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APPEL EXPRESS*
Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture
 
Israël. Détention arbitraire d'un prisonnier d'opinion

Intervenir avant le 23 juin 2013
 
 Situation

  clip_image001.jpg Le 29 avril 2013, l'armée israélienne a, pour la sixième fois, renouvelé pour quatre mois supplémentaires l'ordre de détention administrative d'Ahmad Qatamesh, universitaire palestinien de 62 ans, arrêté le 21 avril 2011.

La détention administrative permet à l'armée israélienne de détenir une personne sans inculpation ni jugement, pour une période de six mois renouvelables indéfiniment, sur la base d'informations tenues secrètes. Telle qu'elle est pratiquée par Israël, elle est souvent constitutive de détention arbitraire, comme c'est le cas pour Ahmad Qatamesh.

Cela fait plus de deux ans que ce dernier est ainsi détenu sans inculpation. Il est suspecté d'entretenir des liens avec le Front populaire de libération de la Palestine, alors qu'il affirme ne plus avoir de contact avec le mouvement depuis près de 14 ans. Cet intellectuel de gauche est réputé notamment pour son plaidoyer pacifique en faveur de la création d'un État unique comme solution au conflit israélo-palestinien.

Le 21 avril 2011, au milieu de la nuit, une quarantaine de soldats israéliens armés ont fait irruption au domicile d'Ahmad Qatamesh. Ce dernier étant absent, les agents n'y ont trouvé que sa femme, Suha, sa fille, Haneen, âgée de 22 ans, ainsi qu'une tante de Haneen et une cousine, âgée de 14 ans. Les soldats ont braqué une arme sur Haneen, lui ordonnant de téléphoner à son père pour qu'il se rende. Ce dernier leur a indiqué par téléphone l'adresse de la maison de son frère où il passait la nuit et le s agents sont venus l'arrêter une heure plus tard.
Il a été conduit au centre de détention d'Ofer en Cisjordanie et interrogé par l'Agence de sécurité israélienne pendant seulement dix minutes.
Le 3 mai suivant, après avoir été informé qu'il serait libéré dans la journée, Ahmad Qatamesh a finalement été placé en détention administrative pour une période de six mois. Ce n'est qu'à 11 h du soir que sa famille, qui l'attendait depuis des heures devant les portes de la prison d'Ofer, a appris qu'il ne serait pas libéré.

L'avocat du détenu ayant intenté un recours contre l'ordre de placement en détention administrative entaché de plusieurs irrégularités de forme, la justice militaire a décidé, le 19 mai 2011, de réduire la période de détention de six à quatre mois. Cependant, à l'issue de cette période, le commandement militaire a ordonné le renouvellement de la détention d'Ahmad Qatamesh et ce, à cinq reprises, toujours sur le fondement d'informations secrètes qui o nt été révélées au seul juge militaire et dissimulées au détenu et à son avocat qui sont dès lors incapables de contester efficacement la détention.

Début 2013, Ahmad Qatamesh a été transféré de la prison d'Ofer en Cisjordanie occupée à celle de Ramon, dans le sud d'Israël, à la suite du mouvement de protestation qui a touché les prisons israéliennes après la mort d'un jeune détenu palestinien, le 23 février 2013.
Ce transfert rend encore plus difficile les visites de sa femme et sa fille qui doivent ainsi effectuer un très long voyage de 13 heures pour le voir, quand elles en obtiennent l'autorisation.

Ahmad Qatamesh est l'une des 160 victimes du régime de la détention administrative actuellement détenues dans les prisons israéliennes. La détention administrative est encadrée par le droit international humanitaire, qui limite son utilisation à l'existence d'impérieuses raisons de sécurité " et à la condition que cette mesure soit " absolument nécessaire ". En pratique, Israël l'utilise comme un véritable outil de pression/répression dans les Territoires occupés à l'encontre des opposants politiques.

