Mumia Abu-Jamal a été transféré vers une autre prison le 14 décembre 2011, vers 4 heures du matin.
Pendant les 7 heures de voyage dans un véhicule lourdement blindé qui l’a mené de la prison de SCI Greene à Frackville, il a été ravi de l’opportunité de voir
vaches, chevaux, et beaux paysages.
Mumia est donc incarcéré à la SCI Mahanoy à Frackville*, prison pour hommes de moyenne sécurité.
Dans l'attente de rejoindre les autres prisonniers, il est maintenu en isolement administratif, n’a aucun contact physique avec qui que ce soit. Les visites se font
derrière un plexiglas, les mêmes caractéristiques que pour les condamnés à mort.
Il n’a pour l’instant aucun effet personnel, a droit à un stylo, 8 feuilles de papier et 8 enveloppes,1 heure par jour dans la cour et 1 visite par
semaine.
Il reste déterminé et conscient des défis de cette nouvelle période.
Le 8 décembre dernier, il rappelait à ses amis visiteurs français son intention de poursuivre le combat pour faire reconnaître son innocence.
Sources : Johanna Fernández, (professeur d’histoire, écrivain, membre de « Educators for Mumia Abu-Jamal» et productrice du film « justice on trial : the case
of Mumia Abu-Jamal ») qui a rendu visite à Mumia le 15 décembre 2011.
Le témoignage en anglais de Johanna Fernandez sur http://prisonradio.wordpress.com/2011/12/16/12-15-2011-first-visit-with-mumia-at-sci-mahanoy-call-to-action/
Source : Comité Mumiaa Abu-Jmal de Marseille : mumia.marseille@free.fr
* 160 Kms à l’ouest de Philadelphia – SCI Greene était à environ 500 Kms
Pour écrire à Mumia
Mumia Abu Jamal
AM-8335
SCI-Mahanoy
301 Morea Rd.
Frackville, PA. 17932
USA
Nous voici en décembre et, pour la 15ème année, nous serons devant le Consulat des Etats-Unis à Marseille pour rappeler
que cela fait 30 ans que Mumia Abu-Jamal est enfermé dans le couloir de la mort, en Pennsylvanie.
Ci-après info le CD de la solidarité "parole et musique de Mumia Abu-Jamal"
Le 9 décembre 2011 marquera les 30 ans de l’injuste
détention de Mumia Abu-Jamal
Rassemblement Samedi 10 décembre 2011
avec le soutien d’Amnesty International et de l'Acat
CONSULAT DES ETATS-UNIS
15h00-17h00
Bd Paul Peytral 13006 Marseille - (métro Préfecture)
****
Info du collectif "sauvons Mumia"
Le CD de la solidarité*
A SAD LOVE SONG
Paroles & Musique de Mumia Abu-Jamal
A SAGA D'UNE CHANSON. Il faut considérer ce que représente une pareille composition. Mumia ne connaissait pas le solfège et son initiation s'est faite grâce à un professeur qui vient lui rendre visite, à travers la vitre en triple verre sécurit, sans instrument et sans partition. La suite fut l'affaire du pianiste et compositeur français Alain Jean-Marie qui s'acquitta de l'orchestration, en compagnie de la chanteuse Morena Fattorini et de quatre autres musiciens. Tous acceptèrent d'abandonner leurs droits au profit de la défense. Mumia a dédié cette balade à son épouse Wadiya, mais au-delà elle s'adresse à tous ceux et toutes celles qui luttent pour un monde sans peine de mort, sans prison, un monde de justice, d'amour et de beauté. Un grand merci à Jacques Lederer, une des chevilles ouvrières du Collectif français de soutien à Mumia, sans qui ce beau projet - né de sa rencontre avec Mumia dans le couloir de la mort en 2009 - ne serait pas devenu réalité.
Ecoutez des extraits de la chanson :
* les artistes ayant renoncé à leurs droits d’auteurs, l’intégralité des fonds recueillis par la vente du CD sera reversée à la défense de Mumia Abu-Jamal.
