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Contre l'utilisation par l'ESJ de la signature de pétitions anti-racistes comme justificatif de l'exclusion! Pour la liberté d'expression! |
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Récupérez la version .pdf et faîtes signer la pétition!
« Sois diverse mais tais toi ! » Quand diversité rime avec docilité
L’Ecole Supérieure de Journalisme utilise en justice des pétitions signées par une de ses stagiaires pour justifier son exclusion
Le 11 janvier 2007, au cours d'un procès à Montpellier, l’ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) utilise une pétition publique, l'Appel des Indigènes de la République, ainsi que la liste intégrale de ses signataires pour justifier sa décision de renvoyer une stagiaire journaliste.
Nadia Mokaddem est en formation en alternance entre l'ESJ et Radio France depuis le 28 Novembre 2005. Son exclusion de l'ESJ a entraîné la suspension de son poste à Radio france. Depuis le 7 Août 2006, elle reçoit tous les mois une feuille de salaire de zéro euros mentionnant 30 jours d'absence et ne peut donc percevoir aucune indemnité de chômage. Nadia Mokaddem a attaqué l'école pour renvoi abusif avec infraction à la législation du travail
En outre, Nadia Mokaddem a signé cette pétition bien avant sa formation à l'ESJ et son travail à Radio France, donc dans un cadre totalement étranger à ses fonctions de journaliste stagiaire. Si le motif de ce renvoi était valable, l'ESJ n'éprouverait pas le besoin de fouiller dans le passé et la vie privée de son élève pour s'expliquer devant un juge.
Une telle dérive porte à croire que le véritable motif de ce renvoi est le délit d'opinion déguisé en manquement disciplinaire.
Non content d'infliger un grave préjudice à Nadia Mokaddem, l'ESJ recourt à une pratique qui porte atteinte à la liberté d'opinion: l'instrumentalisation d'une pétition portant sur un sujet débattu dans le domaine public, afin de légitimer une sanction professionnelle entraînant la perte d'un emploi, d'une formation et de revenus.
Une telle pratique est inacceptable parce qu'elle met en danger les organisations et les personnes qui prennent position dans les débats publics et s'impliquent dans des activités militantes. Il s’agit d’une véritable chasse aux sorcières. Pour preuve les propos de la directrice de l’ESJ-Montpellier : « des gens comme vous n’ont rien à faire à Radio France… » et du directeur de l’ESJ-Lille qui la renvoie également à ses origines algériennes en comparant son insoumission au coup de tête de Zidane lors de la finale de la coupe du Monde.
On s'interrogera aussi sur la position de Radio France. Nadia Mokaddem a été recrutée dans le cadre du programme “diversité sociale et culturelle” en vue d’« ouvrir la formation au journalisme à des jeunes représentant des origines et des cultures constitutives de la société française ». Radio France est signataire de la « charte de la diversité».
On relèvera le choix de cette pétition qui témoigne de prises de position anti-racistes de la part de Nadia Mokaddem. Il est surprenant que ces positions politiques puissent motiver l’exclusion d’une stagiaire recrutée au nom de la représentation de « la diversité des origines et des cultures » !
Lorsqu'elle a été suspendue de Radio France le 7 Août 2006, Nadia Mokaddem donnait entière satisfaction à sa rédaction de France Bleue Hérault. Radio France a reconnu n'avoir aucun fait à lui reprocher, le seul motif de sa suspension étant l'absence d'école pour poursuivre son contrat de formation en alternance. Or, Nadia Mokaddem a proposé plusieurs écoles que Radio France a toutes refusées, la maintenant dans une situation financièrement intenable. Radio France ne s'est pas inquiété du bien fondé du renvoi d'une de ses stagiaires journalistes de l'ESJ, alors que le motif a été requalifié plusieurs fois dans le cadre d'une procédure discutable. Pourtant, le contrat de formation en alternance est tri-partite et engage Radio France, l'ESJ et Nadia Mokaddem. La rupture du contrat à l'initiative de l'ESJ nécessite en principe l'accord de Radio France.
Enfin Radio France ne s'est pas ému outre mesure du fait que l'ESJ fouille dans le passé et la vie privée d'une de ses journalistes stagiaires et instrumentalise ses prises de position politiques pour légitimer une sanction. L'absence de scrupules dont fait preuve une école qui forme de futurs journalistes ne semble nullement troubler Radio France, partenaire de l'ESJ pour la mise en oeuvre de sa charte « Diversité dans les médias ».
Quid de la diversité d'opinion ? Quid de la déontologie, du respect de la vie privée et de la liberté d'expression ?
Nous, soussignés, estimons que le mobile réel de l'exclusion de Nadia Mokaddem est le délit d'opinion.
Nous dénonçons :
-L'atteinte à la liberté d'opinion et à la liberté d'exprimer son opinion sur tous les sujets débattus dans le domaine public. Il est inacceptable d'utiliser des pétitions publiques et les listes de leurs signataires pour justifier des sanctions et discriminations dans le cadre professionnel.
-Le détournement de politiques de luttes contre les discriminations. Nous refusons que l'action pour « la diversité culturelle et ethnique » s'accompagne d'un déni de la diversité d'opinion.
-L'atteinte au pluralisme journalistique au sein des organismes publics d'information, seul garant de la neutralité d'un service public.
Au nom de ces principes intangibles, nous affirmons notre soutien à Nadia Mokaddem et exigeons sa réintégration immédiate au sein du dispositif de formation en alternance avec Radio France.
