NOUMÉA, 4 juil 2009 (AFP) - Une manifestation a eu lieu samedi matin dans les rues de Nouméa, pour réclamer la libération de Gérard Jodar, président du syndicat
indépendantiste USTKE et de cinq autres de ses adhérents.
Le mouvement a rassemblé 1.700 personnes selon la police et 5.000 selon les organisateurs.
"Nous sommes là pour dénoncer la criminilisation du syndicalisme et demander la libération de nos camarades, injustement emprisonnés", a déclaré Marie-Pierre Goyetche,
vice-présidente de l'USTKE.
Une délégation a été reçue par le président du gouvernement, Philippe Gomes, puis par le directeur de cabinet du Haut-commissaire de la République.
Les syndicalistes ont également demandé le réglement du long conflit à la compagnie aérienne domestique Aircal pour lequel un protocole d'accord a été trouvé mais la
direction a refusé de le signer.
Ce conflit, déclenché par le licenciement jugé abusif d'une salariée, est à l'origine des incidents qui se sont produits le 28 mai à l'aérodrome de Magenta, et ayant
conduit le président de l'USTKE, Gérard Jodar, à être condamné à 12 mois de prison ferme.
M. Jodar était poursuivi pour entrave à la circulation d'un aéronef après que plusieurs centaines de militants eurent pris d'assaut l'aérodrome, provoquant des
échauffourées avec les forces de l'ordre.
Proche de José Bové et du NPA d'Olivier Besancenot, l'USTKE, est le deuxième syndicat de Calédonie.
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