Les réactions en Mauritanie et le communiqué du NPA
Déclaration de l'UFP sur les évènements de Maghama
mercredi 28 septembre 2011
Lundi 26, mardi 27 et mercredi 28 septembre, Maghama a été le théâtre de manifestations légitimes de jeunes, protestant contre l’enrôlement discriminatoire voire raciste.
Les forces de la gendarmerie ont eu recours à leurs armes durant la journée du mardi 27 septembre, tuant un jeune et blessant gravement plusieurs autres. Les
conséquences de cette répression sont donc graves car il y a eu mort d’homme.
La déclaration du Ministre de l’Intérieur relative à ces événements, loin de contribuer à l’apaisement, n’a fait que confirmer l’entêtement du pouvoir, au grand
mépris de l’opinion.
L’Union des Forces de Progrès (UFP) condamne une fois encore la politique répressive du pouvoir dont les forces de sécurité n’hésitent plus à tuer des citoyens, qui
n’ont fait qu’exprimer leur mécontentement par rapport à un recensement qui menace leurs droits citoyens.
L’UFP présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt et souhaite à tous les blessés un prompt rétablissement.
L’UFP exige des autorités qu’elles suspendent les opérations d’enrôlement, en espérant que cette mesure contribuera à apaiser les passions, à restaurer la paix des
cœurs et des esprits des jeunes et à rassurer les communautés qui en sont victimes.
L’Union des Forces de Progrès lance un appel pressant à tous ceux qui manifestent contre l’enrôlement injuste organisé unilatéralement par le pouvoir, de s’abstenir
de tout comportement à caractère racial et violent susceptible de porter atteinte à la vie et aux biens des citoyens, en vue de préserver la paix civile et l’unité nationale..
Nouakchott le 28 septembre
La Commission de Communication
Parti pour la Liberté l’Égalité et la Justice : Déclaration
jeudi 29 septembre 2011
Très vive condamnation par le PLEJ (Parti pour la Liberté l’Egalité et Justice) de la répression barbare subie par des jeunes manifestants à Maghama.
Le Parti pour la Liberté l’Egalité et la Justice (PLEJ), condamne très vivement la répression dont la jeunesse de Maghama vient d’être l’objet dans la journée du
mardi 27 Septembre 2011, journée au cours de laquelle des forces de l’ordre ont tiré à balles réelles sur des jeunes manifestants en en tuant un.
Il y’a eu neuf blessés dont l’un est décédé à la suite de ses blessures, ce qui porte le nombre de morts à deux. Il s’agit d’une répression sauvage d’un autre âge,
répression qui prouve à quel point le pouvoir en place incarné par Abdel Aziz qui en est le seul responsable, est un pouvoir dictatorial, sourd au respect des Droits Humains dont la liberté de
manifester pacifiquement.
Le PLEJ réclame que les auteurs directs de cette répression barbare soient relevés de leur fonction et traduits en justice. Il réclame en plus la libération
immédiate des jeunes détenus et l’arrêt immédiat de cette opération injuste de recensement. Il profite de cette occasion pour condamner en même temps la répression des jeunes manifestants à
Kaédi. Il réclame que les manifestations pacifiques des jeunes soient tolérées et que l’opération : Dénégrification de la Mauritanie cesse.
Nouakchott le 28 Septembre 2011 Le Bureau exécutif du PLEJ
Communiqué du NPA
lundi 3 octobre 2011
Le gouvernement de Mauritanie met en place, depuis un certain temps, une campagne de recensement de la population. Toutefois, celle-ci tourne à la discrimination,
puisque la majorité de la population négro-mauritanienne en est exclue pour des motifs à caractère raciste.
Le peuple mauritanien, dans son ensemble, refuse cette forme d’apartheid. C’est ainsi qu’il manifeste depuis plusieurs mois, à l’instar des pays du Maghreb, son
opposition à un régime qui perpétue le racisme d’état.
