suivre, non
    seulement dans notre pays, mais aussi dans toute l’Europe et au-delà, car notre problème dépasse la seule échelle nationale et, confrontés à un ennemi de classe international si uni et coordonné,
    nous ne pouvons y faire face qu’en présentant un front le plus large possible. Le but est donc la constitution d’un mouvement international de masse en vue de la remise en cause et de
    l’annulation de la dette, tant au Sud qu’au Nord.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">C’est pourquoi la collaboration étroite du Comité Grec contre la Dette avec le CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde www.cadtm.org ), qui se
    bat depuis 20 ans pour libérer les populations du fardeau de la dette qui les condamne au sous-développement et à la misère, marque son intention de contribuer activement a la construction d’un
    mouvement radical contre la dette aux Balkans et dans toute l’Europe. Un mouvement qui se battra contre la dette au Nord, mais mettra aussi en première ligne de ses priorités la solidarité active
    envers les peuples du Tiers Monde en lutte depuis des décennies contre la dette au Sud.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La première tâche du Comité sera de combattre la propagande quotidienne qui présente la dette comme un « phénomène naturel », qui constitue un tabou et ne peut pas
    être contestée. Au contraire, nous pensons que contester la dette constitue le premier pas vers la libération de la société. Les citoyens ont le droit, mais aussi le devoir, de démythifier et de
    contrôler cette dette, de la passer au scanner pour savoir exactement d’où elle vient, ce qu’elle a financé, qui l’a contractée et qui en profite. En d’autres termes, il s’agit de déterminer les
    responsables de l’endettement et de les forcer à en assumer le coût.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">La réalisation d’un tel audit par les citoyens mobilisés doit contribuer à la mobilisation populaire afin d’obtenir l’annulation d’une dette largement illégitime,
    odieuse et scandaleuse.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">En collaboration étroite avec le CADTM, le Comité Grec contre la Dette ambitionne de contribuer activement, ensemble avec d’autres mouvements sociaux, à la création
    d’un mouvement de masse tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre pays, mouvement qui portera le mot d’ordre « Nous n’allons pas payer Votre crise » et luttera de toutes ses forces contre la
    dette et les causes de la crise actuelle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Source : <a href="http://www.cadtm.org/Grece-Fondation-du-Comite-Grec">http://www.cadtm.org/Grece-Fondation-du-Comite-Grec</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Jul 2010 07:59:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-grece-fondation-du-comite-grec-contre-la-dette-cgd-54469882.html</guid>
                <category>Europe</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-grece-fondation-du-comite-grec-contre-la-dette-cgd-54469882-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Après l'exécution de l'otage français Michel Germaneau]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-apres-l-execution-de-l-otage-fran-ais-michel-germaneau-54462594.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp; <!--StartFragment--><em><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Si elle est confirmée, l'annonce de l'ignoble exécution de l'otage français Michel Germaneau par un
    groupe se réclamant d'Al-Qaida marque le fiasco complet de l'opération des forces spéciales françaises, avec l'appui de l'armée mauritanienne, dans le nord du Mali.</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Le président de la République et le ministre des armées par leurs agissements irresponsables portent une lourde responsabilté dans
    cette issue tragique.</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">De plus cette action s'est faite, dans le plus pur style impérialiste sans en avertir les pays voisins l'Algérie et surtout le Mali
    sur le territoire duquel a eu lieu l'opération. Il semblerait même selon certaines informations divulguées par la presse mauritanienne que c'est sur la base de fausses informations des services
    français que les autorités mauritaniennes se sont laissées entraîner dans cette aventure.</span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Avant même l'annonce de cette exécution l'opposition démocratique mauritanienne apportait des éclaicissement et posait des questions.
