Europe

En Espagne, les Indignés « libèrent » des immeubles pour les familles à la rue

PAR EMMANUEL HADDAD (3 JANVIER 2012)

Chaque jour, en Espagne, 300 familles sont expulsées de leur maison ou de leur appartement. Dans la lignée du mouvement des Indignés, des collectifs pour le droit au logement se multiplient. À Barcelone, des occupations d’immeubles vides viennent d’être reconnues « légitimes » par la justice. Le début d’un mouvement social massif face à la spéculation immobilière ?

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Dans l’Edificio 15-O, à Barcelone, neuf familles vivent sans craindre l’expulsion. À l’issue des grandes mobilisations de l’automne pour s’opposer aux coupes budgétaires dans la santé et l’éducation, ainsi qu’au manque de logements publics, les Indignés ont pris possession de cet immeuble vide de la rue Almagro. Grâce à un petit miracle juridique, les familles qui s’y sont installées ne craignent désormais plus les poursuites pénales. Le procès pour occupation illégale s’est achevé sur un non-lieu, le 7 novembre. La fête organisée en l’honneur de ce jugement a sonné comme un coup de départ pour d’autres occupations du même genre.

300 familles expulsées chaque jour

Inoccupé depuis cinq ans, cet immeuble de la rue Almagro appartient à la banque Cajamar. Il a été racheté par la banque à la suite de la faillite de la société immobilière en charge des travaux. L’ancien propriétaire a tout perdu dans l’affaire, et la banque attend patiemment que le cours du marché de l’immobilier espagnol reprenne pour revendre le bâtiment. L’Edificio 15-O n’est pas un cas isolé : en Espagne, 3 millions de logements vides, parfois inachevés, prennent la poussière dans l’attente d’une reprise de la spéculation. Pendant ce temps, 300 familles sont expulsées chaque jour de leur logement, incapables de rembourser l’emprunt contracté pour devenir propriétaire, à une époque où l’hypothèque coûtait souvent moins cher qu’une location (voire notre reportage).

« En Hollande et dans d’autres pays, il y a des amendes, voire plus, au bout d’un an et demi d’inoccupation des logements. Mais l’Espagne est à la traîne. Si l’État est incapable d’octroyer un logement digne, l’occupation devient une alternative légitime », considère Jon Aguirre Such, membre de Democracia Real Ya et de Paisaje Transversal, une plateforme qui travaille sur de nouveaux modèles de gestion urbaine. « Tous les Espagnols ont le droit de jouir d’un logement digne et adéquat », énonce l’article 47 de la Constitution. Le 7 novembre, le juge d’instruction a pris acte de ce droit, en tenant compte des circonstances exceptionnelles de la crise : l’occupation est liée « au chômage des jeunes, au difficile accès au logement, à la spéculation urbanistique et aux alternatives autogérées ». Un jugement qui fera désormais jurisprudence.

Vers un mouvement d’occupation de masse ?

L’occupation comme arme politique ? L’idée n’est pas nouvelle. Mais, à Barcelone, elle est en train de subir un « saut qualitatif  », selon un voisin de l’Edificio 15-O venu apporter de la nourriture aux habitants. « Il est difficile de parler d’"okupa" – terme qualifiant la mouvance des squats de Barcelone – dans le cas de l’Edificio 15-O. Car ses nouveaux locataires ne sont pas des militants, des professionnels du squat, mais des victimes de la crise du logement », explique Manuel Delgado, anthropologue à l’université de Barcelone. Une partie du mouvement Okupa est en train de se convertir en mouvement de masse.« Un large pan de la gauche, des plus radicaux jusqu’à des membres du parti socialiste, soutiennent l’évolution du mouvement. En stoppant des centaines d’expulsions et en relogeant des familles, ils montrent qu’il est encore possible d’obtenir des victoires », s’enthousiasme Manuel Delgado, proche du mouvement Miles de Vivienda, le collectif de « réappropriation urbaine » filmé par le documentaire Squat, la ville est à nous.

Ce nouveau type de squat a surtout un objectif social [1]. Les familles qui vivent aujourd’hui dans l’immeuble de la rue Almagro ont déjà subi au moins une expulsion. Dans l’immeuble inachevé, où il a fallu attendre un mois avant d’installer l’eau courante, on trouve des appartements neufs et de qualité, mais sans meubles. Certains ont dégoté un four pour cuisiner. Pour les autres, les Indignés qui s’occupent de l’organisation de l’immeuble font tourner une cantine communautaire au rez-de-chaussée.