Ahmad Qatamesh a déjà passé plus de cinq ans en détention administrative il y a 20 ans. Arrêté en 1992, il a été détenu pendant un an et torturé avant d'être placé en détention administrative en octobre 1993, jusqu'à sa libération sous la pression internationale, en 1998. Après sa libération, il a publié son autobiographie, I shall not wear your tarboosh, dans laquelle il raconte notamment les tortures qu'il a subies en détention.
 
 Agir  :

Télécharger la lettre : http://www.acatfrance.fr/medias/files/appel_urgent/20130521_AE_Israel_Ahmad-Qatamesh_lettre.doc
 
 Lettre à envoyer :
Brigadier General Avihai Mandelblit
Military Judge Advocate General

Fax: +972 3 608 0366, +972 3 569 4526
Email: arbel@mail.idf.il, avimn@.idf.gov.il

Veuillez adresser une copie à :
Ambassade d’Israël en France
3 Rue Rabelais
75008 Paris
Fax : 01.40.76.55.55
 
 
Brigadier General Avihai Mandelblit
Military Judge Advocate General
6 David Elazar Street
Hakirya, Tel Aviv, Israel


APPEL A TOUTES LES ORGANISATIONS : 28- 29 JUIN 2013 MARCHE « MEHADRIN DEGAGE »

CAMPAGNE CONTRE LE COMMERCE AVEC LES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES ISRAÉLIENNES

marchemehadrindegagelogo.jpg Après l’action de protestation contre le siège social de Mehadrin en novembre 2011 nous avons décidé une nouvelle action pour les 28- 29 juin 2013 contre la même entreprise dont le siège social et les entrepôts d’emballage se trouvent à Chateaurenard (département des Bouches du Rhône (13), dans le sud de la France).

DANS LA CONTINUITÉ DE LA BATAILLE CONTRE AGREXCO…

Après la victoire du BDS Européen contre Agrexco en septembre 2011, et après analyse de la situation, le BDS Européen, coordonné par le BNC, avait désigné Mehadrin comme cible principale du boycott dans le champ des entreprises agroalimentaires. Sans perte de temps, dès le 22 novembre 2011 avait lieu, avec succès, la première journée européenne contre Mehadrin. Une seconde journée d’action européenne contre la même cible devait avoir lieu en novembre 2012. La tenue du Forum Mondial sur la Palestine aux même dates a décalé de deux mois et demi la tenue de cette journée européenne. Entre temps, le BNC a rassemblé 16 organisations palestiniennes, dont toutes les organisations paysannes palestiniennes, qui ont lancé le 9 février 2013 l’Appel à une campagne internationale contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes (CCEAI). Cet appel du 9 février s’est accompagné d’une brochure de 30 pages « Farming Injustice » ([1]) qui précise les motifs de cette campagne, ses cibles et ses objectifs. Elle constitue bien évidemment, pour le mouvement de solidarité international, le texte stratégique de référence pour cette campagne, laquelle inclue désormais les paysans et les pêcheurs de Gaza.

MARCHE « MEHADRIN DEGAGE ! » 28/29 juin 2013.

Après la journée du 9 février 2013 marquée en France par une douzaine d’actions dans des villes de France, la Campagne BDSFrance contre Mehadrin s’est transformée en Campagne BDSFrance contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes (BDSF-CCEAI) s’inscrivant ainsi pleinement dans l’Appel du 9/02/2013, tout en gardant Mehadrin comme cible centrale, comme mentionné dans l’appel.

Après l’action de protestation contre le siège social de Mehadrin en novembre 2011 nous avons décidé une nouvelle action pour les 28- 29 juin 2013 contre la même entreprise dont le siège social et les entrepôts d’emballage se trouvent à Chateaurenard (département des Bouches du Rhône (13), dans le sud de la France).

