Au terme de la semaine du procès des meurtriers d’Abdelhakim AJIMI, nous avons pu assister et dénoncer chaque jour les connivences entre l’institution judiciaire et
la police.
La dernière journée d’audiences s’est déroulée sans nous. Puisque la justice nous tourne le dos, nous aussi nous lui tournons le dos : nous avons refusé de
cautionner un jour de plus cette mascarade judiciaire et avons quitté la salle.
Les policiers ont d’ailleurs attendu le dernier jour pour présenter timidement des excuses, dans une salle quittée par la famille AJIMI et leurs
soutiens.
La famille d’Abdelhakim AJIMI, les membres du Comité Vérité et Justice pour Hakim, leurs soutiens et la population grassoise dans son ensemble sont restés dignes
depuis la journée dramatique du 9 mai 2008.
Tout au long de cette semaine d’audiences, les témoignages édifiants et les expertises accablantes ont très clairement établi les faits et attesté de l’acharnement
des policiers sur Abdelhakim AJIMI. Nous sommes en droit d’exiger que les policiers soient condamnés à des peines de prison ferme et immédiatement démis de leurs fonctions. Pourtant, les peines
requises sont minimes : du sursis simple n’excédant pas 2 ans, ainsi que de ridicules peines de principe.
Depuis quatre ans et durant toute la semaine d’audiences, des personnes et des comités sont venus de partout en France pour soutenir la famille AJIMI.
Parmi ces comités, nous pensons notamment à ceux créés à la suite des morts de : Ali ZIRI, Lamine DIENG, Wissam EL YAMNI, Abou Bakari TAMDIA, Mamadou MAREGA, Abdel
EL JABRI, Djamal GHERMAOUI. Nous pensons aussi aux soutiens d’Abderrahmane et Adama KAMARA à Villiers-le-Bel, qui purgent de longues peines après deux parodies de procès, suite aux révoltes qui
ont suivi la mort de Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI.
Nous invitons tous les membres des différents comités du type « Vérité et Justice » crées à la suite de crimes policiers, ainsi que toutes les personnes qui se
sentent concernées par ces violences à converger pour continuer la mobilisation.
La date du jugement du procès des meurtriers d’Abdelhakim AJIMI a été fixée au 24 février 2012. C’est une date importante. Nous devons unir nos forces pour préparer
au mieux une journée d’action.
Face au déferlement de violences policières, organisons une riposte globale.
Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net
Contact pour la journée du 24 : appeldu24fevrier@gmail.com
Le 18 décembre prochain sera la journée internationale des migrants.
Aujourd'hui c'est plus de 200 millions de personnes que les Nations Unies considèrent comme « migrants », c'est -à- dire qui vivent ou travaillent hors de leur pays
d'origine depuis plus d'un an.
Malgré la richesse que constituent ces échanges , les gouvernements de certains pays sont de plus en plus hostiles aux migrants et à leur
famille. Ainsi ils n'hésitent pas à violer les droits fondamentaux des individus et notamment leur droit à la libre circulation. Après avoir exploité pendant des années cette main d'œuvre,
les gouvernements des pays la stigmatise et la persécute.
Ces politiques de lutte contre les migrations ont des impacts dramatiques sur les migrants partout dans le monde et jusque Mayotte.
Elles précarisent les migrants et placent sous contrôle l'ensemble des populations.
Sous la présidence de la France, l'Union Européenne s'est doté en 2008 d'un véritable arsenal législatif (Pacte Européen
d'Immigration).
L'UE a ainsi fermée et militarisé ses frontières extérieures. Dans le sillage de la France, d'autres pays ont créée, comme à Mayotte, des zones de non droits (comme
par exemple Ceuta et Mélilla, deux enclaves espagnoles au Maroc).
Depuis la mise en place du Visa Balladur en 1995 à Mayotte, c'est plus de 10 000 personnes qui ont perdu la vie en tentant la traversée entre les
Comores et Mayotte. En 2010, Mayotte totalisait presqu'autant de reconduite à la frontière que la métropole (28 000) en reconduisant plus de 26 000 personnes dont 6000 mineurs.
