11h 10 le 18 janvier
La Commission administrative du syndicat ouvrier UGTT vient de terminer ses travaux à l'instant. Elle a décidé :
1-Retrait des 3 ministres de l'UGTT du gouvernement de Ghannouchi
2-Démission des 5 députés de l'UGTT au Parlement
3-Démission du 1 sénateur de l'UGTT du Sénat
4-Exiger la dissolution du parti de Ben Ali, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD)
5-Restitution de tous ses biens au peuple
6-dissolution des cellules destouriennes dans les entreprises et la restitution de leurs locaux à l'UGTT
Suite à cela, 2 des 3 partis de l'opposition qui ont rejoint le gouvernement Ghannouchi ont décidé leur retrait de celui-ci
Actuellement, dans toutes les villes de Tunisie des manifestations se mobilisent pour exiger la dissolution du RCD et d'en finir avec tous les représentant de l'ordre ancien !
www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-12-08-Pinochet
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La dictature du général Pinochet devant la justice à Paris Par Franck Gaudichaud Historien, membre de l’équipe de rédaction de la revue Dissidences. Du 8 au 17 décembre 2010, plusieurs anciens hauts responsables du régime militaire dirigé par le général chilien Augusto Pinochet – treize Chiliens et un Argentin – seront jugés pour la détention et la disparition forcée de quatre franco-chiliens : MM. Georges Klein, Etienne Pesle, Alfonso Chanfreau et Jean-Yves Claudet. Un procès inédit. « En dépit de la mort d’Augusto Pinochet, ce procès n’en sera pas moins celui, posthume, du dictateur chilien ainsi que de l’ensemble du système de répression mis en place [par les dictatures d’Amérique du Sud] (1). » C’est en ces termes que Maîtres William Bourdon, Claude Katz, Benjamin Sarfati et Sophie Thonon ont commenté la procédure devant la cour d’assises de Paris, la plus haute juridiction criminelle française. « Nous attendons depuis très, très longtemps. Presque toute notre vie », témoignait, lundi 6 décembre, Mme Natalia Chanfreau, encore très jeune lorsque son père a disparu (2). Initialement prévu en mai 2008, le procès a été reporté une première fois par le parquet général. Certains militants des droits humains se sont alors interrogés : ce report sine die résultait-il de pressions politiques, M. Pinochet étant toujours en vie ? A l’époque, la justice évoque son souhait d’organiser un procès « irréprochable », en dépit de « difficultés rencontrées dans la délivrance des citations des nombreuses personnes résidant à l’étranger (3) ». Faire venir de plusieurs endroits de la planète des témoins directs liés aux quatre victimes – ainsi que des « grands témoins » internationaux (qui doivent permettre de mettre en contexte le jugement) – requiert en effet une logistique lourde (4). Mais l’absence de juges pleinement dédiés à cette affaire et le manque de volonté politique ne facilite pas la tâche. Le procès s’ouvre donc aujourd’hui, après plus de douze années de procédure. S’il est mené à bien, il forgera vraisemblablement un précédent historique, rendu possible par la mobilisation sans relâche des familles de victimes et d’organisations sociales chiliennes et internationales. Des décennies de lutte contre l’impunité, contre l’oubli et pour obtenir vérité et justice. Le 16 octobre 1998, à la demande des autorités judiciaires espagnoles et du juge espagnol Balthazar Garzón, le général Augusto Pinochet est arrêté à Londres. Presque immédiatement, des familles de détenus-disparus français déposent une plainte contre les responsables du régime. Dès juillet 1999, la Fédération internationale des ligues des droits humains (FIDH) et la Ligue française des droits de l’Homme et du citoyen (LDH) se constituent parties civiles. Tout comme la Corporation chilienne pour la défense et la promotion des droits du peuple (CODEPU-Chili), l’Association des ex-prisonniers politiques chiliens-France et France Amérique Latine (FAL). L’arrestation du dictateur a ouvert une brèche, malgré une immense frustration. « Le monde, et tout particulièrement l’Europe, voyait dans la possibilité d’un procès contre l’ancien dictateur – en Espagne et en France notamment –, l’avènement d’une justice internationale en matière de violations des Droits de l’Homme. Mais le procès n’eut pas lieu, et Pinochet, après avoir vu durant les années 2000 se multiplier les poursuites contre d’anciens