A Maghama, ces manifestations ont tourné au tragique les 27 et 28 Septembre 2011 avec l’assassinat par les forces de l’ordre des jeunes Lamine MANGANE et Moussa
BASSEL, simplement parce qu’ils étaient noirs et osaient revendiquer leur droit à la citoyenneté.
Le régime mauritanien prouve qu’il mettra en œuvre son agenda de division ethnique, quitte à ce que les régions du Sud s’embrasent et tombent dans la guerre civile.
Comme ce fut le cas en 1989, il abattra sa répression sur l’ensemble de la population mauritanienne, Beydane comprise, et fera des négro-mauritaniens les uniques responsables du durcissement du
régime. Il instrumentalisera, ainsi, les divisions des populations aux seules fins d’asseoir son pouvoir.
Le Nouveau Parti Anticapitaliste de France salue la mémoire de Lamine MANGANE et de Moussa BASSEL. Il s’associe à la douleur des familles et des
manifestants.
Le NPA affirme son soutien à l’ensemble du peuple mauritanien dans sa lutte pour la citoyenneté et pour l’avènement d’une véritable démocratie sans aucune
discrimination.
Le NPA sera toujours aux côtés des organisations démocratiques mauritaniennes du pays, mais aussi de la diaspora, dans leur lutte contre ce régime issu d’un coup
d’état et soutenu par le gouvernement de Sarkozy.
Pour une Mauritanie, libre, démocratique et unifiée.
Le 3 Octobre 2011.
Au moment où les travailleurs aspiraient au lancement d’un dialogue social sérieux et porteur qui aboutisse à la satisfaction de leurs revendications légitimes et leur permette de recouvrir leurs droits essentiels spoliés ;
Au moment où l’opinion publique nationale fonde de réels espoirs sur la volonté de dialogue annoncée par l’ensemble des acteurs nationaux, le pouvoir en place réussit, une nouvelle fois, à décevoir les attentes des Mauritaniens par des pratiques inopportunes et injustifiées.
Ainsi, a-t-il réprimé avec violence, une manifestation pacifique des travailleurs (journaliers) qui s’étaient réunis dans les locaux de la coordination régionale de la confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) après avoir été délogés de la grande place publique où ils avaient l’habitude de se regrouper.
Le siège de la CGTM a alors été pris d’assaut par des unités de la garde nationale qui ont agressé, brutalement, les travailleurs, les ont molestés avant de noyer le siège sous une pluie de grenades Lacrymogène faisant plusieurs blessés et arrêtant plusieurs travailleurs.
Les autorités locales ont ensuite interpellé le coordinateur de la CGTM, Monsieur Mohamedou O/ Nahah pour lui signifier l’interdiction, totalement injustifiée, de participer à toute réunion publique comme elles ont interdit aux journaliers de manifester.
Faut-il rappeler que les récentes protestations des travailleurs temporaires (journaliers) étaient une réaction au non respect par le pouvoir et ses protégés des engagements qu’ils ont pris, dans le cadre de l’accord conclu et qui, en son temps, avait été l’objet d’un tapage médiatique qui est sans doute pour beaucoup dans le sentiment de désillusion qui prévaut.
En quoi la violation du droit des syndicats à poser leurs revendications légitimes, la violation de leurs locaux, la destruction de leurs enseignes et banderoles, sont-elles compatibles avec le dialogue, la volonté de réformes ou la lutte contre la gabegie ?
Est-il raisonnable que la ville de Zouératt vive un état d’urgence qui ne dit pas son nom sans aucune justification ?
Le sentiment désormais largement répandu, est qu’il s’agit là d’une nouvelle approche délibérée de la dictature en place, consistant à réprimer et à museler toutes les forces vives qui manifestent des velléités d’indépendance et à leur tête, les syndicats, à l’avant-garde d’un mouvement de protestation et de revendication de plus en plus visible dans tous les secteurs.
