Communiqué de presse Front du 14 janvier
Le front du 14 janvier a tenu une réunion ce mardi 15 mars pour discuter de «la haute instance de réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme
politique et de la transition démocratique».
Il a conclu ce qui suit :
1- La composition de cette instance, sa mission et ses objectifs, n'ont fait l'objet d'aucune consultation ni concertation avec les les forces politiques, civiles
et sociales qui ont participé à la révolution et qui restent attachées à ses ambitions.
2- La composition annoncée ne se compose pas dans se majorité de membres du «conseil national de la protection de la révolution». Elle compte, en outre des
personnes qui n'ont aucunement participé à la révolution, ne l'ont pas soutenu et qui lui été hostiles.
3- La composition annoncée qui a exclu certaines associations et partis, a très clairement évincé les représentants des régions, de la jeunesse et de ses
organisations.
4- Les méthodes utilisées par les autorités provisoires pour la formation de cette instance, s'inscrivent dans sa politique visant à récupérer la révolution et à
liquider «le conseil national de la protection de la révolution».
5- Le front du 14 janvier appelle «le conseil national de la protection de la révolution» à se réunir en urgence pour prendre une position conformément à sa
plateforme.
Front du 14 janvier,
15 mars 2001
Déclaration du Parti communiste des ouvriers de Tunisie à propos de "la haute instance de réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme
politique et de la transition démocratique"
Le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) a pris connaissance, par les médias, de la liste des membres de «la haute instance de réalisation des objectifs
de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique». Cette liste est composée de 12 représentants de partis politiques, 17 représentants d'organisations, d'instances et
d'associations de la société civile et 42 « personnalités nationales ».
Le PCOT a aussi pris connaissance de l'ordre du jour de la première réunion de l'instance, fixée pour le 17 mars 2011. Quatre points sont inscrits à l'ordre du
jour, parmi lesquels la présentation et distribution aux membres du projet du texte de loi relatif à l'élection de l'assemblée nationale constituante.
Le PCOT tient à préciser ce qui suit:
1- Le gouvernement a pris contact avec notre parti pour qu'il désigne son représentant dans la dite instance. Nous avons sollicité un délai pour discuter de la
question au sein de notre parti, avec nos alliés du front du 14 janvier, ainsi qu'avec nos partenaires dans «le conseil national de protection de la révolution».
Nous avons aussi affirmé que nous n'avons pas de position préétablie vis à vis de cette instance, notre décision sera déterminée par sa capacité à satisfaire les
exigences qu'impose la révolution, son développement et la réalisation de ses objectifs.
La liste des participants a été dévoilée avant que nous ne donnions notre réponse au gouvernement.
2- La présidence intérimaire et le gouvernement transitoire de Béji Caïd Sebssi, utilisent encore les méthodes bureaucratiques et méprisantes héritées des ères de
Bourguiba et Ben Ali, pour imposer leur volonté aux forces politiques et au peuple et les mettre devant le fait accompli.
La composition des membres de cette instance exclut certains partis et associations, ainsi que les représentants des régions, de la jeunesse et de ses
organisations.
Cette instance a aussi désigné 42 personnes dites «indépendantes», sans concertation, ni accord préalable sur leur nombre, leurs noms, sachant que certains d'entre
eux n'ont pas participé à la révolution et ne l'ont même pas soutenu.
3- L'ordre du jour de la première réunion de cette instance, démontre son caractère formel. Le projet de loi électorale relatif à l'assemblée nationale constituante
a été préalablement préparé, il sera seulement soumis à la discussion et à la consultation.
4- Ce constat confirme ce que nous avons déclaré précédemment. Le but de cette instance est de torpiller «le conseil national de protection de la révolution» et de
l'anéantir, pour que le gouvernement agisse sans aucun contrôle. C'était le cas avec la nomination des préfets sous le gouvernement Ghanouchi et c'est ainsi aujourd'hui avec Béji Caïd Sebssi,
dans la nomination des chefs de délégations, des responsables de la sécurité, du corps diplomatique, dans l'octroi des visas aux partis et dans le manque de transparence qui entoure la
dissolution de la police politique.
