Quinze hommes et trois femmes (Souad, Mbarka, Salwa) sont en grève de la faim au siège de l'Union Locale de l'UGTT de Redeyef depuis le 22 avril, une grève de la
faim déclenchée suite à la publication des résultats du concours de recrutement à la compagnie des phosphates de Gafsa. Jusqu'à présent aucune autorité ne s'est rendue sur le site des grèvistes.
Ces derniers ont recu le soutien des travailleurs d'une société de fabrication de nattes de Redeyef qui font un sit-in solidaire depuis le 27 avril, des messages de solidarité des Watad, du
Baath et du POCT et la visite d'une délégation de la LTDH de Sfax. Aucun médecin n'est présent sur les lieux. Deux hommes sont hospitalisés. Cette grève a fait des émules, il y a aussi une grève
de la faim dans les locaux de la gare de Ktar (gouvernorat de Gafsa) et une autre à Metlaoui. Le gouvernorat tout entier est secoué par des mouvements de protestation (routes coupées), grève
générale à Gafsa depuis le 30 avril avec des affrontements nocturnes quasi quotidiens..
LT, le 12 mai 2012
Attac Maroc
Maroc. Casablanca. Acharnement répressif contre les militants du Mouvement de 20 février (M20)
Le rappeur Moad Haked a été condamné à un an de
prison ferme et sans présence de ses avocats dans un procès expéditif.
Alors que les militants s’apprêtaient à se rendre au tribunal de Aïn Sabaa à Casablanca où le procès devrait se déroulait ce vendredi 11 mai 2012 à 16h, on vient d’apprendre que la sentence est
tombée : 1 an de prison ferme pour le rappeur Moad Haked, sans la présence de ses avocats, sans la présence de Haked lui-même. Les juges ont profité de la tenue de la prière du vendredi pour
rendre leur verdict, éviter ainsi le rassemblement qui était appelé devant le tribunal de tous les militant-e-s venu-e-s le soutenir.
Motif de son jugement :
après avoir été condamné une première fois le 9 septembre, Moad Haked avait été relâché après de nombreux reports de son procès après avoir passé 4 mois de prison .Un procès monté de
toute pièce pour étouffer la voix de ce jeune ouvrier de 24 ans engagé dans le M20F et dont le rap a contribué à engager et mobiliser les jeunes de son quartier dit “Oukacha”, quartier à
l’abandon de la périphérie de Casablanca.
Haked est enlevé de nouveau devant chez lui le 29 mars 2012 , suite à une plainte de la Direction Générale de la Sûreté Nationale l’accusant de porter atteinte à l’image de son institution .Pour
preuve, un montage photo illustrant un clip d’une chanson de Moad Haked qui dénonce la corruption de la police . Bien que Moad ait nié avoir fait ce montage, son procès est plusieurs
fois reporté et sa mise en liberté est rejetée.
Devenu très populaire parmi les jeunes qui se reconnaissent dans les paroles de son rap, le pouvoir veut taire sa voix, briser la solidarité, et intimider toute voix contestataire. La
répression se durcit à l’encontre des militants-e-s du M20F pour tenter de démoraliser et saper le moral des militants actifs. Les faux procès se multiplient à Casablanca, plusieurs
militants sont interpellés, et d’autres sont emprisonnés. Parmi lesquels :
- Hassan EL Hainoussi ;
- Youness Benlkhdim, poète, arrêté, violemment tabassé, son procès reporté ;
- Hamza Hadi : 19 ans, chômeurs, arrêté et condamné le 6 mai à 4 mois de prison ferme pour avoir protesté contre
l’expulsion de sa famille du logement, ses deux frères sont également en détention ;
- Maria Karim, artiste membre du M20F Casa avait été enlevée en plein tribunal le 7 mai puis maintenue en détention,
elle n’a été relâchée que le mercredi 9 mai après avoir subi un long interrogatoire. Son jugement est fixé au 11 juin prochain ;
- …..
ATTAC MAROC tout en condamnant ce jugement inique et toutes ces méthodes d’intimidation contre les militants actifs du M20 à Casablanca, exige :
- la libération immédiate de Moad Haked ;
- L’annulation de toutes les poursuites contre les actifs du M20 ;
- l’arrêt de toutes les provocations contre les militants.