    Voici son communiqué</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><strong><em>Coordination de l’Opposition Démocratique</em></strong><br>
    <br>
    <em>Communiqué</em><br>
    <em>Les informations parvenues à la COD confirment que nos forces armées nationales ont été engagées, le jeudi 22 juillet 2010, dans une opération militaire à l’intérieure des frontières d’un
    pays frère et voisin, en l’occurrence le Mali.</em><br>
    <em>L’objectif de cette opération demeure encore ambigu ; le ministre de l’intérieur affirmant qu’elle prévenait une attaque terroriste contre notre pays et les français déclarant qu’elle visait
    à libérer l’otage de nationalité française Michel Germaneau, enlevé au Niger et séquestré en territoire malien.</em><br>
    <em>Plus grave encore, l’opération a été menée avec la participation de troupes étrangères et, probablement, sans concertation préalable avec le pays dont le territoire lui a servi de
    théâtre.</em><br>
    <em>Face à ces événements d’une extrême gravité qui mettent notre pays dans une situation de guerre non déclarée et sans l’aval du Parlement mauritanien, la Coordination de l’Opposition
    Démocratique :</em><br>
    <em>-Exprime sa grave inquiétude suite à ces événements qui ajoutent au climat d’insécurité sur nos frontières et mettent en danger la vie de nos vaillants soldats et celle de nos paisibles
    populations ;</em><br>
    <em>-Appelle le gouvernement à éclairer l’opinion nationale sur les vraies circonstances de cette opération, ses mobiles et les objectifs visés derrière elle ;</em><br>
    <em>-Rappelle que les forces armées nationales et de sécurité ne doivent être engagées dans de telles opérations que pour la défense du territoire national et, en aucun cas, sans en référer au
    Parlement ;</em><br>
    <em>-Exige une clarification de la situation des forces étrangères qui se trouvent actuellement sur notre territoire et dont l’opération d’hier vient de confirmer la présence.</em><br>
    <em>Nouakchott, le 23 juillet 2010</em><br>
    <em>La Commission de Communication</em><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><br></span>
  </p><!--EndFragment-->
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p></p>

  
  
  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 23:57:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-apres-l-execution-de-l-otage-fran-ais-michel-germaneau-54462594.html</guid>
                <category>Maghreb</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-apres-l-execution-de-l-otage-fran-ais-michel-germaneau-54462594-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Arrestation de militants de Génération Palestine lors de la manif hebdomadaire à Al Khalil (Hébron)]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-arrestation-de-militants-de-generation-palestine-lors-de-la-manif-hebdomadaire-a-al-khalil-hebron-54443445.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <!--[endif]-->
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ramallah, 25 juillet 2010</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Samedi 24 juillet 2010, trois militants français se sont fait arrêter à Hébron, en Cisjordanie lors de la&nbsp; manifestation non-violente hebdomadaire organisée
    avec des israéliens, des palestiniens et d’autres internationaux contre la colonisation de la ville. Ces jeunes militants sont en Palestine avec l’association Génération Palestine, dans le cadre
    du projet Tous témoins tous acteurs qui vise à faire connaitre la situation politique sur place.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Selon nos dernières informations, après un interrogatoire au commissariat de Hébron ils seront &nbsp;transférés demain matin à Jérusalem Ouest où ils seront jugés
    en comparution immédiate à 9h au tribunal de Jérusalem Ouest.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Des informations seront données demain matin après le jugement devant le tribunal de Jérusalem ouest.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">w<a href="http://ww.generation-palestine.org">ww.generation-palestine.org</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Contact&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Julien&nbsp;: 00&nbsp;972 54 53 14 802 / 00&nbsp;972 59 83 46&nbsp;974</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Marion&nbsp;: 00&nbsp;972 54 90 83 240</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Linda&nbsp;: 00&nbsp;972 59 83 46 978</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Video : Six Arrested On Open Shuhada Street Demo in Al Khalil<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;"><object type="application/x-shockwave-flash" height="385" width="640" data="http://www.youtube.com/v/kaqBvwLcQ6Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowscriptaccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kaqBvwLcQ6Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1">
