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Maroc

Rassemblement le VENDREDI 26 JUIN 2009 à 17h

devant l’ambassade du Maroc à PARIS pour exiger :

Ø     la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc,

Ø     l’arrêt des poursuites contre les 7 militants et responsables de la Voie Démocratique


 
Au Maroc, l’abus du pouvoir bafoue le droit International

 Sous des arguments fallacieux plusieurs détenus politiques croupissent actuellement dans les prisons marocaines. Exemples : emprisonnement de Chakib EL KHAYARI pour avoir dénoncé des barrons de la drogue, des jeunes encore détenus de Sidi Ifni et les étudiants de l’UNEM à l’université de Marrakech, Meknès…qui ont manifesté pour leurs droits légitimes. .

La situation des droits humains au Maroc est très préoccupante. La communauté internationale doit exiger de l’Etat au Maroc le respect des libertés publiques en procédant à la libération immédiate de tous les détenus politiques et syndicaux, et, l’arrêt des poursuites contre les 7 militants de la Voie Démocratique qui comparaîtront devant le tribunal le 26 juin 2009. 

Des élections communales se sont déroulées au Maroc le 12 juin 2009. Le parti de la Voie Démocratique , et conformément à son analyse de la situation politique au Maroc, a décidé de mener compagne pour boycotter ses élections. Ce qui relève naturellement du droit d’expression reconnu par toutes les conventions internationales ratifiées par le Maroc et stipulé même dans le préambule de sa propre constitution.

 

 Or, contrairement à son discours, les autorités marocaines ont commis des violations assez graves ,caractérisant la continuité de l’ Etat de non droit en usant de :

v     la répression des sit-in organisés le 06 juin à Casablanca, Rabat, Tanger, Meknès, Guercif, Temara Mohammedia, Marrakech, Al-Hoceima Cette répression a été suivi parfois par des arrestations de militants relâchés après des heures de garde à vue

v     répression aveugle à SEFROU entraînant des blessés.

v     convocation du Secrétaire National M. Abdallah HARRIF  au commissariat pour interrogatoire qui a duré quatre heures,

v     arrestation de huit militants à Casablanca, dont 7 seront déférés devant la parquet le 26 juin poursuivi dans le cadre du code liberticide électoral.

v     la privation de la Voie Démocratique de son temps d’expression sur les ondes …..

 

Nous sollicitons tous les épris de justice à manifester leur indignation en se joignant:
 
le rassemblement le VENDREDI 26 JUIN 2009 à 17h
Devant l’Ambassade du Maroc : 5, rue le TASSE Paris 16
métro Trocadéro

 Les premiers signataires:

 v     Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc, (ASDHOM)

v     le Comité Culturel pour la Démocratie au Bénin, (CCDB)

v     Les Verts,

v     le Parti communiste des ouvriers de Tunisie ,( PCOT)

v     Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme ,( PADS)

v     Parti du Travail Patriotique et Démocratique , (PTPD)

v     Le Nouveau Parti Anticapitaliste, (NPA)

v     Association des Marocains en France, (AMF)

v     Parti de l’Indépendance et du Travail (Sénégal)

v     Groupe de soutien AMDH à Lille,

v     Association Mémoire Vive,

v     Parti d’Avant-garde Démocratique Socialiste,(PADS)

v     Forum Marocain Vérité et Justice, (FMVJ)

v     Association des Parents et Amis des Disparus au Maroc, (APADM)

v     la Confédération, Nationale du Travail, (CNT)

v     la Voie Démocratique-France, VD/France)

 
7 militants d’Annahj Addimocrati (La Voie démocratique) détenus à casa sont passés jeudi 11 juin 2009 devant le procureur du roi du tribunal de 1ère instance de Ain Sbâa, lequel a décidé de les faire passer devant la cours du tribunal de 1ère instance de Ain Sbâa, en liberté provisoire,  vendredi 12 juin 2009 ;

se basant sur L’article 90 du code électoral

«Est puni d’un emprisonnement d’un mois à trois mois et d’une amende de 1.200 à 5.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque à l’aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses, détourne des suffrages ou incite un ou plusieurs électeurs à s’abstenir de voter»