Le Collectif Unitaire
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TOUTE MA VIE EN PRISON (In Prison My Whole Life)
Le film dédié à l'affaire Mumia Abu-Jamal à partir du 23 novembre 2011 en salles
Au moment même où William Francome nait, le 9 décembre 1981, un homme est arrêté pour le meurtre d’un policier de l’autre coté de l’Atlantique. Cet homme est noir, journaliste et ancien Black Panther, et s’appelle Mumia Abu-Jamal. Pendant que William grandit paisiblement dans une banlieue de Londres, Mumia devient peu à peu un des plus célèbres condamnés à mort américains. En 2006, à 25 ans, William décide de partir sur les traces de celui qui a été en prison durant toute sa propre vie. Il va découvrir le passé incroyable du Philadelphie des années 80 et dévoiler tout un pan oublié de l’histoire sociale et politique récente des États-Unis.
- Cliquez sur ce lien pour prendre connaissance de la critique du journal Le Monde : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/11/22/toute-ma-vie-en-prison-dans-les-couloirs-de-la-mort-aux-etats-unis_1607198_3476.html
- Cliquez sur ce lien pour connaître la projections dans votre région (plus d'une cinquantaine de cinéma ont envisagé la projection du film dans les semaines et les mois à venir) : www.toutemavie-enprison.com & facebook.fr/toutemavie.enprison - Si le film ne passe pas à côté de chez vous, le diffuseur - Lug Cinéma - vous propose d’organiser votre propre séance de cinéma, consultez www.toutemavie-enprison.com
HONK (Klasonnez) Ce film vous place d’emblée aux abords suffocants des couloirs de la mort aux Etats-Unis Alors qu’en France, nous célébrons le trentième anniversaire de l’abolition de la peine capitale, l’automne 2011 apporte son sinistre cortège d’exécutions aux Etats-Unis. HONK nous place d’emblée aux abords suffocants des couloirs de la mort aux Etats-Unis où plus de 3200 hommes et femmes attendent, actuellement, d’être exécutés. Les différents témoignages qu’ils recueillent font émerger le fonctionnement cruel et souvent absurde d’un crime légalisé au nom de la justice. Ils nous mettent également devant nos propres responsabilités, face à tout risque de régression de ce côté-ci de l’Atlantique, afin que l’Europe demeure un continent libéré de ce châtiment d’un autre âge. Cliquez sur ce lien pour en savoir plus et connaître la projection en salles dans votre région : http://www.honk-lefilm.com/ Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal, rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques françaises.
Dans un article publié le lendemain de la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis (11 octobre 2011), le journaliste indépendant américain DAVE LINDORFF -
auteur de Killing Time (2003), ouvrage juridique de référence sur l’affaire Mumia Abu-Jamal - nous livre les enjeux de la nouvelle situation judiciaire et nous donne son analyse. Vous trouverez
ci-après la traduction de cet article.
La Cour Suprême valide la décision de la Cour Fédérale du 3ème Circuit (Philadelphie) annulant la condamnation à mort de Mumia
Abu-Jamal.
Voici ma prédiction : Seth Williams, le procureur de Philadelphie, va très vraisemblablement décider de ne pas requérir une nouvelle condamnation à mort contre
Mumia Abu-Jamal, le journaliste mondialement connu, ancienne Panthère Noire qui a déjà passé presque trente ans de sa vie dans un couloir de la mort surpeuplé.
Le choix appartient toutefois à Williams - après la seconde décision de la Cour Suprême - de contester ou non la décision des trois juges de la Cour d'Appel
Fédérale du 3ème Circuit, qui elle-même, sur injonction de la Cour Suprême des Etats-Unis, a réexaminé et confirmé sa décision antérieure d'annuler la condamnation à mort de Mumia
Abu-Jamal.