      <param name="allowfullscreen" value="true">
    </object></span>
  </div><br>
  <!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 16:39:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-arrestation-de-militants-de-generation-palestine-lors-de-la-manif-hebdomadaire-a-al-khalil-hebron-54443445.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-arrestation-de-militants-de-generation-palestine-lors-de-la-manif-hebdomadaire-a-al-khalil-hebron-54443445-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Palestine. Manifestation de soutien aux expulsés de Sheik Jarrah...]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-palestine-manifestation-de-soutien-aux-expulses-de-sheik-jarrah-54374875.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A l'appel de plusieurs associations israéliennes pour la paix, chaque semaine, des centaines de manifestants se retrouve dans le quartier de Sheikh Jarrah, à
    Jérusalem Est pour manifester contre les expulsions de palestiniens par les colons israéliens</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><a href="http://www.generation-palestine.org"><span style="font-size: 10pt;">www.generation-palestine.org</span></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="384" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe276y?additionalInfos=0">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe276y?additionalInfos=0">
      <param name="allowfullscreen" value="true">
    </object><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xe276y_manifestation-de-soutien-aux-expuls_news">Manifestation de soutien aux expulsés de Sheikh Jarrah</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/krassnaialilie">krassnaialilie</a>. -&nbsp;</em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Jul 2010 23:13:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-palestine-manifestation-de-soutien-aux-expulses-de-sheik-jarrah-54374875.html</guid>
                <category>Palestine</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-palestine-manifestation-de-soutien-aux-expulses-de-sheik-jarrah-54374875-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Turin, Gradisca, Milan... Histoire de résistance et de solidarité]]></title>
        <link>http://www.internationalistes13.org/article-turin-gradisca-milan-histoire-de-resistance-et-de-solidarite-54291312.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis une quinzaine de jours, plusieurs mouvements de révolte ont éclaté dans les centres de rétention, notamment à Gradisca, Turin, Milan et Brindisi. A l'origine
    de certains de ces mouvements de révolte, un accord passé entre l'Italie, l'Algérie et la Tunisie qui facilite l'expulsion des Tunisiens et Algériens qui vivent sans titre de séjour en Italie.
    Suite à cet accord, des mesures ont été prises pour organiser des expulsions massives vers ces 2 pays. Ci-dessous, le résumé de plusieurs articles et messages sur la mobilisation autour d'Habib,
    un jeune Tunisien qui depuis maintenant 3 jours se bat pour échapper à son expulsion annoncée.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis dimanche après-midi un retenu est monté sur le toît du centre d'identification et d'expulsion (CIE) de rue Brunelleschi à Turin. Ce retenu, Habib (ou Sabri
    selon les registres du centre), est celui là même qui lors du concert du 10 juillet organisé devant le CIE avait envoyé aux manifestants de l'autre côté du mur l'étiquette du médicament pour
    l'asthme que la Croix Rouge, gestionnaire du centre, lui fournit... étiquette sur laquelle on peut constater que le médicament est périmé depuis 2 ans (voir <a href=
    "http://www.autistici.org/macerie/?p=27838">http://www.autistici.org/macerie/?p=27838</a>.)</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Habib-Sabri est monté sur le toît pour échapper à l'expulsion alors que vendredi ce sera&nbsp; la fin des 6 mois de rétention auxquels il a été condamné. Comme pour
    tous les ressortissants Tunisiens et Algériens (voir <a href="http://juralibertaire.over-blog.com/categorie-10258882.html">http://juralibertaire.over-blog.com/categorie-10258882.html</a>), depuis
    les accords passés la semaine dernière entre l'Italie, l'Algérie et la Tunisie, c'est l'expulsion qui a été programmée pour lui. Il s'agit donc de gagner du temps pour que demain, après-demain,
    le bateau qui doit l'expulser vers la Tunisie parte sans lui.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Depuis qu'il est sur le toît Habib-Sabri n'est pas seul : plusieurs personnes solidaires sont, jour et nuit, sous les murs et aux portes de la prison, à faire du
