Sommaire
Introduction
Situation en Égypte
Organisations politiques liées aux mouvements sociaux
Le mouvement ouvrier dans la révolution égyptienne, Entretien avec Fatma Ramadan (31 mai 2011)
Le rôle des travailleurs dans la révolution et leur situation actuelle, Entretien avec Khaled Ali (30 mai 2011)
Brève histoire du syndicalisme égyptien
Le Centre pour les services syndicaux et ouvriers (CTUWS).Échanges avec Kamal Abbas.
Le Centre égyptien pour les droits économiques et sociaux (ECESR). Entretien avec Khaled Ali.
La Confédération syndicale indépendante.
Le syndicat des impôts fonciers (IGURETA)
Syndicat de retraitéEs
Le syndicalisme enseignant
Tunisie, Egypte : la place des mobilisations ouvrières et du syndicalisme (Juin 2011).
Voir l'intégralité : http://orta.pagesperso-orange.fr/solidint/egypte/egypte.htm
Entretien avec Fatma Ramadan *
Quelle analyse fais-tu de la révolution ?
Deux analyses différentes sont habituellement faites de la révolution égyptienne :
- L'une, majoritaire, est de la décrire comme une révolution de la jeunesse, reposant sur Facebook et Internet. Ceux qui partagent ce point de vue demandent ironiquement : "où est la classe ouvrière" ?
- L'autre, minoritaire mais très présente au sein de la gauche radicale, donne un rôle essentiel à la classe ouvrière. Elle estime que la classe ouvrière a un potentiel énorme et qu'elle est capable de transformer la révolution actuelle en révolution sociale.
Mon analyse est plus nuancée que ces deux analyses. Le processus révolutionnaire n'a pas commencé le 25 janvier. C'est le résultat d'une longue histoire de luttes incluant la campagne de soutien à la deuxième Intifadha en Palestine, la campagne contre la guerre en Irak. Cela a débouché sur une confrontation avec le pouvoir de Moubarak et l'opposition à la passation de pouvoir à son fils. Dans ce contexte de montée des luttes, un saut qualitatif a été franchies avec la grève du textile à Mahallah (2006) puis celle des collecteurs d'impôts fonciers (2007). Ces grèves, qui ont eu lieu malgré la répression par le patronat, l'Etat et la centrale syndicale officielle (ETUF), ont été le prélude de la révolution actuelle. Ce processus révolutionnaire, qui a une longue histoire, avait donc une composante ouvrière. Mais celle-ci s'intégrait dans un mouvement plus large incluant la lutte contre la politique néo-libérale et une dimension internationale. Il est pour moi artificiel de vouloir séparer ces différents aspects.
Les manifestations sur la place Tahrir ne réclamaient pas seulement la chute de la dictature, mais elles comportaient également un aspect social. C'était également vrai à Mahallah, Suez ou Alexandrie. Mais cette classe ouvrière s'est mobilisée jusqu'à présent essentiellement en tant qu'individus et pas collectivement en tant que classe. Il est vrai que pendant la dernière semaine où Moubarak était au pouvoir, les sit-in de travailleurs ont joué un rôle décisif, mais le mouvement ne s'est pas généralisé. Il n'existait pas d'organe pouvant unifier le mouvement. Les grèves sont restées éparpillées et il n'y a pas eu d'expression collective de la classe ouvrière. Une grève générale était en préparation, mais pour l'empêcher, l'armée de façon intelligente a transformé Moubarak en bouc émissaire.
Pour toutes ces raisons, la question de l'organisation est pour moi centrale.
Comment vois-tu la situation actuelle ?
Un vieux militant - Fath Allah Mahrous du Parti socialiste Egyptien - aime à dire que nous sommes dans une situation de double pouvoir, avec d'un côté la rue, et de l'autre l'armée. Pour moi, il faut y ajouter un élément : l'organisation de la classe ouvrière. Et il est nécessaire de se focaliser sur cet aspect.
