Asie

L'appel suivant a été rendu public : en soutien aux initiatives citoyennes indiennes, nous lançons un appel à tous ceux et celles qui refusent la loi du plus fort
 
Michelin ne doit pas construire cette usine en Inde !
 
 
Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l’économie. Non seulement cette dernière ruine l’emploi chez nous, mais elle détruit souvent à la racine les conditions de vie des plus pauvres au Sud. En Inde, un conflit terrible oppose un village d’Intouchables – les plus méprisés de ce pays de castes – et Michelin, notre grande transnationale du pneu.


Thervoy Kandigai est un bourg du Tamil Nadu, État du sud de l’Inde. Il compte environ 1500 familles, qui vivent depuis toujours des pâturages et forêts proches de Thervoy. Tel est leur territoire, que Michelin s’apprête à détruire pour l’éternité avec cette usine. Non seulement la forêt, espace indispensable à la survie de cette population sans terre, est confisquée mais elle a déjà commencé à être détruite, risquant par la même de tarir les lacs approvisionnant les villages locaux en eau.


Notre transnationale a en effet réussi à convaincre les autorités fédérales, et entend bâtir une usine ultramoderne de pneus en lieu et place de la forêt des Intouchables. L'espace est déjà clôturé, des bâtiments déjà en construction, le centre de formation déjà ouvert.


Les villageois se battent seuls depuis deux ans, multiplient les actions, grèves de la faim. En retour, ils subissent la répression : coups, présence policière, emprisonnement, certains depuis février 2011. Ils viennent d’élire un Panchayat – sorte de maire – ouvertement opposé à l’installation de Michelin. Et ils appellent à l’aide internationale.

La France est en première ligne, et les signataires de cette pétition demandent, comme les habitants de Thervoy Kandigai l’annulation du projet. Michelin India proclame sur son site internet : « Une des valeurs essentielles de Michelin, c’est le respect des personnes ». Le moment est venu de prouver que ces paroles ne sont pas que de la propagande commerciale.

Ne touchez pas à la forêt des Intouchables de Thervoy Kandigai !


Les  soussignés exigent :
- L’annulation de ce projet de construction d'une usine Michelin à Thervoy Kandigai
- la restitution des terres aux villageois
- l'indemnisation des villageois pour les terres détruites
- la libération des 8 emprisonnés, l'amnistie pour les 61 en attente de jugement et l'arrêt de toute violence contre la population !

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N18922

source : http://www.npa-auto-critique.org/article-mobilisation-en-inde-contre-la-construction-d-une-usine-michelin-97182081.html

Des employés en grève rassemblés devant l'usine LG de Nanjing, le 28 décembre 2011.
Des employés en grève rassemblés devant l'usine LG de Nanjing, le 28 décembre 2011.
Reuters/Stringer

Par RFI

Le mouvement de grève a pris fin dans l'usine du groupe sud-coréen LG. Plusieurs milliers d'employés ont repris le travail ce jeudi 29 décembre après avoir obtenu des concessions sur leurs primes. Ces dernières semaines, les conflits sociaux se sont multipliés dans le pays. Les ouvriers chinois protestent contre leurs conditions de travail, mais aussi contre les réductions de salaires.

L'usine LG de Nanjing, en grève durant trois jours cette semaine, est loin d'être un cas isolé. Depuis novembre, ce sont des dizaines de conflits sociaux qui ont éclaté, et des dizaines de milliers d'ouvriers chinois qui ont cessé le travail durant plusieurs jours, ou débrayé quelques heures.

Principale explication de ce regain de tension sociale : la crise économique en Europe et aux Etats-Unis. Confrontées à une baisse de leurs exportations vers les pays développés, les entreprises chinoises ont tendance en effet à réduire les salaires ou limiter les heures supplémentaires, suscitant la colère des ouvriers. Ces deux dernières années, le salaire moyen de l'ouvrier chinois a certes augmenté, mais à un rythme insuffisant pour compenser la hausse des prix.

Face à la multiplication, de ces grèves, les autorités ne masquent pas leur inquiétude. Au début du mois, un membre de la direction du Parti communiste chinois a demandé aux dirigeants provinciaux de désamorcer au plus vite les mouvements de contestation. Pékin est d'autant plus inquiet que l'activité économique chinoise devrait continuer de ralentir durant l'année 2012.

Agence France-Presse
Wukan, Chine
Des milliers de villageois se rassemblent depuis le... (Photo: AP)

 

Des milliers de villageois se rassemblent depuis le début de la semaine pour demander des réparations après des saisies de terres qu'ils jugent illégales. Ils veulent aussi récupérer le corps d'un de leurs meneurs, Xue Jinbo, décédé en détention, que les autorités chinoises refusent de leur remettre. Ci-dessus, les «irréductibles» villageois portent un brassard blanc en hommage à M. Jinbo, alors qu'ils se préparent pour une cérémonie commémorative à sa mémoire.

PHOTO: AP

 

Les autorités de tutelle du village de Wukan, dans la province chinoise du Guangdong, ont exigé vendredi des meneurs du mouvement contre les saisies de terre qu'ils se rendent aux autorités, les accusant d'avoir commis un «crime».

Des milliers de villageois se rassemblent depuis le début de la semaine pour demander des réparations après des saisies de terres qu'ils jugent illégales. Ils veulent aussi récupérer le corps d'un de leurs meneurs, Xue Jinbo, décédé en détention, que les autorités refusent de leur remettre.

Les forces de sécurité maintiennent un blocus du village depuis plus d'une semaine, empêchant les habitants d'en sortir et les vivres commencent à manquer.