Il faut noter, en outre, que c’est le premier pouvoir, dans l’histoire de l’Etat Mauritanien qui, plutôt que de saisir les préavis de grève comme une opportunité de négocier et de discuter avec les organisations syndicales, choisit de les réprimer et de chercher à les diviser par des manœuvres scandaleuses et irresponsables. L’Union des forces de progrès (UFP), en condamnant fermement ces pratiques anachroniques du pouvoir en place :
1) réaffirme son entière solidarité avec l’ensemble de travailleurs et particulièrement les journaliers, dans leur lutte pour arracher leurs droits spoliés ;
2) réclame la libération immédiate des travailleurs arrêtés et met en garde contre toute violation de leurs droits ;
3) appelle le pouvoir a engager, sans délai, des négociations sérieuses avec les travailleurs ;
4) souligne que ces agissements sont révélateurs du désarroi d’une régime qui a fait de la manipulation et des petites combines un procédé de traitement des partenaires ce qui a conduit, fatalement, a instaurer un climat de suspicion entre les acteurs.
Nouakchott, le 18/07/2011
Il y a un an, les populations de Boghé(1) apprennent par un simple avis au public préfectoral que 40 000 hectares de leurs terres vont être « mis à disposition » d’une
entreprise saoudienne. Depuis, elles n’ont obtenu aucune information précise sur le projet. Or, il y a quelques semaines, la préfecture a publié un nouvel avis sous forme d’ultimatum, invitant
toute personne utilisant ces terres à produire un titre de propriété sous 60 jours. La propriété étant traditionnellement transmise de manière héréditaire et informelle, des dizaines de milliers
de personnes risquent d’être privées de leurs moyens de subsistance !
Assemblée Générale des commissions de suivi du foncier
Un an de mobilisations
« Toute la population de la Moughataa s’est fortement mobilisée pour manifester et marquer ainsi son opposition à toute forme de dépossession non concertée de leur
unique source de vie, la terre. Que deviendra cette frange de la population si toutes les terres cultivables et tous les espaces pastoraux lui sont arrachés et donnés à d’autres ? »déclare M.
N’Diaye Saïdou Yéro, Secrétaire général de la Coordination départementale de Babadé du Comite de suivi du foncier, constituée suite à l’annonce du projet.
Avec le soutien des organisations de défense des droits humains et des organisations paysannes mauritaniennes, réunies au sein du Comité de Suivi de la Sécurité
Alimentaire (CSSA), les populations se mobilisent et ont rencontré à de nombreuses reprises les élu-e-s de la région et les autorités administratives pour demander, entre autres, l’abandon du
projet.
Un an sans la moindre information précise
Malgré leurs actions, les communautés n’ont obtenu aucune information précise sur le projet et les impacts qu’il aura sur leurs vies. Tout juste sait-on que la
firme saoudienne impliquée, l’entreprise TADCO (Tabouk Eziraiya) appartient aux Al Rajhi, une famille d’hommes d’affaires saoudiens dont la fortune se compte en milliards de dollars et qui
investissent dans tous les secteurs : agriculture, commerce, transports, technologies de l’information… Les modalités précises du projet de l’entreprise restent d’autant plus floues qu’aucun
contrat n’a été rendu public et qu’aucun plan détaillant le type de culture, sa destination et les compensations envisagées pour les populations n’a été publié.
De plus,contrairement à ce que prévoit la législation locale, le projet a été annoncé par l’Etat sans que les consultations et études d’impact prévues n’aient été
menées et sans que les intérêts des populations locales n’aient été pris en compte.