5- Au vu de ces éléments, le PCOT :
· Affirme son attachement au «conseil national de protection de la révolution », pour conduire la période de
transition et pour contrôler la présidence intérimaire et le gouvernement de transition dans leurs orientations et leurs décisions.
· Rejette la méthode adoptée pour la formation de «la haute instance de réalisation des objectifs de la révolution,
de la réforme politique et de la transition démocratique» et pour la définition de son rôle et de sa mission.
· Appelle les forces révolutionnaires et populaires à la vigilance et à la mobilisation permanentes, afin de déjouer
les tentatives d'avorter la révolution et de la saboter, pour:
- Reporter la date retenue pour l'élection de l'assemblée constituante, afin de donner aux forces politiques, civiles et populaires le temps nécessaire pour
préparer au mieux cette échéance et permettre la concrétisation de ses objectifs.
- Nommer de nouveaux responsables à la tête des gouvernorats et des délégations, des institutions économiques, de l'administration publique et semi publique, du
corps diplomatique sur la base de la compétence, en rupture totale avec l'ancien régime et avec la logique régionaliste et tribale primaire, qui a présidé à la formation du gouvernement actuel et
à la nomination des différents responsables.
- Le suivi de la dissolution de la police politique, la poursuite de ses membres impliqués dans les actes d'assassinat, de torture, de pillage et la publication de
ses archives et l'incrimination de ceux qui les détruisent.
- La reconnaissance de tous les partis et de toutes les associations, l'abrogation de la loi gérant la vie des partis et de l'ensemble des lois liberticides
instaurées par Ben Ali.
- La dissolution des conseils municipaux en lien avec le régime de Ben Ali, la nomination provisoire de nouveaux cadres de manière consensuelle dans l'attente de
nouvelles élections municipales.
Parti communiste des ouvriers de Tunisie
Tunis, le 15 mars 2011
Dans son allocution du 3 mars dernier, le président par intérim a annoncé l'abandon de la feuille de route qu’il avait annoncée au lendemain de la chute de Ben Ali,
c'est-à-dire l’abandon de l'organisation des élections présidentielles, dans le cadre de la constitution actuelle. Il a désormais annoncé la nécessité d'élire une assemblée constituante le 24
juillet prochain qui "sonne la rupture avec l'ère ancienne".
Le président par intérim a également confirmé que lui et le gouvernement de transition, à la tête duquel il a désigné Béji Caïd Sebssi, demeuraient au pouvoir
jusqu'à ce que l'assemblée nationale constituante entame ses fonctions. Par ailleurs, il a annoncé qu'une instance dite « instance de réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme
politique et de la transition démocratique » allait se charger de préparer le texte de loi régissant l'élection de cette assemblée.
Le parti communiste des ouvriers de Tunisie, tient à s'adresser au peuple tunisien au sujet de ces annonces :
1- La reconnaissance du président par intérim de la nécessité d'élire une assemblée constituante pour préparer une nouvelle constitution, est une nouvelle victoire
du peuple tunisien et de sa révolution, particulièrement pour les centaines de milliers de tunisiennes et de tunisiens qui ont organisé les sit-in, manifesté et offert des martyrs pour faire
chuter le gouvernement Ghanouchi qui a fait perdre un temps précieux au peuple tunisien.
2- Cette victoire demeure menacée en dépit de son importance. La feuille de route annoncée par le président intérimaire pour aboutir à une assemblée constituante
est floue et minée d'autant qu'il ne s'est aucunement concerté avec les forces politiques et civiles attachées à la révolution et à ses objectifs. Si cette feuille de route n'est pas révisée,
elle risque de permettre aux ennemis de la révolution de revenir aux affaires sous les slogans de la révolution.