«Le gouvernement est déterminé à réprimer ceux qui ont commis le crime d'inciter les villageois à fomenter des troubles, de détruire des biens et des équipements publics et d'entraver l'administration», a déclaré le maire de la ville de Shanwei, Wu Zili, cité par l'agence Nouvelles de Chine.

«S'ils se rendent en toute honnêteté, le gouvernement envisagera de se montrer clément», a poursuivi M. Wu.

Une cérémonie funèbre en hommage à Xue Jinbo est prévue vendredi.

Les villageois de Wukan, qui compte 13 000 habitants, accusent la police d'avoir battu à mort M. Xue, qui avait pris la tête de manifestations ayant dégénéré en violences en septembre contre des expropriations.

Les autorités ont affirmé que l'homme était mort de cause naturelle, précisément d'une «défaillance cardiaque» à l'âge de 42 ans.

La fille de Xue Jinbo a souhaité que son père ne soit pas mort pour rien. Xue Jianwan a aussi mis en doute la version officielle du décès, en précisant que le corps de son père était couvert d'hématomes et qu'il n'avait pas d'antécédents cardiaques.

«Tout ce que je souhaite c'est récupérer le corps de mon père pour l'enterrer. Mais je sais que s'il était encore vivant lui ne souhaiterait qu'une chose: résoudre le problème des terres», a-t-elle déclaré à l'AFP.

«Mon père était dans les affaires et ne possédait pas de terres. Il a agi ainsi, car il estimait que c'était le juste comportement à avoir», a ajouté Xue Jianwan.

Les expropriations de terres sont devenues un problème aigu en Chine où des paysans accusent les cadres locaux corrompus de s'allier à des promoteurs véreux pour s'enrichir sur leur dos.

 

Source : http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201112/16/01-4478509-chine-les-irreductibles-de-wukan-doivent-se-rendre-exigent-les-autorites.php

Timika entre grève, barrages et fusillades

Depuis le mois de juillet 2011, les salariés de Freeport, à Timika en Papouasie, réclament une hausse de salaire. Après une grève d'une semaine en juillet, ils ont de nouveau débrayé le 15 septembre dernier (Reuters/Muhammad Yamin).

D'un côté, une multinationale qui engrange, année après année, de substantiels bénéfices; de l'autre, des milliers d'employés qui réclament une importante hausse des salaires. Ce sont là les ingrédients d'un conflit social pour le moins banal. Sauf que rien n'est plus banal lorsqu'il est question de Freeport et de sa gigantesque mine de Timika, qui posséderait la plus importante réserve de cuivre et d'or du monde. Certes, Freeport McMoRan a connu au cours des derniers mois de longues grèves, violentes même comme celle qui touche le site de Cerro Verde au Pérou, mais aucune n'a égalé, ni en durée, ni en intensité, le mouvement social qui affecte Timika depuis le 15 septembre dernier.

La compagnie avait pourtant eu un avant-goût de la détermination de ses employés indonésiens au cours du mois de juillet. Du 4 au 11 juillet, plusieurs milliers d'entre eux avaient en effet cessé le travail, quitté le site de production de Tembagapura et provoqué l'arrêt total des activités de la mine en en bloquantl'accès. Tous réclamaient une substantielle hausse des salaires ainsi que la réintégration des leaders syndicaux licenciés. Freeport tenta de minorer le mouvement en mettant en avant les divisions des chefs syndicaux ainsi qu'un syndicat jaune, Tongoi Papua, constitué exclusivement de Papous, mais la mobilisation fut massive. La situation donna bien lieu à quelques tensions, notamment entre policiers et ouvriers papous grévistes, mais ne dégénéra pas en violences.

Le 5 juillet 2011, plusieurs milliers d'ouvriers grévistes quittèrent simultanément le site de Tembagapura, dans la montagne, pour manifester à Timika (Reuters/Muhammad Yamin).

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Sekon un article publié sur le site du Nouvelobs

 

Plus de 7.000 salariés d'une fabrique de chaussures Adidas, Nike et New Balance du sud de la Chine ont fait grève contre des licenciements et des réductions de salaires et des heurts avec la police ont fait plusieurs blessés, a annoncé un groupe de défense des droits de l'homme.

 

Des dizaines d'ouvriers ont été blessés jeudi lorsque la police a tenté de démanteler un barrage installé par les grévistes sur la rue principale de la ville située près de Dongguan, dans la province de Guangdong, a indiqué vendredi soir dans un communiqué le China Labor Watch (CNW), organisation spécialisée dans la défense des droits de l'homme.

Les salariés de l'usine de Yucheng, près de Huangjiang, se sont mis en grève après le licenciement le mois dernier de 18 de leurs cadres, interprété par les ouvriers comme un signe de prochaine délocalisation, a ajouté CNW dont le siège est à New York.

L'un des cadres licenciés a déclaré au China Business News que son départ faisait partie d'un projet de déménagement de la production dans la province de Jiangxi afin de réduire les coûts qui sont plus élevés dans le vaste pôle manufacturier de Dongguan.

Cette grève est la dernière d'une série d'incidents et de mouvements sociaux qui ont éclaté dans le Guangdong, région connue comme le grand atelier du monde qui attirent des dizaines de millions de travailleurs migrants.

La suppression de primes de rendement et des heures supplémentaires sont également à l'origine de la colère des ouvriers de l'usine de Yucheng qu'ils estiment indispensables pour faire face au coût de la vie.

"Notre salaire de base mensuel n'est que de 1.100 yuan (173 dollars)" et nous avons vraiment besoin de faire heures supplémentaires, a déclaré une ouvrière au Yangcheng Evening.

Selon le journal, les interventions des autorités locales pour un maintien des heures supplémentaires, sont restées sans réponse de la part de la direction de l'usine qui est la propriété d'un groupe d'investissement de Taïwan.


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