Turquie

À cette occasion, des manifestations et rassemblements se tiendront devant les consulats, représentations diplomatiques et ambassade de Turquie en France.

Associations et comités de soutien de Corse et de Montpellier se joindront aux participants politiques et associatifs à Marseille le :

Samedi 10 avril 15h
Rassemblement au Rond Point du Prado
Manifestation jusqu’au Consulat de Turquie

 

Depuis avril 2009, plus de 3 000 personnes ont été emprisonnées, dont des maires, des élu(e)s, des politiques, des syndicaux, des représentant(e)s associatifs, des cadres dirigeants, des journalistes, des avocats... et des enfants

Aucun pays, membre de l’OTAN et partenaire de l’Union Européenne, ne rivalise à ce jour avec la Turquie pour son nombre d’arrestations et condamnations enregistrées ces derniers mois

Au lieu de condamner ces atteintes à la liberté d’expression et d’opinion, la France et (d’autre pays Européen) échangent des « Kurdes contre des contrats »

Nous vous invitons à soutenir le peuple kurde pour dire :

Non, le combattant d'un mouvement de résistance n'est pas un terroriste
Non, l'avocat qui le défend n'est pas un terroriste
Non, le journaliste qui dénonce la torture n'est pas un terroriste
Non, le militant en faveur des droits de l'homme n'est pas un terroriste
Non, le député qui demande des droits culturels et politiques n'est pas un terroriste
Non, le maire qui traduit en kurde les textes administratifs n'est pas un terroriste
Non, l’enfant qui jette des pierres n'est pas un terroriste
Non, le réfugié politique kurde résidant en France ou en Europe n’est pas un terroriste
Agissons ensemble :

u  Pour que l’Europe et la Turquie entendent  les propositions de Paix et de résolution politique de la question kurde formulée par le Mouvement national kurde et le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).
u  Pour la libération des 8000 prisonniers politiques dont M. Abdulhah OCALAN.
u  Pour la libération de ces enfants jetés en prison pour la simple raison qu’ils sont kurdes.
u  Pour la libération de trois jeunes marseillais en situation régulière toujours incarcérés ainsi que l’arrêt des poursuites judiciaires contre les autres kurdes réfugiés politique en France et en Europe.
 
Solidarité et Liberté, PCF 13, NPA 13, Mouvement de la Paix, Maison du Peuple Kurde (MPK), Mouvement Jeunesse Communiste France 13 (MJCF13), Union des Etudiants Communiste 13 (UEC13), Association de la jeunesse Kurde, Amitiés Corse Kurdistan, Per a Pace, Rouge Vif, MRAP13, Actions des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Survie 13,
Ligue des Droits de l’Homme 13 (LDH), Union des Etudiants du Kurdistan, Alternative Libertaire 13, La Cimade, Comité de Soutien de Millau, Comité de soutien de Montpellier, Parti Gauche 13

Depuis avril 2009, arrestations et répressions se sont accentuées à l’encontre de représentant(e)s politiques, syndicaux, associatifs et élu(e)s qui militent en Turquie pour la reconnaissance des droits du peuple kurde.

Le 11 décembre 2009, Le Parti pour une Société Démocratique (DTP) a été dissout par la Cour Constitutionnelle. Une nouvelle vague d’arrestations de maires, avocats, journalistes, cadres dirigeants et présidents associatifs a suivi.

Aujourd’hui, cette même répression touche également les membres du nouveau Parti pour la Démocratie et la Paix (BTP), créé par les progressistes kurdes.

Au mépris des droits de l’enfant, plus d’un millier d’enfants kurdes ont été incarcérés et condamnés, avec des peines pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité. Et ce, malgré l’appel du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU au gouvernement turc.

La France, la Belgique et d’autres pays Européens prolongent et confortent la politique répressive de la Turquie en criminalisant les kurdes réfugiés politiques et leurs associations.

Ces derniers jours, de nombreuses arrestations ont eu lieu ; la chaîne de télévision kurde basée en Belgique a été fermée, ainsi que les sièges d’organisations kurdes en Europe.