Dans cette situation de double pouvoir limité, il est clair que le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) est en alliance avec des éléments issus de l'ancien régime, diverses forces conservatrices, dont les libéraux. Ils agissent énergiquement pour affaiblir l'aspect social de la révolution, par :
- une campagne médiatique et idéologique,
- la répression juridique (arrestations, procès, convocation de civils devant des tribunausx militaires....),
- des lois imposées d'en haut, sans aucune consultation (criminalisation des grèves , entraves à la légalisation de partis, loi électorale restrictive...).
Il est possible que l'armée envisage d'agir comme elle l'avait fait dans les années 1950 :
- donner satisfaction à certaines revendications sociales,
- en contrepartie, limiter les libertés, y compris le droit de grève, voire se lancer dans une une répression généralisée des libertés.
Mais nous sommes dans une situation différente, car la révolution actuelle est un processus par en bas, contrairement aux années 1950.
Un danger énorme existe, dont le mouvement ouvrier doit être conscient : la volonté de l'isoler du reste du mouvement social. Face à cela, les militants syndicaux doivent avoir une vision plus large que la seule lutte sur les revendications immédiates des travailleurs. Je pense par exemple qu'on ne peut pas se limiter au problème du montant du salaire minimum sans poser celui du salaire maximum. C'est une des divergences que j'ai avec les militants appartenant au Parti démocratique du travail animé par mes anciens camarades des Socialistes révolutionnaires.
Où en est le mouvement syndical ?
Nous sommes dans une situation contradictoire :
- D'un côté les mobilisations de ces derniers mois donnent beaucoup d'espoir ;
- Mais de l'autre, nous ne disposons pas d'un héritage sur lequel nous pouvons nous baser, pire ce dont nous disposons est un mauvais héritage qui fait douter les travailleurs de l'intérêt d'avoir des syndicats : ils ont du mal à voir en quoi les nouveaux syndicats pourraient différer des anciens.
De plus, le Ministre se déclare favorable au pluralisme, mais dans le même temps il fait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher de le mettre en oeuvre, par exemple en entravant la tenue de réunions de salariés. C'est par exemple le cas au sein des services du Ministère du travail où les responsables ont expliqué que le droit de constituer des syndicats avait été annulé.
La faiblesse majeure des nouveaux syndicats est que, dans la plupart des cas, ils ne sont pas le résultat d'un processus long. Le plus souvent, quelques militants politiques organisent des réunions restreintes afin de rassembler les signatures nécessaires à la proclamation d'un syndicat et au dépot de sa demande de légalisation. Ils expliquent que l'organisation minoritaire ainsi crée prendra par la suite un caractère de masse. Je ne suis pas d'accord avec une telle conception, dans laquelle les travailleurs sont passifs et où ce sont des militants qui dirigent. C'est une vision élitiste du syndicalisme qui peut conduire à l'isolement. Le syndicalisme doit se construire à partir de la base et de façon démocratique. Là où je travaille nous n'avons demandé l'enregistrement du syndicat qu'après avoir organisé une réunion large.
Ne pas impliquer le maximum de salariés à la construction de nouveaux syndicats peut, par ailleurs, aboutir à la création de plusieurs syndicats indépendants sur le même lieu de travail.
Quel est l'avenir de l'ETUF, la centrale officielle sous l'ancien régime ?
Il ne faut pas se focaliser sur cette question. L'important est que se créent des syndicats de base démocratiques. Dans ce cadre, il y a deux possibilités :
- soit, grâce à la concurrence avec les syndicats indépendants, l'ETUF se réforme et ce sera une victoire,
- soit l'ETUF disparaitra.
Propos recueillis au Caire le 31 mai 2011 par Alain Baron et Julien Ente pour l'Union syndicale Solidaires (France) et disponible en ligne dans la rubrique "International" de www.solidaires.org
Traduction assurée par Omar El-Shafei
* Fatma Ramadan est inspectrice du travail à Guiza, dans l'agglomération du Caire. Elle est fortement impliquée depuis longtemps dans les structures parallèles à la centrale syndicale officielle, comme par exemple le CCTUWRL (Comité de coordination pour les libertés syndicales et les droits des travailleurs).