1- OBJECTIFS DE L’ACTION

1- Faire connaître la cible principale de la CCEAI en France : l’entreprise Mehadrin. Qui est-elle ? où est-elle en France ? que fait-elle en Palestine ? quels sont ses produits, ses distributeurs etc. Bref faire en sorte que lorsque on prononce le mot Mehadrin la population, la société civile, les medias, les élus etc. sachent de quoi et de qui il s’agit. Comme on connaissait la cible Agrexco il faut faire connaître la cible Mehadrin.

2- Faire connaître la CCEAI en tant que campagne palestinienne, appel palestinien adressé aux sociétés civiles. Faire connaître notre adhésion et soutien total à cette campagne dans les termes, les cibles et les objectifs énoncés par les signataires palestiniens.

3- Lancer une dynamique d’actions contre Mehadrin et ses distributeurs pour faire cesser tout commerce avec cette entreprise.

2- MODALITÉS DE L’ACTION :

Cette action est en deux temps :

1- Vendredi 28/06 19h- 24h : Concert de solidarité « Mehadrin dégage » à Avignon

Avignon est la plus grande ville à proximité de Chateaurenard (siège social de Mehadrin). Ce concert se tiendra dans un quartier populaire d’Avignon. Il a pour objectif premier, d’informer les quartiers populaires qui ont joué un rôle déterminants dans les grandes mobilisations contre la guerre israélienne de l’hiver 2008-2009 contre Gaza et comme second objectif : mobiliser les haboitants de ces quartiers pour la marche du lendemain.

Samedi 29/06, départ 12h30 gare d’Avignon : Marche « Mehadrin dégage » d’Avignon à Chateaurenard.

Cette « marche » se décompose en trois parties :

 1- MANIFESTATION : Départ 12h30 devant la Gare (centre ville) d’une Manifestation (avec les marcheurs devant) qui parcourra en aller-retour l’avenue principale d’Avignon, de la Gare à la place de l’horloge. Le but étant d’informer la population de l’action, se faire voir, de faire du bruit et que la ville parle de l’événement (banderoles, drapeaux, tracts, slogans avec sono etc.. De là nous défilerons ensuite dans les quartiers populaires d’Avignon. En vue d’informer et de rallier à la marche les personnes sensibilisées la veille par le concert. Tous-tes les participants-tes sont invités à participer à la manifestation.

 2- LA MARCHE Au sortir d’Avignon nous marcherons vers le sud en direction de Chateaurenard (12 km environ). L’idée de la Marche s’inspire des thèses de la non violence et des actions non violentes comme les marches d’hier ou d’aujourd’hui en Inde, des grèves de la faim ou des jeûnes. Quand Gandhi faisait une marche (avec d’autres) ou une grève de la faim il démontrait sont refus de coopérer avec l’ordre en place et affirmait des valeurs pour lesquelles il était prêt à mettre sa vie en jeu. Quand les prisonniers palestiniens font grève de la faim, ils affirment dans le même esprit qu’ils sont prêts à mettre leur santé voire leur vie en jeu pour dénoncer et combattre la barbarie de l’occupant en vue de provoquer un mouvement de solidarité obligeant l’occupant à reculer. Ce faisant ils montrent qu’ils n’ont pas peur de l’occupant et que ce sont eux qui disposent de leur avenir et pas l’occupant ...

Bien évidemment, nous n’en sommes pas là !! Mais il y a dans la Marche l’idée qu’on ne recule pas devant l’effort, qu’on est prêts à "payer" de sa personne pour une cause supérieure. On marche 12 ou 15 km, sous le soleil etc. C’est à dire que par une action physique demandant un effort on démontre collectivement notre détermination à mener la bataille contre Mehadrin.

Les marcheurs auront un tee shirt distinct.

 3- LE « VILLAGE DE TENTES » AUTOUR DE MEHADRIN et MEETING En arrivant devant l’entreprise nous monterons « un village de tentes » (une trentaine) en hommage et en écho aux actions palestiniennes (depuis janvier 2013) de récupération des terres (Bab Al Sham, Bab al Karamah, Al Manatir etc.)