Dans le sillage de la journée du 63ème anniversaire de la signature de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme par l'ONU le 10
décembre prochain, nous rappelons que l'article 13 de cette même
charte reconnaissait que :
« 1) Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un état
2) Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ».
Nous hommes et femmes mobilisées sur le sort réservé à ces personnes; appelons à une large mobilisation le dimanche 18 décembre devant le Centre
de Rétention Administrative à Pamandzi en Petite Terre afin de dénoncer ces lois criminelles qui ciblent ces populations dont le seul tort est de vouloir circuler.
Pour que cette situation infâme ne reste pas sous silence, faisons du bruit pour cette journée mondiale des migrants, les indigné-e-s
de
Mayotte :
APPEL A UN RASSEMBLEMENT TINTAMARE (RAMENER TAMBOUR, CASSEROLE, SIFFLET,ETC...) DEVANT LE CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIF DE PAMANDZI EN PETITE TERRE
LE 18 DECEMBRE A 13H
Premiers signataires : Les Indigné-e-s de Mayotte,...
Source Google groupe "Sortir du colonialisme"
25/11/2011 Communiqué du GADEM
Allégations d’atteinte à la sécurité et à la vie à proximité de Sebta
Deux tentatives d’interception de migrants en mer par les forces de l’ordre marocaines et espagnoles ont conduit à la noyade de plusieurs personnes et à l’arrestation et au refoulement violents de dizaines de rescapés.
Citant des informations de la MAP, le quotidien Al Massae rapportait dans son édition du 5-6 novembre 2011 le refoulement par les autorités marocaines, le 25 octobre, de 90 personnes et le 3 novembre, de 60 personnes qui tentaient de passer à Sebta (Ceuta) par la mer.
Les nombreux témoignages recueillis par le GADEM permettent d'affirmer que leurs interceptions en mer alors qu’ils cherchaient à rejoindre Sebta ont été particulièrement violentes, et dans certains cas mortelles. Ces opérations ont donné lieu à des violences disproportionnées et à de nombreuses exactions. D’autres événements similaires antérieurs et plus récents retracent le même type de pratiques par les autorités marocaines et/ou espagnoles qui portent une atteinte grave au droit à la vie de ces personnes.
Les 90 personnes refoulées le 25 octobre à la frontière algérienne sont les rescapés d'un naufrage provoqué suite à l'intervention conjointe des forces de sécurité espagnoles et marocaines pour intercepter leur embarcation qui tentait de contourner par la mer le grillage installé sur la côte entre Fnidq et Sebta. Si certains migrants ont réussi à rejoindre le territoire sous contrôle espagnol, 10 à 15 personnes seraient mortes noyées, selon des témoignages concordants.
Le 3 novembre, 74 personnes, ressortissants de différents pays d’Afrique subsaharienne [1] ont tenté de rejoindre Sebta à la nage. Ils ont été rattrapés par les bateaux de la marine marocaine, alors que des tirs de balles en caoutchouc de la Guardia civil retardaient leur progression et que des civils marocains, apparemment incités par les forces de l’ordre marocaines, leur jetaient des pierres depuis le rivage. Seules 13 personnes ont pu rejoindre les eaux jouxtant Sebta. Les trois premières arrivées ont été immédiatement remises par la Guardia civil aux forces auxiliaires marocaines, qui ont cependant refusé de reprendre les 10 autres migrants.
Les migrants interviewés par le GADEM, accusent des hommes en uniforme qui leur semblaient être des militaires marocains de les avoir frappés et d’avoir enfoncé la tête de certains sous l'eau jusqu'à la limite de la noyade avant de les ramener à terre, où ils les auraient dépouillés de leur argent et téléphones portables.