Fatma est par ailleurs membre de Tagdid (Renouveau socialiste) - un groupe politique issu du courant politique international dont le SWP britannique est la principale organisation - ainsi que de Tahaluf, le parti plus large dont Tagdid est partie prenante.
par Dina Samak
AhramOnline
Après des années d’activités clandestines, la gauche en Égypte s’est rassemblée dans un Front unique pour agir afin que la révolution de justice sociale prenne
tout son sens.
Des drapeaux rouges place Tahrir.
(photo : Mohammed Hebieshy)
Pendant des décennies, le mot « socialisme » a suscité du scepticisme en Égypte. Après plus de quinze ans de pouvoir de Gamal Abdel Nasser, la doctrine autrefois
prisée qui fut adoptée par le parti unique régnant jusqu’au début des années soixante-dix est vue par beaucoup comme la cause de l’infortune de l’Égypte dans les décennies qui suivirent. Mais,
maintenant que le socialisme arabe de Nasser n’existe plus, ses adhérents, enhardis par la révolution, tentent de se frayer un chemin pour leur retour sur la scène politique.
Il y a quelques jours, cinq groupes socialistes et partis nouvellement créés se sont unis pour former un « Front socialiste ». Selon Yehia Fekry, l’un des
fondateurs du parti Alliance démocratique populaire, le Front a pour objectif d’organiser les activités des différents groupes socialistes déjà à l’œuvre sur le terrain, avant et depuis la
Révolution du 25 janvier, pour créer une force de gauche plus décisive. L’intention est de rendre une telle entité attractive pour les personnes qui déjà ont sympathisé avec la politique et les
idées de gauche, mais qui ne s’identifient comme étant de gauche.
« Tout le monde est dans la rue », dit Fekry, « la question maintenant est de savoir qui va gagner les cœurs et les esprits des masses. La gauche a pour cela une
opportunité exceptionnelle car l’une des principales exigences de la révolution, c’est la justice sociale, et l’une de ses principales forces, ce sont les travailleurs. Serons-nous en mesure d’y
parvenir ? Cela reste à voir. »
Le nouveau front comprend :
le parti de l’Alliance démocratique populaire, au sein duquel des membres de nombreuses organisations de gauche se sont retrouvés pour former un seul parti de
gauche. Il s’agit principalement d’anciens membres du Parti Tagammu (le seul parti officiel de gauche dans l’Égypte de Moubarak) qui l’avaient quitté pour rejoindre plus tard l’Alliance après
rupture sur la position du parti pour les élections parlementaires de novembre ;
le Parti socialiste égyptien dont les membres comptent un certain nombre de personnalités de premier plan de la politique égyptienne depuis les années soixante-dix
;
le Parti communiste égyptien qui, autrefois était organisé, mobilisé et militait au sein du Parti Tagammu, puisque considéré comme illégal jusqu’à la chute de
Moubarak ;
le Parti démocratique des travailleurs, le premier parti de travailleurs en Égypte créé par des militants travailleurs et travailleurs sociaux ;
les Socialistes révolutionnaires, un groupe de socialistes internationaux qui milita pendant des années sous la tutelle du Centre d’Études socialistes.
Le besoin d’une alternative de gauche selon de nombreux militants de gauche est devenu une exigence très importante, même avant le 25 Janvier. « Partout où le
système capitaliste existe, les gens ont besoin d’un parti de gauche » dit Gamal Abdel Fattah, militant socialiste qui a bien accueilli cette étape de la formation d’un Front uni de la gauche. «
Mais maintenant, un tel parti revêt une grande importance car tous ceux qui ont fait la révolution (les travailleurs et les pauvres) ne sont pas encore au pouvoir et leurs intérêts ne sont pas
encore vraiment représentés. » Mais comme beaucoup d’autres, Fattah se souvient que d’autres tentatives de créer un front uni pour la gauche échouèrent.
En 2006, différents groupes de gauche essayèrent de former ce qu’on appela l’Alliance socialiste. Cela visait à créer une alternative de gauche pour œuvrer sur le
terrain, surtout avec la nouvelle vague d’actions revendicatives qui émergeaient à l’époque. Pourtant, l’Alliance fut à peine annoncée que les divergences entre ses membres paralysèrent toute
coordination sur le terrain.