JEUNESSE SANS PAPIERS JEUNESSE VOLEE LA LOI DOIT CHANGER MAINTENANT !
8 ans depuis les premières mobilisations d’école autour des jeunes majeurs scolarisés, et l’appel à leur régularisation lancé par RESF le 24 juin 2004. 8 ans d’avancées significatives, et un
mouvement qui a permis au plus grand nombre d’entre eux de se maintenir dans un cadre scolaire relativement protecteur, et pour beaucoup d’arracher par la mobilisation un droit au séjour.
A partir de novembre 2005, (circulaire du 31 octobre qui suspend les expulsions de scolarisés et de parents d’enfants scolarisés jusqu’à la fin de l’année scolaire), les expulsions de JM
scolarisés sont peu nombreuses, (moins d’une dizaine par an, il s’agit dans presque tous ces cas malheureux de jeunes juste sortis du système scolaire). Pour ceux qui sont arrachés à leur lycée,
les réactions et mobilisations témoignent à chaque fois de l’émotion que soulèvent ces pratiques, et le retour de ces lycéens a presque toujours été gagné en quelques semaines ou quelques mois :
Fatima Charbi en septembre 2007, Suzylène en octobre 2006, Mourad en 2008, comme Taoufik en avril 2009, Mohamed, Samira et Najlae au printemps 2010, Ilyès en novembre 2011.
La situation de ces jeunes est pourtant loin d’être réglée. Expulsions certes peu nombreuses, mais à chaque fois inacceptables par le saccage que l’évènement brutal produit pour celui qui en est
la victime : arrachement à sa famille, à ses amis, à son école, projet de vie détruit en pleine construction, dégâts profonds sur une personnalité en devenir, expulsé donc coupable, mais de quoi
?
Pour l’immense majorité des jeunes majeurs sans papiers, c’est une vie de galère que la politique migratoire menée depuis tant d’années leur impose. Pas expulsé, mais PAS REGULARISE.
en cadeau de majorité à 18 ans : un refus de séjour, une OQTF assortie pour nombre d’entre eux d’une interdiction de retour sur le territoire français pour des périodes de 3 mois à 2 ans, on
appelle ça un bannissement
jour après jour, la peur du contrôle, de l’arrestation, de l’enfermement en rétention, et de l’expulsion
l’impossibilité de choisir réellement sa formation : pas d’alternance pour le jeune sans papiers, barrage pour passer des concours
et pour ceux à qui les préfectures lâchent en guise d’os à ronger, une autorisation provisoire de séjour (sans autorisation de travail quand la plupart d’entre eux en ont besoin pour vivre), ou
un titre étudiant, alors qu’ils ne sont pas étudiants, mais encore lycéens et souvent en lycée professionnel, c’est presque pire : une fois passé le répit de quelques mois (la fin de l’année
scolaire en général), tout est à recommencer avec des préfectures qui évaluent les résultats scolaires, la réussite aux examens, (au nom de quoi ?). Pour les jeunes étrangers, pas de droit à
l’erreur !
EXIGEONS MAINTENANT
Pour les jeunes majeurs scolarisés sans papiers, LA REGULARISATION, avec un titre de séjour pérenne,
une autre politique, qui cesse de traquer les jeunes étrangers, qui accorde la protection de l’état aux mineurs isolés, et considère la jeunesse, toute la jeunesse, d’ici et d’ailleurs, mineure
et majeure, comme une vraie richesse et un atout pour l’avenir de notre pays.
Le 4 pages Jeunes Majeurs mai 2012 est en ligne.
http://resf.info/article42809.html
Vendredi, 27 Avril 2012 15:57 Envoyer
TOUS AU PROCES DE PERPIGNAN DU JEUDI 24 MAI 2012
(Rendez-vous au tribunal de grande instance de Perpignan)
BERNARD, JEANNE ET YAMINA DOIVENT ETRE RELAXES!