Quand les collectifs de squatteurs remplacent les services sociaux

Adrián passe la plupart de ses journées à chercher du travail et ne profite de la cantine que le soir. Ce jeune Roumain vit au premier étage avec sa femme. Ils sont un des seuls couples sans enfant de l’immeuble : leur fils de 11 mois a été pris en charge par les services sociaux à Cadix. Ils font tout pour le récupérer. Une séparation douloureuse pour tous ceux qui, parmi les 150 000 familles espagnoles menacées d’expulsion, ne sauront pas trouver un toit pour leurs enfants.

À l’instar des autres familles, ils n’ont ni le temps ni la tête aux tâches quotidiennes de l’immeuble. « Au début, il y avait beaucoup d’échanges, mais à présent seules quelques familles viennent manger et cuisiner de temps en temps avec nous », souligne Natacha. La jeune femme fait partie de ceux qui se sont portés volontaires pour organiser la vie quotidienne. Cette photographe dort depuis le 15 octobre dans l’immeuble, après avoir passé ses nuits avec les Indignés de la plaza Catalunya. Une suite logique, pour elle. Et un quotidien éreintant, entre nettoyage et assemblées à répétition, où se décident les questions internes à l’immeuble, les fêtes de quartier ou les relations avec la presse. Pour beaucoup de ces jeunes issus du mouvement Okupa, c’est une nouveauté de vivre avec des habitants qui ne suivent pas leur mode de vie communautaire. « On n’est pas une secte ! Nous sommes ici pour les soutenir et leur permettre de vivre le mieux possible », précise Natacha. Balai en main, elle nettoie une salle destinée à accueillir des jeux d’enfants.

Spéculation privée ou logements sociaux ?

Soutenir les familles expulsées : une mission des services sociaux de la ville. Mais leurs efforts ne suffisent plus face à la vague quotidienne de gens jetés à la rue. « Les services sociaux construisent un hôtel d’urgence pour accueillir les familles dans le besoin. Mais celles-ci doivent quitter les lieux au bout de trois jours... C’est la seule solution qu’ils ont trouvée », rélève Antonio, membre de « 500x20 ». 500 logements avec un loyer correspondant à moins de 20 % du revenu de leurs habitants : telle est la revendication de ce collectif de quartier né à Nou Barris en 2006, qui dénonce la pénurie de logements publics à Barcelone. Chaque semaine, ils reçoivent plusieurs cas de familles sur le point d’être expulsées : « On les dirige vers un avocat et, pour les cas sans solution légale, on se charge de les "reloger". » Avec une occupation de logements vides.« Nous devons agir de manière subtile pour ne pas être accusés d’incitation au délit », souligne-t-il.

Indignés, 500x20, Miles de Viviendas... Si ces collectifs en viennent à outrepasser la loi, c’est, soutiennent-ils, parce que la politique du logement à Barcelone privilégie la spéculation privée au détriment de l’offre publique. Récemment, 500x20 a envahi le siège de l’Agence du logement de Catalogne pour dénoncer la spéculation immobilière. En réponse, l’agence publique s’est engagée à consacrer 3 000 logements vides à la location publique, à des prix accessibles. Preuve pour Antonio que la municipalité préfère réserver ses immeubles vides au marché privé plutôt qu’aux familles désœuvrées.

Des centaines de maisons murées par la municipalité

Une critique dure à avaler pour Gerard Capó, directeur technique au Consortium du logement de Barcelone. Depuis 2009, le programme pour lequel il travaille a permis de reloger 337 familles modestes, avec un loyer s’élevant à 20 % de leurs revenus. « La situation actuelle à Barcelone nous dépasse tous, on ne peut financer des logements que selon nos capacités », reconnaît Gerard. Le programme se charge de trouver des logements, mais aussi de financer 80 % du loyer.

