La Course contre la Françafrique, c’est quoi ?
Il y a 50 ans, 14 colonies africaines de la France obtenaient leur indépendance. Cet anniversaire sera célébré par la France le 14 Juillet en invitant sur les Champs Elysées 14 chefs d’états
africains, dont nombre de dictateurs, ainsi que leurs régiments… Dans le cadre de la campagne « Libérons-nous de 50 ans de Françafrique ! », l’association Survie organise une caravane cycliste et
citoyenne à vélo, ouverte à toutes et à tous, de Lyon à Paris du 3 au 13 juillet 2010 : « gonflés à bloc pour arriver à Paris avant les dictateurs ! »
A chaque étape, un court documentaire suivie d’un échange sur la politique africaine de la France : quelle coopération depuis 50 ans, quels liens économiques, quelles relations diplomatiques...
?
Chaque soir un film différent !
Cette aventure à vélo vise à dénoncer la politique africaine de la France qui soutient économiquement, diplomatiquement et militairement des régimes autocratiques et corrompus.
Venez pédaler contre ce scandale : 5 km, 50 ou pourquoi pas 500 !
Contact : Audrey 06 59 06 80 54 survie38@gmail.com
Vendredi 2 juillet à LYON
Samedi 3 juillet à VILLIE MORGON
Dimanche 4 juillet à CLUNY
Lundi 5 juillet à MONTCEAU LES MINES
Mardi 6 juillet à AUXY
Mercredi 7 juillet à SAULIEU
Jeudi 8 juillet à BUSSIERES
Vendredi 9 juillet à AUXERRE
Samedi 10 juillet à COURTENAY
Dimanche 11 juillet à NEMOURS
Lundi 12 juillet à MELUN
Mardi 13 juillet à PARIS, pour arriver avant les dictateurs !
Souce : Survie
1 an apres le crash de l'avion Yemenia, qui transportait 152 passagers, l'enquete n'a toujours pas avancé !
Bien que Yemenia ait déjà été pointé du doigt en 2008 par l'association S.O.S Voyages et par les partis civiles "pour conditions de vol indignes" sur le trajet "Marseille-Moroni"; elle reprend
ses vols Paris-Saana/ Saana-Moroni sans assurer aux passagers les conditions de vol et de sécurité répondant aux normes européennes.
Alors que les 2 boites noires ont été retrouvées, les autorités yéménites refusent toujours de coopérer dans le cadre de la commission rogatoire internationale, ouverte afin de trouver les causes
de ce terrible accident.
Les familles sont toujours en attente de la vérité qui leur permettrait de faire le deuil.
Pour soutenir les familles des victimes, l'Association des victimes du vol A310-300 de la compagnie Yemenia "Aide" vous attend :
Mercredi 30 juin 2010
pour la marche
"Tous ensemble pour la dignité"
à 14H30
départ de la Porte d'Aix
vers à la Mairie centrale.
Plus que jamais, il faut être présent et solidaire avec la communauté comorienne!
Appel à la manifestation du
13 Juillet 2010
18H Place de la République (angle bd Magenta)
50 ans de Françafrique, ça suffit !
Arrêtons le soutien aux dictateurs !
Soutenons les peuples africains !
Le 14 juillet à Paris, des unités militaires de 14 pays africains défileront sur les Champs - Elysées, au côté des troupes françaises. Convoqués par Nicolas Sarkozy, les chefs d'État, amis de
toujours de la France et des réseaux de la Françafrique : les Gnassingbé (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré (Burkina Faso), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Biya (Cameroun) seront
présents dans la tribune présidentielle.
Ceux-là, ainsi que d'autres dictateurs et putschistes, responsables pour certains du massacre d’une partie de leur population et du maintien de celle-ci dans la pauvreté, viendront s'assurer du
soutien politique, économique et militaire et de leur enrichissement personnel auprès de leur ancienne puissance coloniale.