    bruit, à taper avec des petits cailloux sur des poteaux en fer, à être là pour veiller à ce que les expulseurs ne l"emmènent" pas.Cette nuit ils ont pu entendre les retenus de la section jaune
    taper sur les barreaux : il y a eu une tentative d'évasion collective qui a été déjouée par la police qui en a profité pour passer à tabac l'un des aspirants à la belle.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Demain mercredi le rassemblement permanent sera encore là sous les murs du centre. D'autres actions de solidarité sont prévues tels un rassemblement devant le
    consulat tunisien de Florence et une manifestation qui jeudi soir partira du centre ville de Turin jusqu'au CIE.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les retenus des centres d'identification et d'expulsion de Gradisca (Nord Est de l'Italie) et de via Corelli à Milan, eux aussi en lutte depuis la semaine dernière,
    ont fait parvenir des messages de solidarité à Habib. Les voici ci-dessous (version originale en italien sur <a href=
    "http://www.autistici.org/macerie/?p=27856">http://www.autistici.org/macerie/?p=27856</a>) :</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cher Habib,</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">nous sommes tous avec toi et nous faisons tout notre possible de Gradisca. Nous sommes en train de lutter contre cette loi qui ne devrait pas exister, et nous
    faisons ce que nous pouvons. Beaucoup d'entre nous sont en grève de la faim, nous ne voulons rien avoir à faire avec le directeur et les gardiens, nous ne voulons rien d'eux. Plusieurs d'entre
    nous se tailladent chaque jour comme forme de protestation parce les CIE doivent être rasés du sol. Nous savons que tu es là depuis plus de 30 heures, ne&nbsp; t'inquiéte pas, tiens bon parce que
    nous sommes à tes côtés et nous savons que ton combat est aussi le notre. Nous savons que le CIE Brunelleschi est un centre horrible. Ton geste est très courageux, tiens bon, nous sommes tous à
    lutter et à prier pour toi, nous espérons qu'il ne t'arrivera rien de mal, tu n'es pas seul. Nous voulons aussi remercier tous ceux qui de dehors nous soutiennent pour détruire ces camps de
    concentration.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Il est très important de vous sentir proches. Nous nous aidons mutuellement donnant un coup de main à ce garçon.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les retenus de Gradisca&nbsp; - Section rouge</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Nous te souhaitons de résister Liberté pour tous et nous sommes tous avec toi Habib et nous comptons sur toi. Mille merci pour ton geste nous te souhaitons la
    liberté au plus vite, à toi et à nous tous.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les retenus de Gradisca - Section bleue</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Cher frère tunisien,</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">nous te demandons de résister et de ne pas lacher jusqu'à ce que tu obtiennes la liberté. Ce que tu fais maintenant tu le fais aussi pour nous tous les immigrés
    extra communautaires, en particulier pour les Algériens et les Tunisiens qui subissent ce nouveau décret pour faciliter les déportations. Nous sommes sûrs que tu peux résister encore, seulement
    comme ça tu pourras obtenir la liberté. Nous sommes tous avec toi pour le meilleur et pour le pire. Nous aussi, nous avons lutté et luttons encore pour toi et pour nous tous. Samedi, nous avons
    organisé une manifestation et 3 d'entre nous sont déjà libres. Nous ne nous arrêterons pas&nbsp; tant que nous n'obtiendrons pas nos droits d'êtres humains et jusqu'à ce que nous détruisions ces
    camps.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Nous remercions toutes les personnes solidaires qui là en-dessous luttent pour lui et pour nous. Liberté pour tous.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">Les retenus de rue Corelli - section C des hommes et secteur des femmes</span><br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    <span style="font-size: 10pt;">Source :&nbsp; &nbsp; Zamia</span><br>
    <span style="font-size: 10pt;">s a m i z d a t . n e t</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Jul 2010 11:36:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.internationalistes13.org/article-turin-gradisca-milan-histoire-de-resistance-et-de-solidarite-54291312.html</guid>
                <category>Sans papiers / travailleurs immigrés</category>        <comments>http://www.internationalistes13.org/article-turin-gradisca-milan-histoire-de-resistance-et-de-solidarite-54291312-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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