« Nous avons tous une expérience négative avec une tentative de créer un mouvement uni de la gauche », dit Aida Seif, éminente militante des droits de l’homme, et
co-fondatrice du Parti des travailleurs. « Mais le moment actuel est différent de tous ceux que nous avons traversés jusqu’à maintenant. Nous sommes en révolution, et chacune et chacun d’entre
nous veut en tirer le meilleur parti ».
Seif croit que les exigences sont plus claires que jamais, et que toute mobilisation qui repose sur ces exigences réussira à attirer la population vers un programme
de gauche. « Toutes les tendances politiques parlent de justice sociale, mais c’est cette justice-là qui compte véritablement » dit-elle. « La plupart des nouveaux partis (aujourd’hui) et des
syndicats sous contrôle de l’État se sont lancés dans la défense du capitalisme égyptien. Je ne comprends pas pourquoi les gens prennent l’économie de marché pour acquise après tout ce que les
travailleurs ont souffert les décennies passées. »
Pour Seif, le principal devoir pour la gauche, dans l’immédiat, est d’aider à la mobilisation des classes laborieuses (et pour elle, cela regroupe tous les
travailleurs, les cols bleus comme les cols blancs) pour qu’elles défendent leurs droits. D’autres objectifs sont également cités dans la première déclaration du Front socialiste, notamment le
droit à l’égalité pour tous les citoyens et le droit à un État démocratique.
Mais considérant que les partis qui participent à l’action du nouveau Front partagent des programmes similaires, beaucoup se demandent pourquoi la gauche n’a pas un
seul parti ?
« Toute l’idée de l’Alliance populaire est de créer un seul parti pour la gauche » dit Fekry. En dépit de bien des efforts pour y parvenir, explique-t-il, d’autres
partis n’ont pas accueilli favorablement cette idée de fusion, « aussi nous avons convenu que nous allions essayer de créer une entité d’union, à travers laquelle nous pourrions nous coordonner
et travailler ensemble. »
Le Parti socialiste est l’un de ceux qui n’ont pas aimé cette idée de fusion. Ahmed Bahaa Shaaban, l’un des fondateurs du parti, pense qu’il est trop tôt pour que
les militants de gauche s’engagent dans un débat sur un programme unifié. « Tous les partis doivent s’élaborer un programme concret et ensuite, nous pourrons engager des discussions sur l’unité,
mais jusque-là, nous avons besoin d’un haut niveau de coordination entre nous tous, parce c’est la seule façon pour nous de pouvoir créer un pôle de gauche » dit Shaaban. « L’existence de quatre
ou cinq partis de gauche dans un pays avec une population qui dépasse 85 millions ne signifie pas que la gauche a un problème d’union de ses forces. Regardez les libéraux, combien de partis
ont-ils ? »
La gauche en Égypte a été une force sur le terrain dès le début du XXè siècle, mais depuis des décennies, les organisations de gauche ont dû militer
clandestinement. Cela leur est reproché car elles n’ont pu recruter sur une grande échelle. Avec un mouvement de travailleurs qui prend de l’élan depuis 2006 et un terrain politique aujourd’hui
ouvert à tous les groupes pour qu’ils s’organisent, le défi est aujourd’hui plus grand que jamais.
« Nous savons que parler d’une gauche unie peut être vu par beaucoup comme un coup de plus, surtout que les effectifs de chacune de ces organisations n’excèdent pas
quelques centaines » dit Hesham Fouad, des Socialistes révolutionnaires. « Cependant, il se présente une énorme opportunité politique sur le terrain, et nous pouvons, avec une réelle
organisation, être une vraie force avec des bases populaires profondes. »
Fouad, comme les autres socialistes, croit que la crise économique mondiale qui a éclaté en 2008 s’approfondit et que la colère devant le chômage, la pauvreté et la
corruption va monter à cause de la richesse ostentatoire, très rapportée, d’une petite élite au pouvoir soutenue par un système politique impassible devant les besoins fondamentaux de la majorité
de la population. « Les gens pensent maintenant que c’est tout le système qui doit être changé, ce qu’il nous faut, en tant que gauche, c’est leur expliquer pourquoi il en est ainsi, et à partir
de là, vers où ils peuvent aller. Mais après tout, c’est leur bataille et la gauche ne peut la gagner à leur place, même si elle prend tous les sièges au Parlement ».