Malgré les milliers de km qui nous séparent de la Palestine, nous affirmerons ainsi symboliquement que Mehadrin doit« dégager » d’ici tout comme il doit dégager des terres volées en Palestine et que nous le pourchasserons jusqu’à ce qu’il « dégage » . Nous donnerons la parole en particulier à un représentant palestinien de la CCEAI palestinienne qui aura fait la marche avec nous.

A L’INITIATIVE DE LA CAMPAGNE BDS FRANCE CONTRE LE COMMERCE AVEC LES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES ISRAÉLIENNES, CETTE MARCHE EST OUVERTE À TOUTES LES ORGANISATIONS MEMBRES OU NON DE BDS FRANCE QUI VOUDRONT BIEN LA SOUTENIR SUR LES BASES DE CET APPEL.

Pour tout contact : mehadrin.degage@gmail.com

Une coordination générale sera mise en place dans la seconde quinzaine de Mai à laquelle seront associées des représentants des organisations souhaitant s’impliquer concrètement dans la préparation et l’animation des 28/29 juin.

Suivez les infos sur le site : www.mehadrindegage.org

L’Affiche pour le concert est en préparation.

Une affiche de la Marche avec une meilleure définition pour tirages 29,7 X 42 sera envoyé à la demande : mehadrindegage@gmail.com

Lire et commander la brochure "Cultures d’Injustice" rédigée par les syndicats paysans palestiniens et les réseaux de la société civile

[1] Traduite en français par nos soins sous le titre « Cultures d’injustice », elle est tirée à 6000 ex. diffusée en France, en Suisse et en Belgique.

Fin du commerce des entreprises agroalimentaires israéliennes avec le Port de Sète

Le 15 avril 2013 sonne le glas du commerce des entreprises agroalimentaires avec le port de Sète. Le Cala Pira, un des deux bateaux d’Agrexco, rebaptisé par Cosiarma, filiale du groupe italien Orséro (GF Group) a effectué son dernier débarquement de fruits et légumes en provenance d’Israël. Après la liquidation d’Agrexco en septembre 2011, Cosiarma avait repris une partie du trafic des fruits et légumes israéliens vers le terminal frigorifique Reefer Terminal Sète (RTS).

Construit pour Agrexco ce terminal ultramoderne de 23 200m2 frigorifiques, d’un coût de 26 millions d’€ et qui devait accueillir 200 000 tonnes de produits frais et créer 300 emplois est désormais désert.

Un choix doublement condamnable

C’est en janvier 2009, en pleine guerre israélienne contre Gaza que le président de Région G. Frêche avait annoncé l’arrivée à Sète de l’entreprise israélienne Agrexco/Carmel. Cette guerre (1450 morts palestiniens dont 450 enfants !) avait provoqué la condamnation unanime d’Israël dans le monde entier. Pour faire accepter cette entreprise israélienne à la population indignée de la région, G. Frêche a usé d’un montage mensonger : « Agrexco = Emplois ». Il a clamé dans tous les médias qu’Agrexco allait créer 300 emplois et présenté les opposants à Agrexco comme des opposants à la création d’emplois dans le port de Sète. Le tout accompagné d’annonces d’investissements fabuleux qui allaient faire du port de Sète le premier port français de la Méditerranée.

La Coalition contre Agrexco avait immédiatement doublement dénoncé le projet. D’une part de vouloir faire d’un état criminel le partenaire économique N°1 de la Région au mépris de toute morale et d’autre part de faire croire aux créations d’emplois et au développement du port de Sète au mépris des paysans de la Région.

En juillet 2011 à l’annonce de la faillite d’Agrexco la Coalition contre Agrexco avait déclaré :

« Nous avons dit combien l’argument de l’emploi était malhonnête et qu’il s’agissait avant tout de privatiser la main d’œuvre portuaire afin de la précariser au maximum et la mettre en concurrence pour en finir avec les restes du statut des dockers. 

