PARTI SOCIALISTE DES TRAVAILLEURS
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Tipaza, Alger , Oran, Djelfa, Batna, Béjaïa, Chlef, Bordj… les émeutes qui s’étendent à travers le pays soulignent l’échec de la politique suivie depuis plusieurs
décennies et confirment que le choix du libéralisme contredit la prise en charge des besoins élémentaires des masses populaires.
Partout, les jeunes ont dit leur colère face à l’envolée des prix des produits de base, ils ont dit leur détresse devant l’absence d’un logement, ils ont dit leur
désespoir devant la rareté des emplois, ils ont dit leur malheur dans une vie sans loisirs, dans un pays prison que l’Europe leur interdit de quitter, dans une société bloquée, en crise.
Jeunesse si pauvre dans un pays si riche, ils ont aussi crié leur haine des nouvelles classes possédantes, leur refus de la corruption, leur rejet de l’humiliation et leur détermination contre la
répression.
La tradition émeutière n’est pas nouvelle. Baraki, Diar Echems résonnent encore des batailles pour le relogement. Depuis plusieurs mois le mécontentement
bouillonne. Dans les bagarres pour l’introuvable sachet de lait, dans la recherche d’une boulangerie ouverte, on disait sa rage devant ces milliards volés, devant ces cadeaux princiers faits aux
émirs du golfe, aux roitelets algériens ou aux seigneurs d’Europe, tous, dispensés d’impôt.
A l’origine de l’explosion, l’augmentation du sucre, de l’huile et des produits d’épicerie. Le spectacle de la révolte légitime des jeunes de Tunisie a, bien sûr,
inspiré Bab el Oued et Oran. La distribution des logements sociaux a ravivé la haine de la corruption. On nous demande d’attendre mais on voit les fortunes monter sans attendre.
Les augmentations de salaires obtenues dans le secteur public, après des années de luttes, de grèves, de répression, sont dérisoires pour les petites
catégories, c'est-à-dire pour la majorité. Et ces augmentations qui ne sont pas encore appliquées partout sont déjà mangées par la hausse des prix. Les travailleurs du privé, ont rarement été
augmentés.
Toutes nos conventions collectives doivent inscrire l’échelle mobile des salaires : quand les prix augmentent le salaire doit augmenter autant !
La valeur du dinar a été divisée par 20 depuis 1994, pour offrir des ouvriers algériens presque gratuits aux investisseurs. On chante la nouvelle religion de
la liberté du marché mais, sur ordre du FMI, on a administrativement baissé le dinar pendant qu’on libère les prix,! Retour aux prix imposés par l’Etat, pour tous les produits de base.
Les revenus du pétrole sont dépensés dans des projets géants mais nos vieux ont été compressés et nos jeunes n’ont pas de travail. Les hommes d’affaires des grandes
puissances aiment l’Algérie des grands contrats et nos jeunes la fuient sur des bateaux de fortune. Le tournant patriotique annoncé est contredit sur le terrain par des cadeaux aux émiratis et
les promesses aux Européens. Il faut réorienter notre politique !
Nos investissements doivent viser le développement pour la satisfaction des besoins du peuple logement, emploi, santé, transport formation.
On reproche à nos jeunes leur violence désespérée. Mais le pouvoir laisse t-il un autre moyen de se faire entendre quand l’association des tailleurs de pierre est
privée d’agrément, quand un séminaire contre la violence faite aux femmes n’est pas permis, quand les marches, les grèves subissent la matraque et les poursuites judiciaires.
Pour les libertés d’expression, d’organisation, de manifestation et de grève !
Chawki Salhi. SG du PST
Alger, le 06 janvier 2011
Plusieurs milliers d’ouvriers du complexe sidérurgique ArcelorMittal d’El Hadjar à Annaba ont voté le 10 juin 2010 la grève générale illimitée. L’arrêt de travail doit intervenir le 20 juin
2010.