Suite à un
report de leur procès, Bernard, Jeanne et Yamina comparaitront à nouveau au Tribunal de Perpignan, le jeudi 24 Mai 2012.
Ce qui leur est reproché? La "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence" Pourquoi? Parce qu’ils ont participé à une action pacifique d'information appelant au boycott des
produits provenant d'Israël.
Leur comportement s’inscrit dans la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.
Cette campagne BDS vise, à la demande de la société civile palestinienne et à l’image du mouvement qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, un Etat qui poursuit en toute
impunité une politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien: occupation et colonisation de la Cisjordanie, blocus de Gaza, refus catégorique du droit au
retour des réfugiés, répression accrue contre les Palestiniens d’Israël.
Ce procès fait suite à de nombreux autres pour des motifs similaires (à Mulhouse, Bobigny, Paris, Bordeaux, Pontoise), et précède d’autres qui ont été reportés.
Après une longue audience portant sur les questions de fond, le jugement du tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris le 8 juillet, relaxe la militante qui était
poursuivie.
Il établit que « Dès lors que l’appel au boycott des produits israéliens est formulé par un citoyen pour des motifs politiques et qu’il s’inscrit dans le cadre d’un débat politique relatif au
conflit israélo-palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée internationale, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une Nation n’est
pas constituée. » Et il rappelle que « certains secteurs de l’opinion israélienne soutiennent BDS »
Puis le 15 décembre 2011 au Tribunal de Mulhouse, douze militants poursuivis pour leur participation active à la Campagne BDS ont été relaxés.
Le mouvement BDS remporte de nombreux succès, qu’il s’agisse des boycotts culturel, universitaire ou sportif, qu’il s’agisse de la contribution à la faillite de la société Agrexco, qui exportait
des fruits et légumes, ou de la mise en difficulté de grandes sociétés telles que Véolia.
Toutefois les officines françaises au service de l’Etat d’Israël ne baissent pas les bras, et usent de tous moyens et de toute complicité pour continuer à harceler les défenseurs du droit
international : elles ont fait appel des deux verdicts de relaxe, et ont fait pression pour que des colloques programmés dans le cadre de la semaine annuelle contre l'apartheid israélien soient
interdits dans l'enceinte de certaines universités.
Mais nous sommes confiants dans les droits du peuple palestinien et dans le développement de la Campagne BDS, nous ne nous laisserons pas intimider!
NOUS CONTINUERONS A BOYCOTTER L’ETAT D’ISRAEL
JUSQU'A CE QU’IL SE CONFORME AU DROIT INTERNATIONAL !
Site : www.bdsfrance.org Contact : campagnebdsfrance@yahoo.fr
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Des prisonniers palestiniens en lutte pacifique
pour leurs droits les plus élémentaires sont en grève de la faim !
Les huit prisonniers suivants sont en détention administrative sans accusation ni procès depuis leur arrestation
Bilal Diab – 70 jours de grève de la faim
Thaer Halahleh - 70 jours de grève de la faim
Hassan Safadi – 64 jours de grève de la faim
Omar Abu Shalal- 62 jours de grève de la faim
Mohammad Taj- 51 jours de grève de la faim
Jaafar Azzedine- 47 jours de grève de la faim
Mahmoud Sarsak- 46 jours de grève de la faim
Abdullah Barghouti- 26 jours de grève de la faim
Plus de 2.500 autres entreront demain 8 mai dans leur 4ème semaine sans alimentation (21ème jour)
Pour exprimer notre solidarité et exiger la satisfaction de leurs revendications
RENDEZ VOUS JEUDI 10 MAI de 17h30 à 18h
devant la Faculté de droit, 114 la Canebière – Marseille
De 18h à 21h vous pourrez participer à la Conférence organisée par la Ligue des Droits de l’Homme dans les locaux de la Faculté de Droit sur le thème
Je vis ici, je travaille ici, je VOTE ICI
DROIT DE VOTE ET D’ELIGIBILITE DES RESIDENTS ETRANGERS
AUX ELECTIONS LOCALES, UN ENJEU DEMOCRATIQUE !
pour en savoir plus sur la Conférence http://millebabords.org/wa_csemaine-html.php
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