Nous avons dit que le type de développement libéral choisit par la région allait à l’encontre non seulement des emplois salariés de Sète mais aussi des emplois paysans de la Région. G. Frêche était vraiment la "tête de pont" du sionisme dans la Région, son successeur a visiblement choisi de marcher dans ses pas. Dommage pour lui car l’entreprise disparue, il sera pour les opposants à Agrexco celui qui a collaboré jusqu’au bout avec Israël et pour ceux qui avaient cru aux promesses des emplois Agrexco, il sera celui qui trahit ses engagements. »

Les travailleurs du port, les paysans et les contribuables font les frais des cadeaux aux grosses entreprises du commerce portuaire.

En 2009 Agrexco avait quitté le port de Marseille où il travaillait avec l’entreprise Sea Invest. Jugeant les coûts de Sea Invest trop élevés Agrexco s’était tourné vers GF Group qui a été invité à s’installer à Sète par la Région L.R. Ce départ s’était soldé par de nombreux licenciements à Marseille et par la privatisation à Sète de nombreuses activités au détriment des dockers et des travailleurs du port de Sète.

Aujourd’hui le trafic des fruits et légumes repart vers Marseille. Plus exactement à Fos puisque les décideurs locaux, au grand mécontentement des dockers, ont dédié les bassins de Marseille-Est au tourisme et l’activité industrielle à Fos sur Mer. On assiste également au déplacement de Sète à Marseille des entreprises Zim et Cosmed, un temps présentées comme les « sauveurs » du port de Sète après la faillite d’Agrexco en 2011 et qui visiblement pourraient bien être les nouveaux bénéficiaires de l’opération.

Tout ceci n’empêche pas l’actuel président de Région de poursuivre dans la même logique mensongère les annonces médiatiques. Depuis le lancement à grand bruit du « Parlement de la mer » à l’annonce éhonté : « d’ici à 2020, la Région a prévu d’investir 300 millions d’euros dans la plateforme et de créer, ainsi, 3000 emplois » (L’accent du Sud N°24). Les surenchères continuent…mais il se garde bien de dire combien de travailleurs et dockers vont aller pointer au chômage à Sète.

Mehadrin dégage !

Pour le mouvement de solidarité à la Palestine et en particulier pour la Campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) le département des Bouches du Rhône (13) devient une zone prioritaire. En effet Marseille est l’unique lieu de débarquement maritime des entreprises agroalimentaires israéliennes et dans la zone artisanale du Barret à Chateaurenard se trouvent le siège social pour la France de l’entreprise agroalimentaire israélienne Mehadrin ainsi que ses entrepôts de reconditionnement des fruits et légumes. Mehadrin qui a su tirer partie de la liquidation d’Agrexco pour accéder à cette place est aujourd’hui le N°1 de la production et de l’exportation agroalimentaire israélienne.

Dans un appel lancé le 9 février 2013 par 17 organisations paysannes et comités populaires palestiniens « Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes (CCEAI) » Mehadrin est désignée comme la cible principale de cette campagne en Europe. Une Marche « Mehadrin dégage ! » d’Avignon à Chateaurenard est prévue le samedi 29 juin 2013 dans le cadre du démarrage de cette campagne contre les entreprises agroalimentaires israéliennes.

Campagne CCEAI (contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes), dans le cadre de la Campagne BDS France

http://www.mehadrindegage.org/

Lire la brochure "Cultures d’Injustice" rédigée par les syndicats paysans palestiniens et les réseaux de la société civile


Cher(e)s Camarades, cher(e)s ami(e)s,

 

 
Au début de cette année, il m’est arrivé de penser à certains moments de la nuit, que bientôt, voire très bientôt, je n’aurais plus à m’adresser à vous, amis«e»s et camarades, de derrière ces abominables murs. Je me disais que très probablement, ce n’était plus qu’une question de quelques petites semaines et nous aurions alors l’opportunité de nous trouver ensemble, loin de ces sinistres lieux … que je pourrais alors vous saluer tous, et même vous serrer fort et voir vos visages de près, vous écouter et vous parler sans avoir recours à tel ou tel stratagème pour tenter d’échapper quelque peu aux conditions de captivité.
 