ALGERIE. Dans un message adressé aux travailleurs du complexe, Vincent Le Gouic, directeur général, demandait aux travailleurs de ne pas faire grève, le dernier conflit de janvier 2010 ayant
coûté 6 M$(4,951 M€) au complexe et entrainé une perte de production de 36 000 tonnes.
Il n’a visiblement pas été entendu. Réunis au sein du complexe sidérurgique d'ArcelorMittal à Annaba (Est algérien), plusieurs milliers de travailleurs ont voté jeudi 10 juin 2010 en faveur de la
grève générale illimitée en présence d'un huissier.
Cette décision fait suite à l’échec des négociations entre la direction et le syndicat d’entreprise affilié à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).
Les représentants de ce dernier avaient soumis, le 9 mai 2010, une plate-forme de revendications dans laquelle figurait, en particulier, la demande d’augmentation des salaires en application de
la convention de branche signée le 1er mai dernier par les partenaires de la Tripartite (gouvernement, patronat, UGTA).
Les organisations sous signataires dénoncent la fermeture administrative de la Maison des Syndicats le 12 mai 2010 et contestent sa légalité. Nos organisations
expriment publiquement leur solidarité avec le syndicat autonome SNAPAP et invitent les individus et organisations de la société civile à signer cette déclaration.
Les 14 et 15 mai 2010, le Forum Syndical Maghrébin a été co-organisé par le SNAPAP à Alger. Cependant, 48 h avant la rencontre, les autorités algériennes n’ont pas hésité à fermer et à mettre
sous scellés la Maison des Syndicats où devait se tenir la rencontre. Une nouvelle fois les organisations de la société civile algérienne se trouvent face à la violation de leur liberté
d’expression et de réunion.
La fermeture de la Maison des Syndicats contribue à l’étouffement de la société civile algérienne. Louée depuis une année par le SNAPAP, la Maison des syndicats était indispensable pour que les
syndicats autonomes puissent exercer leurs activités. Cette salle était également mise à disposition des associations de défense des droits de l’Homme à qui les salles publiques sont
systématiquement interdites par les autorités.
L´arrêté du Wali d’Alger, daté du 11 octobre 2009 et notifié au propriétaire de la salle abritant la maison des syndicats le 12 mai 2010, cite les motifs suivants :
« Organisation de rassemblements et de réunions publiques sans autorisation préalable ;
Invitation de personnes de nationalité étrangère à des rassemblements sans déclaration auprès des services concernés ;
Transformation du local en un lieu de rencontre entre jeunes filles et jeunes hommes en provenance de différentes wilayas ;
Trouble à l’ordre public et troubles de voisinage par les occupants du local ».
Cette décision est un énième abus de pouvoir des autorités algériennes qui n’ont de cesse de restreindre les libertés publiques consacrées par la Constitution algérienne. Cette situation
est révélatrice du verrouillage des champs syndical et associatif ainsi que de tout espace d’expression libre dans notre pays.
Nous, associations signataires, affirmons notre entière solidarité avec le SNAPAP. Nous demandons l’annulation de l’arrêté proclamant la fermeture de la Maison des Syndicats d’Alger et la
réouverture de ce lieu, dans le respect de la liberté d’expression et de réunion.
Alger, le 27 mai 2010
Premiers signataires : Sos Disparus- CFDA- Djazairouna- Amusnaw- Congrès Mondial Amazigh- Somoud
Merci d’adresser votre soutien au : snapap_anata@yahoo.com
Ou : collectif disparus-algerie : cfda@disparus-algerie.org
Bonsoir,
La radio algerienne el bahdja qui les employait sans leur avoir fait signer de contrat !
Ils ont fait grève pour exiger contrats et augmentations de salaires, et ils se retrouvent "suspendus" !