Après avoir été emmenés dans différents commissariats des environs puis regroupés dans celui de Tétouan, ils ont été transportés en bus vers le commissariats d’Oujda puis finalement refoulés à la frontière avec l'Algérie, à l'exception des 5 personnes, séparées du reste du groupe, car elles auraient été gravement blessées lors de l’opération d’arrestation.
Selon les témoignages recueillis, ces pratiques sont récurrentes [1] et accompagnent la chasse aux migrants dans les forêts du nord du Maroc, les destructions régulières des campements où se réfugient les migrants[2] et les violences qui les accompagnent.
Dans un communiqué rendu public le 9 septembre 2011[3], le GADEM dénonçait une série de rafles opérées contre les migrants subsahariens à Rabat et Nador en réponse à la pression accrue exercée par l'Espagne sur le Maroc. Le GADEM avertissait contre l'intensification de la répression policière annoncée par M. Khalid Zerouali, Responsable de l'immigration et du contrôle des frontières au sein du ministère de l'Intérieur.
Le GADEM considère les exactions commises aux abords de Sebta comme le résultat de la complicité entre les autorités marocaines et espagnoles pour freiner l'entrée des migrants en Europe. Ces agissements violent manifestement différentes des dispositions de la législation marocaine (non-assistance à personne en danger, violences, procédure de reconduite à la frontière, droits de défense, protection contre les violences et les confiscations, etc.) et des Conventions internationales dûment ratifiées par le Maroc.
Ils soulignent également certaines pratiques courantes s’exerçant depuis des années en dehors de tout cadre légal, comme la remise immédiate et collective par les autorités espagnoles aux autorités marocaines de migrants, sans examen de leur situation individuelle ni respect de l’obligation internationale de non refoulement des demandeurs d’asile.
Le GADEM exhorte les autorités marocaines, ainsi que les instances de défense des droits Humains en particulier le Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH), à prendre rapidement les mesures nécessaires pour mettre un terme à ces pratiques et pour veiller au respect des droits et de la dignité des étrangers au Maroc. La lumière doit être faite sur les allégations de violences perpétrées par ou en complicité avec les agents de l’Etat à l’encontre de cette population, violences régulièrement dénoncées par le GADEM [4] et d’autres organisations.
Contact : gademm@gmail.com <mailto:gademm@gmail.com>
________________________________
[1] Le GADEM a d’ailleurs déjà dénoncé ces pratiques. Consulter GADEM, « 11 naufragés repêchés dans la mer Méditerranée et refoulés à la frontière algérienne 24 heures plus tard », Communiqué du 23 septembre 2009
[2] L’association Prodhein a dénoncé le durcissement de la chasse aux migrants dans le nord du Maroc dans un communiqué publié le 17 novembre. Disponible sur http://www.cgtandalucia.org/Melilla-Prodein-denuncia-el <http://www.cgtandalucia.org/Melilla-Prodein-denuncia-el>
“ los llevan en camión, los hacen bajar en mitad de ninguna parte y los ahuyentan disparando al aire. Cuando se acercan a Argelia les espera un recibimiento similar, más tiros al aire para que se den la vuelta. Algunos logran salir de este limbo, otros ya no vuelven jamás”.[extrait]
[3] « Les forces de l’ordre marocaines vont pleinement reprendre leur rythme à réaliser leurs tâches habituelles » : http://www.gadem-asso.org/Les-forces-de-l-ordre-marocaines <http://www.gadem-asso.org/Les-forces-de-l-ordre-marocaines>
[4].Voir rubrique « communiqués/rapports » du GADEM sur http://www.gadem-asso.org/
________________________________
[1] Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Camerounais, Togolais et Nigérians
<http://menoressolos.blogspot.com/2011/01/organizaciones-de-defensa-de-los.html>
Nous avons été extrêmement choqués par les propos diffamatoires et insultants que le Ministre de l'Intérieur M. Claude Guéant a tenus publiquement à des
journalistes l'interrogeant sur la sécurité à Marseille lors du Grand Jury- RTL- Le Figaro-LCI le 11 Septembre 2011. Il a ainsi déclaré : « Il y a une immigration comorienne importante qui est la
cause de beaucoup de violences. Je ne peux pas la quantifier. »
Comme tous les citoyens de France, Monsieur Guéant, en tant que Ministre de la République, devrait savoir que les Comoriens ont droit au respect et à ne pas être
désignés comme coupables du fait de leur appartenance ethnique réelle ou supposée.