Depuis des années, notamment depuis la décision cruciale (2001) du Juge Fédéral William Yohn annulant la peine de mort de Mumia Abu-Jamal suite aux instructions
erronées données aux jurés (on leur a remis un formulaire inexact), Abu-Jamal est pourtant resté soumis au régime brutal de l'enfermement et de l'isolement de la prison de SCI Greene. C'est une «
super-max » de Pennsylvanie - c'est-à-dire une prison à quartiers de haute-sécurité - où les prisonniers, Abu-Jamal et tous les autres condamnés à mort, n'ont droit à aucun contact physique avec
leur famille et leurs amis proches. Les visites ont lieu dans des cabines où prisonniers et visiteurs sont séparés par une vitre blindée, le prisonnier menotté (1), par pure barbarie puisqu'il
n'y a aucun risque qu'il s'échappe. Depuis dix ans il n'est maintenu dans ces conditions inhumaines par l'acharnement d'un procureur déclarant que tant que durerait la procédure d'appel il
resterait dans les mêmes conditions d’incarcération que s'il devait être très prochainement exécuté.
Maintenant il n'y a plus aucune raison ni aucune excuse pour maintenir Mumia Abu-Jamal dans l’enfer du couloir de la mort.
Actuellement, pour qu'il soit à nouveau condamné à mort, le procureur doit ordonner un nouveau procès sur la partie condamnation, avec la mise en place d'un nouveau
jury qui entendra les arguments avancés à la fois par la défense et l'accusation pour qu'il soit, à nouveau, condamné à mort, et confirmer ainsi le verdict de 1982: peine de mort pour le meurtre
d'un policier blanc de Philadelphie, Daniel Faulkner. A ce stade de la procédure il n'existe plus aucune autre alternative juridique, toutes les autres procédures d'appel ont été épuisées et
successivement rejetées par les Cours fédérales.
De fait, les chances sont minces pour le Procureur d'obtenir un nouveau procès sur le choix de la condamnation (qui ne peut être que peine de mort ou prison à
vie).
Trente ans de couloir de la mort et jamais de procès équitable !
Maureen Faulkner, la veuve de Daniel Faulkner - qui a fait campagne sans relâche pour que Mumia soit exécuté - a déclaré après la décision de la Cour Suprême «
qu'elle se demandait s'il n'était pas temps de mettre un terme à ce drame qui dure depuis des années ». On dit même qu'elle s'inquiète du coût exorbitant d'un nouveau procès pour la ville de
Philadelphie et souligne que « la plupart des témoins importants sont décédés ». D'autre part, elle ne souhaite pas donner à Abu-Jamal l'occasion de faire encore la une des journaux.
Ce qu'elle ne dit pas, mais que le procureur Williams sait surement, c'est que si un nouveau procès en condamnation a lieu, dans cette affaire déplorable, il est
probable qu'aujourd'hui, à Philadelphie, un nouveau jury ne pourrait pas, à nouveau, condamner Mumia Abu-Jamal à mort. D'abord, il serait quasiment impossible pour un procureur lui-même
afro-américain - c'est le premier procureur afro-américain de Philadelphie - de choisir un maximum de jurés blancs, comme l'a fait le procureur en 1982 (2), ce qui était pratique courante pour
les délits graves et les meurtres jusqu'en 1986, date à laquelle la Cour Suprême a jugé inconstitutionnelle cette pratique abominable qui s'apparentait au lynchage. D'autre part, depuis trente
ans, Abu-Jamal est un prisonnier modèle : il a passé une licence puis obtenu un doctorat bien qu'enfermé dans le couloir de la mort; il a écrit plusieurs ouvrages très remarqués comme En Direct
du Couloir de la Mort où il décrit l'horreur de la vie dans l'attente de l'exécution et tout le poids économique du lobby des prisons (plus connu sous le nom de prison industrial complex). Et de
plus, il a purgé une peine de trente ans de prison et restera sans doute condamné à la prison à vie, même s'il ne risque plus d'être exécuté. Cette peine serait vraisemblablement considérée comme
suffisante par le nouveau jury qui aurait à se prononcer à l'unanimité (condition requise pour ce verdict) pour une re-condamnation à mort de Mumia
Mais je pense qu'il existe aussi une autre raison qui fera réfléchir Williams avant d'organiser un nouveau procès : la peur qu'une nouvelle audience ne conduise à
un nouveau procès sur le fonds du dossier qui mettrait en cause la culpabilité établie en 1982 à partir d’arguments fallacieux …
Car s'il y a un procès sur le choix de la peine, les avocats de Mumia Abu-Jamal réfuteront la thèse de l'accusation selon laquelle Abu-Jamal a non seulement tué le
policier Faulkner, mais qu'il l'a fait de façon délibérée, préméditée et barbare. La défense d'Abu-Jamal ferait alors comparaître des témoins (certains présents au procès de 1982 et d'autres
retrouvés par la suite) qui mettront à mal la sincérité des témoignages produits par l'accusation lors du premier procès..