Collectif de Solidarité avec les journalistes cachetiers de la radio « El Bahdja »
Pétition de Solidarité
Des journalistes cachetiers, exerçant depuis plusieurs années dans la précarité la plus totale à la radio El Bahdja, sont suspendus pour avoir observé, le dimanche 07 mars 2010, une
grève. Ils sont empêchés d’accéder au lieu de travail depuis le 08 mars 2010. Leur seul tort est d’avoir revendiqué un contrat de travail.
Nous, signataires de la présente pétition, exprimons notre soutien à ces journalistes, victimes de l’arbitraire, du déni de droit. Nous nous déclarons solidaires de leurs luttes, et dénonçons les
manœuvres dilatoires, les actes de représailles auxquels se livre la direction de la Radio Algérienne à leur encontre.
Par la présente nous nous élevons contre toutes formes de précarisation des relations de travail qui tendent à se généraliser à tous les secteurs d’activité, et interpellons les pouvoirs publics
pour faire respecter les dispositions du Code du travail.
Pour signer la présente pétition envoyez un mail à l’adresse suivante :
Solidarite.elbahdja@gmail.com
ENIE DE SIDI BELABBES
Une vingtaine de travailleurs en grève de la faim
Un groupe d’une vingtaine de travailleurs de l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE) observe, depuis ce matin, une grève de la faim illimitée devant le siège de la direction
générale à Sidi Be Abbès et ce pour réclamer des salaires impayées depuis plus de 24 mois.
Selon les grévistes de la faim, le problème des salaires impayés se pose pour 28 cadres et techniciens des unités de l’ENIE de Ras El Ma et de Telagh, deux localités situées au sud de la wilaya.
Es unités précités ont été fermé en 2009 dans le cadre du pan de « redressement » de l’entreprise prévoyant un dégraissage des effectifs de la société, a déclaré récemment le directeur de la
logistique sur les ondes de la radio locale de Sidi Bel Abbès....
Par M. Abdelkrim
source :http://www.elwatan.com/Une-vingtaine-de-travailleurs-en
Cimenterie Lafarge de M’sila
Le personnel étranger chassé de l’usine
Le personnel étranger du groupe Lafarge, représentant une quinzaine de cadres, exerçant au niveau de la cimenterie de M’sila, a été chassé, lundi 10 mai aux environs 20 heurs, par les
travailleurs après l’échec des discussions préliminaires qui se sont déroulées au lendemain de la décision de la justice suspendant le mouvement de grève.
Le point de discorde qui a tout chamboulé, a été l’intransigeance de la direction de Lafarge, à vouloir exclure 03 syndicalistes qui, selon le directeur de l’usine, rencontré à l’hôtel, sont à
l’origine de la perte de 84 000 tonnes de ciment durant ces six jours de grève. A cette condition non négociable de la direction, les travailleurs ont brandi une autre également non négociable,
celle de la mise à la porte de tous les étrangers qui exercent dans l’usine, tant que les 03 syndicalistes ne sont pas acceptes comme les représentants des travailleurs et leurs suspensions
annulées .
La nuit a été agitée pour les cadres dont le directeur industriel,Mr Xavier Saint Martin Tillet (Français), le directeur de l’usine Mr Ion Trofin,(Roumain) le DRH (Jordanien), le directeur de la
production(Kenya), un marocain un saoudien et des Algériens de la DG,pris de panique par la tournure brutale des événements et la descente massive de travailleurs en furie sur le pavillon de la
direction. Ils ont quitté précipitamment l’usine, pour élire domicile l’hôtel Qalaa (la citadelle) à M’sila.
Au moment où on met sous presse, la situation n’a pas évolué sauf que, selon le directeur de l’usine Mr Ion Trofin joint par téléphone, une délégation du groupe Lafarge a été reçu par le wali de
M’sila, qui a exhorté les deux parties, à faire preuve de responsabilité et d’emprunter la voie du dialogue.
Par S. Ghellab
Source : http://www.elwatan.com/Le-personnel-etranger-chasse-de-l
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