Bien entendu je me disais aussi que l’on aurait largement le temps pour discuter et tirer les leçons de ces initiatives solidaires que vous avez su développer tout au long de mes années de captivité.
Comme beaucoup d’autres camarades et ami«e»s, je regardais avec une particulière attention les divers messages et « conseils » et autres exigences adressés aux autorités de mon pays.
 
Camarades, à partir de mi-février les manœuvres du gouvernement français ne laissaient plus guère présager une issue favorable à court terme. En effet après quelques mois de tergiversations, le gouvernement a tranché : pas question de libérer Abdallah. Et tout naturellement les magistrats de la cour de cassation sont toujours là pour habiller et avaliser la décision…et certainement ils ne sont jamais à court de formules lapidaires : « La demande de libération n’est pas recevable. » Ainsi fut prononcé leur jugement ce 4 avril.
 
Certainement camarades, vous n’êtes pas sans savoir, que durant tous ces derniers mois les initiatives solidaires ont fleuri un peu partout, ici en France et ailleurs de par le monde et tout particulièrement au Liban… et c’est toujours dans le cadre légal des lois envigueur dans ces divers pays. Cependant ou peut-être c’est pourquoi, les autorités impérialistes concernées directement ont estimé qu’il vaudrait mieux casser la décision du tribunal de l’application des peines ainsi que celle de la cour d’appel et me garder encore ici, dans les geôles de la République.
 
Comme toujours, ces criminelles autorités réactionnaires estiment, qu’avec le temps, tout finit par s’essouffler, s’épuiser et peut-être disparaître. Et pourtant elles ont tort et toujours elles ont eu tort à ce niveau. Et les faits sont là aussi têtus que l’on ne peut d’aucune façon en faire abstraction. Plusieurs milliers dans les geôles sionistes depuis tant d’années, et leur résistance est toujours intacte nourrie d’inépuisable élan populaire solidaire.
 
Camarades comme vous savez, ces jours-ci, on commémore chez nous la Naqba de 1948. Elle est toujours là, une blessure béante…une blessure toujours saignante… tout un peuple y est lié. Elle est Partout, elle est dans tout. Elle est les camps des réfugiés et les ruelles de la misère et les massacres et la terreur et l’humiliation à tout moment. Elle est les vieux et les moins vieux attendant toute une vie l’heure du retour, gardant en main avec tendresse des vieilles clés qu’on se passe de père en fils jusqu’à nos jours… elle est le crime qu’on reproduit devant les yeux de tout le monde. Les impérialistes de tout bord y ont participé et continuent à cautionner, d’une manière ou d’une autre, la spoliation et la destruction de tout un peuple…
 
Comme vous voyez chers camarades, la Naqba, loin d’être un moment douloureux d’un passé lointain qu’on cherche à commémorer par respect aux ancêtres, elle est le vécu quotidien de tout un peuple. De ses entrailles surgissent toujours de longs cortèges de fidayîn et les enfants de l’Intifada. Elle est la Palestine de tous les jours.
Camarades, jadis, Ben Gourion, comme tous les criminels réactionnaires des années quarante, disait à ceux qui l’avertissaient de la révolution palestinienne : «… les causes aussi vieillissent avec le temps et finissent à leur tour par mourir et disparaître. » Cependant plus de six décennies plus tard, la Palestine est toujours là, aussi vivante que résistante. La détermination des masses populaires palestiniennes est plus que jamais inébranlable, en dépit de la terreur et des atrocités de tout genre. Les prisonniers palestiniens aussi, en dépit des longues années, sont toujours là, debout face à leurs geôliers, incarnant la résistance héroïque de la Palestine et prouvant à tous les Ben Gourion que la Palestine non seulement vivra, mais elle vaincra certainement.
 