Ne laissons pas cette répression continuer :
agissons et coordonnons des actions ensemble pour le respect
des droits humains fondamentaux,

de la liberté et de la démocratie.
Pour une riposte solidaire

Vous êtes invités à participer à une rencontre le :


MERCREDI 10 MARS à 18h
Maison du Peuple Kurde
29, Bd Longchamp 13001 Marseille

            Kasim OZYlDIRIM                                                                Joël DUTTO
            Maison du Peuple Kurde                                                   Comité National de Liaison
                                                                                                            Solidarité Kurdistan
 
 
Important : Notre adresse mail a changé: contactez nous à présent à l'adresse suivante solidarite.et.liberte@gmail.com
Notre numéro de téléphone a également changé :  +33 9 52 56 52 11
 
Solidarité et Liberté image001
11 Bd de la Jamaique
13015 Marseille


+33
9 52 56 52 11
solidarite.et.liberte@gmail.com
 
Durant ces deux dernières semaines, la Turquie a été une nouvelle fois ensanglantée en raison de l’absence de règlement de la « question kurde ». Il ne s’agit malheureusement pas d’une première dans l’histoire récente de ce pays. Cependant, les récents événements sont un révélateur dramatique des relations politiques réelles en Turquie.
Ces événements sont avant tout notables en raison de la violence de cette « flambée »  en comparaison avec la dernière période de relative accalmie. Ainsi on peut dénombrer  11 morts en 15 jours : à Istanbul des cocktails Molotov lancés par des jeunes militants kurdes lors d’émeutes urbaines causèrent la mort d’une passagère d’un bus public pris pour cible, un étudiant kurde manifestant a été tué (très vraisemblablement) par la police à Diyarbakır (principale ville du Kurdistan turc), dans la petite commune kurde de Bulanık (est du pays) un commerçant kurde tira sur des jeunes manifestants kurdes et causa 2 morts , une attaque armée d’un groupe lié au PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan, organisation armée kurde) a causé la mort de 7 soldats dans la province de Tokat (centre).
Les émeutes ont commencé  avec la revendication de meilleures conditions de détention pour le leader détenu du PKK, Abdullah Öcalan, et ont continué avec la décision de la cour constitutionnelle turque d’interdire le DTP pour ses relations avec le PKK à l’issue d’un procès entamé il y a deux ans.
Une telle séquence ne peut être comprise que par rapport au projet « d’ouverture démocratique » du gouvernement visant la population kurde. Conscient du coût, dans tous les sens du terme, de plus en plus élevé du statu quo de la « question kurde » et alarmé par  l’échec de son parti dans les zones kurdes du sud-est aux élections locales de 2008, le premier ministre Recep Erdoğan a été contraint de prendre cette initiative sans réel projet de démocratisation approfondie du pays tout en essayant de retirer seul les bénéfices escomptés d’une telle opération.  Cette « ouverture » a donc été initiée sans prendre sérieusement pour interlocuteur la seule véritable force politique kurde : le PKK dirigé par  Abdullah Öcalan. En effet, les partis kurdes n’ont pas de légitimité propre ou de réelle autonomie politique. Les jeunes émeutiers dans les rues sont avant tout des soutiens d’Öcalan.
Or, justement celui-ci  soucieux de ne pas être mis sur la touche a cherché et, semble-t-il, réussi à faire la démonstration de son rôle incontournable. Il s’agit du véritable enjeu des émeutes urbaines s’en prenant non seulement à la police ou à des symboles de l’Etat mais également des civils de passage ou à des commerces (y compris dans des communes kurdes) ainsi que  de l’attaque de Tokat, une région non-kurde ne faisant pas l’objet d’affrontements et dont les victimes n’étaient que des jeunes appelés « de base » faisant leur service militaire.
Cette démonstration a été confortée, si nécessaire, par l’épilogue de la fermeture du DTP. Si ce parti a été immédiatement « remplacé » par un parti tenu en réserve pour cette éventualité, le BDP (Parti de la Paix et de la Démocratie), le sens de cette décision et l’interdiction d’activité politique pour ses deux co-présidents avaient dans un premier temps poussé la vingtaine de députés kurdes a annoncé leur démission du parlement. Or, finalement, ces députés ont renoncé à boycotter le Parlement, l'ex-co-président du DTP, Ahmet Türk, ayant clairement exprimé que ce revirement  était ordonné par Abdullah Öcalan confirmant ainsi l'absence de "volonté" politique propre du DTP-BDP et répondant ainsi aux pressions diverses  (particulièrement celui du patronat et du petit commerce kurde).
Les institutions turques et le PKK attisent une ethnicisation de la politique (avec un clivage turc/kurde) plus forte que jamais. D’une part, le racisme anti-kurde, l’oppression spécifique que subit ce peuple (malgré des évolutions récentes) ne peuvent être ignorés  mais, d’autre part, les attaques de civils ou d’appelés faisant leur service militaire qui n’opèrent  pas dans des zones de peuplement kurde endeuillent des familles du peuple et les rendent particulièrement réceptifs au discours nationaliste turc lourdement exploité par l’opposition parlementaire (extrême-droite et kémaliste). Ainsi, sans aucun cas nier la légitimité des revendications kurdes ni atténuer les exactions de l’Etat turc, il est impossible d’ignorer  l’actuelle responsabilité de la direction du PKK cherchant à ne pas être mis hors jeu mais sans élaborer une alternative crédible ni avoir une politique de véritable rapprochement avec ce qui reste du mouvement ouvrier turc. La gauche, ultra-fragmentée, est incapable de répondre aux redoutables défis d’une telle situation.
Alors que les émeutes des jeunes kurdes continuaient, des ouvriers ayant perdus leurs emplois à la suite de privatisations manifestaient avec des drapeaux turcs tandis que les cheminots  des grandes villes participaient à une grève très suivie. A aucun moment une jonction entre ces deux mouvements ne fut même envisagée, un résumé  de l’impasse dans laquelle est engagée la Turquie…