La France qui, durant la colonisation, avait abondamment pillé les ressources et utilisé les peuples comme réservoir de main d’œuvre, poursuit depuis 50 ans sa politique par tous les moyens, au
détriment du développement des pays concernés, ce qui amène de nombreux africains à migrer pour nourrir leurs familles.
Dans la plupart des pays concernés, les gouvernements de la France ont éliminé ou se sont rendus complices des assassinats de leaders qui ont combattu pour l’indépendance de leur pays comme
Patrice Lumumba, Medhi Ben Barka, Félix Moumié, Ruben Um Nyobé, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Farhat Hached…
Les autorités françaises ont mis en place des dictateurs, intégrés dans les réseaux de la Françafrique où ils côtoient l’Etat major de l’Armée, l’Elysée et des grandes entreprises comme Total,
Bouygues, Bolloré, ou Areva. De l’Afrique de l’Ouest au Maghreb où Ben Ali et Mohamed VI prospèrent sur le dos de leurs peuples, l’héritage du colonialisme est toujours présent.
Aujourd’hui encore, la plupart des élections dans ces pays sont truquées, les opposants souvent emprisonnés, parfois torturés ou assassinés, par ceux là même qui défileront le 14 juillet , avec
la complicité des autorités françaises.
A cette politique françafricaine s’ajoute une agriculture exportatrice européenne et la recolonisation des terres qui détruisent les productions locales, accélèrent le réchauffement climatique et
contraignent les paysans africains à fuir les campagnes ou à migrer vers l’Europe. Cette « Europe Forteresse » qui fabrique des sans papiers, les exploite et les expulse sous couvert d'accords de
réadmission codifiés dans la Directive Européenne de la Honte, au mépris de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
CONTRE :
Le soutien de la France aux dictateurs qui vivent impunément des rapports néocoloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations ;
La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d'armes, et l'impunité de leurs auteurs et de leurs complices ;
La vie chère et la hausse des produits de première nécessité ;
Le pillage du continent par les pays riches par le biais de leurs multinationales, de la Banque Mondiale et du FMI ;
L'impunité, la criminalité financière et les paradis fiscaux et judiciaires ;
La politique africaine de la France menée par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.
POUR :
La démocratie et des élections libres et transparentes ;
Le respect des droits humains ;
L'annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;
L'accès de tous à l'alimentation, à l’eau, à la santé, à l'éducation, à l'emploi, à l'habitat, et à la justice ;
Une vraie mobilisation contre le Sida et le paludisme ;
La régularisation de tous les Sans Papiers : Grévistes en lutte depuis 8 mois et Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour aller interpeller les dictateurs africains réunis à Nice le 31 mai, tous
ensemble unis et déterminés dans un combat commun ;
La fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement.
Nous, organisations françaises et africaines, exigeons un partenariat entre l’Europe et l’Afrique pour le développement et l'émancipation de l'Afrique hors de la tutelle du gouvernement
français.
Manifestons contre la Françafrique ! Place de la République, Paris, le 13 juillet, à 18 h.
Bal anticolonial, 20h30, au Ministère de la régularisation de Tous les Sans papiers, 14 rue Baudelique, 18ème, Métro Simplon, (ligne 4).
Premiers signataires :
Union des Populations du Cameroun, CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), CNR-MUN (Conseil National pour la Résistance - Mouvement
Umnyobiste Cameroun/Allemagne), Mouvement panafricaniste de Munich ( AK Panafrikanismus München), Fédération Congolaise de la Diaspora, CAAC Comores, Attac Gabon, FTCR (Tunisie), La Voie
Démocratique ( Maroc)
Sortir du Colonialisme, Survie, AFASPA, MRAP, Droits Devant, CEDETIM, IPAM, Afriques en lutte, Respaix Conscience Musulmane (RCM), Réveil des Consciences, « 93 au cœur de la République »
(Aubervilliers) L'Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT), Ministère de la Régularisation de Tous les Sans papiers,
CNT, Union Syndicale Solidaires,
Les Alternatifs, NPA, la FASE, PCF, Les Verts
Article publié par le quotidien algérien El Watan ... C’est sans doute l’un des dommages
collatéraux de la « Françafrique » qui commence à battre de l’aile ces dernières années : la situation des ressortissants africains en France. Il étaient près d’un millier de sans-papiers a avoir
défilé hier à Nice (sud-est), à la veille d’un sommet Afrique-France, pour demander la régularisation de tous les immigrés sans-papiers vivant en France. Pour la symbolique, il n’y a pas meilleur
boomerang pour la France coupable, aux yeux de nombreux Africains, d’avoir abandonné les populations des anciennes colonies à des juntes voraces qui ont privatisé le pouvoir des décennies durant.