La solidarité est une arme camarades, faisons-en bon usage !
 
Certainement, ce n’est pas en cherchant des astuces judiciaires ici et là que l’on fait face à leur criminel acharnement, mais plutôt en affirmant une détermination inébranlable dans la lutte contre leur criminel système impérialiste.
 
À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !
Gloire aux masses populaires en lutte !
Honneur aux martyrs !
Ensemble camarades, et ce n’est qu’ensemble camarades, que nous vaincrons !
Mes plus chaleureuses salutations à vous tous.
 
Votre camarade, Georges Ibrahim Abdallah
Samedi 18 mai 2013

AfficheAntifa.jpg Un peu partout l'extrême droite revient en force avec un allié de taille: la crise du capitalisme. Au même rythme que sous le gouvernement Sarkozy s'accumulent les expulsions, les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires. Et les classes populaires font face à une offensive sécuritaire et raciste de grande ampleur qui menace leurs droits, libertés et acquis sociaux.
 
Le droit de vote des étrangers est repoussé, la chasse aux sans papiers continuent et les militants homophobes défilent paisiblement dans les rues sans être inquiété par une police toujours aussi complaisante.
 
C'est dans ce contexte que la plupart des organisations réactionnaires continuent à vociférer leurs haines. Et pour le Bloc Identitaire, groupuscule d'extrême droite, de continuer de vouloir installer son discours raciste et nationaliste. A Toulouse, même impliqué dans plusieurs agressions dont celle ultra violente d'un étudiant place Arnaud Bernard, il tente à nouveau d’organiser la marche de la « fierté toulousaine » du 8/9 juin. Cette date, censée commémorer une bataille en 721 contre « l'envahisseur arabe » est pour eux, une référence à la soit disant islamisation de la France ainsi qu'à la reconquête du pays par les « français ».
Nous ne devons pas les laisser s'approprier cette date ! Nous réaffirmons qu'il n'y a aucun avenir dans le racisme et le chauvinisme ! Nous devons continuer à combattre l'extrême droite et tous ceux qui tentent de s'imposer à Toulouse ou ailleurs.
 
Nous devons faire vivre un antiracisme/antifascisme fort qui sera à même de construire l'unité entre tous pour enfin se débarrasser des véritables problèmes : le chômage, l'exploitation, les politiques racistes et sécuritaires. Nous appelons tous les antiracistes et antifascistes de Toulouse et d'ailleurs à participer à la manif du samedi 8 juin dès 14h place Arnaud Bernard pour crier haut et fort « Contre le racisme, offensive métisse et populaire ! »
 
 
MANIFESTATION ANTIFASCISTE
Samedi 8 juin - 14h
Place Arnaud Bernard
 
A l’appel de : Les Alternatifs, AL, CNT, Coup Pour Coup 31, MJCF, NPA, Sud Education, OCML-VP, UAT...


hawking-stephen.jpeg Le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking a déclenché une polémique après avoir décidé de se retirer d'une conférence organisée en Israël. Il rejoint ainsi un groupe d'universitaires qui boycottent l'État hébreu.
 Source : Stéphanie TROUILLARD  France 24
 
C’est un refus qui fait du bruit. Après avoir accepté l’invitation du président israélien Shimon Peres à sa conférence annuelle intitulée "Faire face à demain", le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking, 71 ans, a finalement annoncé qu’il ne se rendrait pas au mois de juin à cet événement. Le scientifique de renommée internationale a justifié son absence dans un communiqué publié avec son accord sur le site du Comité britannique pour les universités de Palestine, une organisation qui s’oppose à l’occupation des Territoires palestiniens et appelle au boycott académique d'Israël. "Il s'agit de sa décision indépendante de respecter le boycott, suivant sa connaissance de la Palestine et les conseils unanimes de ses contacts universitaires sur place", peut-on lire dans ce document.

