Internationalistes 13

Mercredi 25 novembre 2009 à 19h30 A l’Equitable Café 54 Cours Julien 13006 Marseille

Le coup d’état au Honduras

Une conférence / débat de Cathy Ferré* et d’Arnaud Mermet**

* Cathy Ferré est militante du collectif 13 Venezuela.
** Arnaud Mermet, enseignant en poste à Tegucigalapa au moment du coup d'état.

·        Quelles sont  les vraies raisons du coup d’état au Honduras ?

·        Quels effets ce coup d’état peut il produire en Amérique latine ?
·        Entre condamnation de façade et négociations en sous-main, quel est le rôle des Etats-Unis ?
·        Comment expliquer le silence des médias internationaux ?
·        Les élections du 29 novembre 2009 auront-elles une légitimité?
          
Que s’est-il vraiment passé au Honduras ?
 
Dans la nuit du 28 juin 2009, l’armée du Honduras envahit le palais présidentiel,  arrête le président Manuel Zelaya, élu depuis 2006, et l’expulse vers le Costa Rica voisin.
Le président du congrès, Roberto Micheletti, est  installé au pouvoir par les putschistes et obtient la bénédiction de la hiérarchie catholique et le soutien de l’oligarchie hondurienne.
Immédiatement le couvre feu est décrété, mais la résistance populaire s’organise très vite malgré une répression brutale qui fait plusieurs morts et des dizaines de disparitions, dans le silence assourdissant des médias dominants internationaux.
 
Les honduriens réclament pendant tout l’été  le retour de leur président, le rétablissement de l’ordre démocratique et la convocation d’une assemblée constituante.
La communauté internationale condamne le coup d’état, avec plus ou moins de conviction.
De nombreuses tentatives diplomatiques se succèdent. En vain.
 
Finalement,  après plusieurs essais infructueux, le président en exil réussit à rentrer secrètement au pays le 21 septembre 2009.
La foule l’acclame et le protège en entourant l’ambassade du Brésil où  il s’est réfugié.  Dés le lendemain le gouvernement illégitime de Roberto Micheletti rétablit le couvre feu ; le pays est en état de siège et l’ambassade du Brésil est la cible de l’armée, au mépris du droit international.
Les tous derniers rebondissements ne rassurent pas : en effet, le 30 octobre, un pseudo accord de sortie de crise, orchestré par l’administration étatsunienne, sans aucune participation du peuple, semble n’avoir d’autre but que de s’opposer aux avancées des forces progressistes en Amérique Latine.
 
Mer 18 nov 2009 Aucun commentaire