Sahara occidental

DownloadedFile-1.png
Par Front Line Defender, SaharaDoc, les documents du Sahara Occidental, 17/1/2012

Le 6 janvier 2012 a 10h00, le défenseur des droits humains M. Hasna Al Wali a été arrêté à Dakhla par des officiers, en uniforme et en civil, de la police judiciaire marocaine.

La police a déclaré qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. Il a été placé au secret dans un centre de détention de la ville jusqu’à ce qu’il soit transféré le lendemain à la prison Alkuhl à Laayoune. Hasna Al Wali est conseiller auprès de l’organisation contre la torture à Dakhla, et la police le recherchait depuis les violents troubles qui ont éclaté à Dakhla lors de la dernière semaine de septembre 2011; ces troubles avaient déjà conduit à l’arrestation de cinq défenseurs des droits humains. Front Line Defenders avait lancé un appel à propos de ces arrestations le 6 octobre et le 25 novembre 2011.

Hasna Al Wali est détenu en attendant d’être interrogé par un juge d’instruction. Nous craignons qu’il ne soit torturé et maltraité en détention, afin de le pousser à faire des aveux sous la contrainte. Certaines sources ont informé Front Line Defenders à propos des actes de torture infligés aux défenseurs des droits humains messieurs Kamal Al Tarayh, Abd Al Aziz Barrai, Al Mahjoub Awlad Al Cheih, Mohamed Manolo et Atiqu Barrai, arrêtés à Dakhla en octobre et novembre 2011. Ils auraient été passés à tabac alors qu’ils étaient détenus au secret, et obligés à signer des documents qui les incriminaient. Au moins deux des détenus sont tombés malades depuis l’arrestation, et le 29 décembre Kamal Al Tarayh a été admis à l’hôpital Hasan Ben Al Mahdi à Laayoune, pour d’importantes douleurs au dos. Al Mahjoub Awlad Al Cheih souffrirait aussi de douleurs au dos, mais il n’a pas été conduit à l’hôpital ni soigné.

L’arrestation d’Hasna Al Wali fait partie d’une vague de répression contre les défenseur-ses des droits humains au Sahara Occidental.
Front Line Defenders pense que cette arrestation et cette détention ont un lien direct avec son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains, notamment avec son plaidoyer en faveur de l’autodétermination du Sahara Occidental sous administration marocaine.

Front Line Defenders est profondément préoccupée pour l’intégrité physique et psychologique et pour la sécurité d’ Hasna Al Wali, en particulier car il est  exposé aux risques de torture et mauvais traitements.


http://saharadoc.wordpress.com/2012/01/17/sahara-occidental-le-defenseur-des-droits-humains-m-hasna-al-wali-arrete-detenu-et-expose-au-risque-de-torture-et-de-mauvais-traitement/

2011.12.26 APS/H.Rachel


Source : Sahara Press Service
La question du Sahara occidental a, encore une fois, reçu l’appui de l‘Assemblée générale de l’ONU et du Conseil de sécurité qui ont réaffirmé, au cours de cette année, la solution permettant l’autodétermination du peuple sahraoui, mais l’absence de progrès dans le processus des négociations continuent à buter sur des divergences entre le Front Polisario et le Maroc.
 
Dans sa dernière résolution sur cette question, l’Assemblée générale de l’ONU a soutenu le processus de négociation initié par le du Conseil de sécurité depuis 2007 en vue de parvenir à "une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental".
 
Pour le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, si l’on aboutit à un statut final à travers duquel la population sahraouie n’aura pas exprimé ses vues clairement et de manière convaincante," on risque de créer de nouvelles tensions au Sahara occidental et dans la région".
 
De son côté, le Conseil de sécurité a également avalisé une résolution dans laquelle il a réitéré son engagement à aider les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, à parvenir à une solution qui permette l’autodétermination du peuple sahraoui.
 
Mais la victoire particulière obtenue par le Front Polisario dans cette dernière résolution du Conseil de sécurité est que pour la première fois, cet organe de décision de l’ONU a, sans équivoque, appelé le Maroc, comme pays occupant, à respecter les droits de l’homme du peuple sahraoui, et ce, après des années de négligence de cette question en raison de l’opposition d’un membre du Conseil de sécurité.
 
"Il est important d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et d’engager les parties à collaborer avec la communauté internationale pour mettre au point et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme", a finalement admis le Conseil dans sa résolution 1979.
 
Considérant, par ailleurs, que le maintien du statu quo n’est pas acceptable à long terme, il a invité les deux parties à faire preuve d’une plus grande volonté politique en vue d’une solution, en discutant de façon plus approfondie de leurs propositions respectives.
 