Penons par exemple la présentation des faits par l'accusation qui décrit l'homicide comme 'l'exécution' de Faulkner par Abu-Jamal, debout au-dessus de sa victime
allongée sur le trottoir, pendant qu'il lui tire quatre balles dans la tête à bout portant, l'atteignant entre les deux yeux … Avec le concours de mon collègue Linn Washington, nous avons réalisé
un tir identique l'an dernier. Notre démonstration et notre conclusion sont sans appel : cette histoire était une pure invention car trois des balles n'ont pas atteint Faulkner et il n'y a aucun
impact de balles sur le trottoir en béton près des tâches de sang laissées par le corps de Faulkner gisant sur le sol, ce qui rend impossible la version du témoin de l'accusation. Le témoin en
question, un jeune blanc, chauffeur de taxi, nommé Robert Chobert, a affirmé, à la barre, qu'il avait garé son taxi juste derrière la voiture de police de Faulkner. On a dit que la fusillade
avait eu lieu sur le trottoir, à la hauteur des deux voitures situées devant celle de Chobert, impliquant qu'il avait tout vu assis au volant de sa voiture, garé derrière la voiture de police
garée devant lui, elle-même garée devant la Coccinelle Volkswagen appartenant à Billie Cook, le jeune frère d'Abu-Jamal. Et tout ceci de nuit, avec le gyrophare et les feux arrière de la voiture
de Faulkner clignotant devant lui ! De surcroît, il n'existe aucune photo de la scène du crime montrant le taxi de Chobert garé derrière la voiture de Faulkner, et il est donc très vraisemblable
qu'il n'ait rien vu du tout !
A l’évidence, la défense pourrait contester alors les déclarations de l’accusation selon lesquelles, « cet homme (Chobert) n'a aucune raison de mentir ». En fait,
il en a beaucoup ! En 1982, suite à une décision délibérée du Juge Sabo en charge du procès, les jurés n'ont jamais su que Chobert - au moment des faits chauffeur de taxi - n'avait ni permis de
conduire ni licence. C'étaient des faux car il avait été condamné pour ivresse au volant et encore en liberté conditionnelle pour avoir lancé une bombe incendiaire dans une école primaire !
Enfin, ce n'est qu'en 1995 (treize ans après le procès) que la défense apprend que Chobert a demandé au procureur « s'il peut régler son problème de permis », requête dont la défense aurait dû
légalement être informée ainsi que la Cour, sauf à considérer qu’il s’agit d’un service rendu en échange du témoignage produit en 1982.
Bien sûr ceci n'est qu'un exemple, entre autres, des risques que prendrait l'accusation en accordant un procès public, même s'il ne porte que sur le choix de la
condamnation. Et il y en a beaucoup d'autres (3).
C'est bien sûr un soulagement de savoir que cette affaire horrible ne va conduire pas à l'exécution d'Abu-Jamal, suite à la décision de la Cour Suprême, mais c'est
aussi une décision ambigüe. Une fois sa peine transformée en prison à vie, sans possibilité de libération, il rejoindra la population carcérale générale, il pourra enfin voir ses proches, avoir
plus de visiteurs et connaître tous les autres prisonniers de cette énorme prison mais le mouvement national et international qui s'est mobilisé pour le libérer risque de faiblir car il ne sera
plus le symbole de la lutte contre la peine de mort, ce qui est son statut depuis de longues années.