Premiers signataires: MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) Languedoc Roussillon, MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues), MIR (Mouvement des Indigènes de la République), ATMF (association des travailleurs magrébins de France), Groupe féministe non mixte-Scumalines, Collectif féministe Pour l'Egalité (CFPE), ACRIMED, les mots sont importants (LMSI), le Groupe inform'Elles, Support Transgenre Strasbourg, TaPaGes, Over The Rainbow, ALDA...
Plus de détails sur http://membres.lycos.fr/comcdm/
envoyez-nous un message pour signer la pétition avec vos noms, prénoms, profession et adresse
Vous pouvez aussi envoyer un message de soutien à cette adresse: comcdm@yahoo.fr
Voici le texte du communiqué de la Société des Journalistes de France 3:
Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?
Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?
Sans doute grisé parles sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.
M.Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis
rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18
mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée
par Christine Ockrent.
A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !
Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour êtremaquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. «Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le
rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire
maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder».
Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas
Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes
à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les
courbettes.
Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à
ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.
Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais c'est à la direction qu'il veut
s'en prendre ?
La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne
peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat
à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que
M.Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour
l'indépendance des chaînes de service public.
Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de
France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à
toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes,
ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de
téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information.
Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais
aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la
part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.
La Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007
Un Palestinien tué
lundi 26 février 2007
Selon Imad SAADA pour l'AFP
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"Un Palestinien a été tué lundi par des soldats israéliens à Naplouse, en Cisjordanie, où une vaste opération militaire s'est poursuivie pour la deuxième journée consécutive.
Anan al-Tayibi, 41 ans, a été mortellement atteint au cou lorsque des soldats ont ouvert le feu durant l'assaut de sa maison dans la casbah, la Vieille ville de Naplouse. Son fils Ashraf, 22 ans, a été blessé par balle avant d'être arrêté, selon des sources médicales et des témoins.Un porte-parole de l'armée israélienne a pour sa part affirmé que les soldats avaient ouvert le feu sur "trois personnes suspectes" qui se trouvaient sur le toit d'une maison dans laquelle des activistes se seraient réfugiés.
"L'une d'elles a été tuée et une autre blessée. L'armée lui a prodigué les premiers soins sur place avant de l'emmener pour un interrogatoire car il s'agit d'un membre du Jihad islamique", a affirmé le porte-parole.
Il s'agit du premier Palestinien tué à Naplouse depuis le lancement dimanche à l'aube de l'opération israélienne, baptisée "Hiver chaud". Neuf Palestiniens et deux soldats ont été blessés.
Les soldats israéliens ont en outre pris d'assaut avant l'aube les locaux d'une chaîne de télévision locale, Al-Sanabel, et confisqué l'émetteur et des ordinateurs. Le propriétaire de la station, Nabigh Breik, a été arrêté, selon des sources des services de sécurité palestiniens.
Des dizaines d'activistes palestiniens présumés ont été arrêtés depuis dimanche par l'armée qui a procédé à des perquisitions de maison en maison. Les trois principaux hôpitaux de la ville, où un couvre-feu a été imposé depuis dimanche, ont été encerclés par des soldats.
L'armée a aussi pris le contrôle de plusieurs maisons, selon des témoins. Des échanges de tirs, qui ont baissé en intensité depuis dimanche, opposaient les soldats à des combattants palestiniens, dont la casbah est un des bastions.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a fermement condamné l'opération israélienne et appelé le gouvernement israélien "à retirer immédiatement son armée de la ville", a indiqué à l'AFP son porte-parole, Nabil Abou Roudeina.
"Ces actes alimentent la tension dans la région et entravent les efforts internationaux visant à relancer le processus de paix", a déclaré M. Abou Roudeina.
Le Premier ministre désigné issu du mouvement islamiste Hamas, Ismaïl Haniyeh, a pour sa part dénoncé "une campagne criminelle" de l'armée israélienne.
"Les forces de l'occupation commettent leurs crimes au vu et au su du monde entier mais la communauté internationale ne fait rien pour les faire cesser", a déclaré M. Haniyeh à l'ouverture de la réunion de son cabinet sortant à Gaza.
Au milieu des rafales de tirs, les soldats ont appelé par haut-parleurs les habitants du secteur à évacuer les lieux et les activistes recherchés à se rendre, tandis que des Palestiniens lançaient des pierres, des bouteilles incendiaires et des engins explosifs, ont indiqué des témoins.
Dimanche soir, une porte-parole militaire avait indiqué que l'incursion de l'armée à Naplouse, où les soldats sont arrivés dimanche à bord d'une vingtaine de jeeps et véhicules blindés, se poursuivrait "sans limite de temps".
L'armée a qualifié cette opération de "ponctuelle" et indiqué qu'elle visait à découvrir des caches d'armes et d'explosifs et à arrêter des responsables d'attentats anti-israéliens.
Dimanche, pour la seconde fois en 48 heures, l'armée a annoncé avoir découvert à Naplouse un centre clandestin de production de bombes, où se trouvaient notamment un missile militaire israélien et des fertilisants utilisés pour la fabrication d'explosifs.
Le dernier décès porte à 5.643 le nombre des personnes tuées depuis le déclenchement de la seconde Intifada palestinienne en septembre 2000, en majorité des Palestiniens, selon un décompte établi par l'AFP.
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