Beaucoup de militants du droit au logement négligent de souligner les efforts de l’administration publique, regrette Gerard. Des efforts réels, souligne-t-il, dans la même veine que le programme « location accessible » lancé le 10 novembre par la Fondation sociale de la Caixa. La fondation de cette banque va permettre l’accès à 3 000 logements pour des familles précaires, à des loyers accessibles.« Ils nettoient leur image. C’est un bon début, mais il faudrait qu’il n’y ait plus aucun logement vide à Barcelone », considère Antonio, de 500x20. « Dans le quartier de Bon Pastor, il y a des centaines de maisons murées, aux toits détruits par la municipalité même de Barcelone !, témoigne Manuel Delgado.Pourquoi ne les utilise-t-on pas ? » En attendant, les Indignés continuent de « libérer » des logements vides. Suivant l’exemple de l’Edificio 15-O, cinq nouveaux bâtiments ont été occupés en novembre.

Emmanuel Haddad

Notes

[1] Dans Désobéissance civile et démocratie, l’historien états-unien Howard Zinn définit la désobéissance civile comme une « violation délibérée de la loi dans un objectif social ». L’auteur américain évoque des actions, comme celle de « voisins qui empêcheraient l’expulsion d’une famille incapable de payer son loyer » :« Même s’ils ne concernent qu’un individu ou une famille, [ces actes] adressent un message plus général sur les défaillances de la société. »

Source : http://www.bastamag.net/article1958.html


Communiqué de la liste « Anticapitalistes pour Barcelone »

La candidate de la liste « Anticapitalistes pour Barcelone » a été convoquée par les Mossos d’Esquadra (la police catalane) ce dimanche 13 novembre, à 18h, Pl. España (Barcelone). Nous appelons à un rassemblement à 17h30 devant le commissariat de la Plaza España de Barcelone pour protester contre cette situation complètement inacceptable.


La police catalane a fait parvenir une citation à comparaître à Esther Vivas, tête de liste des Anticapitalistes pour Barcelone, afin de répondre de l'inculpation dont elle est l'objet : suite à l'occupation du siège de la banque CatalunyaCaixa et du bureau du directeur le mardi 8 novembre dernier, elle est accusée de violation de domicile. La déclaration d'Esther Vivas aura lieu ce dimanche 13 à 18h au commissariat de la Plaza España de Barcelone.


Voici la vidéo de l'action contre CatalunyaCaixa :



Les membres de la liste Anticapitalistes considérons qu'il est très grave qu'une candidate qui se présente à des élections fasse l'objet d'une inculpation en pleine campagne et soit ainsi convoquée par la police. Il s'agit là d'un fait de répression inacceptable qui montre, une fois de plus, comment l'on fait payer le coût de la crise aux plus faibles alors que les vrais coupables, comme les cadres dirigeants des banques, demeurent non seulement impunis, mais sont qui plus est sauvés grâce à l'argent de toutes et tous.

Au-delà des freins que le système électoral lui-même impose aux candidatures alternatives, la criminalisation d'une tête de liste pour une action pacifique de dénonciation des sauvetages des banques qui ont été réalisés récemment, et qui a permis à la banque de se renflouer grâce à l'argent public, est un pas de plus vers la volonté d'empêcher que de nouvelles alternatives politiques menées par les gens de la rue puissent émerger et s'organiser.

La liste Anticapitalistes appelle à un rassemblement à 17h30 devant le commissariat de la Pl. España de Barcelone afin de protester contre cette situation totalement inacceptable.

La police catalane ne nous a pas fourni d'informations quant au fait de savoir si d'autres activistes impliqués dans l'action seraient eux aussi sous le coup d'une procédure judiciaire.

La répression n'empêchera pas les Anticapitalistes de poursuivre la campagne anticapitaliste et désobéissante, une campagne porteuse d'une voix alternative aux options politiques traditionnelles dans ces élections générales.

On ne paiera pas la crise !


La crise, que les riches la paient !

