Algérie

Mourad Dhina, défendu par les ONG des droits de l’homme

mourad-300x199.jpg Après Amnesty International, qui a pris en charge le dossier de Mourad Dhina, une coalition d’une dizaine d’ONG internationales de défense des droits de l’homme a adressé ce mardi 24 janvier au Premier ministre français François Fillon une lettre demandant à la France de ne pas extrader Mourad Dhina en Algérie. Dans un communiqué commun, ces organisations spécialisées dans les droits de l’homme expliquent que le Dr Dhina, directeur de l’ONG Alkarama, n’aura pas un procès équitable.
Euromed, ACAT-France, Alkarama, l’Institut pour les Études des droits de l’Homme du Caire, le Centre libanais pour les droits de l’Homme, la FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme), Frontline defenders , la Commission internationale des juristes, la Ligue française des droits de l’Homme et l’Organisation mondiale contre la torture estiment qu’une extradition vers l’Algérie serait contraire aux obligations de la France en matière de droits humains. Elles considèrent que l’arrestation d’un des membres fondateur du mouvement Rachad a été commanditée par l’Algérie dans l’objectif de le réduire au silence. « Ses activités de défenseur des droits de l’Homme menées avec Alkarama et ses activités politiques au sein de Rachad, une association politique pacifique, légale en France et qui travaille pour un changement pacifique et démocratique en Algérie », dérangeraient le régime algérien.
Il y a quelques jours, la Laddh (Ligue algérienne de défense des droits de l’homme) s’était elle aussi inquiétée d’une éventuelle extradition, considérant que la justice française doit prendre en compte que Mourad Dhina « ne pourra pas bénéficier d’un procès équitable en Algérie » car « de nature politique » dans un pays ou la justice n’est pas indépendante.

par Alain Gresh, lundi 16 janvier 2012


Le 5 juillet 1962, dans toutes les rues de l’Algérie, d’Oran à Annaba, de Tizi Ouzou à Tlemcen, une foule en délire déferlait dans les rues pour célébrer la fin de cent trente années de colonialisme et d’une guerre d’indépendance de sept ans particulièrement traumatisante. Le peuple ne célébrait pas seulement la souveraineté retrouvée, mais exprimait aussi ses rêves : l’aspiration à une société différente, plus juste et plus égalitaire, à un développement impétueux s’appuyant sur les formidables ressources de la nation, enfin récupérées.
Pour une grande partie de ce que l’on appelait déjà le tiers-monde, notamment pour les pays encore sous le joug colonial, l’Algérie ouvrait la voie, représentait un modèle et une espérance. Dans sa capitale se rassemblaient tous les révolutionnaires qui, du Vietnam à l’Afrique australe, voulaient mettre à bas l’ordre impérial et colonial, lequel niait jusqu’à l’humanité des populations « de couleur », enfermées dans des stéréotypes qui allaient du « bon nègre » au « musulman perfide ».
Dans le monde arabe, le nouveau régime tissait des liens avec le président égyptien Gamal Abdel Nasser et chevauchait une vague qui avait chassé les Français et les Britanniques après leur piteuse aventure de Suez en 1956, qui avait imposé l’indépendance de la Tunisie et du Maroc, qui avait renversé la monarchie en Irak en 1958 et au Yémen du Nord en 1962. La lutte armée contre les Britanniques s’intensifiait au Yémen du Sud, et les Palestiniens lançaient leurs premières actions pour inscrire leur pays sur la carte politique dont il avait été rayé. Les peuples aspiraient à un ordre mondial plus juste, à récupérer leurs richesses naturelles, et en premier lieu le pétrole.
Que de déceptions ont suivi ! A tel point qu’ont redressé la tête en Occident ces apologistes du « bilan positif » de la colonisation. Qu’ont repris vigueur tous les stéréotypes sur les Arabes et les musulmans, inaptes à la démocratie, incapables de se bien gouverner, enfermés dans un univers médiéval, n’aspirant qu’au retour à un viie siècle mythique. Piètres justifications du soutien aux pires dictatures qui avaient ce formidable avantage de permettre aux compagnies transnationales et aux bourgeoisies locales de continuer à piller et à s’enrichir, tout en prétendant que ces pays avançaient sur la voie interminable du développement et de l’élargissement des libertés. Combien de rapports de l’Union européenne et du Fonds monétaire international ont-ils encensé l’Egypte et la Tunisie pour leurs réformes économiques, c’est-à-dire une privatisation des richesses du pays au profit d’une infime minorité liée au pouvoir politique ? Combien de chefs d’Etat européens ont-ils vanté la « sagesse » du président Hosni Moubarak ou la « laïcité » du régime de M.Zine El-Abidine Ben Ali, soi-disant défenseur des femmes ? Combien de partis politiques européens ont-ils adoubé les partis-Etats égyptien et tunisien, membres de l’Internationale socialiste ? Tout paraissait immobile et éternel dans cet Orient dont la population ne pouvait comprendre que la force.
Cinquante ans après l’indépendance algérienne, la bourrasque de la révolution balaie à nouveau tous les clichés. La révolte, née en Tunisie, a emporté les dictatures égyptienne et libyenne, s’est étendue, sous des formes multiples, du Yémen à la Syrie, du Bahreïn à la Jordanie, du Maroc à Oman. Aucun régime n’est plus à l’abri de cette aspiration à la fin des pouvoirs autoritaires, à un Etat civil, à la dignité, à une démocratie représentative, à la justice sociale, à la fin de la corruption. A nouveau, les peuples font leur propre histoire pour porter plus loin les rêves et les espoirs nés avec les indépendances.
Paradoxalement, l’Algérie, à l’avant-garde dans les années 1960, semble préservée de ces espérances. Illusion d’optique ! Loin des feux médiatiques, le pays a connu en 2010 et en 2011 un nombre sans précédent de manifestations, de grèves, d’occupations, d’affrontements avec les forces de l’ordre. S’y expriment les mêmes aspirations que dans le reste du monde arabe, même si pèse sur ces mobilisations le spectre de la « décennie noire » des années 1990, cette guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et laissé un pays meurtri et tétanisé, voulant à tout prix éviter de sombrer à nouveau dans les folies meurtrières. Les luttes intertribales en Libye, la militarisation partielle des affrontements au Yémen ou en Syrie ont accru ces craintes.
Pourtant, l’Algérie pourrait, une nouvelle fois, surprendre et renouer avec cet élan qui, il y a cinquante ans, faisait l’admiration du monde, insuffler un espoir nouveau non seulement dans tout le Maghreb, mais aussi sur l’autre rive de la Méditerranée, victime d’une crise économique et sociale sans précédent.
Car, malgré une histoire commune tourmentée, marquée par la colonisation, la guerre, la torture, les relations avec la France restent denses, multiples, riches. Des centaines de milliers de Français sont originaires de cette terre algérienne, des centaines de milliers d’Algériens vivent dans l’Hexagone. Et l’on se plaît à rêver d’une lutte commune des deux peuples pour bâtir un ensemble méditerranéen pacifié, cette utopie qui animait les Français « porteurs de valises » du Front de libération nationale (FLN) ayant parié sur l’indépendance algérienne et sur l’avenir fraternel des deux pays.