Un avis en forme d’ultimatum, des milliers de personnes menacées
En plus de la commune Boghé, le projet toucherait aussi 10 000 hectares de celle de Dar El Barka. AU total, plus de 75 000 personnes vivent dans cette zone, sur des
terres qui constituent des zones d’élevage ‘‘à haute intensité pastorale’’ (elles contiennent notamment de nombreux puits et mares utilisés pour l’abreuvage du bétail) et des zones de culture
pour les populations qui y produisent essentiellement du mil, du maïs, du riz, des haricots et des pastèques. Le 13 juin 2011, la préfecture a publié un nouvel « avis au public » invitant toute
personne utilisant ces terres à produire un titre de propriété sous 60 jours, ce que la plupart des habitant-e-s ne pourront pas faire. En effet, la majorité des paysan-ne-s ne possèdent pas de
titres de propriété officiels, la propriété étant traditionnellement transmise de manière héréditaire et informelle.
S’il aboutit, le projet de l’Etat mauritanien et de l’entreprise saoudienne entraînera donc l’expulsion forcée de plusieurs dizaines de milliers de
personnes.
Avec le soutien du CSSA, les populations organisent donc, pendant tout le mois de juillet, des assemblées et des manifestations dans leur région ainsi qu’à
Nouakchott, la capitale du pays.
Elles demandent au gouvernement mauritanien d’abandonner ce projet d’accaparement des terres.
Agissez maintenant pour soutenir leurs revendications !
SIGNEZ CET APPEL URGENT
Après avoir renversé par un coup d’état militaire le 6 août 2008, le régime démocratiquement élu du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah, mis en coupe réglée les institutions démocratiques du pays aidé en sous main par certains pays occidentaux, le pouvoir du général Mohamed Ould Abdel Aziz dévoile chaque jour davantage son vrai visage et la nature de sa mission assignée ; les pays et les milieux qui l’ont soutenu et encouragé prétendant qu’il était le seul capable de combattre le terrorisme et l’immigration clandestine en Mauritanie, interviennent ouvertement dans les affaires intérieures de notre pays. Le fait le plus notoire est l’implantation de bases militaires étrangères sans accord préalable ni même l’information de notre parlement ; type de relation que notre peuple a rejeté depuis longtemps dans ses rapport avec la France pour assumer la plénitude de son indépendance et de sa souveraineté nationales.
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz vient de lancer à corps perdu, sans beaucoup de réflexion ni concertation préalable, des éléments de nos forces armées à l’intérieur du territoire malien encadrés par des officiers français pour sauver l’ingénieur français Michel Germeau enlevé à la frontière du Niger et du Mali et menacé de mort. Tout en dénonçant les actes criminels des terroristes de l’AQMI et compatissant comme nous l’avons toujours affirmé, avec le sort des victimes françaises et espagnoles, les événements auxquels nous venons d’assister ne sauraient justifier, des incursions pour la troisième fois en territoire malien et exposer notre pays aux risques de conflit majeur avec la République du Mali et nos populations civiles à des représailles terroristes.
Alliance Populaire Progressiste :
- dénonce avec force la politique aveugle, les initiatives inconsidérées et unilatérales du régime alors que des mesures et démarches communes ont été initiées avec les états frères voisins de l’Algérie et du Mali contre le terrorisme et le banditisme transfrontaliers,
- dénonce l’abandon de la souveraineté nationale dans cette opération, son mépris de toute concertation et d’entente avec les pays partenaires et voisins, le Mali et l’Algérie,
- exige le maintien de nos forces armées nationales et de sécurité dans leur mission sacrée de défense de l’intégrité territoriale de la sécurité des populations,
- exige leur dotation en moyens matériels et techniques pour l’accomplissement de leur noble mission,
- appelle l’ensemble des populations de notre pays à plus de vigilance dans les circonstances actuelles,
- lance un appelle à l’ensemble des forces patriotiques politiques et la société civile à serrer leurs rangs face à ce régime dans la poursuite de leur lutte commune pour l’instauration d’un véritable régime démocratique.