responsables de la répression militaire, et avoir été lui-même visé par certaines enquêtes, n’en mourut pas moins libre et sans avoir été jugé, le 10 décembre 2006 (5). » Peu après, la juge Sophie Clément clôt l’instruction, ouvrant l’« audiencement » (c’est-à-dire l’« inscription ») du dossier devant la cour d’assises de Paris. Si ce procès peut avoir lieu à Paris, c’est que la loi pénale française, au titre de la compétence extra-territoriale juridictionnelle, est applicable pour les crimes commis contre des personnes de nationalité française par des étrangers hors du territoire national (au titre de l’article 113-7 du code pénal et de la « compétence personnelle passive » des victimes). Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la justice française devra se prononcer sur la base d’une telle compétence dans un jugement ayant trait au terrorisme d’Etat sud-américain. Le bourreau argentin Alfredo Astiz, connu sous le nom de « l’Ange de la mort », a été condamné à perpétuité par contumace en mars 1990 pour la disparition forcée de deux religieuses françaises pendant la dernière dictature (1976-1983). 3 197 victimes de disparitions ou exécutions et 28 461 victimes de torture : ce sont les chiffres officiels de la répression chilienne. Certes, ces chiffres minorent la réalité : plusieurs historiens et associations de défense des droits humains parlent de 200 000 à 300 000 personnes arrêtées et torturées. Néanmoins, cette reconnaissance officielle donne une mesure de la violence du régime militaire. Avec ce procès, c’est l’architecture de la terreur d’Etat qui sera mise au jour : son fonctionnement, ses chaînes de commandement et ses logiques institutionnelles. Les différents parcours des victimes révèlent différents aspects du système répressif. Ils éclairent également la résistance des militants de gauche (6). M. Georges Klein, 27 ans, était le médecin et conseiller socialiste du président Salvador Allende durant l’Unité populaire (1970-1973). Aux côtés du « camarade-président » le jour du bombardement de la Moneda, il disparaît soudain. M. Etienne Pesle, 46 ans, ancien prêtre, est militant du Mouvement des chrétiens pour le socialisme. Ardent défenseur de la réforme agraire, il travaille comme fonctionnaire de l’Institut du développement de l’agriculture. Il disparaît également lors des premières heures de la dictature alors qu’il se trouve à Temuco, dans le sud du pays. M. Alphonse Chanfreau, 23 ans, milite au Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR). Il est arrêté le 30 juillet 1974 par la Direction nationale du renseignement (DINA), police politique sous le commandement de M. Manuel Contreras. Emprisonné et torturé pendant plus d’un mois, il aurait été transféré ensuite à la « Colonia Dignidad », une communauté sectaire fondée par un ancien nazi, Paul Schaeffer, aujourd’hui décédé (7). Enfin, M. Jean-Yves Claudet, 34 ans, ingénieur, est chargé des relations internationales du MIR. Arrêté à deux reprises après le coup d’Etat puis expulsé vers la France, il revient en Argentine l’année suivante pour organiser la résistance. Il est enlevé par la DINA le 1er novembre 1975, dans le cadre du « Plan Condor », une opération transnationale de coopération des dictatures du Cône sud dans leur « lutte contre la subversion » – selon le langage consacré par les militaires putschistes. Ce procès ne pourra en outre pas faire l’impasse sur l’implication des Etats-Unis dans le soutien aux dictatures d’Amérique du Sud, à commencer par celle de M. Henry Kissinger, ancien conseiller à la Sécurité nationale américaine et prix Nobel de la paix 1973, cité à comparaître en qualité de témoin durant l’instruction – sans succès. Les accusés, âgés de 59 à 89 ans, ne seront pas présents. Ils n’ont même pas demandé à être représentés par des avocats, n’accordant aucune légitimité à la procédure. Cinq sont morts durant l’instruction (dont Augusto Pinochet, Osvaldo Romo, bourreau célèbre pour ses confessions, ou encore l’ancien nazi Paul Schaefer). Sur les quatorze restants, une majorité purgent actuellement une peine de prison, à commencer par le plus haut responsable encore en vie, le général de l’armée de terre Manuel Contreras. D’autres encore, devenus hommes d’affaires, circulent librement, à l’image du capitaine réserviste de la Force aérienne, Emilio Sandoval Poo. « Le Chili sera