Correspondant
Malgré "l'ouverture", le DTP sous la menace d'interdiction

La Cour constitutionnelle turque entamera mardi une série de délibérations qui pourraient se solder par l'interdiction du principal parti pro-kurde de Turquie pour collusion avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a rapporté jeudi l'agence Anatolie.

Le procureur de la Cour de cassation avait lancé en 2007 une procédure à l'encontre du Parti pour une société démocratique (DTP), fondé en 2005 sur les cendres d'un autre parti pro-kurde dissous par la justice pour ses liens avec le PKK, organisation qualifiée de terroriste par Ankara, Washington et l'Union européenne (UE).

Les juges qui entameront leurs délibérations mardi doivent en principe prendre une décision dans les jours ou les semaines suivantes.

Selon l'acte d'accusation qui demande une dissolution, la direction du DTP obéit aux "directives" du chef emprisonné à vie du PKK, Abdullah Öcalan, et le parti "est devenu le foyer d'activités préjudiciables à l'indépendance de l'Etat et à son unité indivisible".

Sept des 21 députés du parti, ainsi que de nombreux autres responsables sont menacés en outre de bannissement de la vie politique pour des durées diverses, précise l'agence. Nombre d'observateurs estiment que le DTP est la vitrine politique légale du PKK.

Une interdiction du plus grand parti légal kurde pourrait porter un coup à l'"ouverture démocratique" pro-kurde lancée par le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.  (AFP, 3 déc 2009)

153 personnes poursuivies après des manifestations pro-kurdes

Cent cinquante-trois personnes sont poursuivies après des manifestations pro-kurdes organisées cette semaine en Turquie pour réclamer notamment une amélioration des conditions de détention d'Abdullah Öcalan, a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur.

"Nous sommes déterminés à ne permettre aucun acte visant notre sécurité. Des poursuites judiciaires ont été lancées contre 153 personnes impliquées dans des actes illégaux", a dit le ministre, Besir Atalay, à l'agence de presse Anatolie.

Depuis le week-end dernier, des manifestations quotidiennes, parfois violentes, sont organisées à travers la Turquie, à l'occasion de l'anniversaire, en 1978, de la fondation du PKK, et surtout arguant des conditions de détention d'Öcalan.

Mardi, le parti pro-kurde pour une société démocratique (DTP), principale force légale kurde de Turquie, a annoncé qu'Öcalan se trouvait au coeur des revendications kurdes et demandé que des observateurs internationaux soient autorisés à lui rendre visite dans sa prison d'Imrali (nord-ouest).

Le chef-fondateur du PKK, 61 ans, qui purge une peine de prison à vie depuis 1999, a été transféré à la mi-novembre dans une cellule plus petite, mais il peut côtoyer maintenant d'autres détenus comme le demandait le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe.

"Mes conditions sont pires qu'avant. Je ne sais pas combien de temps je pourrai résister à ces conditions qui ont fait de moi un homme mi-mort, mi-vivant", s'est plaint cependant Öcalan auprès de ses défenseurs. (AFP, 3 déc 2009)
 

Le 28 octobre, 27 syndicats ont organisé une grève générale dans la fonction publique chypriote turque
qui a été soutenue par l'ensemble de la gauche politique et des organisations étudiantes.
La cause de cette grève est le projet de loi sur "l'organisation du reglement des employés du service public".
Une grève "préventive" avait été initiée plus tôt dans l'année contre la coalition de centre gauche qui n'avait pas initiée
cette contre-réforme, surtout à la veille des élections. Lors de ces élections le parti de droite-pro turc UBP a gagné et a initié cette réforme.