Ce qui a toujours été, d’ailleurs, le point de vue du Front Polisario qui a constamment proposé la tenue d’un référendum envisageant plusieurs options, dont celle de l’indépendance, tandis que le Maroc tient uniquement à un régime d’autonomie négocié et à un référendum de confirmation à option unique.
 
Lors des débats tenus sur le Sahara occidental à l’Assemblée générale et à la 4ème Commission de décolonisation, un grand nombre d’Etats et de représentants de la société civile internationale ont interpellé l’ONU pour l’intensification des efforts en vue de la tenue d’un référendum d’autodétermination dans ce dernier foyer du colonialisme en Afrique, qui est toujours en attente de sa décolonisation définitive.
 
http://www.echoroukonline.com/fra/actualite/politique/13687-sahara-occidental-%3A-le-droit-%C3%A0-l%E2%80%99autod%C3%A9termination-r%C3%A9affirm%C3%A9-par-l%E2%80%99onu%2C-le-processus-de-n%C3%A9gociations-dans-l%E2%80%99impasse.html

Dakhla-a-sang-et-feu-sept11.jpg Dimanche dernier après un match de foot, un sahraoui est violemment agressé par des colons marocains sous l'oeil imperturbable des policiers marocains.

Exaspérés par l'injustice, les sahraouis organisent une manifestation pacifique de protestation contre ce parti pris de la police, et revendiquant l'autodétermination de leur peuple, opprimé sur ses propres terres par le colonisateur.

Le parti pris est confirmé quand les colons attaquent violemment les sahraouis avec matraques et gourdins. Dans le milieu de la matinée du lundi, en plein jour, des colons marocains frappent à mort un sahraoui, dont le tort était sûrement de l'être.
Les renforts militaires marocains arrivent rapidement, lundi matin, puis mardi matin.

Les autorités marocaines annoncent la mort de sept personnes, conséquences selon eux d'affrontement suivant un match de foot.
L'AFP pour une fois, communique rapidement l'information des violences et des morts. Néanmoins, pourquoi les informations relayées en provenance de ce territoire occupé sont-elles celles provenant de la MAP, l'agence de presse officielle des autorités coloniales ? Notre AFP n'est elle pas neutre et bien informée ?

Il y a des sources sahraouies d'information, la société de presse sahraouie basée dans les campements de réfugiés, des organisations de journalistes sahraouis et des organisations des droits de l'homme en territoires occupés, qui diffusent de l'information malgré les risques qu'ils courent. Rien n'est plus de l'aptitude d'un journaliste que de trouver des sources, surtout quand elles sont en ligne sur le net.

Il est grand temps de présenter les informations provenant de la partie occupée du Sahara Occidental avec les deux versions des faits, objectivement.

Parce que les autorités marocaines ne diront pas que les militaires marocains ont tiré à balles pour disperser les sahraouis. Ni que cette nuit de mardi à mercredi 28 septembre 2011, le couvre feu est imposé à Dakhla dans le quartier sahraoui, alors que les colons marocains circulent librement, pas plus qu'ils ne diront que les autorités indiquent aux colons, dans le quartier marocains, les quelques maisons sahraouies qu'il est autorisé, ou peut être recommandé de piller, leurs habitants ayant fui de peur des violences.
Les autorités marocaines ne diront pas non plus que le président de la République Sahraouie a saisi le Secrétaire Général des Nations Unie pour lui demander d'agir en urgence pour protéger les civils sahraouis des violences policières et militaires marocaines.

Il est indispensable aussi dans les communiqués de l'AFP d’ajouter à la phrase « le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, soutenu par l'Algérie » le nom de chacun des pays du monde entier. La liste sera longue alors, mais les réfugiés ne survivraient pas une semaine dans le désert aride et inhospitalier où ils sont depuis 35 ans, sans l'assistance internationale des agences de l'ONU, de l'UE et d'ONG internationales ou l’assistance des pays qui accueillent les étudiants sahraouis...

Il serait plus juste de dire que le Maroc propose une autonomie au pays qu'il a colonisé, sans alternative et surtout pas de pouvoir choisir d'être indépendant, contrairement à tous les pays reconnus territoires non autonomes par lONU. Et plus juste aussi de dire que les sahraouis revendiquent l'application du droit international, un référendum d'autodétermination, condition du cessez-le-feu signé en 1991 et constamment empêché par le Maroc depuis 20 ans.

APSO, le 28 septembre 2011

Source (et autres infos) : http://ap-so.blogspot.com/2011/09/dakha-dans-le-sud-du-sahara-occidental.html

Par SaharAction, 4/7/2011

Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, a interpellé hier le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, sur "l’escalade dangereuse" des violations des Droits de l’Homme au Sahara occidental par le Maroc. Le président sahraoui a adressé une lettre à Ban Ki-moon, lettre relayée par l'agence de presse sahraouie, où il expose ses craintes.