Alain Gresh

Source Le Monde diplomatique

Deux blessés graves et une trentaine d’arrestations

le 11.01.12 dans El-Watan
        
Plusieurs institutions de la wilaya de Laghouat sont assiégées par la population. Des milliers de jeunes refusent de se disperser. Le «départ du wali» est posé comme préalable au retour au calme.


emeutes_816340_465x348.jpg Depuis près d’une semaine, des centaines de protestataires observent un rassemblement devant la wilaya pour faire annuler la liste des bénéficiaires de logements attribués à des familles qui ne sont même pas de la wilaya. La liste des attributaires des logements sociaux afin de lutter contre l’habitat précaire compte 27 bénéficiaires de la même famille. Sur les 98 noms y figurant, 14 ne sont pas originaires de cette wilaya, affirment les représentants locaux de la Ligue algérienne des droits de l’homme. C’est ce qui justifie donc le soulèvement des jeunes, qui insistent sur le caractère pacifique de leur action de protestation. Les slogans scandés expriment des revendications liées notamment à l’annulation de la liste des bénéficiaires, la poursuite en justice pour corruption des responsables qui sont derrière «cette mascarade», ainsi que le départ du wali Youcef Cherfa, auquel ils reprochent d’avoir échoué dans sa mission dans cette wilaya.


La ville sur un volcan


La tension est depuis hier à son comble après les arrestations musclées de la police. Des affrontements ont eu lieu dès le début de la matinée, suite à «l’incursion policière». Des blessés ont été signalés par les groupes de manifestants qui ont diffusé des images et des vidéos sur «la violence exercée par les forces de l’ordre».
Le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh), Yacine Zaïd, confirme que deux blessés graves ont été enregistrés ; «d’ailleurs ils sont toujours à l’hôpital», précise-t-il. Le collectif national des chômeurs dénonce la violence de la répression infligée par la police. «La répression est féroce et les policiers sévissent impitoyablement», estime Hadj Aïssa Abbas, président du bureau régional du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC). «Une trentaine de personnes, en majorité des jeunes, ont été conduites au commissariat central. La police a relâché 24 personnes, après le forcing exercé par la population, car plusieurs centaines de manifestants ont encerclé le commissariat», raconte M. Zaïd.