3- L'élection d'une assemblée constituante consacrant la volonté du peuple et de sa révolution politique, sociale et nationale, mettant définitivement fin à la
tyrannie, exige :
- Un accord sur la date des élections pour éviter toute précipitation, permettre aux forces politiques une meilleure préparation, mais aussi pour que le
peuple tunisien participe pleinement à ces élections. Il s'agit tout de même de la mise en place d'une nouvelle constitution, qui portera des défis multiples et variés et qui définira les modèles
politique, social et culturel à venir en Tunisie.
- Prendre des mesures concrètes pour permettre au peuple tunisien de jouir de la totale liberté d’exercer ses droits, aux forces politiques de faire connaître
leurs positions, leurs opinions sans pression ni répression. Parmi ces mesures :
* La dissolution de la police politique, la poursuite de ceux qui parmi ses membres seraient impliqués dans des actes de tortures et d'assassinats.
* L'abrogation des lois contraires aux libertés ou du moins leur suspension : lois régissant les associations, les partis, les réunions, les manifestations... La
mise en place de dispositions provisoires garantissant l'ensemble des ces libertés et permettant la reconnaissance des partis et associations qui le souhaitent.
* Assainir l'administration des figures de la tyrannie et de la corruption, par la nomination, par concordance, de nouveaux responsables à la tête des gouvernorats
et des délégations, vu l'influence de ces fonctions dans le processus électoral.
* Assainir l'appareil judiciaire des symboles de la tyrannie et de la corruption, avec le concours de l'association des magistrats, afin de garantir l'indépendance
de la justice lors des élections.
* Élaborer une loi électorale spécifique pour élire l'assemblée constituante garantissant la participation des différentes forces politiques et civiles, afin d'être
à la hauteur des attentes de notre peuple et pour lui permettre d'exprimer sa volonté : mode de scrutin, découpage des circonscriptions électorales…
* Désigner une instance nationale sur accord des différentes forces politiques et civiles pour superviser les élections.
* Définir les modalités de financement des élections pour contrecarrer les risques de falsification de la volonté populaire, notamment en monnayant des voix grâce à
des financements douteux à l'intérieur du pays, par les forces de la contre révolution; ou à l'extérieur, par des Etats réactionnaires et colonialistes qui ambitionnent l'avortement de la
révolution et l'instauration d’un régime à leur solde.
4- "Le conseil national pour la protection de la révolution" constitue le cadre adéquat pour s'accorder sur une feuille de route visant à réaliser un changement
démocratique qui rompt définitivement avec la dictature. Ceux qui s'opposent à ce conseil, prétextant qu'il serait illégitime (car non émanant d'un vote populaire) oublient sciemment que la seule
légitimité qui existe aujourd'hui est celle de la révolution, ce conseil est l'unique cadre bénéficiant d'une large représentativité des forces défendant la révolution.
La présidence par intérim et le gouvernement de transition ne doivent aucunement échapper à la surveillance du peuple et des forces de la révolution, dans les
décisions et les dispositions qu'ils prennent.
5- Le maintien de la mobilisation populaire et le renforcement des cadres instaurés par la révolution (les assemblées et comités locaux pour la protection de la
révolution) et leur implication sont aujourd'hui, les seuls garants du contrôle de la présidence par intérim et du gouvernement de transition. Ils sont l'unique moyen de consolider la révolution
jusqu'à son triomphe total dans notre pays.
Les ennemis de la révolution demeurent, aujourd'hui encore, forts de leurs finances, des appareils de l'État, du soutien de l'extérieur. Ils courbent l'échine juste
pour rebondir une fois la tempête passée, pour resserrer à nouveau l'étau autour de notre peuple et le soumettre. Jusqu'à présent, ils n'ont, à aucun moment hésité à s'en prendre à nos
concitoyens, à saccager leur bien en faisant appel à des bandes criminelles. Ils ont aussi mené des campagnes de menaces et de dénigrements contre les forces révolutionnaires et
populaires.