Nouakchott, le 24 juillet 2010
Le Bureau Exécutif
Au début du siècle dernier, quand la France entreprend de soumettre la Mauritanie, c’est dans la cité millénaire de Oualata qu’elle installe une des ses plus importantes garnisons militaires. Un fort majestueux est édifié sur la crête d’une colline. Mais, depuis l’été 2005, le fort - une étape obligatoire pour les touristes - est interdit aux visiteurs. Récemment réhabilité, il a trouvé une nouvelle vocation. Officiellement, l’édifice abrite le siège d’unités spéciales destinées à la traque des jihadistes de la branche maghrébine d’Al-Qaeda, qui pullulent dans ces confins perdus du Sahara. Mais, selon l’influent quotidien le Calame, il serait en réalité devenu un « black site » (« site noir »), nom de code de ces fameux centres de détention secrets que la CIA utilise à l’étranger pour interroger des suspects dans la lutte antiterroriste.
« Site de choix ». Cette idée n’est pas nouvelle. « Nous avions des soupçons, mais nous n’avions pas de preuves, ce qui explique que nous préférions jusqu’ici parler prudemment de certains pays d’Afrique du Nord », explique Joanne Mariner, de l’organisation américaine Human Rights Watch (HRW). Il a fallu que Seymour Hersch, journaliste vedette de l’hebdomadaire américain The New Yorker, l’évoque récemment pour que l’hypothèse prenne corps. Citant un ancien haut responsable du renseignement et un consultant du gouvernement américain, Hersch assure que, après « les révélations par le Washington Post en 2005 de l’existence de prisons secrètes en Europe, l’administration a réagi en ouvrant un nouveau centre de détention en Mauritanie ». Hersch, qui avait révélé le scandale de la prison irakienne d’Abou Ghraib, affirme que ce pays est un « site de choix, où il est possible d’atterrir et de décoller sans contrainte ». De plus, les soldats américains peuvent s’y rendre sans visas, une faveur octroyée par les militaires mauritaniens.
L’alliance stratégique qui a été conclue, au milieu des années 90, avec Washington n’a jamais été remise en cause. La junte qui s’est emparée du pouvoir en 2005, avant de le remettre aux civils en avril dernier, avait maintenu ses relations diplomatiques avec Israël, ainsi que le rejet de l’islamisme radical. De même, l’armée mauritanienne continue de participer activement à l’initiative « Pansahel ». Ce programme militaire a été lancé par le Pentagone pour aider les pays limitrophes du Sahara à traquer les activistes d’Al-Qaeda installés sur place après la chute du régime des talibans en Afghanistan.
Pour Hersch, le centre présumé a abrité « les prisonniers les plus coriaces, de haut rang ». Peut-être même 39 personnes « disparues », originaires d’Egypte, du Kenya, de Libye, du Maroc, du Pakistan et d’Espagne. Selon un rapport rédigé début juin par six organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International et HRW, elles ont été enlevées par la CIA. Ces associations disent détenir des preuves solides sur l’incarcération de 18 d’entre elles.
« Pays de droit ». Pour les nouvelles autorités mauritaniennes, qui ont succédé au régime militaire, ces informations sont « sans fondement ». A l’opposition, qui qualifie ces nouvelles d’ « extrêmement graves », le gouvernement s’est contenté de faire valoir que la Mauritanie était « pays de droit qui respecte les conventions internationales », et de nier l’existence d’un tel centre.
Absent du pays, le chef de la junte dissoute, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, n’a pas encore réagi. Mais l’un de ses plus proches collaborateurs a fermement démenti l’existence de cette prison secrète. « La seule chose que nos amis américains nous ont demandée a été l’octroi d’une base militaire pour surveiller le Sahara et le Sahel, confie-t-il à Libération. Nous avons refusé, malgré leurs pressions incessantes. » Il ajoute : « Une prison secrète n’a jamais fait l’objet de la moindre conversation entre la Mauritanie et les Etats-Unis. »
Par Lemine M. OULD SALEM
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