leur prison », affirme Me Sophie Thonon « Dès qu’ils seront tentés de traverser une frontière, ils seront arrêtés (8). » Mais pourquoi un tel jugement en France et pas au Chili ? Durant les années sombres de la dictature, les familles ont bien demandé à la justice chilienne d’enquêter sur ces disparitions, mais comme le note l’acte d’accusation, celle-ci « a failli à sa mission et s’est montrée d’une dépendance totale à l’égard du régime en place ». Aujourd’hui encore, selon la FIDH, « on constate que cette justice se heurte à des réminiscences de la structure d’impunité créée par Pinochet et les siens en préparation de la transition ». Lorsque condamnation il y a, « la légèreté des peines, en application depuis quelques années de la règle de la “prescription à moitié” [sic] est absolument disproportionnée par rapport à la gravité des crimes. Prenant notamment en compte l’ancienneté des faits et le comportement actuel des auteurs des crimes poursuivis, cette règle aboutit en réalité à ce que dans de très nombreux cas, les condamnés sortent libres dès le verdict rendu (9) ». Pour l’heure, 171 personnes ont reçu des condamnations fermes pour crimes contre l’humanité, mais seules 53 d’entre elles sont détenues ou en résidence surveillée. Plusieurs centaines de procès sont en cours d’instruction. D’ailleurs, les différentes commissions nationales de « vérité et réconciliation », de « dialogue » ou de « réparation » créées depuis la transition démocratique de 1990 n’ont pas visé à rendre justice. Leur mandat restrictif, les témoignages anonymes des militaires, le maintien du décret-loi d’amnistie de 1978, les nombreuses « enclaves autoritaires » issues de la dictature (dont la Constitution de 1980 qui régit encore les institutions du pays !) ou le maintien du modèle économique néolibéral, expliquent cette situation. Vingt ans durant, les gouvernements de la Concertation (coalition entre démocrate-chrétiens et centre-gauche) n’ont jamais eu la volonté de remettre en cause l’impunité qui gangrène le pays et obère le futur. Au nom de l’unité nationale, les élites refusent d’affronter ce « passé trop vite passé » (10). Et il y a fort à parier que l’actuel président, M. Sebastián Piñera – qui s’est enrichi durant la dictature et allié à l’Union démocratique indépendante (UDI), la formation politique issue du « pinochetisme » – suivra le même chemin. D’où l’importance historique de l’initiative en cours à Paris. « Nous n’attendons pas un miracle », concède Mme Jacqueline Claudet, la sœur de Jean-Yves Claudet. Mais « c’est un premier pas vers la Justice (11) ». Le procès reste essentiellement symbolique. Mais les symboles sont parfois forts. (1) Fédération internationale des ligues des droits humains, « Procès de la dictature de Pinochet », 3 décembre 2010. (2) Conférence de presse, « Ouverture du procès à Paris de 14 hauts responsables de la dictature chilienne », Centre d’accueil de la presse étrangère à Paris, lundi 6 décembre (audio en ligne dans son intégralité). (3) Fédération internationale des ligues des droits humains, « Un nouvel affront de la justice aux victimes de violations des droits de l’Homme au Chili », 7 mai 2008. (4) Sont attendus notamment l’avocat chilien et ancien rapporteur des Nations unies, Roberto Garretón, Martín Almada, « découvreur » paraguayen des archives du plan Condor, le magistrat français Louis Joinet ou encore le journaliste d’investigation américain John Dinges. (5) Association d’ex-prisonniers politiques chiliens – France ; France Amérique Latine, « Dans l’ombre de Pinochet. Procès contre la dictature chilienne » (PDF), Dossier de presse, décembre 2010. (6) Pour plus de détails, consulter le blog du journaliste Jac Forton, consacré au procès de la junte chilienne en France. (7) Frédéric Ploquin et Maria Poblete, La colonie du docteur Schaefer, une secte nazie au pays de Pinochet, Fayard, 2004. (8) Iibid. (10) Olivier Compagnon, Franck Gaudichaud, « Chili : un passé trop vite passé », in Pascal Blanchard, Marc Ferro et Isabelle Veyrat-Masson (dir.), Les guerres de mémoires dans le monde, revue Hermès, Paris, 2008. (11) Conférence de presse, lundi 6 décembre, op. cit. |
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22/11/10
COMMUNIQUE DE PRESSE
ATTAQUES DU CRIF ET DE LA LDJ CONTRE L’EXPOSITION « GAZA 2010 »
AU MUSEE D’ART MODERNE : NON A LA CENSURE !