__._,_.___

 

Madrid-15-octobre-2011 0067Selon le journal Al Païs les manifestants étaient de l’ordre de 500 000 à Madrid et 400 000 à Barcelone.
Mais au-delà du nombre, ce qui nous a le plus impressionnés c’est la manifestation dans sa forme, sa composition et son contenu politique.
Au point de départ lui-même ce sont 5 grosses manifestations, en rangs serrés, sur toute la largeur des grandes avenues qui donnent sur le carrefour de la place Cibeles qui ont déferlé vers 18 h au point de départ, venant des différents quartiers de la ville.
Les derniers n’atteindront la Puerta del Sol  qu’après 21h.
Véritable manifestation populaire, sorte de soulèvement pacifique d’occupation des rues, tous âges confondus, souvent en famille, par comités de quartier mais chacun partout à sa place. Beaucoup de pancartes individuelles, avec des gestes créatifs qui donnaient l’impression d’ateliers actifs de préparation pour que chaque groupe y trouve son expression, ensemble très divers allant vers la même contestation. Des mots d’ordre commun contre la classe politique, contre le capitalisme, Unis pour un monde global, beaucoup de slogans pour la défense des services publics mais aussi pour la Palestine et contre les guerres impérialistes.
Madrid-15-octobre-2011 0121Présence peu visible des organisations politiques et syndicales. Un choix probablement.
Manifestation gaie et grave à la fois. Pas ou très peu de grosses sonos, le porte-voix c’est le nombre. Et sur la place de la Puerta del Sol, noire de monde, à ne plus pouvoir bouger, l’occupation de l’échafaudage d’un énorme immeuble en rénovation pour y installer, banderoles diverses et drapeaux palestiniens et un grand drap blanc pour projeter une video stigmatisant les dirigeants du monde capitaliste.
Ensuite occupation jusqu’au matin.
En fin de matinée ce sont les parents d’élèves et les enseignants qui occupaient la place pour leur école. 
Cette place est devenu un lieu d’occupation quasi permanent ou chacun vient renforcer l’autre avec ses propres revendications et le rencontrer. Un exemple à suivre peut-être !

Madrid le 16 octobre 2010

Muriel M. et Alain C.

Voir également l'album photos

Madrid se prépare pour la grande manifestation du 15 octobre "Tous ensemble pour un changement mondial" qui, avec Athènes, a trouvé son origine. (voir aussi).

DSCN0712.JPGCe soir des militants avaient envahi la Puerta del Sol. Certains avait installé à même le sol une grande carte du monde ou chacun pouvait indiquer avec une pastille rouge sa ville d'origine et l'écrire à côté, d'autres avaient faisait signer des pétitions contre le démantèlement des services publics, certains avait collé sur des silhoettes de cadavres dessinée à la craie des affichettes, des militants plus agés tournaient en rond pour réclamer la fin de l'impunité pour les crimes franquistes. De nombreuses discussions s'engageaient. Quelques premières photos de cette mobilisation.

Muriel et Alain


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NOUS CITOYENS DE LA PLAZA DEL SOL ET DE SYNTAGMA MANIFESTONS NOTRE INDIGNATION ET INVITONS TOUS LES INDIGNES DE TOUTES LES PLACES A NOUS REJOINDRE.


Des USA à Bruxelles, de Grèce en Bolivie, d’Espagne en Tunisie, la crise du capitalisme s’approfondit. Responsables en sont ceux qui nous imposent des recettes pour la dépasser. Celles-ci sont : Transfert des ressources publiques à des institutions financières privées  tandis qu’ils font payer la facture aux peuples avec des plans d’ajustement qui ne nous font pas sortir de la crise mais nous y enfoncent davantage.


Dans l’UE, les attaques des marchés financiers contre les dettes publiques font chanter les gouvernements et prennent en otage les parlements, lesquels adoptent des mesures injustes dépourvues de toute légitimité démocratique et derrière le dos de leurs peuples. Les institutions européennes, au lieu de prendre des décisions politiques  fortes face aux attaques des marchés financiers, elles s’alignent à ceux-ci.  


Dès le début de cette crise, nous assistons a une tentative de convertir la dette privée en dette publique. Il s’agit de  socialiser impunement des pertes après avoir privatisé scandaleusement les profits.


Les taux d’intérêt élevés imposés afin d’obtenir le financement, ne sont pas dus aux doutes concernant notre solvabilité, mais  aux manœuvres spéculatives que réalisent pour s’enrichir les grandes entreprises financières, en connivence avec les Agences de Notation.


Les coupes économiques sont accompagnées par des restrictions des libertés démocratiques.  Citons parmi celles-ci, des mesures de contrôle et d’expulsion de la population immigrée ainsi que des limitations à la libre circulation des Européens dans l’UE. Seuls l’euro et la libre circulation des capitaux spéculatifs ont les frontières ouvertes.