Il pourra bien sûr continuer à se battre grâce à son talent de journaliste, qu'il exercera plus facilement une fois sorti du couloir de la mort; il pourra parfois
avoir accès à un ordinateur et à la bibliothèque. Mais soyons réaliste : il ne sera plus le symbole de cette folie humaine que constitue la peine de mort. Ceci signifie donc pour tous ceux qui
pensent, comme nous, que le premier procès d'Abu-Jamal est une honte, que sa culpabilité n'a jamais été prouvée (trop d'erreurs délibérées de l'accusation, de témoins qui ont menti à la barre, du
parti-pris du juge, de l'amateurisme de son avocat commis d'office, d'une sélection injuste des jurés, du manque d'argent de la défense pour faire des expertises et d'une multitude d'autres
erreurs) qu’il faudra travailler encore plus dur pour que cette victime qui souffre depuis si longtemps aux mains de l'injustice américaine obtienne un nouveau procès, non pas seulement sur le
choix de la sentence mais sur le fonds du dossier.
(1) Depuis la visite de Desmund Tutu en 2007 (et son intervention auprès aux autorités pénitentiaires) Mumia Abu-Jamal n'a plus les mains menottées lors
des visites.
(2) En 1982, le procureur est Ed Rendell, il sera par la suite le Maire démocrate de Philadelphie puis le Gouverneur de Pennsylvanie jusqu'en
2010.
(3) Maureen Faulkner est décrite comme « fondant en larmes » quand on présente au tribunal la chemise « ensanglantée » de son mari … Après vérification
par la suite on apprendra qu'elle n'était pas au tribunal ce jour-là !
Cet article a été traduit par Claude Guillaumaud-Pujol pour le Collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu-Jamal.
Source : mumia.marseille@free.fr
Communiqué de presse
LA COUR SUPREME DES ETATS-UNIS REJETTE
LE RECOURS DE L’ACCUSATION CONTRE MUMIA ABU-JAMAL
La plus haute juridiction des Etats-Unis a annoncé hier qu’elle renonçait à donner suite au recours du procureur de Philadelphie demandant l’annulation de l’arrêt rendu en avril dernier par la Cour d’appel fédérale. Cette dernière avait en effet confirmé sa décision précédente en ordonnant la suspension provisoire de la condamnation à mort.
« Cette décision est une grande victoire » ont déclaré les avocates de Mumia Abu-Jamal (Christina Swarns et Judith Ritter), ajoutant « qu’elle met fin à trente ans de litiges sur l’équité des audiences qui ont conduit à la condamnation à mort ».
La défense a également précisé que « la constitutionnalité de la peine capitale étant désormais écartée, Mumia Abu-Jamal sera automatiquement condamné à la peine de prison à vie sans possibilité de sortie conditionnelle, à moins que le procureur ne demande un nouveau procès, avec un nouveau jury, pour tenter d’obtenir une nouvelle décision le condamnant à mort ».
Le Collectif français de soutien à Mumia Abu-Jamal partage la satisfaction exprimée par l’équipe de défense, d’autant que c’est la première fois que la Cour Suprême des Etats-Unis n’accompagne pas l’acharnement judiciaire de l’accusation. Souvenons-nous que l’an passé, lors du renvoi de l’affaire devant la Cour d’appel fédérale, la Cour Suprême avait expressément demandé à cette dernière d’annuler sa décision concernant la suspension de la condamnation à mort.
Soyons donc particulièrement vigilants sur la suite de cette affaire qui a connu tant de rebondissements depuis 30 ans. La justice et les autorités américaines, à l’exemple de l’exécution récente de Troy Davis, n’ont pas encore tourné la page du déni de justice, du lynchage judiciaire et du crime d’Etat.
La mobilisation pour sauver définitivement Mumia et plus encore pour sa libération reste donc de mise. C’est le sens du rassemblement de ce soir, comme chaque mercredi à 18 heures devant le Consulat des Etats-Unis à Paris (place de la Concorde). Exceptionnellement, Robert Meeropol, fils de Julius et Ethel Rosenberg, de passage à Paris dans le cadre des initiatives marquant le 30ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France, participera aujourd’hui à ce rassemblement.
12 octobre 2011
rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises
MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT
43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98
E MAIL : contact@mumiabujamal.com
www.mumiabujamal.com
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