Avec un sourire optimiste teinté de scepticisme, Abel Fattah dit : « Les gens disent que chaque fois que deux personnes de gauche se retrouvent ensemble dans
la même pièce, elles finissent par être en désaccord sur quelque chose qui leur paraît très important. Mais nous ne pouvons plus nous permettre ce genre de chose. »
12 mai 2011 - AhramOnline - traduction : JPP
Le Front populaire pour la Libération de la Palestine rend hommage au peuple d'Egypte et à son Intifada pour la dignité, la liberté et la justice
sociale.
Il salue les masses de la nation arabe au moment où elles bougent, dans la patrie arabe, pour la liberté, les droits, la démocratie, la justice sociale et
l'unité.
Nous nous tenons complètement et fermement aux côtés de la nation égyptienne dans son choix pour la démocratie et le progrès.
Le FPLP salue ces jours glorieux où l'histoire se fait et qui sont l'oeuvre du peuple arabe.
Il se tient complètement et fermement aux côtés du mouvement démocratique du peuple et des forces progressistes qui cherchent à obtenir leurs droits nationaux, la
démocratie et la justice sociale.
Nous sommes aux côtés de nos soeurs et nos frères arabes pour construire des mouvements modernes et des institutions qui reflètent la véritable volonté et les
intérêts du peuple arabe, qui servent les objectifs et les ambitions du peuple et non ceux de l'impérialisme, du sionisme et de leurs fidèles alliés.
Nous rendons hommage au peuple égyptien qui s'est rebellé au nom de la dignité, de la liberté et de la justice sociale; et aux masses arabes qui aspirent à la
liberté de leur patrie et au droit à l'humanité.
En plus, le FPLP affirme que les événements d'Egypte et de Tunisie, et la mobilisation de vastes secteurs du peuple dans un mouvement populaire de libération,
doivent être un avertissement à tous les autres régimes
arabes: si notre peuple ne reçoit pas la dignité, la liberté et la souveraineté nationale qui lui reviennent, il les arrachera et laissera en arrière les régimes
qui ne savent pas voir que les jours de la dictature et de la collaboration avec le sionisme sont dépassés.
Le Front populaire affirme en outre que la lutte du peuple palestinien et son mouvement de libération nationale s'inscrivent intégralement dans le combat des
peuples de la nation arabe.
Chaque pas en avant de ce grand mouvement d'émancipation du peuple arabe se répercute sur la cause palestinienne et renforce notre lutte de libération.
L'émancipation touche non seulement les gens qui sont libérés mais le changement lui-même.
Le temps est venu de renforcer notre lutte de libération nationale démocratique et de nous rassembler pour nous tenir, ensemble, auprès du peuple égyptien et de sa
grande Intifada, dans sa détermination à obtenir ses droits et la liberté de l'Egypte, non seulement libérée de la dictature mais aussi de l'impérialisme US et le sionisme qui tentent
désespérément d'arrêter la marche triomphale du peuple égyptien et de détourner ses nobles objectifs.
Le FPLP est fermement convaincu que la lutte du peuple égyptien est non seulement juste, elle est forte et elle entraînera la défaite de ce régime. Elle enverra un
signal de défaite à tous les régimes arabes qui vivent sur le dos de notre peuple tout en obéissant aux diktats des Etats-Unis et des sionistes. Israël et les Etats-Unis montrent clairement leur
faiblesse et leur peur devant le mouvement populaire du peuple égyptien dont le soulèvement est toujours le symbole de celui de la nation arabe, pour se libérer de la soumission, du colonialisme
et de la peur.
Le peuple égyptien est engagé dans une superbe marche historique pour l'Egypte, pour la nation arabe et pour la Palestine. Vive l'Intifada égyptienne!
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