Et avec la bénédiction des dirigeants français pour qui la démocratie n’est pas une « denrée » recherchée en Afrique.
Les Africains du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et du Gabon ont été livrés pieds et poings liés à des apprentis dictateurs qui ont installé durablement des régimes dynastiques. Dans
beaucoup de pays, l’indépendance dont on commémore aujourd’hui le souvenir sur la Côte d’Azur, est synonyme d’un enfer. La France a accordé l’indépendance à ces peuples sans leur fournir le «
mode d’emploi ». Mais elle n’a pas oublié de lier les économies de ces pays à la « métropole ». Résultats de 50 ans d’indépendance : la France continue encore de faire et défaire des despotes
selon ses besoins et ses intérêts. « La Françafrique » ou « Afrique-France », c’est du pareil au même ! La rupture tant promise par Nicolas Sarkozy s’est avérée n’être qu’un vain mot.
Bien que militairement nettement moins présente, la France reste la principale bénéficiaire des richesses du sol et sous-sol africains. S’étant assuré de la permanence du soutien des hommes, du
genre Ali Ben Bongo, Paris garde la main sur ses « pieds à terre » dans de nombreux pays, moyennant des châteaux et autres boutiques sur les Champs Elysées. C’est un peu contre tout cela que les
sans-papiers africains ont voulu marquer ce sommet par une aussi longue marche de Paris à Nice.
Côté d’Ivoire, Côte d’Azur…
L’image est certes moins glamour que les rutilantes limousines déposant les dictateurs africains devant les hôtels luxieux de la Côte d’Azur, mais ces laissés-pour-compte de la « Françafrique »
viennent rappeler à la France son péché originel d’avoir abandonné les peuples africains face aux rapaces, et de continuer à ignorer son devoir historique envers les nouvelles générations qui
n’ont plus de solutions sinon fuir leurs pays. Une partie des manifestants étaient partis le 1er mai de Paris pour une longue marche à travers la France, s’arrêtant dans plusieurs villes, où
d’autres sans-papiers et sympathisants les ont rejoints. Portant une grande banderole, « Paris-Nice à pied pour les sans-papiers », ils ont défilé dans un quartier excentré de Nice, loin des
grands hôtels où sont accueillies les délégations africaines au sommet. « Notre but est de demander à la France qui organise ce sommet avec les Etats africains la régularisation de tous les
sans-papiers », a indiqué Sissoko Anzoumane, leur porte-parole. Selon lui, 80% des personnes participant à la marche sont des Africains.
Les manifestants, qui se trouvaient dans la matinée à Cannes, n’ont pas été autorisés à entrer à Nice en groupe et à pied. Ils ont dû effectuer la dernière étape de leur périple en autobus. «
C’est l’aboutissement d’une marche qui a eu un grand succès ». Mais il n’est pas sûr que les regards de Sarkozy et de ses invités — ses poulains plutôt — croisent ceux de Sissoko ou Mamadou. Les
misérables sans- papiers seront tenus à distance respectable de ce conclave de dictateurs qui permet de maintenir le cordon ombilical entre la France et ses anciennes colonies. Eh oui, un
demi-siècle après leurs indépendances, de nombreux pays africains continuent de servir de simple tube digestif à la France, moyennant son soutien à des régimes prédateurs des richesses et des
libertés. Alors, « Françafrique » ou « Afrique-France », tous les chemins mènent à Nice…
Par Hassan Moali
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