La police a libéré les mineurs, mais d’autres jeunes sont toujours dans les locaux du commissariat. Ce qui constitue «une provocation» pour les protestataires qui tiennent à ce que toutes les personnes embarquées soient libérées. Parmi les protestataires arrêtés, des syndicalistes et des représentants des chômeurs, souligne-t-on également. Les agents de police ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui encerclaient la direction du Trésor de la wilaya. Silence radio du côté de la wilaya. Les tentatives de joindre le bureau du wali et responsables de la wilaya ont été infructueuses.
Pour rappel, le chef de l’Etat a effectué une visite à Laghouat il y a moins d’un mois. Cette wilaya a bénéficié d’une enveloppe de  22,4 milliards de dinars qui devrait propulser le développement sectoriel et compléter les insuffisances enregistrées en matière d’investissement public.
 

Fatima Arab

ALGER - Des chômeurs de trois villes pétrolières algériennes, Skikda, Ouargla et Laghouat, manifesteront dimanche devant les agences de l'emploi de ces villes pour réclamer du travail et protester contre des embauches extérieures, ont déclaré samedi leurs représentants à l'AFP.

Les chômeurs des wilayas (préfectures) de Skikda (510 km à l'est d'Alger), Ouargla et Laghouat (sud du pays) ont entamé des actions de protestation depuis plusieurs jours et accusent les multinationales et les sociétés algériennes de recourir à l'embauche extérieure.

Nous réclamons du travail depuis 10 ans, en vain. Rien qu'à Ouargla, il y a une offre de 40.000 emplois pour 5.000 chômeurs de la région, mais les entreprises ne recrutent pas localement et ramènent des travailleurs hors-zone, a affirmé Tahar Belabès, coordinateur national du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC).

Nous réclamons en urgence une enquête indépendante sur les dépassements, la corruption et les passe-droits à l'ANEM (Agence nationale de l'emploi). Ils veulent faire passer la question du chômage pour une question sécuritaire en nous accusant de tous les maux , a indiqué Riad Lamri, porte-parole de la CNDDC à Skikda, qui a ajouté détenir des preuves de ce qu'il avance.

Nous sommes plus de 12.000 chômeurs dont la plupart sont détenteurs de diplômes universitaires et nous ne recevons que des offres de pré-emploi à 5.000 dinars (50 euros mois). Notre seule revendication est d'avoir un travail permanent à même d'assurer notre dignité, voilà pourquoi nous marcherons demain (dimanche), a ajouté M. Lamri à l'AFP. 

L'ANEM utilise les postes de travail à pourvoir à des fins électorales. Elle exerce un chantage sur des chômeurs en exigeant d'eux qu'ils adhèrent à des partis, a affirmé Abbes Hadj Aissa, de la CNDDC de Laghouat.

Des élections législatives sont prévues au printemps.

Les sociétés pétrolières recrutent sans passer par les agences locales, ce qui est contraire à la loi. Nous ne faisons que réclamer notre droit au travail comme nous l'accorde la Constitution, a poursuivi M. Hadj Aissa.

En Algérie, le taux de chômage chez les jeunes, qui atteignait 50% il y a dix ans, est de 21%, selon le Fonds monétaire international (FMI).

le 20.12.11 El-Watan
        
snvi_787653_465x348.jpg La contestation gagne les rangs des travailleurs de la zone industrielle de Rouiba. Hier, les cadres syndicaux ont décidé d’un rassemblement de protestation pour lundi prochain à la centrale syndicale et une marche des travailleurs vers les ministères du Travail et de l’Industrie. La salle de réunion de l’union locale de Rouiba s’est avérée trop exiguë pour contenir les nombreux représentants syndicaux affiliés à l’UGTA et qui exercent dans la zone industrielle.


Le trop-plein de colère transparaît à travers le débat assez houleux qui a caractérisé l’assemblée générale, et ce, durant plus de trois heures. Les interventions de la majorité des syndicalistes vont dans le même sens : «La nécessité d’aller vers l’occupation de la rue» non pas pour obtenir des augmentations salariales, comme il est de coutume, mais tout simplement pour «faire appliquer les lois de la République». «Nos problèmes n’ont aucun lien avec les salaires. Nous constatons qu’il y a un Etat dans un Etat, où des gestionnaires appliquent les lois comme ils veulent et selon leur humeur. La loi 90-14, qui consacre le droit syndical, est violée tous les jours à travers les centaines de sanctions, de licenciement de cadres et les poursuites judiciaires à l’encontre des cadres syndicaux. Nos problèmes ne sont pas uniquement avec les entreprises publiques, mais également avec le secteur privé, dont beaucoup de boites refusent à leurs salariés de créer une section syndicale. Ils nous parlent des 20% du personnel, nous leur disons, les 20% ne sont pas exigés pour créer un syndicat, mais pour être désigné porte-parole d’un collectif. Depuis juillet dernier, nous n’avons pas cessé de dénoncer ces violations, nous constatons qu’il y a des parties qui veulent le pourrissement.