Dimanche 21 Novembre 2010, plus d’une trentaine de membres appartenant au groupuscule de la « Ligue de Défense Juive » ont forcé l’entrée du Musée d’Art Moderne de Paris, qui
accueillait une exposition photo intitulée « Gaza 2010 » * réalisée par Kai Wiedenhöfer.
Armés, casqués et cagoulés pour certains d’entre eux, les nervis de ce groupuscule ont tenté d’atteindre la galerie d’exposition au sous sol pour saccager le travail du photographe. Sans succès,
l’accès leur a été barré par les forces de sécurité du musée.
La LDJ s’en est ensuite pris aux visiteurs, en empêchant quiquonque de se rendre à l’exposition, et en contraignant la direction du Musée à devoir fermer le Musée et à annoncer le report de
l’exposition.
Le CRIF avait lui aussi réagit violemment en appelant à la suppression de l’exposition, en accusant celle-ci de « focalisation contre Israël » et en allant jusqu'à évoquer
une « œuvre de propagande ».
Alors que l'armée israélienne a assassiné 1380 personnes dont 430 enfants en décembre /janvier 2009, les défenseurs d'Israël voudraient aujourd'hui effacer les traces de cette
guerre criminelle menée contre toute une population civile.
La censure n’est pas acceptable, et les réactions du CRIF accompagnées par le passage à l’acte de la LDJ ne sauraient être tolérées, il en va de la défense de nos libertés
démocratiques !
Nous exigeons que la loi s’applique pour partout et pour tous, que les responsables de ces attaques violentes soient traduits devant les tribunaux, et que l’exposition soit immédiatement
réouverte au public.
La Campagne BDS France
Campagne BDS France
21 ter Rue Voltaire
75011 PARIS
www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr
Le document révèle la politique délibérée du gouvernement israélien dans son calcul froid des besoins alimentaires de la population de Gaza quand les quantités de nourriture que le gouvernement israélien autorisent à entrer sont calculées au minimum pour maintenir la population en vie à un niveau de quasi-famine.
Ceci illustre la déclaration de certains responsables israéliens qui disent “mettre les gens de Gaza au régime” [1].
En 2007, quand Israël lança le blocus total de Gaza, Dov Weisglass, conseiller du Premier ministre Ehud Olmert, déclara clairement : “l’idée est de mettre les Palestiniens au régime, pas de les faire mourir de faim.” Les documents qui viennent d’être révélés contiennent les équations utilisées par le gouvernement israélien pour calculer le montant exact de nourriture, carburants et autres biens essentiels nécessaires pour arriver précisément à ce résultat.
Ces documents sont encore plus troublants, selon les militants des droits humains, si l’on considère le fait que près de la moitié des habitants de Gaza sont des enfants de moins de 18 ans. Cela veut dire qu’Israël a délibérément contraint des centaines de milliers d’enfants à la sous-alimentation en violation directe du droit international et de la quatrième Convention de Genève.
La publication de ces documents affaiblit très sérieusement l’affirmation israélienne souvent répétée selon laquelle le blocus est en place pour “des raisons de sécurité, puisque ils apportent des preuves de la politique délibérée et systématique de punition collective infligée à toute la population de Gaza.
Le directeur de Gisha a déclaré à propos de la publication des documents : "Israël a interdit le glucose pour les biscuits et le fuel nécessaire à l’approvisionnement régulier en électricité -paralysant ainsi la vie normale à Gaza et entâchant le caractère moral de l’Etat d’Israël. Je déplore d’avoir à dire que les éléments principaux de cette politique sont toujours en place."
Dans la déclaration qui accompagnait la publication de ces documents, Gisha affirme : Les documents révèlent que l’Etat a approuve “une politique de réduction délibérée” des biens de première nécessité dans la bande de Gaza (section h.4, page 5*). Ainsi, par exemple, Israël a limité l’approvisionnement en fuel nécessaire à la centrale, perturbant ainsi la distribution d’eau et d’électricité. L’Etat a “abaissé le niveau d’avertissement” (section g.2, page 5) qui avertit à l’avance du manque prévu de certains produits, mais dans le même temps il a approuvé le défaut d’avertissement si le bien en question était soumis à la politique de “réduction délibérée”. De plus, l’Etat a rehaussé “la ligne rouge” au dessus de laquelle même les les produits humanitaires de base pouvaient être bloqués, même s’ils manquaient (section g.1, page 5). Dans une lettre à Gisha, l’Etat affirma qu’en pratique il n’avait pas donné l’autorisation de réduire les “produits de base” au-dessous du “niveau d’avertissement abaissé”, sans définir ce qu’étaient les “produits de base”.