Dans l’Etat Espagnol, nous sommes soumis à un processus d’arnaque collective. La dette publique (60% du PIB) N’EST PAS UN PROBLEME et pourtant ils l’utilisent comme prétexte pour nous faire croire que nous sommes dans une situation grave, qui justifie les dures attaques contre nos droits et notre patrimoine qui sont en cours et menacent de croitre. Au contraire, la dette privée (240% du PIB) est un vrai problème, mais au lieu d’appliquer aux banques les mesures d’austérité ils leur accordent des aides et des privilèges de toute espèce aux dépens du trésor public. La plus grande « aide » est la cession à des prix imbattables de presque la moitié du système de nos Caisses d’Epargne,  ainsi que des entreprises et activités rentables.

Pendant ce temps, contrevenant à plusieurs droits fondamentaux, l’accès à la Puerta del Sol, épicentre du mouvement du 15 mai (15M) est resté interdit.


En Grèce, ils nous ont imposé des Memoranda.  Ils nous ont dit que les coupes, l’austérité et les nouveaux impôts sont des sacrifices nécessaires pour faire sortir le pays de la crise et diminuer la dette.  Ils nous ont menti !


Jour après jour des nouvelles mesures sont prises, les salaires sont amputés, le chômage monte en flèche, la jeunesse émigre.  Et la dette n’arrête pas de gonfler, parce que les nouveaux emprunts sont destinés à payer les énormes intérêts de nos créanciers. Les déficits  de la Grèce et des autres pays du Sud européen deviennent les surplus des banques de l’Allemagne et des autres pays riches du Nord.


Les responsables pour le gonflement de la dette ne sont pas les salaires et les pensions de retraite. Les responsables sont les grands allégements fiscaux et les subventions en faveur du capital, la grande bouffe des armements des produits pharmaceutiques. Ils nous mettent en faillite afin d’appliquer des mesures et des coupes catastrophiques, afin de vendre la terre et les biens publics à des prix défiant toute concurrence.


Nous disons :


·       Qu’ils retirent leurs memoranda ! Qu’ils s’en aillent ! Nous ne voulons pas le gouvernement du FMI et de la Troïka.

·       Nationalisation des banques. Avec ses plans de sauvetage, l’Etat les a déjà payées bien au-dessus de leur valeur boursière pour qu’elles continuent à spéculer.

·       Ouvrir au peuple les livres de la dette pour que nous sachions où est allé l’argent.

·       Redistribuer radicalement les richesses  et changer la politique fiscal pour faire payer les possédants : les banquiers, le capital et l’Eglise.

·       Nous voulons le contrôle populaire démocratique sur l’économie et la production.


Pour tout ca, les deux places ensemble NOUS DECLARONS que :


LES POLITIQUES D’AJUSTEMENT QU’ILS APPLIQUENT NE NOUS FERONS PAS SORTIR DE LA CRISE, MAIS NOUS ENFONCERONT PLUS PROFONDEMENT DANS CELLE-CI. ILS NOUS ENTRAINENT DANS UNE SITUATION LIMITE AFIN D’APPLIQUER DES MESURES DE SAUVETAGE, QUI EN REALITE SAUVERONT LES BANQUES CREANCIERES, QUI VONT SE CONCRETISER EN GRAVES ATTAQUES CONTRE NOS DROITS, NOS ECONOMIES FAMILIALES ET NOTRE PATRIMOINE PUBLIC.

Nous devons NOUS INDIGNER et NOUS REVOLTER contre pareilles attaques. C’est ce que nous faisons avec le mouvement 15M dans la Place de la Puerta del Sol  et à partir de l’Assemblée Populaire de Syntagma. Nous invitons tous les indignés de toutes les places à s’y joindre.


·       Stop aux plans d’ajustement et de sauvetage

·       Non au paiement de la dette illégitime. Cette dette n’est pas la notre ! Nous ne devons rien, nous ne vendons rien, nous payerons rien !

·       Pour une démocratie directe et réelle MAINTENANT.

·       Défendre le public. Pas une vente de propriété ou de services publiques.


Pour la coordination de tous les indignés de toutes les places.





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