Elles veulent enflammer la région en provoquant l’explosion», a déclaré, d’un ton coléreux, Mokdad Messaoudi, secrétaire général de l’union locale de Rouiba, qui englobe, faut-il le rappeler, 80 sections syndicales de la zone industrielle. Dans la salle des voix fusent : «Nous avons tenté de créer une section syndicale, mais l’administration nous a refusé la salle. Nous nous sommes réunis dans cette salle un vendredi. Résultat : 37 travailleurs ont été licenciés en plus des membres de la section sans aucun document officiel. Ils ont été chassés de l’entreprise. Tous sont poursuivis en justice et doivent comparaître le 27 décembre devant le tribunal pour grève illégale», dénonce le secrétaire général de la section syndicale de la société privée Decorex. Un autre syndicaliste s’offusque contre «l’inertie» de l’inspection du Travail face aux violations de la loi régissant les relations de travail. «De nombreuses sociétés privées refusent d’installer le comité de participation qui est une obligation légale, pour éviter la gestion des œuvres sociales par le syndicat et donc tout droit de regard des salariés. Nous avons constaté que bon nombre de sociétés étrangères ne respectent pas les lois algériennes en dépit de toutes les facilitations fiscales qui leur sont accordées. Allons-nous continuer à nous taire ?», interroge Messaoudi. Toute la salle lui répond : «Jamais. Arrêtons les discours et sortons dans la rue. Si l’UGTA ne nous suit pas, nous irons vers d’autres organisations. Nous sommes prêts pour une désobéissance syndicale.»

Et Messaoudi de rétorquer : «La répression engendre l’explosion sociale. Nous sommes avec vous jusqu’au bout, même s’il faut marcher dans la capitale.» Il exprime sa colère contre le recours «aux retraités pour diriger les entreprises», arguant du fait que «beaucoup avaient pris des primes de départ et tous les avantages liés à leur retraite, puis ont continué à exercer en tant que dirigeants à la tête des entreprises, alors que leur âge dépasse largement les 65 ans».  «Il n’y a qu’en Algérie où le salaire est moins important que la retraite d’un PDG, alors que des jeunes diplômés peinent à trouver un emploi. Pourtant la loi 83-12 limite l’âge de la retraite à 60 ans, et les instructions du Premier ministre insistent sur ce volet, mais certains cadres dirigeants les foulent aux pieds. Tous les problèmes syndicaux nous viennent de ces patrons retraités, mais également des SGP qui les protègent», souligne Messaoudi. Abondant dans le même sens, le secrétaire de la section syndicale de l’entreprise publique ERC met en garde contre les conséquences de la cascade de licenciements qui a touché, selon lui, 123 salariés et syndicalistes, sans compter le nombre important de sanctions liées à l’exercice du droit syndical. «Toutes nos démarches pour lever ces décisions se sont avérées vaines du fait du soutien du SGP au PDG, un retraité qui vient de voir son mandat prolongé de six ans», dit-il.

Son confrère, SG de la section syndicale de Cogis, (privée), dénonce le refus opposé par ses patrons à la création d’un syndicat, alors qu’il a eu le consentement de 1400 employés sur les 1600. «Toutes les revendications des intervenants restent liées à l’application de la loi sur l’exercice syndicale. En conclusion, Messaoudi propose à l’assistance un délai de 5 jours aux autorités afin qu’elles prennent les décisions nécessaires. D’ici là, un rassemblement des cadres syndicaux avec une partie des travailleurs de la zone industrielle aura lieu lundi prochain, à la veille du procès de nos 27 camarades, au niveau de la centrale, à Alger. De là, nous marcherons jusqu’aux ministères du Travail et de l’Industrie pour les interpeller sur la situation. Nous voulons la cessation immédiate de toutes les sanctions, l’annulation de tous les licenciements et le respect des libertés syndicales.

Les lois ne se négocient pas. Elles s’appliquent. Présent en tant que secrétaire général de l’union d’Alger, Salah Djenouhat lance deux appels. L’un à l’assistance, la sensibilisant sur les conséquences négatives des actions de la rue», et l’autre en direction des employeurs, les exhortant «à respecter leurs engagements» et les droits des travailleurs. L’inspecteur général du ministère du Travail trouve, quant à lui, des difficultés à se faire entendre lorsqu’il tente d’expliquer que les inspecteurs de son département sont des alliés des travailleurs. «C’est en théorie, mais en pratique, ils ont de tout temps soutenu l’administration», lui répond un syndicaliste. Le responsable promet de prendre les mesures nécessaires, mais les syndicalistes n’y croient pas trop. Néanmoins, ils sont tous décidés à se retrouver lundi, 26 décembre à Alger.

Salima Tlemçani

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