Selon le commentateur Richard Silverstein : "Si l’on observe la liste des produits autorisés à l’importation, on se rend compte que ce sont les seuls produits autorisés. En d’autres termes, si un produit n’est pas sur la liste, il est interdit. Par exemple, il y a une liste d’épices autorisées : le poivre noir, la soupe lyophilisée, le sésame, la cannelle, l’anis, la camomille, la sauge.
Désolé pour le cumin, le basilique, le laurier, la cardamome, les mélanges d’épices, les piments, l’ail, les clous de girofle, le thym, l’origan, le poivre de Cayenne, le carraway, la coriandre fraîche. Pas sur la liste. Vous n’êtes pas des épices dont les Palestiniens peuvent disposer, selon un idiot de l’IDF. Et les tomates, les pommes de terre, les concombres, les laitues, les jouets, le verre, la peinture et les chaussures. Vous pouvez les oublier ! Du luxe, tous, ou alors un danger sécuritaire."
Malgré la nature préoccupante des documents, qui montrent une volonté calculée de sous-alimentation délibérée d’une population toute entière, aucun grand média n’a rapporté cette histoire.
Le texte complet des documents révélés et la requête déposée par Gisha au nom de la Loi sur la Liberté d’Information se trouvent sur le site de Gisha
[1] c’est le sinistre Dov Weisglass, ancien conseiller du non regretté ex-général-Premier ministre moribond Sharon qui le premier annonçait cette intention, tout comme il affirmait dès 2004 vouloir mettre “dans le formol” toute perspective de négociation de paix, par le plan unilatéral de “désengagement de Gaza” de 2005
La coalition
des femmes pour la paix déclare son soutien à la campagne française pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre les sociétés et institutions israéliennes impliquées dans
l’occupation de la Palestine, dans l’industrie des colonies et dans le contrôle du peuple palestinien. En tant que militants juifs et palestiniens en Israël, il est de notre devoir de soutenir la
communauté internationale impliquée dans le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre les sociétés israéliennes participant au soutien de l’occupation.
Nous avons été informés que ces derniers mois, des militants de la campagne française de BDS sont accusés d’ « incitation à la haine raciale » ; parmi ces militants
se trouve la parlementaire Alima Boumediene-Thiery qui pourrait perdre le droit de se faire réélire au Parlement à cause de ces accusations inexactes. En tant que militants israéliens pour la
paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous
soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.
Le BDS est une forme de lutte efficace et non violente, organisée pour créer une pression internationale sur Israël afin qu’il mette fin à l’occupation et fasse
justice au peuple palestinien. Comme Desmond Tutu le signalait au sujet de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud : « Nous n’aurions pas réussi sans la pression internationale - spécialement
sans le mouvement de désinvestissement des années 80 ». Les activités BDS visant des sociétés et des institutions, ne sont ni antisémites, ni une incitation au racisme. La campagne BDS
internationale se fonde sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité, de justice et de droits humains.
Le BDS n’est pas inspiré par la « haine raciale ». En dépit des allégations erronées, la campagne de BDS ne vise ni les produits kasher, ni les sociétés appartenant
à des juifs, mais bien plutôt celles qui participent à des violations des droits humains et du droit international. Notre projet de recherche : à qui profite l’occupation » (whoprofits.org)
dénonce des dizaines de sociétés israéliennes et internationales qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales, exploitent la main-d’oeuvre palestinienne et le marché palestinien captif,
ou utilisent les ressources naturelles des territoires palestiniens occupés en infraction du droit international. La pression internationale exercée sur ces sociétés est capitale pour modifier
leurs politiques et changer l’opinion publique ; elle peut mener à la fin de l’occupation de la Palestine ainsi qu’à une paix juste, à la prospérité et à l’égalité des deux peuples : palestinien
et Israélien.
Pour ces raisons, nous - militants israéliens, palestiniens et juifs - soutenons la campagne française de BDS et appelons le gouvernement français à mettre fin à la
persécution des militants français du BDS.
Coalition des femmes pour la paix - Israël
http://coalitionofwomen.org/
(Traduit par A.G. pour CAPJPO-EuroPalestine)
http://europalestine.com/spip.php?article5477&var_mode=calcul
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