Solidarité avec les camarades d’Annahj

Communiqué d'
Al-mounadil-a

Les forces de répression ont mené une campagne nationale contre les militant-e-s de Annahj Addimocrati (la Voie Démocratique) qui boycotte les élections locales en cours. A travers l’interdiction de manifester, la violence, les arrestations et les poursuites judiciaires, le pouvoir fait tout son possible pour que la voix de Annahj n’arrive pas jusqu’aux citoyens, démontrant encore une fois la réalité de la liberté d’expression et de tout le jeu politique. Le pouvoir veut des partis politiques qui jouent le rôle défini par le ministère de l’intérieur, et tous ceux qui sont en désaccord deviennent l’objet de la répression. Auparavant, ce fût le PADS (Parti d’Avant-garde Démocratique et Socialiste) l’objet d’une telle campagne quand, durant l’été 1997, plus de 200 de ses militant-e-s ont été jugés dans 27 tribunaux partout au Maroc. Des dispositions de la loi électorale, de la loi sur les libertés publiques et du code pénal furent utilisées contre eux. La répression des militant-e-s d’Annahj n’est pas nouvelle. Ainsi, ses militants et certains de ses dirigeants ont été victimes de la répression le samedi 4 avril 2009 devant le Parlement suite à un rassemblement. Dans le fond, il fallait comprendre que seuls les partis qui restent dans le cadre défini par le pouvoir sont acceptés, tous ceux qui n’acceptent pas le jeu et qui, comme le 4 avril, remettent en cause les relations avec l’OTAN sont exclus du jeu politique. De même, durant l’été 2008 après son dernier congrès national, un message a été adressé à Annahj en faisant monter au créneau certains partis du pouvoir qui l’ont accusé de haute trahison et qui ont demandé à ce que Annahj soit condamné suite à une lettre reçue de la part du Polisario. Les militant-e-s d’Annahj ont également fait partie des victimes de la campagne d’arrestations du 1er mai 2007 dans le cadre du mouvement contre la cherté de la vie, avec pour accusation l’éternelle « atteinte au sacré ». Le fait est que Annahj est victime de la répression du pouvoir parce qu’il sort du consensus actuel portant sur la soi-disant « transition démocratique » et ses pseudo-institutions démocratiques, et parce qu’il joue un rôle dans la scène des luttes populaires. Cela est le sort de toute personne qui choisit le militantisme effectif qui résiste aux agressions continues de la bourgeoisie au Maroc. La violence de la répression des classes laborieuses de Sidi Ifni – Aït Baamrane en atteste, de même que les tentatives d’écraser la résistance étudiante ou la répression continue du mouvement des chômeurs. Les forces militantes de gauche qui luttent contre les politiques de la bourgeoisie et de l’impérialisme et contre la répression politique, vont être la cible de répression et de tentatives d’écraser tout enracinement populaire. Cette répression arrivera à son but si la gauche militante reste au niveau actuel et si elle n’est pas renforcée par une forte dynamique populaire. La vérité est que la progression de la gauche révolutionnaire durant la dernière décennie reste en deçà des possibilités objectives qu’offrent l’évolution de la situation sociale d’une part et la perte de la gauche réformiste de toute crédibilité, d’autre part, après qu’elle ait intégré le gouvernement de façade. Résister à cette répression passe par profiter des possibilités qu’offre la résistance populaire dans les régions délaissées et défendre les intérêts de la classe ouvrière alors que les directions syndicales l’ont abandonnée. Cela nous impose une autocritique sérieuse quant au bilan de l’action syndicale et populaire des forces de gauche militantes. Cette accentuation de la répression montre l’urgence de la lutte pour les libertés, une lutte qui doit dépasser les actions symboliques courantes, une lutte qui permette d’obtenir des acquis et d’élargir les possibilités de construire les outils de lutte populaire à la base. La lutte doit unir les organisations syndicales, les organisations de droits humains, les mouvements de lutte étudiants, les mouvements des chômeurs,… alors luttons tous ensemble, unis, contre la répression, avant que l’unité ne soit dans les geôles. Non à la répression des militant-e-s d’Annahj Addimocrati

Al-mounadil-a, 12 juin 2009

Khadija Ziane a 35 ans, Présidente de l'association des femmes d'Ifni aït Baâmrane, elle est aussi membre de l'association Aït Baâmrane pour le développement et du centre marocain des droits de l'homme.
Une femme dynamique et une citoyenne très impliquée dans la vie de sa région, malgré le chômage qu'elle subit alors qu'elle est diplômée en comptabilité. Khadija Ziane s'est tout naturellement insurgée contre la répression menée par les autorités marocaines dans la région en juin dernier, elle a témoigné courageusement des exactions perpétrées par la police marocaine. Elle a soutenu et accompagné les prisonniers politiques et leurs familles.

Engagées dans une logique punitive de cette population qui n'a fait que porter des revendications légitimes pour le travail et contre la corruption, les autorités marocaines ont procédé à l'enlèvement de Khadija Ziane le 28 juillet dernier, à la prison d'Inzegane à Agadir, alors qu'elle accompagnait les familles pour rendre visite aux prisonniers.

Depuis, Khadija est incarcérée à la prison d'Inezegane à Agadir. Elle sera jugée le 12 février prochain avec les prisonniers politiques de Sidi Ifni Aït Baâmrane, incarcérés depuis les évènements sans être jugés.