Vendredi dernier, six jeunes Sahraouis auraient été enlevés à Tan-Tan dans le sud du Maroc. Ils réclamaient pacifiquement le droit de leur peuple à l’autodétermination et à l’indépendance. Pour le président sahraoui, il faut “intervenir en toute urgence” afin de sauver la vie des citoyens sahraouis innocents dans les territoires occupés et au sud du Maroc. Le président demande concrètement un renforcement des mécanismes de la MINURSO, la mission de l’ONU pour le référendum au Sahara Occidental et ce, "pour garantir la protection des civils sahraouis de la répression sauvage des forces d'occupation marocaines".
Mohamed Abdelaziz ajoute dans sa lettre que des organisations internationales des droits de l’homme, dont le Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU, avaient affirmé que les droits de l’homme sont violés dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Il attire l’attention du secrétaire général de l’ONU et de l’opinion internationale sur la situation qui intervient à quelques jours de la tenue du quatrième round de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc.
Les autorités sahraouies et le Polisario demandent aux instances internationales d'exercer des pressions sur le Maroc afin de Protéger les droits de l'Homme dans la région et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent dans les prisons marocaines, le président sahraoui a appelé à la libération particulière de Yahia Mohamed Elhafed Izaa. On dénombrait plus de 151 prisonniers et 651 disparus. La destruction du mur de séparation et la cessation immédiate de la spoliation des richesses du Sahara occidental sont également demandé.
Enfin le Polisario en tant que représentant de la République arabe sahraouie démocratique réclame la publication du Rapport de la délégation du Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme de septembre 2006. Et, la mise en œuvre de ses recommandations, l’élargissement du mandat de la MINURSO, pour surveiller la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc en attente d’un référendum juste, libre et transparent pour permettre au peuple du Sahara Occidental l’exercice de son droit légitime à l’autodétermination.
La société civile ne peut rester en marge de ces pratiques, selon M. Abdelaziz, soulignant la nécessité d’accélérer l’ouverture des territoires aux observateurs et médias internationaux indépendants. Pour terminer, la lettre est revenue sur "l’intervention violente de la police et forces auxiliaires, le 31 juillet à El-Ayoun, contre une manifestation pacifique organisée par des citoyens et citoyennes sahraouis en signe de protestation contre l’enlèvement du jeune Ghali Bouhella par les forces de sécurité marocaines le 30 juillet".

Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie, malgré les promesses du pouvoir, prés de 20000 sahraouis ont érigé un campement à Gdeym Izik, à quelques kilomètres de Laayoun, une des principales villes du Sahara occupé. Cette action a coïncidé avec la célébration du 35ème anniversaire de la « marche verte » lancée par Hassan II, point de départ de la colonisation armée et civile, aboutissant à l’exil de larges fractions du peuple sahraoui et à l’établissement d’une chape de plomb sur une bonne partie du Sahara Occidental. Moins de 24 heures après le discours de célébration de Mohamed VI, réitérant la marocanité du Sahara dans le cadre d’une « régionalisation avancée », les autorités marocaines ont annoncé une grande intervention militaire visant à détruire le campement et à interdire tout soutien.

Les régiments militaires étaient appuyés par les canons à eaux, fournis gracieusement par le gouvernement français, par des jets de bombes lacrymogènes et des hélicoptères. Les communications téléphoniques ont été coupées. L’ensemble du camp a été encerclé, puis incendié et détruit.

.Dans la ville de Laayoun occupée, le lundi 8 novembre, le jour même de l'ouverture du 5ème round des négociations à Washington entre le Front Polisario et le Maroc sous l'égide des Nations unies, des manifestations contre cette répression de masse ont éclaté dans plusieurs quartiers de la ville. La réponse du pouvoir a été d’une violence extrême : matraquages et tirs à balles réelles ont fait 11 morts, des centaines de blessés, d’arrestation et des dizaines de disparus.

Trente cinq ans après l’occupation, la lutte du peuple sahraoui pour son droit à l’autodétermination continue et se développe au cœur même des territoires occupés. Le NPA apporte toute sa solidarité et s’associe aux initiatives de soutien contre la politique d’occupation et de répression de la dictature marocaine. Il exige notamment :

- l'arrêt de la répression de la population sahraouie des territoires occupés

- la libération des prisonniers sahraouis

- la reconnaissance du droit à l’autodétermination et condamne la complicité des gouvernements occidentaux avec la monarchie marocaine.

Le 10 novembre 2010.

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés