AYISYEN AN FRANS AK ZANMI NOU YO, LEVE KANPE !
TROIS MOIS APRÈS LE SÉISME
Où sont passées les promesses d’aide et d’accueil du gouvernement français ?
De nombreuses familles haïtiennes se voient refuser l’accueil en France de leurs enfants et leurs proches,
Les reconduites à la frontière ne sont pas supprimées,
Les régularisations ne sont pas facilitées.
Il est urgent de prendre en compte la situation des Haïtiens en France !
Permettre aux Haïtiens de vivre dans la dignité, leur garantir le droit à une vie familiale normale, avec tous les proches qui le souhaitent, donner à tous le droit aux études, au travail et au
séjour : c’est aussi de cette façon que nous aiderons Haïti et ses ressortissants à surmonter l’épreuve sans créer de nouvelles angoisses.
MOBILISONS-NOUS POUR :
Que soit accordé aux Haïtiens un titre de séjour avec autorisation de travail
Que soient facilités les rapprochements et le regroupement des familles en France
Que soient supprimées les exigences irréalisables en matière de documents d’état-civil.
RASSEMBLEMENT SAMEDI 10 AVRIL 2010 à 15H précises
Place de l’Hôtel de Ville – 75004 Paris
Métro lignes 1 et 11 : arrêt Hôtel de Ville
Liste des signataires de cet appel :
Associations franco-haïtiennes :
Associations franco-haïtiennes : Plate-forme d’associations franco-haïtiennes (regroupant 50 associations francohaïtiennes), SOS enfants d’Haïti, AMITI, Collectif Haïti de France (regroupant 70
associations franco-haïtiennes), Association nouvelles images d’Haïti, Association Ressources haïtiennes et amis d’Haïti en France, Arbre de vie, Mouvement haïtien pour une conscience nationale,
Agence haïtienne pour le développement local, France plurielle Argenteuil, Association Voix de la métropole, Association Anacaona droits humains Haïti, Association Espoirs et Merveilles,
Association Zanmi Zetwal Ayiti, Union des Saints-Louisiens de France, Association Culturelle et Intégration Haïtienne de France, Coeur d’Haïti, Association socioculturelle Bamboch Lakay
Prêtres, Pasteurs et églises évangéliques :
Père Emile BELDOR (Aumônier d’hôpital), Père René SOLER spiritain, Pasteur Louisner LOUIS-JEAN, Pasteur Lionel CHARLES, Pasteur Rodrigue VALENTIN, Pasteur Fednor EDOUARSIN, Pasteur Patrick
DIEUJUSTE, Pasteur Thonès DELMAS, Pasteur Gasner MENARD, Pasteur Oslet VALENTIN, Pasteur Jean Yvon CHARLES, Pasteur Rémy CHARLES, Pasteur Saint Julien JOSEPH, Pasteur Anténor REGISTE, Eglise
évangélique de Salem, Eglise protestante du Nazaréen de Paris, Eglise évangélique de France.
Avec le soutien d’associations de solidarité, de syndicats, de personnalités politiques :
France Amérique latine, GISTI, Réseau éducation sans frontières, CIMADE, Ligue des droits de l’homme, MRAP, Collectif Migrants outre-mer (MOM regroupant : ADDE, AIDES, Anafé, CCFD, la Cimade,
Comede, Gisti, Eléna, LDH, Médecins du monde, MRAP, Secours catholique, Collectif Haïti de France), Union des associations latino-américaines de France, FSU, Emmaüs International, Parti
Socialiste, Parti Communiste Français, Les Verts, le NPA, Défense des Enfants International (section française), Harlem Désir (Député européen), Fédération pour une Alternative Sociale et
Ecologique, François Auguste (Vice président du Conseil régional Rhône Alpes - PCF), Centre de Recherche et d’Information pour le Développement, FASTI, CM98, Union Syndicale Solidaires, FERC –
CGT
Retrouver le communiqué en ligne :
http://www.migrantsoutremer.org/Les-Haitiens-et-leurs-amis-le-10
L’une des plus grandes opérations d’aide de l’histoire risque fort de ressembler à celle de l’après tsunami de 2004 sauf si un modèle de reconstruction radicalement différent est adopté. Haïti a été partiellement détruit suite à un violent séisme de magnitude 7. Chacun y va de sa larme et les médias, en nous abreuvant d’images apocalyptiques, relayent les annonces d’aides financières que les généreux Etats vont apporter. On entend qu’il faut reconstruire Haïti, ce pays où la pauvreté et « la malédiction » s’abattent. Aujourd’hui donc, on s’intéresse à Haïti. Les commentaires ne vont pas au-delà du terrible tremblement de terre. On nous rappelle précipitamment que c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète mais sans nous en expliquer les causes. On nous laisse croire que la pauvreté est venue comme ça, que c’est un fait irrémédiable : « c’est la malédiction qui frappe ».
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