Il convient de brièvement situer ce projet dans le cadre plus large de ce qu'est devenu la République Turque de Chypre du Nord, un Etat uniquement reconnu par la Turquie (et anecdotiquement le Pakistan).
En effet, ce projet ne représente pas seulement une remise en cause d'acquis sociaux mais est le dernier acte de la dissolution d'un peuple, les chypriotes turcs, dans le cadre de l'impérialisme turc. L'histoire de la RTCN est marquée par l'influence de la Turquie. Celle-ci prend évidemment la forme d'une présence militaire de 40 000 hommes dans le nord et un grand nombre de terres confisqués en tant que zones militaires (ce qui fait de Chypre une zone particulièrement militarisée si l'on prend compte les troupes au sud et surtout les immenses bases britanniques qui échappent à la souveraineté chypriote) ainsi que l'installation de populations venues du continent et qui s'apparente à de la colonisation. Cependant, l'impérialisme de l'Etat turc a pris la forme, plus pérnicieuse mais socialement plus destructrice, de politiques économiques ou plutôt de la réduction de ces politiques à leurs plus simple expression, la mise sous respiration artificielle de l'île.
Ainsi, alors que le principal partenaire économique de la RTCN ne pouvait être que la Turquie (en tant que seul pays reconnaissant la RTCN durant une longue période), les gouvernements succesifs turcs en accord avec la direction de l'armée ont délibérement mené une politique de démantèlement de la production dans le nord de l'île.
En revanche, la fonction publique est devenue pléthorique et constitutait le principal débouché pour la population de l'île (insulaires d'avant la séparation et les familles installées par la Turquie). Il convient de rajouter à cela les indemnités de "martyrs de guerre" largement distribuées. L'économie nord chypriote s'est constituée en dépendance de facto par rapport à l'Etat turc alors que ne subsistait comme activité productive locale notable qu'une agriculture traditionnelle (agrumes) et l'agroindustrie, ainsi que, bien sûr l'hôtellerie.
Durant cette dernière décénnie de nouveaux secteurs économiques se sont développées mais sans réellement inclure la population locale: les universités privées (destinées aux étudiants n'ayant pas reussi à intégrer les universités public turcs mais qui sont désormais fortement concurrencées par les nouvelles universités privées turques), les "night clubs" (des maisons closes qui ont pignon sur rue), le secteur du jeu, le secteur de la construction, et les banques qui permettent de blanchir de l'argent. Toutes ces activités emploient en grande majorité des populations de "passage" (enseignants du supérieur turcs continentaux, indiens ou européens dans les universités, travailleuses du sexe d'Europe de l'est ayant généralement des contrats de quelques mois, ouvriers en bâtiment de Turquie...).
En raison de sont utilisation geostratégique, l'Etat turc a choisi un afflux relatif mais réel d'argent à travers la fonction publique locale afin de rendre dépendant les "chypriotes turcs" et, en quelque sorte, "acheter" la paix sociale, ce qui conduit souvent à considérer les "continentaux" (y compris ceux vivant sur l'île) à véhiculer le cliché du chypriote turc "assisté" et "paresseux" sans prendre en compte les politiques de l'Etat turc.
Cependant, une telle politique même pour un petit pays de quelques centaines de milliers d'habitants a un coût qui devient difficile à assumer pour la Turquie, d'ou cette loi qui remet sérieusement en cause les revenus des fonctionnaires. Ainsi, la fonction publique qui avait été délibérément transformé le principal débouché social des chypriotes turcs est paupérisé ce qui aura à terme immanquablement pour conséquence l'émigration de la jeunnesse et la dissolution des chypriotes turcs en tant que peuple (si bien que ce projet de loi est surnommé "loi de l'émigration" par certains manifestants).
Dans ces conditions, l'enjeu de cette grève de la fonction publique apparaît comme de sortir d'un schéma "corporatiste" et d'articuler les revendications de défense des acquis sociaux  avec le colonialisme rampant turc qui lui même s'intègre dans le jeu des impérialismes régionaux. Or, cela présente un paradoxe. S'opposer à une telle réforme prend son sens en tant que tel dans le cadre d'une revendication d'indépendance face à la Turquie alors que le maintien des financements actuels semble impossible sans la contribution de l'Etat turc. Ainsi, une mobilisation des fonctionnaires de l'île face à l'impasse dans laquelle est entraînée Chypre du nord devra rapidement prendre un caractère politique en supplantant les revendications directement économiques au profit d'un discours d'émancipation face à la Turquie et son corrolaire l'union avec le sud, d'une réorganisation économique et sociale de l'île.
Le déroulement de la manifestation du 28 durant laquelle les manifestants, environ 2000 personnes, ont rompu les barrages de la police pour manifester devant le parlement e tl'ambassade de Turquie (qui sont dans la même rue...) permet d'envisager des pistes dans ce sens à travers certains slogans ("Ankara enlève ta main de notre gorge"), ("Démission des valets, le pouvoir au peuple!", "L'objectif est clair 50% assimilation, 50% émigration"... ) ou le panneau "Préfecture de la Répubşique de Turquie" devant l'ambassade
 origine : Correspondant

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