Khadija sera poursuivi pour :
Direction et constitution d’association de malfaiteurs.
Participation à incendie d’un véhicule.
Tentative d’homicide volontaire sur fonctionnaire.
Destruction d’installation industrielle et biens d’utilité publique .
Gêne de la circulation en plaçant objets et obstacles entravant la circulation.
Atteinte à l’intégrité de fonctionnaires de l'État en exercice.
Participation à une manifestation non autorisée.
Port d’arme lors d’une manifestation.
Et ce conformément aux articles : 114, 128, 129, 267, 293, 294, 581, 590, 591, 595, 596 du code pénal marocain.

Le comité de Soutien de Khadija Ziane exige :
- La libération immédiate de Khadija
La libération immédiate de tous les prisonniers politiques de Sidi Ifni
La poursuite des responsables
Le Comité de Soutien de Khadija Ziane appelle :
- Les femmes de France et d'ailleurs à œuvrer pour la libération de Khadija
Les organisations de défense des droits humains à mener des enquêtes indépendantes pour déterminer les responsabilités

Vos signatures et messages de soutien à :
SoutienKhadijaZiane@ras.eu.org
A la suite des évènements de Sidi Ifni au Maroc, cinq personnes dont Ibrahim Bara, secrétaire général du comité local d’ATTAC, sont emprisonnées depuis le 18 juin 2008. 
Ibrahim Bara, originaire de Sidi Ifni, est un militant connu pour ses combats : membre de l’Union Nationale des Etudiants Marocains depuis 1989, il a été emprisonné et torturé par la police  lors de la protestation contre l’occupation en Irak, animateur du club d’éducation ouvrière à Anza, quartier pauvre d’Agadir, il a été jugé et emprisonné pour son soutien aux ouvriers de l’usine de conservation de poissons à Agadir en 2000,  responsable de l’association nationale des diplômés chômeurs à Agadir depuis 1994 à nos jours et un des fondateurs d’ATTAC à Sidi Ifni. ATTAC a joué un rôle important dans les combats de la population locale : chômeurs, travailleurs du port, jeunes…
Ibrahim Bara fait partie du groupe politique de la gauche révolutionnaire et internationaliste du Maroc. Il est aussi l’un des animateurs du journal El Mounadil (le militant) depuis sa création en 2004.

Ibrahim Bara a été capturé après onze jours de refuge dans les montagnes de la région de Sidi Ifni suite à la violente répression de la police le samedi 7 juin. Ce « samedi noir », quatre mille policiers et forces auxiliaires ont violemment réprimé la population qui soutenait le blocage du port par des militants installés depuis une semaine demandant du travail et une vie décente. A l’aube, la police a investi au hasard des demeures terrorisant, pillant et enlevant ses habitants. Des témoignages de harcèlements sexuels et viols ont  été recueillis par des  militants des Droits de l’Homme. Aujourd’hui, pour calmer le jeu, une commission d’enquête parlementaire a été mise en place, mais le comité de soutien aux prisonniers demande à faire partie d’une commission d’enquête indépendante de l’Etat.
La justice marocaine, peu indépendante de l’Etat, accuse notre camarade d’avoir créé une bande armée, bloqué «  la liberté de travailler  » au port et organisé des manifestations non autorisées. Le régime marocain le présente comme le principal meneur des émeutes de Sidi Ifni.

Ibrahim Bara enfermé sans jugement risque beaucoup. Il a besoin d’une solidarité nationale et internationale active pour l’arracher des griffes d’une justice complice des crimes commis par le régime depuis les années de plomb.

En solidarité, envoyez des lettres de protestations et demandez la libération des prisonniers.

Fax du Ministère de l’Intérieur du Maroc :     0021237767404
Fax du Ministère de la justice du Maroc :     0021237263103
Fax du Préfet d’Agadir:             0021228840414
                                                                                                             Aziz Stanou.
Un militant marocain des droits de l'homme a été condamné jeudi à six mois de prison ferme et à une amende de 1.000 dirhams (137 dollars) pour avoir déclaré à des journalistes que des membres des forces de sécurité avaient tué et violé des manifestants au cours de troubles survenus le 7 juin à Sidi Ifni, accusations que le gouvernement avait catégoriquement démenties. Brahim Sbaalil, militant au Centre marocain des droits de l'homme (CMDH), a affirmé que les autorités avaient commis des crimes contre l'humanité lorsqu'elles avaient dispersé une manifestation contre la pauvreté et le chômage organisée par des jeunes dans cette ville du Sud marocain. Le gouvernement a assuré que nul n'était mort dans les troubles mais que 48 personnes avaient été blessées, dont 28 policiers, et 188 personnes arrêtées. La police a arrêté Sbaalil à l'issue d'une conférence de presse durant laquelle il a parlé de morts, de cas de disparition et de viols, au cours des troubles survenus dans cette ville portuaire à 700 km au sud-ouest de la capitale Rabat.
Source :
JDD
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