Dans un premier temps, l’université britannique de Cambridge, où Stephen Hawking est professeur depuis 1962, avait évoqué des raisons de santé pour expliquer ce refus. Selon le porte-parole de l’établissement, les médecins du scientifique, atteint d’une sclérose latérale amyotrophique et cloué dans un fauteuil roulant, lui auraient déconseillé de prendre l’avion.

L’université est ensuite revenue sur cette version et a confirmé que l’absence du physicien était bien due à un boycott d’Israël : "Nous avons maintenant reçu la confirmation du bureau de professeur Hawking qu'une lettre avait été envoyée au cabinet du président israélien, fondée sur les conseils d'universitaires palestiniens lui demandant de respecter le boycott".

Entre déception et insultes

À la suite de cette annonce, les organisateurs de la conférence ont bien entendu regretté la décision de Stephen Hawking. Le directeur de "Faire face à demain 2013", Israel Maimon, a qualifié ce boycott de "scandaleux et inapproprié, surtout pour une personne pour laquelle l'esprit de liberté réside à la base de sa mission humaine et universitaire". "Israël est une démocratie au sein de laquelle chacun peut trouver à s’exprimer, quelles que que soient ses opinions. Une décision de boycott est incompatible avec un discours ouvertement démocratique", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Mais c’est surtout sur les réseaux sociaux que les critiques ont été les plus virulentes à l’égard du célèbre professeur. Comme le rapporte le journal britannique "Daily Express", de nombreux Israéliens s’en sont directement pris à Stephen Hawking et à sa maladie dans des messages publiés sur Twitter. "Il devrait déjà être mort", s’emporte ainsi un internaute tandis qu’un autre affirme que "quelqu’un devrait desserrer le frein à main au sommet d’une colline", faisant allusion à son fauteuil roulant.

Sur un ton moins violent, le centre Shurat HaDin, qui représente des victimes du terrorisme, s’est aussi moqué avec ironie du comportement du scientifique. Selon cette organisation, Stephen Hawking devrait aussi choisir de ne plus utiliser son équipement informatique qui a été conçu par des ingénieurs israéliens. "La décision d’Hawking de rejoindre le boycott d’Israël est très hypocrite pour un individu qui est fier de ses accomplissements intellectuels. Son système de communication informatique a été créé par une équipe d'Intel en Israël. S’il veut vraiment boycotter Israël, il devrait aussi débrancher le système Intel Core i7 de sa tablette", a ironisé Nitsana Darshan-Leitner, le directeur de Shurat HaDin, dans un entretien au "Guardian".

Un engagement passé

La prise de position du physicien n’est pourtant pas nouvelle. Même s’il s’est déjà rendu à quatre reprises par le passé en Israël, il n’avait pas manqué de dénoncer en 2009 l’opération "Plomb Durci" contre Gaza. Dans un entretien à la chaîne Al-Jazira, il avait affirmé que la réaction de Tel Aviv aux roquettes palestiniennes était "disproportionnée" et que la situation était "semblable à celle de l’Afrique du Sud en 1990" lors de l’apartheid.

En dénonçant publiquement Israël, le scientifique devient une figure importante pour le mouvement "boycott, désinvestissement et sanctions" (BDS) lancé en 2005 et qui appelle à un boycott généralisé contre l’Etat hébreu en exerçant toutes sortes de pressions économiques, académiques, culturelles et politiques. Le BDS incite par exemple les consommateurs à ne pas acheter de produits en provenance d'Israël.

Plusieurs organisations universitaires comme le syndicat des professeurs irlandais (Teachers Union) ainsi que l’association américaine des études asiatiques (Association for Asian American Studies) ont récemment adhéré à ce mouvement.

Stephen Hawking fait aussi partie désormais des nombreuses personnalités britanniques qui ont décliné des invitations à se rendre en Israël comme Elvis Costello, Rogers Waters, Brian Eno ou encore Annie Lennox.

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