6- En cette période cruciale, le front du 14 janvier a le devoir de protéger la révolution et de la faire avancer. Aux cotés des travailleurs, des précaires, des
pauvres, des étudiants, des intellectuels, des créateurs progressistes et de toutes les couches populaires, le Front du 14 janvier doit faire face aux tentatives de faire avorter la révolution et
de la réduire à une simple « réforme » de l'ancien régime sans remise à plat de ses fondements et de ses bases économiques et sociales.
Parti communiste des ouvriers de Tunisie
Tunis, le 5 mars 2011
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Parti communiste des ouvriers de Tunisie
pcot@albadil.org
www.albadil.org
C'EST TRÈS ÉMOUVANT !
Un coup dur pour la SAVAK tunisienne !
L'appareil de répression, de torture et d'assassinat sous Bourguiba et Ben Ali doit être entièrement démantelé !
Le Ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, lundi 7 mars 2011, la dissolution de la Direction de sûreté de l’Etat (Amn Eddaoula) et le démantèlement de la
Police Politique (Al Bouliss Assiyassi).
Une pensée émue pour tous nos compatriotes et leurs familles qui ont souffert dans leur chair, connu l'humiliation, la répression, la torture, les liquidations
physiques et les disparitions et pour toutes les victimes des tortionnaires du triste Ministère de l'Intérieur, Prison Civile de Tunis, Prison de Borj El Amri, Bagne de Borj Erroumi Bizerte et
autres geôles de triste mémoire du régime dictatorial défunt.
Nous membres du Front du 14 Janvier Paris, exigeons la dissolution de l’ensemble des corps de la police politique telles que les brigades Al Irched implantées dans
les régions et de tout l’arsenal du régime destourien, l'ouverture immédiate d'une enquête menée par une justice réellement indépendante sur tous les crimes commis par ce corps, la conservation
et l'accès aux archives du Ministère de l'Intérieur et des différentes directions régionales de la Sûreté nationale. Nous demandons que des mesures urgentes soient prises pour permettre la
sauvegarde de ces archives et éviter leur destruction.
L'une des pages les plus sombres de l'histoire de la Tunisie, entachée de sang et de larmes, est en train de se tourner, mais les responsables doivent payer ! Les
hommes de main, les tortionnaires, les assassins, tous les criminels agents du régime tyrannique et autres barbouzes doivent être jugés et châtiés !!!
Front du 14 janvier – Paris
Paris, le 9 mars 2011
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Tél. 0627070493 / 0643596510
RAS JDIR — Tout sourire, un groupe d'étudiants offre eau et réconfort à deux Somaliens qui arrivent épuisés de Libye. Ils viennent à peine de faire "leur" révolution mais les Tunisiens font preuve d'une solidarité sans faille depuis trois semaines.
Devant le poste-frontière de Ras Jdir, franchie par des grappes de migrants hagards, Wahid Abbes, 29 ans, propose tous les matins ses services au Croissant-Rouge, dont le stand grouille de volontaires.
"Aider les réfugiés, pour nous c'est un examen des principes qui ont guidé notre révolution: la dignité, le respect de la personne humaine", explique cet étudiant en troisième cycle d'anglais, un "vétéran" de la Kasbah, la place gouvernementale au coeur de Tunis et haut-lieu des manifs qui ont fait tomber le président Ben Ali à la mi-janvier.
"C'est une manifestation de citoyenneté", assure-t-il devant une petite tente où il campe avec quelques amis rencontrés à Tunis pendant les "sit-ins" organisés pour faire chuter l'ancien régime.
Ils sont là depuis quelques jours, ils sèchent tous les cours mais "c'est pour la bonne cause". Depuis le 20 février, plus de 110.000 personnes ont quitté la Libye pour la Tunisie.
"On étudie pour servir notre pays. Ici, c'est ce qu'on fait aussi", assure Ibrahim Moussa, 21 ans, étudiant en aquaculture à Bizerte, dans le nord du pays.