Ses paroles stigmatisent de façon hasardeuse l'ensemble de la communauté comorienne de Marseille et sont une diffamation et une incitation à la haine raciale. De
tels propos en font les boucs émissaires des maux de notre ville. Les Marseillais et tous les autres citoyens ne peuvent accepter une telle posture qui pose la droite dite «classique» en jumelle
de l'extrême-droite.
NOUS N'OUBLIERONS JAMAIS IBRAHIM ALI.
Nous souffrons toutes et tous des mauvaises conditions de vie dues à la crise économique qui sévit en Europe et dans les pays du monde, entraînant chômage,
précarité et avenir professionnel difficile pour la jeunesse. Ce sont là les principales causes de la délinquance (et l'exemple ne vient pas d'en haut !).
Certes Monsieur le Ministre de l'Intérieur a prétendu regretter ses formulations « inadéquates » mais le mal est fait.
Nous soutenons toutes initiatives pour faire droit à la demande du MRAP et des associations comoriennes et autres visant à saisir la commission des requêtes en vue
de traduire M. Guéant devant la Cour de Justice de la République.
Le MRAP13 et le Comité de Marseille restent mobilisés contre les propos de Guéant !
Soutenez notre action en justice en signant notre pétition en ligne !
Merci.
Pour signer la pétition en ligne afin de faire traduire le ministre de l'intérieur devant la cour de justice de la République, suivez le lien ci
dessous:
http://mrap13.org/petition13/
Communiqué de presse du Nouveau Parti Anticapitaliste 13
M. GUEANT récidive avec ses propos racistes, cette fois-ci stigmatisant la communauté comorienne lors de l’interview télévisée
de dimanche, où il considère que « l’immigration comorienne [ à Marseille ] importante est la cause de beaucoup de
violences. ». Lundi, s’en prenant à nouveau aux Rroms, désignés comme cause des vols sur l’avenue des Champs-Elysées,
Guéant devient le premier multirécidiviste des propos et politiques racistes. Cette surenchère raciste de la part du ministre de l’Intérieur illustre la politique de racisme d’Etat contre laquelle nous allons nous mobiliser Jeudi 15 septembre, à 14heures,
devant la préfecture aux côtés des Comorien-ne-s de Marseille
Il s’agit pour ce gouvernement de flatter l’électorat frontiste qui avait voté Sarkozy en 2007, de justifier idéologiquement
sa politique de recul des droits civiques, ultra sécuritaire, xénophobe et raciste, nous ne laisserons pas faire
!
Dans la même logique politique, le conseil municipal d'Aix en Provence a voté au mois de Juin une motion désignant les Roms
comme responsables des incivilités, organisés en bandes et demandant à l'Etat Français de remettre en cause les accords
de Schengen ( voir ci dessous ).
Nous refusons que notre département soit le terrain d'essai d'une guerre menée contre les communautés dites « étrangères » et
d'un sécuritarisme raciste devenu insupportable. Nous rejoindrons le rassemblement prévu le 26 Septembre à
Aix-en-Provence.
Face à l’intensification de la chasse aux migrants, à la criminalisation des pauvres, aux gesticulations sécuritaires de ce
ministre à Marseille, nous appelons à rejoindre le rassemblement devant la préfecture, place Félix-Barret, jeudi 15 , à
14h. Nous sommes tou-te-s des Comorien-ne-s, tou-te-s des Roms !
A Marseille, le mardi 12 septembre 2011
Le Nouveau Parti Anticapitaliste 13
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