A quelques kilomètres, au camp de Choucha, d'autres jeunes Tunisiens montent des tentes et distribuent des repas chauds à d'interminables files de réfugiés. Une aide précieuse pour l'armée tunisienne et l'ONU qui gèrent ce camp de 16.000 personnes. Essentiellement des travailleurs bangladeshis coincés là faute de moyens pour les rapatrier.
"Je suis là depuis dix jours. Des locaux paient notre chambre d'hôtel", explique Oussama Mrassi, 28 ans. Son groupe de bénévoles attend des renforts ce soir pour aider à ramasser les déchets qui jonchent le sol du camp: une trentaine de jeunes de Tunis, armés de pelles et de balais.
Entre deux coups de main, il tourne des vidéos destinées à Facebook, "pour illustrer les efforts des Tunisiens" et contrecarrer selon lui les "informations fausses" d'Al Arabiya, une chaîne de télévision saoudienne qu'il accuse de dénigrer les efforts humanitaires du pays à la frontière.
Ici, la vague de générosité dépasse même les besoins, assurent les volontaires.
"Les boulangers du coin donnent tellement de pain qu'il en reste. Les gens des environs le récupèrent pour nourrir leurs animaux", explique l'un d'entre eux, tout en épluchant des carottes.
Plus loin, à Ben Guerdane, la ville la plus proche de la frontière, les deux garages de Salah Jennifen regorgent de cartons remplis de lait, de pâtes, de couches pour bébé. Jusqu'au plafond, les matelas s'empilent. "Un fabricant de literie de Monastir en a envoyé tout un semi-remorque", explique ce pré-retraité de 61 ans.
Lui aussi veut apporter sa pierre: il a mis ses locaux à disposition pour entreposer une partie des dons qui affluent de tout le pays. A l'étage, il prête quatre appartements aux employés du Croissant-Rouge algérien.
Même les plus démunis y vont de leur contribution. "Dans un carton de dons récoltés dans un village voisin, il y avait un tout petit sac plastique contenant de la farine. C'est une femme pauvre qui a donné ce qu'elle pouvait", raconte-t-il.
Depuis fin février, le Croissant-Rouge de Ben Guerdane, 80.000 habitants, a reçu des dizaines de tonnes d'aide humanitaire et récolté autant de dons financiers en trois semaines qu'au cours des deux dernières années, selon ses responsables.
"Les Tunisiens font preuve d'un fantastique élan de solidarité, alors que ce pays n'est pas habitué aux crises humanitaires", salue Gérard Lautrédou, responsable Afrique du Nord de la Fédération internationale de la Croix Rouge.
Plus
de 200 000 personnes sont rassemblées ce vendredi 25 Février pour manifester contre le gouverment de transition devant la Kasbah à Tunis.
Près de 200 000 personnes, dont un très grand nombre d’étudiants, manifestent ce vendredi après-midi à Tunis, devant la Kasbah, devenu l’épicentre de la
contestation. Ces mouvements de manifestations visent à demander le départ du gouvernement de transition et de Mohamed Ghannouchi.
Selon des sources du Croissant-Rouge, il “s’agit de la plus grande manifestation depuis la chute de Ben Ali” le 14 janvier. “Nous réclamons la démission de tout le
gouvernement et celle de Ghannouchi”, a déclaré à l’AFP un étudiant en droit, Ramzi, ajoutant que les Tunisiens “vivent dans un vide politique”.
“Ghannouchi, dégage !”
Parmi les slogans et les pancartes dans la manifestation : “Ça suffit avec les mises en scène”, “Honte à ce gouvernement !”, “Sit-in jusqu’à la dissolution du
gouvernement”. “Ghannouchi, dégage !”. Ou encore, “dégage le RCD”.
La place de la Kasbah était noire de d’une foule de manifestants cet après midi. Rappelons que le Premier ministre a transféré ses bureaux fin janvier de la Kasbah
au palais présidentiel de Carthage.
Rappelons encore que suite à de larges manifestations, Mohamed Ghannouchi avait remanié le gouvernement de transition en limogeant les principaux ministres de
l’ancien régime le 27 janvier.
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